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Démocratie
" Le démocrate est modeste car il est celui qui admet qu'un
adversaire puisse avoir raison, qu'il le laisse donc s'exprimer, et qui
accepte de réfléchir à ses arguments " (Albert
Camus).
Pugilat
" Depuis la révolution, les adolescents et les intellectuels
sont perpétuellement tentés de concevoir la politique comme
la poursuite de la guerre par les moyens de l'injure " (Alain Finkielkraut).
Juppé
" …on nous dit qu'Alain Juppé ne veut à aucun prix
mener la liste UMP aux prochaines élections européennes
car en 2004, il risque de faire un temps à ne pas mettre un eurofédéraliste
dehors ! " (Philippe de Villiers).
Bureaucratie
" 50 % des décideurs étrangers considèrent que
la première cause de non attractivité de la France est sa
bureaucratie " (Renaud Dutreil, secrétaire d'état aux
PME, aux Commerces, à l'artisanat et aux professions libérales
et à la Consommation).
On estime qu'en 1980, une entreprise de moins de dix personnes devait
consacrer une demi-journée par mois pour répondre aux sollicitations
de l'administration. Depuis lors, on est passé à plusieurs
jours…
Islam
" Il n'y a que 12 % de pratiquants chez les Musulmans. Mais sans
doute 70 % d'entre eux observent le mois du jeun du ramadan " (Soheib
Bencheikh, grand mufti de Marseille).
Chirac
" Je voudrais rappeler à ceux qui qualifie de " lois
fascistes " les projets de Sarkozy, qu'il sont descendus dans la
rue, au lendemain du 21 avril, pour empêcher l'élection de
Jean-Marie le Pen et l'avènement d'un gouvernement " fasciste
" en appelant à voter Chirac. Comment peuvent-ils prétendre
aujourd'hui que les valeurs de Jacques Chirac, membre du Comité
d'Honneur de la Licra, sont différentes des leurs, des nôtres
? " (Patrick Gaubert, président de la Licra).
J'entends revenir ici, après Jean-Christophe Mounicq (n°
372 du 2 novembre) au nouveau livre d'Alexandre Del Valle, car
je pense que son importance mérite d'être soulignée.
Il fait partie des livres dont l'écho résonne longtemps
dans la mémoire et, chose devenue rare de nos jours, il
donne effectivement et efficacement à penser.
Nous vivons, dit Del Valle, l'émergence d'un troisième
totalitarisme dont il est urgent que nous discernions la nature
et les modalités de fonctionnement.
Ce totalitarisme est d'autant plus dangereux qu'il a un mode
de propagation très différent de ses prédécesseurs,
le nazisme et le communisme.
Il ne repose pas sur un État qui aurait les
dimensions d'une superpuissance, mais sur des réseaux, des groupes
de pression, des cellules plus ou moins clandestines. Il ne pratique
pas la guerre conventionnelle, mais la guerre de l'ombre, celle du terrorisme
sous toutes ses formes. Il ne se constitue pas en anti-église,
comme le paganisme national-socialiste ou le dogme léniniste.
Il repose directement sur une religion et se déploie depuis le
sein de celle-ci comme une excroissance monstrueuse.
Il présente, en outre, une différence supplémentaire,
cruciale : il est le premier totalitarisme à venir du Sud, du
monde pauvre. Le premier à être né hors de l'Occident.
Cette dimension particulière fait qu'il dispose d'emblée,
dans nos sociétés, de nombreux compagnons de route : tous
ceux qui pendant des décennies se sont faits les défenseurs
des " opprimés " et des " damnés de la
terre ", donc l'essentiel des intelligentsias d'Europe et d'Amérique
du Nord.
Nous assistons en ces conditions à une nouvelle " trahison
des clercs " : plutôt que de pointer du doigt le danger,
les journalistes des grands médias font tout pour le nier. L'islam,
disent-ils, est une religion de paix, de tolérance et d'amour
qui n'a rien à voir avec les actions des islamistes. Faux, répond
Del Valle. Il suffit d'en revenir aux textes fondateurs pour voir que
l'islamisme est en son essence retour à la lettre aux principes
énoncés dans le Coran et les hadiths. Les musulmans installés
dans les sociétés occidentales, ajoutent les mêmes,
sont, pour l'immense majorité d'entre eux des gens paisibles
et en voie d'intégration. C'est peut-être exact, note Del
Valle. Il n'en reste pas moins que cet argument ne peut servir à
dissimuler d'autres réalités. Quasiment toutes les mosquées
existant en Europe et ailleurs dans le monde sont ouvertes aux discours
les plus radicaux et les plus haineux, voire aux pires incitations à
la violence. Mêmes les organisations dites " humanitaires
" ou " charitables " musulmanes servent souvent de passerelles
au financement d'activités violentes au service du djihad le
plus meurtrier.
L'islam, énoncent encore les penseurs profonds, est tout à
fait soluble dans la république. Faux et archi-faux, rétorque,
là, Del Valle, les sociétés ouvertes et l'ordre
islamique sont irréconciliables dans l'état actuel des
choses. Ce qui s'opère, au contraire, est une tentative très
élaborée de la part des maîtres d'œuvre et des stratèges
du totalitarisme islamiste, de dissoudre peu à peu les sociétés
ouvertes et la république dans l'islamisme. Les dérogations,
en matière vestimentaire, alimentaire, comportementale ou éducative,
obtenues par les tenants de l'islamisme dans les divers pays d'Europe
ne se comptent plus. En France même, la polygamie se trouve tolérée,
voire instituée, et si les autres religions sont soumises à
la loi de 1905, instaurant la séparation de l'Église et
de l'État, l'islam, lui utilise très fréquemment
la loi de 1901 concernant les associations à but non lucratifs
pour se disséminer, voire obtenir des subventions.
Quand, au fil de son discours, Del Valle en arrive à l'état
des lieux concernant la percée de l'islamisme en Occident, le
lecteur ne peut que devenir très pessimiste et se dire que les
islamistes ont désormais presque partie gagnée. En Grande-Bretagne
des quartiers entiers de Londres et des villes entières hors
de la capitale sont désormais complètement soumis à
la loi islamique. En ce pays où nous vivons, la situation est
la même dans une ville telle que Roubaix et, sans jamais le dire,
ceux qui nous gouvernent, savent que le poids électoral de six
millions de musulmans ne peut être négligé. L'Europe,
écrit Del Valle, est d'ores et déjà sur la pente
du suicide collectif. Je pense, avec tristesse, qu'il a raison. Dans
quelques années, on peut craindre que des livres comme "
Le totalitarisme islamique à l'assaut des démocraties
" ne soient plus lisibles que dans la clandestinité.