Dans le numéro 377
du 14 décembre 2002, des " 4 vérités ",
il est indiqué à la rubrique " chiffres significatifs
" : " Armes à feu : Le gouvernement américain
a annoncé que 28 663 Américains étaient morts à
'cause d'une arme à feu'en l'an 2000. " Ce nombre dévoile
certes des choses intéressantes mais cache l'essentiel. De plus,
il ne concerne pas les Américains mais les décès
provoqués, aux USA, au moyen d'une arme à feu. Laquelle,
objet inanimé dénué de dynamique propre, ne saurait
être tenu responsable de quoi que ce soit !
En outre, il serait utile d'indiquer l'évolution. Au début
des années 90, ce nombre approchait les 40 000 et il était
de 28 874 en 1999. De même, cette donnée recouvre des faits
qui ne sont pas comparables. Puisque sur les 28 663 décès
évoqués, on compte 16 586 suicides (sur 29 350), 10 801
homicides (sur 16 765) y compris la légitime défense des
citoyens (environ 2 000 par an) et 776 accidents (sur 97 900 dont 46 749
dus aux transports).
Enfin le fait le plus important est que durant la même période,
il s'est vendu aux États-Unis 5 millions d'armes à feu par
an, démontrant ce que le professeur John Lott Jr a mis en évidence
" plus d'armes ; moins de crimes "
Comme lorsqu'on présente un bilan, il est fallacieux d'indiquer
que le passif sans exposer l'actif, il serait juste de signaler le nombre
de crimes évités grâce aux armes à feu. Le
criminologue Garry Kleck a évalué que les Américains
avaient recours à une arme pour se défendre plus de 2 millions
de fois par an, la plupart du temps se contentant de l'exhiber sans s'en
servir pour faire fuir les malfrats.
Il serait également équitable de préciser que si
les homicides et les viols annoncés sont plus importants aux USA
que dans les autres pays développés, c'est l'inverse pour
les autres crimes et délits. Ainsi, plus de la moitié des
cambriolages ont lieu dans des habitations occupées au Canada et
au Royaume Unis et seulement 13 % aux USA.
Au moment où le gouvernement français veut, sous la pression
évidente de l'ONU, via la Communauté Européenne,
restreindre encore plus les droits des citoyens à détenir
des armes, sous le fallacieux prétexte que " la prolifération
des armes participe à l'augmentation de la violence", il fallait
apporter ces précisions. L'exemple américain dément
cet axiome erroné et le contre-exemple anglais confirme cette analyse.
Le Royaume-Uni, où les armes de poing sont toutes prohibées
pour les honnêtes citoyens depuis 1997, et les autres armes à
feu très limitées, est devenu le pays développé
qui connaît le plus fort taux de criminalité, selon le dernier
rapport de l'ONU.
Nos associations sont à votre disposition pour vous communiquer
toutes les informations qui vous seraient utiles dans ce domaine, pour
éviter de laisser planer des rumeurs propres à alimenter
l'antiaméricanisme et l'holophobie politiquement correct.