Axe du mal
L'axe du mal, selon George Bush, ne comprend pas seulement l'Irak, l'Iran
et la Corée du Nord, mais aussi Cuba, la Libye, le Soudan et la
Syrie considérés comme des États commanditaires du
terrorisme selon un rapport récent du Département d'État.
Taxation
L'Angleterre n'est plus le pays des droits de l'homme. Son ministre des
Finances, Gordon Brown, vient de prendre position pour l'échange
automatique d'informations sur les comptes bancaires des citoyens européens
comme arme de lutte contre l'évasion fiscale…
Euro
L'euro n'est qu'une réussite très relative aux yeux de l'opinion
publique. Si le choix leur était offert, 46 % seulement des Néerlandais
garderaient l'euro. Français et Allemands sont pour son maintien
à 51 % seulement. Les Espagnols le conserveraient à 54 %,
les Italiens à 55 %. Seuls les Belges le défendent farouchement
: 71 % des personnes interrogées souhaitent son maintien.
Élargissement
Le produit intérieur brut individuel des 75 millions d'habitants
des dix nouveaux membres de l'Union européenne représente
en moyenne 46 % de celui de l'Union à quinze pays…
ISF
Parmi les 25 pays de l'OCDE, sept seulement ont un impôt sur la
fortune. Avec un taux maximal de 1,80 %, la France est championne du monde
devant la Suède, la Norvège, la Finlande, la Grèce,
la Suisse et le Luxembourg.
Bourse
En France comme aux États-Unis, on estime que la moitié
du patrimoine en action est dans les mains de 1 % des ménages.
À noter : aux États-Unis, la chute de la bourse depuis trois
ans a fait perdre 8 000 milliards de dollars aux épargnants, soit
l'équivalent d'une année de PIB. En France, les dégâts
représentent 30 % d'une année de PIB.
L'État doit-il subventionner les arts ? Il
y a certes beaucoup à dire pour et contre.
En faveur du système des subventions, on peut dire que les arts
élargissent, élèvent et poétisent l'âme
d'une nation, qu'ils l'arrachent à des préoccupations
matérielles, lui donnent le sentiment du beau, et réagissent
ainsi favorablement sur ses manières, ses coutumes, ses mœurs
et même sur son industrie.
On peut se demander où en serait la musique en France, sans le
Théâtre-Italien et le Conservatoire ; l'art dramatique,
sans le Théâtre-français ; la peinture et la sculpture,
sans nos collections et nos musées. On peut aller plus loin et
se demander si, sans la centralisation et par conséquent la subvention
des beaux-arts, ce goût exquis se serait développé,
qui est le noble apanage du travail français et impose ses produits
à l'univers entier.
En présence de tels résultats, ne serait-ce pas une haute
imprudence que de renoncer à cette modique cotisation de tous
les citoyens qui, en définitive, réalise, au milieu de
l'Europe, leur supériorité et leur gloire ?
À ces raisons et bien d'autres, dont je ne conteste pas la force,
on peut en opposer de non moins puissantes. Il y a d'abord, pourrait-on
dire, une question de justice distributive. Le droit du législateur
va-t-il jusqu'à ébrécher le salaire de l'artisan
pour constituer un supplément de profits à l'artiste ?
M. Lamartine disait : Si vous supprimez la subvention d'un théâtre,
où vous arrêterez-vous dans cette voie, et ne serez-vous
pas logiquement entraînés à supprimer vos Facultés,
vos Musées, vos Instituts, vos Bibliothèques ?
On pourrait répondre : Si vous voulez subventionner tout ce qui
est bon et utile, où vous arrêterez-vous dans cette voie,
et ne serez-vous pas entraînés logiquement à constituer
une liste civile à l'agriculture, à l'industrie, au commerce,
à la bienfaisance, à l'instruction ?
Ensuite, est-il certain que les subventions favorisent le progrès
de l'art ? C'est une question qui est loin d'être résolue,
et nous voyons de nos yeux que les théâtres qui prospèrent
sont ceux qui vivent de leur propre vie.
Enfin, s'élevant à des considérations plus hautes,
on peut faire observer que les besoins et les désirs naissent
les uns et les autres et s'élèvent dans des régions
de plus en plus épurées, à mesure que la richesse
publique permet de les satisfaire : que le gouvernement n'a point à
se mêler de cette correspondance, puisque, dans un état
donné de la fortune actuelle, il ne saurait stimuler, par l'impôt,
les industries de luxe sans froisser les industries de nécessité,
intervertissant ainsi le marché naturel de la civilisation. On
peut faire observer que ces déplacements artificiels des besoins,
des goûts, du travail et de la population, placent les peuples
dans une situation précaire et dangereuse, qui n'a plus de base
solide.
Voilà quelques-unes des raisons qu'allèguent les adversaires
de l'intervention de l'État, en ce qui concerne l'ordre dans
lequel les citoyens croient devoir satisfaire leurs besoins et leurs
désirs, et par conséquent diriger leur activité.
Je suis de ceux, je l'avoue, qui pensent que le choix, l'impulsion doit
venir d'en bas, non d'en haut, des citoyens, non du législateur
; et la doctrine contraire me semble conduire à l'anéantissement
de la liberté et de la dignité humaine.
* In Pamphlets économiques (1845) p. 188-189, Tome 4 des oeuvres
complètes, 2ème édition, 1863.
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Propositions parlementaires
Christian Blanc, 60 ans, nouveau député apparenté
UDF des Yvelines, va déposer une proposition de loi tendant à
instaurer, en cas de grève, un service public minimum. Didier Julia, 68 ans, député UMP de Seine-et-Marne,
propose de créer un " certificat de dégazage "
dont la présentation serait obligatoire pour tout navire pénétrant
dans les eaux territoriales françaises à fin de transit
ou à fin d'escale. Les dégazages des pétroliers et
des cargots qui nettoient leur cuve en pleine mer, représentent
en effet une pollution dix fois plus importante que celle occasionnée
par les naufrages. Ladislas Poniatowski, 56 ans, sénateur UMP de l'Eure, appuyé
par 104 de ses collègues, demande que les droits d'auteur des criminels,
auteurs de livres relatifs aux faits pour lequel ils ont été
condamnés, soient reversés aux victimes, à leurs
ayants-droit ou, à défaut, au fond de garantie des victimes.
François Scellier, 66 ans, député UMP du Val
d'Oise, propose une modification du Code Civil afin que la célébration
d'un mariage, quand un ressortissant étranger est concerné,
soit subordonnée à la vérification de sa situation
au regard de ses conditions d'entrée et de séjour sur le
territoire français.