Sommaire

 

 

Communication

PublicitÉ
Petit à petit, les Français deviendraient moins publiphobes. Selon la dernière enquête de la Sofres sur le sujet, 43 % se déclarent favorables à la publicité, 36 % opposés, et 20 % indifférents. Elle est le plus appréciée dans la presse écrite puis dans la rue (affichage). Elle est moins appréciée à la télé, à la radio, au cinéma, et encore moins sur Internet.

Vivendi
En revendant à un fonds d'investissement sa société d'édition américaine sur la base de 1,7 milliard d'euros, le groupe Vivendi Universal a fait une opération blanche : c'est le prix qu'il avait payé pour son acquisition en juin 2001. Sauf qu'entre temps la situation financière (500 millions d'euros de dettes reprises) avait été largement assainie…

Culture
" Il y a dans ce pays un certain terrorisme des fonctionnaires du spectacle qui me révulse. Savez-vous que j'ai parfois du mal à trouver des salles et qu'il y a des régions de France où je n'irai jamais parce qu'elles sont réservées aux cultureux, au règne du subventionné ? " (Laurent Gerra).

Photographie
Les premiers appareils photos numériques datent de 1990. Dès l'année prochaine, le nombre d'unités vendues, sans doute de l'ordre de 1,5 million d'appareils, devrait dépasser le nombre d'appareils classiques. Ce basculement du marché est déjà constaté au Japon, aux États-Unis, en Angleterre et en Allemagne.

Radios
Selon la dernière étude Médiamétrie, plus de 83 % des Français écoutent régulièrement la radio. Du lundi au vendredi, en moyenne, la durée d'écoute d'un auditeur est de 190 minutes. Un Français sur cinq déclare avoir déjà contacté une station de radio, par téléphone ou par Internet, en premier lieu pour participer à un jeu.

 

Article du journal Les 4 vérités Hebdo , http://www.les4verites.com

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Stéphane Erler stéphane_erler@hotmail.com

La dégringolade de la France dans le classement de compétitivité du World Economic Forum de la vingtième à la trentième place ne choque plus la classe politique. Après avoir été un phare de la démocratie au XVIIIe siècle, de progrès scientifique avec Pasteur, Curie… et de développement économique durant les " trente glorieuses ", la France stagne, se complaît dans son passé et n'envisage plus l'avenir que sous le thème de la retraite ! Au lieu de se comparer aux pays les plus dynamiques, elle préfère la comparaison avec l'Allemagne social-démocrate, elle-même empêtrée dans ses problèmes d'administration publique de la réunification.
La gauche essaie de nous faire croire qu'en refusant l'ultra-libéralisme nous faisons le choix d'un développement durable (mot à la mode) et social. Tant pis si nous sommes moins compétitifs, au moins notre société est généreuse et combat les inégalités. Mais y a-t-il vraiment à choisir entre la compétitivité et le social ?
Dans le même classement du World Economic Forum, Taiwan arrive à la troisième place des pays les plus compétitifs derrière les USA et la Finlande. Voyons donc comment fonctionne ce Dragon asiatique de la croissance ? Pays sous-développé jusque dans les années 1960, son développement profite-t-il au plus grand nombre ou bien seulement à une minorité ?
Au niveau fiscal, nous constatons que les impôts prélevés à Taiwan sont très raisonnables : 5 % de TVA, 25 % sur les bénéfices des entreprises. L'impôt sur le revenu est de 6 % pour les revenus inférieurs à 10 000 Euros et progresse jusqu'à 40 % au-delà de 100 000 Euros. Les dividendes distribués font partie des revenus imposables, mais les plus-values sur les actions ne sont pas imposables. Les salaires sont également sujets à 6 % de cotisations d'assurance maladie et chômage. Ce sont les impôts les plus importants, même s'il en existe d'autres encore (habitation, importation, foncier…), mais toujours à des taux raisonnables. Ainsi, pour un salarié moyen, les taxes et impôts représentent environ 20 % de ses revenus.
Politiquement, la dictature du général Chiang Kai-Shek s'est progressivement muée en démocratie. 1987 marqua la fin de l'État d'urgence. De nouveaux partis politiques et de nouveaux médias furent autorisés. Néanmoins, le parti nationaliste Kuo-Ming Tang sut retenir le pouvoir lors de la première élection présidentielle en 1996, preuve que la dictature avait été assez bien vécue par la population.
La première alternance politique démocratique de l'histoire chinoise s'est produite en 2000 avec l'élection de Chen Shui Bian, du parti de gauche modérée et indépendantiste. Il a creusé le déficit budgétaire par des mesures sociales, mais il a néanmoins continué la libéralisation de l'économie et la privatisation des anciens monopoles publiques. Ces réformes permirent à Taiwan d'entrer dans l'Organisation Mondiale du Commerce en janvier 2002.
L'État taiwanais a donc tendance à se concentrer sur ses fonctions premières de maintien de l'ordre, de justice, de défense nationale et d'éducation. D'un point de vue social, Taiwan a certes créé une Sécu minimum en 1995, mais l'État intervient peu et de moins en moins dans l'économie. Taiwan peut se targuer d'une insécurité faible (2 % de délits par an et par personne) et d'un taux de réussite de la police supérieur à 50 %. Une grande partie de son budget va à la défense pour maintenir une supériorité aérienne face à toute agression de la Chine communiste.
Avec un État si modeste, rendant peu de services sociaux, qu'en est-il de la société ? Est-elle prospère et bourgeoise ou bien existe-t-il un fossé insurmontable entre une élite riche et des masses prolétaires ? Considérons les statistiques suivantes :
- 85 % des foyers sont propriétaires de leur logement,
- 100 % de pénétration du téléphone portable,
- 50 % de la population est connectée à Internet,
- 99,7 % des enfants en âge scolaire vont à l'école,
- 76 ans d'espérance de vie,
- 6,6 pour mille de mortalité infantile.
Cette litanie de chiffres devrait vous convaincre que le capitalisme libéral n'a pas créé de pauvreté de masse à Taiwan. Au contraire, la libre entreprise dans cet État juste et sûr engendre une société saine et prospère. Certes, Taiwan connaît également des problèmes économiques conjoncturels et de pauvreté résiduelle. Le progrès n'est pas toujours linéaire. Mais, pour chaque industrie ou métier qui s'éteint ou est délocalisé, une nouvelle industrie ou de nouveaux services plus complexes apparaissent. Il y a vingt ans, Taiwan était connu pour ses jouets en plastiques et ses produits textiles bon marché. Aujourd'hui, c'est un leader dans la production d'ordinateurs personnels et d'accessoires électroniques.
Il est donc temps de mettre fin à l'opposition entre libéralisme et progrès social. Nous avons tous à y gagner. Et plus tôt cette vérité se répandra, plus tôt la France regagnera en compétitivité perdue.

 


 
 

Article du journal Les 4 vérités Hebdo http://www.les4verites.com