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Sommaire
Sic
Turquie
" La Turquie, à cause de son histoire, de sa géographie
et de son système de valeur, agit et réagit en européenne.
Elle adhère aux valeurs européennes… Nous allons montrer
qu'un pays musulman peut être démocratique, transparent et
moderne " (Abdullah Gül, Premier ministre turc).
Droit du sol
" Si les gens savaient qu'en venant chez nous, ils n'ont pas une
chance de gagner sans travailler cent fois ce qu'ils gagnent chez eux,
ils ne viendraient pas… C'est le droit du sol qui permet à des
gens qui viennent pour accoucher en France, de faire des petits Français…
" (Jean-Marie Le Pen).
Bide citoyen
Malgré la publicité gratuite généreusement
offerte par un grand nombre de médias, la " votation citoyenne
" sur le droit de vote des étrangers aux élections
locales, qui s'est déroulée pendant trois jours, les 6,
7 et 8 décembre, à l'initiative de la Ligue des droits de
l'homme, dans 70 villes - dont Paris, Lille, Toulouse, Montpellier… -
n'a pas rassemblé 40 000 participants.
Écolos
L'adjoint écolo du Maire de Paris chargé des espaces verts
a interdit, cette année, que les guirlandes des illuminations de
Noël soient accrochées aux arbres. Du coup, certaines ont
dû être attachées à des balcons. Dont certains
(boulevard du Montparnasse 75006 Paris), ont cédé sous le
poids de cette installation, mettant en danger la sécurité
des piétons...
ISF
" Il faut supprimer l'ISF qui est totalement contre-productif "
(Jean-Michel Fourgous, député UMP des Yvelines).
Algérie
Quarante ans après l 'indépendance de l'Algérie,
le président Boutéflika a confirmé à notre
ministre des Affaires étrangères, Dominique de Villepin,
le 17 décembre, que les harkis, anciens supplétifs de l'armée
française, tout comme leurs descendants, demeuraient interdits
de séjour dans leur pays d'origine.
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Article du journal Les 4 vérités Hebdo ,
http://www.les4verites.com
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L'Europe qui délire
Guy Millière
Il est rare de voir un ensemble de civilisations se
livrer à son propre effacement. Il est encore plus rare de voir
les dirigeants politiques de civilisations qui s'effacent, se réjouir
de l'effacement qu'ils sont en train de provoquer. C'est à ce double
spectacle que, de sommets européens en sommets européens,
nous assistons.
On nous a dit à Copenhague, voici quelques jours, que des pas immenses
étaient en train d'être franchis. L'Europe va bientôt
compter dix nouveaux membres, tous plus pauvres, voire bien plus pauvres
que les quinze membres actuels de l'Union. Ce n'est pas grave, bien sûr.
Il suffira que les riches mettent la main à la poche et paient
encore davantage pour aider les pauvres. Quarante milliards d'euros, a-t-on
dit. Peut-être plus.
En 2007, deux nouveaux pays s'ajouteront à la liste. Les délinquants
roumains n'auront plus à être reconduits dans leur pays,
puisque leur pays sera aussi le nôtre.
Vous vous direz que tout cela est peut-être précipité.
Rassurez-vous en lisant Giscard dans le texte. L'Europe, déclarait-il
récemment, c'est comme un vélo, si on s'arrête on
risque de tomber. En ces conditions, mieux vaut pédaler n'est-ce
pas…
Vous ajouterez peut-être que pédaler dans le sens de la redistribution
et du partage des richesses n'est pas obligatoirement la meilleure façon
d'avancer vers un optimum de liberté et de dynamisme économique.
On vous répondra avec des chiffres : bientôt plus de quatre
cents millions d'Européens. Quelle puissance ! Et on ajoutera pour
vous clouer le bec : nous serons plus nombreux que les Américains
!
Vous répondrez que le nombre ne fait rien à l'affaire et
qu'à ce compte, l'Inde avec un milliard d'habitants fait depuis
longtemps mieux que nous, sans parler de la Chine.
On ne vous écoutera pas et on vous parlera alors de devoir moral
: comment aurions-nous pu laisser à la porte des gens dont nous
avons été séparés si longtemps par le rideau
de fer ? On trouvera toujours un argument : le vélo doit avancer.
Et de fait, le vélo va continuer à avancer. Il faut vous
habituer à pédaler. Si vous voyez un gouffre sur l'horizon,
fermez les yeux, mais pédalez quand même…
Bientôt, la France, l'Allemagne, les Pays-Bas, l'Espagne, l'Italie,
la Pologne, la Tchéquie ou la Hongrie n'existeront plus sinon comme
de vagues provinces d'un ensemble que rien n'unit sinon le mouvement du
vélo. Ni langue commune, ni culture commune. Rien en commun sinon
le vélo, en l'occurrence une monnaie édifiée comme
on place la charrue avant les bœufs, une bureaucratie élitiste
et technocratique qui se méfie de la démocratie comme de
la peste, méprise les populations, fait tout pour diviser l'Occident
et l'affaiblir face à ses ennemis au nom de fausses prétentions
morales qui ne sont que le cache-sexe de la faiblesse et de la lâcheté.
Rien en commun sinon le vieillissement des populations, la montée
lente et sûre de l'islam qui rêve de lendemains qui chantent
la mélopée du muezzin appelant à la prière.
La Turquie musulmane, d'ailleurs, souhaiterait entrer. On lui dit de patienter.
On fait mine d'avoir peur… Comme si l'entrée de la Turquie pouvait
changer quelque chose et comme si personne ne voyait que l'islam est là
déjà, partout autour de nous.
Je gage pour ce qui me concerne que la Turquie finira par entrer dans
l'Europe. Et je m'en réjouis, car l'entrée de la Turquie
obligera à revoir la façon dont le vélo européen
se trouve conduit. Il apparaîtra un peu davantage que le vélo
est piloté sans les mains et conduit vers le pire. Il sera alors
temps de faire machine arrière, et de revenir à davantage
de santé mentale.
Il y a en Europe ce qui fait sens, et il y a ce qui relève du délire
constructiviste. Ce qui fait sens, c'est le libre échange économique,
l'appartenance à un réseau de défense commun qui
a la forme de l'Otan, la définition de valeurs occidentales, dans
un contexte de pluralité civilisationnelle. Ce qui est délirant
est la volonté de construire un super-état européen,
de faire table rase du passé, de confisquer la démocratie,
de vouloir homogénéiser les modes de vie et les niveaux
de vie, les fiscalités et les systèmes sociaux.
La construction européenne s'est, jusqu'à Maastricht, faite
dans la direction de ce qui fait sens. Depuis, elle roule vers le délire.
Plus vite les délirants retomberont sur terre et mieux nous nous
porterons. Mieux vaut que le vélo tombe avant le gouffre. Quand
le vélo sera tombé, nous verrons que les pays les plus prospères
d'Europe sont en dehors de l'Union Européenne et se portent bien
: Suisse ou Norvège. Nous verrons que ces pays apportent richesse
et liberté à leurs populations. Ce ne sont pas des grandes
puissances, dites-vous ? Avez-vous jamais cru un instant que l'Europe
serait davantage qu'un simulacre de grande puissance ? Ne voyez-vous pas
que pour que l'Europe joue la grande puissance, il faut que ses dirigeants
fassent la nique aux États-Unis, ce qui est sans risque et sans
gloire, et se vautrent aux pieds de dictateurs sanglants, ce qui est là
encore sans gloire, mais pourrait se révéler plus risqué.
Article du journal Les 4 vérités Hebdo http://www.les4verites.com
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