Une récente étude de " Transperancy
International ", rapportée dans les pages économiques
du " Figaro ", nous place, pour la corruption publique, en
25e position, après le Botswana, juste avant le Portugal et l'Italie.
L'article a un titre, à tous égards, révélateur
: " Les pays les plus vertueux sont aussi les plus prospères
". Ceci pourrait être rapproché de notre classement
relatif au PIB par habitant, qui nous situe en 12e position parmi les
pays européens.
Ce commentaire figurant dans le titre de l'article aurait pu être
complété par le constat que les pays en question sont
exempts de toute tension politique excessive. Cela résulte d'un
climat de confiance.
Qui ne voit que la corruption engendre un sentiment profond d'injustice
? Il faut se mettre à la place de l'exclu, celui qui n'accède
pas à la combine, celui qui voit s'édifier des fortunes
parfois colossales, parfois plus modestes, auxquelles il a involontairement
apporté sa propre contribution. Mais, il en a le sentiment confus.
La voici l'inégalité la plus corrosive qui fait naître
les deux sentiments connexes de révolte et d'envie.
Qu'y faire, dira-t-on.
Dans tous les cas, en ne recourant pas à cette pseudo panacée
qui s'appelle la décentralisation.
Il faut tout de même savoir que la Loi Deferre de 1982, dite de
décentralisation, a généré une véritable
déferlante de corruption, ne serait-ce que parce qu'elle a donné
aux maires le pouvoir de délivrer des permis de construire, et
ce, à titre d'exemple. De surcroît, elle enlevait au Préfet
le contrôle a priori…
Dès lors, on a donné aux détenteurs de bastions
politiques, une autorité, un pouvoir, qu'ils n'avaient pas précédemment.
Or, les bastions engendrent le système et le système engendre
la corruption.
Seuls les vertueux échappent à cette loi.
Il semble qu'ils ne constituent pas une cohorte pléthorique,
parmi nos responsables politiques quel que soit leur niveau ou leur
appartenance.
Un mot encore : il semble qu'il soit utile et nécessaire que
l'équité dans les jugements et les décisions échappent
à la connivence, donc à la proximité.
Lu pour vous :
Album de Patrick Morin
Patrick Morin
BP36
10160 Aix-en-Othe
14,5 euros frais de port inclus
80 dessins format A4
Patrick Morin, dessinateur de plusieurs journaux libéraux, sort
enfin son premier album : " Les Ravageurs ". Qu'est-ce qu'un
ravageur ? Hé bien c'est une bestiole qui saccage les cultures
et parasite les productions agricoles. Les membres de cette espèce
assurent de fait leur survie au détriment du travail des autres
et ce, jusqu'au dépouillement complet.
Sous le crayon de Patrick Morin, les visages de ces animaux-là
ressemblent étrangement à ceux de nos hommes politiques.
L'auteur finit heureusement par nous fournir le moyen de lutter contre
ces nuisibles : le libéralisme.