Casino
Les casinos français ont connu une activité record pour
leur exercice 2002 (clos au 30 septembre). Les 176 établissements
recensés ont enregistré près de 2,5 milliards d'euros
de mises sur les jeux, dont près de 92 % au titre des machines
à sous. Le casino d'Enghien dans le Val d'Oise prend la tête
du classement.
Poubelles
Selon Philippe Louis-Dreyfus, président des Armateurs de France,
20 % de la flotte mondiale ne devrait pas être autorisée
à naviguer, faute d'entretien et de contrôles.
Fécondité
L'Insee a refait ses comptes : la fécondité des femmes françaises
était exactement la même pour celles nées en 1900
qu'en 1960 : les unes et les autres ont eu en moyenne 2,1 enfants. Un
des taux de fécondité les plus élevés d'Europe.
L'âge moyen à l'accouchement est aussi identique : 29,4 ans
en 2000 comme en 1900.
Prisons
En Grande-Bretagne, le durcissement de la législation pénale
entraîne une augmentation du nombre de personnes incarcérées.
Il y en avait 42 000 en 1990. Elles sont 72 500 aujourd'hui. Le ministère
de l'Intérieur veut pouvoir en accueillir 100 000 en 2010. À
noter : Les États-Unis sont, de loin, les champions de l'incarcération
: 702 détenus pour
100 000 habitants. 124 pour 100 000 en Grande-Bretagne. 90 en France.
Noël
En Europe, pour les cadeaux de Noël, les Allemands sont les plus
dépensiers : un peu plus de 500 euros en moyenne par foyer. Les
Français sont dans une honnête moyenne avec 466 euros par
foyer. Si l'on ajoute les dépenses en alimentation, habillement
et sorties, le budget double. Il est même supérieur à
1 000 euros par foyer en Irlande, en Espagne et en Grande-Bretagne.
Nous ne mangeons que des OGM. Prenons pour exemple le blé avec
lequel nous fabriquons notre pain.
1) Il y 12 000 ans, dans la haute vallée de l'Euphrate, l'aegylopse
prospérait : une grande céréale particulièrement
rustique et fort peu productive, avec un seul rang de grains. On retrouve
aujourd'hui ses grains dans les fouilles archéologiques, mais
elle pousse encore spontanément au Moyen-Orient.
2) Il y a 10 000 ans, des paysans ont cultivé cette céréale
et l'ont modifiée. Des chercheurs français de l'INRA ont
réussi à reconstituer l'évolution probable du
génome du blé. En 10 000 ans, le nombre
des chromosomes de cette plante semble s'être modifié
au moins trois fois. Il est d'abord passé de 14 à 28,
puis de 28 à 21, enfin il a abouti à 42 pour donner
le blé que nous consommons actuellement. Cette fantastique
accélération de l'évolution n'est pas due au
hasard, mais à l'action de l'homme. Des paysans observateurs,
intelligents et chanceux ont procédé à des croisements,
à des manipulations qui ont modifié par trois fois le
génome. Grâce à ce génial bricolage, ils
ont volontairement créé une variété de
blé nouvelle, sans se poser aucune question sur les dangers
de ces OGM. Ce blé OGM ne semble pas avoir été
dangereux pour l'humanité : il a au contraire autorisé
une explosion démographique fantastique, multipliant par cent
la population… Si ces blés OGM avaient été dangereux,
la population aurait, au contraire, régressé.
3) Puis, avec les ans, nos blés sont devenus moins résistants
aux maladies. Depuis quelques décennies, des chercheurs les
ont alors pris en charge. Par des sélections systématiques
dans leurs laboratoires, ils ont, avec une grande patience, modifié
leurs génomes et produit de nouvelles semences résistant
mieux aux maladies. La production d'OGM s'est fortement accélérée.
Il existe maintenant plus de mille variétés de blés.
4) Enfin, depuis quelques années seulement, nos scientifiques
connaissent en détail le génome du blé. Ils voient
la séquence d'ADN qui lui manque pour résister à
telle maladie. Ils prennent alors cette séquence sur une autre
variété de blé (voire sur une autre céréale)
et la fixent sur le génome. Ils réalisent en quelques
années, voire en quelques mois avec un peu de chance, ce qui
exigeait auparavant des milliers d'années.
Il existe, sous l'influence de l'homme, une fantastique accélération
de l'évolution du vivant, évolution que schématisent
ces quatre étapes : millions d'années, milliers d'années,
décennies et mois.
Ensuite, d'importantes poussées démographiques ont
accompagné les modifications génétiques survenues
après le néolithique ou après l'ère industrielle.
Si les OGM avaient été dangereux pour la santé
des hommes, une telle poussée démographique n'aurait
pas pu avoir lieu. Si les OGM avaient déclenché des
pathologies, même bénignes, on les aurait identifiées
depuis longtemps. Or, aucune manifestation pathologique n'a jamais
été observée après les changements successifs
du génome du blé.
La production industrielle massive d'une part, l'accélération
extraordinaire du phénomène d'autre part, s'opposent
à la très lente évolution des espèces,
au bricolage génétique " naturel " qui se
faisait de façon artisanale. Il est donc normal que tout produit
nouveau soit testé, comme on teste pendant des années
avant de les commercialiser, un nouveau médicament ou un nouveau
système de freinage sur une voiture. Mais au nom de quel principe
rationnel interdire à l'homme d'effectuer volontairement ce
que la nature fait spontanément depuis des millions d'années
?
Franco
Diane Cambon, correspondante du Figaro à Madrid, relate le vote
des députés espagnols qui, à l'unanimité,
ont adopté une motion condamnant la dictature. Nul doute que
succombant à l'air du temps, l'Espagne va faire repentance. On
ne va parler que du sort des victimes républicaines : communistes,
anarchistes en évitant de rappeler la corruption des mœurs politiques
du Front populaire de 1931 à 1936, privant le parlementarisme
de la légitimité démocratique.
Dès le début de la révolution, les Républicains,
au nom de l'anticléricalisme, tolérèrent le massacre
de 6 000 prêtres et religieux, rendant impossible toute réconciliation
ultérieure des antagonistes, dans ce pays très chrétien.
Contrairement aux dictateurs rouges, le général Franco
organisa sa succession vers la démocratie, son protégé
Juan Carlos devra sa légitimité, non à l'hérédité
dynastique, mais à l'investiture charismatique du Caudillo.
Jean-Claude Janet - Boulogne (92)