DÉportation
Jean-Jacques Martial, 43 ans, né à la Réunion, demande
à l'État un milliard d'euros de dommages et intérêts
pour avoir été, à l'âge de 7 ans, envoyé
en France métropolitaine où il a été adopté.
À noter : l'Assistance publique reconnaît avoir déplacé
1 150 enfants réunionnais entre 1963 et 1973…
Chine
La Chine pense dépasser le volume du produit intérieur brut
(PIB) des États-Unis, en 2015. Avec une population cinq fois plus
importante.
Embaumement
40 % des décès constatés chaque année, en
France (de l'ordre de 550 000), feraient l'objet d'une intervention plus
ou moins lourde d'un thanatopracteur, nouveau nom des embaumeurs.
Corse
Augmentation des attentats perpétrés en Corse depuis le
début de l'année. Environ 240 contre 149 en 2001. Le nombre
des homicides est en chute libre : 14 au lieu de 46. En 1986, année
record, on avait comptabilisé 522 attentats.
FN
La direction du Front National aurait enregistré 13 000 adhésions
nouvelles depuis le 21 avril dernier. 40 000 Français seraient
à jour de leur cotisation au FN. Autant qu'avant la scission de
1998.
Sangatte
Ce sont, au total, 60 000 immigrés clandestins qui sont passés,
depuis trois ans, par le centre d'accueil de Sangatte, en voie de démolition.
ATD
L'année dernière, en 2001, quelque deux millions de personnes,
en France, ont fait l'objet d'un " avis à tiers détenteur
", principalement au bénéfice de l'administration des
impôts ou des organismes sociaux.
Depuis que l'homme est devenu cultivateur et éleveur,
depuis environ10 000 ans, il modifie en permanence le génome
des végétaux ou des animaux pour fournir en quantité
suffisante des aliments agréables et variés. Le blé
que nous mangeons aujourd'hui n'a rien à voir avec le blé
qu'ont cultivé les néolithiques. Nous avons le choix entre
de nombreuses sous-espèces de pommes. Nous n'avons mangé
et nous ne mangerons que des Organismes Génétiquement
Modifiés, des OGM.
Les 12 et 13 décembre 2002, les Académies de Médecine,
de Pharmacie et des Sciences publiaient chacune séparément
leurs rapports sur les OGM. Ces rapports avaient été demandés
par le gouvernement français en juillet 1998, il y a plus de
quatre ans. Ces rapports confirment ce que 10 000 ans d'expérimentation
sans aucune précaution avaient bien établi : le danger
des OGM est pratiquement nul.
À la suite d'une nouvelle analyse approfondie et sérieuse,
l'utilisation des OGM à des fins alimentaires ou thérapeutiques
ne présente pour nos académiciens aucun risque particulier.
Ainsi l'introduction d'une séquence supplémentaire d'ADN
dans le génome d'une carotte n'expose pas celui qui mange cet
OGM à voir son propre génome modifié : l'ADN de
tout ce que nous mangeons est détruit dans notre intestin.
Si le segment d'ADN ajouté code (c'est-à-dire induit)
la fabrication d'une vitamine bénéfique, nous mangerons
une carotte plus riche en vitamine, ce qui sera utile pour bien des
enfants. Si le gène introduit code la fabrication d'une protéine
autre que celles que donne la carotte, cette protéine nouvelle
pourra éventuellement déclencher une allergie chez certains
consommateurs. Si enfin cette séquence d'ADN nouvelle aboutit
à coder une autre protéine que celle prévue, cette
protéine peut être toxique.
Une expérimentation raisonnée et prudente, au cas par
cas, doit, bien entendu, être réalisée comme on
expérimente un nouveau système de freinage pendant des
années avant de l'installer sur une voiture de série.
Les écologistes ne doivent pas avoir le monopole de la parole
Bien sûr, les académies soulignent le grand succès
des OGM qui fabriquent des hormones ou des protéines humaines capables
de soigner, sans risque de contamination virale, des végétaux
capables de résister à leurs prédateurs habituels
sans utiliser de pesticide, des aliments riches en fer ou en vitamines
dont manquent cruellement les pays pauvres.
Les académiciens français donnent un dernier argument pour
justifier l'innocuité des OGM. Une utilisation massive d'OGM depuis
quelques années en Amérique, aux Indes ou en Chine, n'a
permis de déceler aucun effet nocif sur la santé.
La France a laissé aux consommateurs américains le soin
de tester, à grande échelle, l'éventuelle toxicité
des OGM : la France a interdit, en 1999, la recherche sur les OGM. Elle
n'est plus un pays développé à la pointe du progrès,
sachant prendre des risques raisonnables dans le domaine des nouvelles
technologies. Elle est devenue un pays frileux, en voie de sous-développement.
Avant 1999, plus de 1 000 essais étaient en cours en France, ils
sont tombés à 40 aujourd'hui. Heureusement, notre gouvernement
n'a pas encore interdit l'utilisation thérapeutique d'insuline
ou de protéine C fabriquées par des OGM… Nos académiciens
sont unanimes pour demander la suppression du moratoire de 1999 interdisant
la recherche.
Les hommes politiques français doivent écouter ce que disent
ceux qui sont contre les OGM. Mais ils doivent aussi écouter ce
que disent les Académies de Médecine, de Pharmacie et des
Sciences réunies. Ils doivent ensuite prendre une bonne décision.
Le poids des faux arguments avancés par José Bové
ne doit pas être plus lourd que le poids des arguments intelligents
donnés par nos académiciens, pour une fois unanimes.
Un véritable pouvoir politique ne doit pas céder à
la violence. Il doit au contraire s'y opposer par tous les moyens légaux
disponibles, pour satisfaire le mieux possible le bien commun.