Albin Michel
387 pages - 19,90 E
Editions Albin Michel
Sic
Sangatte
Les ex-immigrés de Sangatte, accueillis depuis le début
du mois de décembre en Grande-Bretagne, ne sont pas contents. Pour
trois mois, ils sont logés et nourris gratuitement. Mais, "
les portions ne sont pas suffisantes " se sont-ils plaints aux correspondants
de l'Agence France Presse.
Islam
Les musulmans français ou résidant en France seront sans
doute consultés au mois de mars sur l'accord signé le 20
décembre entre différentes organisations et le ministre
de l'Intérieur en vue de créer un Conseil français
du culte musulman. Yamin Makri, porte-parole du Collectif des musulmans
de France, représentant la jeune génération des musulmans
nés en France, est furieux : " les représentants qu'on
veut nous imposer, ont été cooptés et non pas élus
; l'ingérence des pouvoirs publics viole les règles de la
laïcité ;… déjà, on voit des maires mener campagne
dans les mosquées qui serviront bientôt de levier pour se
faire élire… L'attitude des grands référents laïques,
dans cette affaire, est pitoyable : je pense en particulier à la
Ligue de l'enseignement… ".
Corée du Nord
L'ambassadeur de Corée du Nord, à Moscou, a revendiqué
haut et fort " le droit d'avoir non seulement des armes nucléaires
mais aussi d'avoir des armes plus puissantes encore ".
Arabie Saoudite
" La plupart des régimes arabes sont des régimes autoritaires.
Les États-Unis appuient depuis plus d'un demi-siècle le
pire d'entre eux, l'Arabie Saoudite, parangon de l'alliance entre la puissance
économique et la forme la plus dangereuse et minoritaire de l'Islam,
le wahhabisme ". (Gamal Ghitany, écrivain égyptien)
Terrorisme
" La France fait partie des pays les plus menacés par le terrorisme
parce que c'est un pays occidental, qui, depuis des années, mène
lutte contre le terrorisme "… (Michèle Alliot-Marie, ministre
de la Défense
Certains livres, à des moments cruciaux, vous
paraissent soudain indispensables. " L'imposture verte " de
Pierre Kohler, malgré quelques défauts et une prudence
verbale parfois excessive, est de ceux-là. On pourrait dire que,
face à divers discours qui constituent autant de traces de pollution
mentale dangereuse, il constitue un
antidote.
Pierre Kohler est journaliste scientifique. Il n'a, tout au long de
sa carrière - principalement à RTL - cessé de se
trouver confronté aux chercheurs scrupuleux, mais aussi aux charlatans,
et il lui semble, au nom des premiers, impératif de dénoncer
les seconds.
Oui, nous affirme-t-il, des problèmes existent en matière
d'environnement. Cela dit, ils ne se situent, pas là où
les tenants de l'écologisme idéologique les situent. Si,
par exemple, il y a bel et bien des pluies très acides, celles-ci
ne se rencontrent que dans des contextes très particuliers. Toute
pluie est acide, et ceux qui, dans la Ruhr ou dans les Vosges ont tenté
d'établir une relation entre les effluents émanant des
automobiles, la pluie et la mort de diverses espèces d'arbres,
se sont lourdement trompés et ont égaré ceux qui
les ont écoutés. Oui encore, il y a déforestation
dans diverses régions de la planète, mais parler de l'Amazonie
comme du " poumon vert " de la terre est une ineptie grotesque.
Parler de déforestation globale est tout aussi absurde : il y
a davantage d'arbres sur la planète aujourd'hui qu'il n'y en
avait voici trente ans, et ceci grâce aux gains de productivité
de l'agriculture moderne qui ont permis une reforestation dans tous
les pays développés. Les plus grands destructeurs de forêts,
qui plus est, ne sont pas les industriels qui utilisent les bois exotiques,
mais les paysans primitifs qui pratiquent l'agriculture sur brûlis.
La pollution atmosphérique dans les sociétés occidentales
n'augmente pas, elle est au contraire en voie de diminution de façon
très nette, et cette diminution doit tout aux avancées
technologiques, rien aux mesures étatistes et bureaucratiques.
L'attention portée aux orages tempêtes et inondations repose
sur la quête de sensationnalisme par les médias, mais n'indique
nullement que le climat se détraque en raison des activités
humaines.
Dans une époque où on ne cesse de parler de " réchauffement
global " découlant des activités humaines, Kohler
souligne que " la responsabilité humaine dans le réchauffement
climatique est d'autant moins plausible que le gaz carbonique accusé
de le provoquer n'est pas le plus apte à provoquer l'effet de
serre ". Inversant la façon dont les choses sont énoncées,
Kohler précise : " il semble au contraire que l'augmentation
de la température résultant de causes naturelles pourrait
provoquer l'augmentation du taux de gaz carbonique. "
De toute façon, poursuit Kohler, nul ne peut aujourd'hui savoir
si la terre se réchauffe ou non. Et si tant est qu'elle se réchauffe,
il n'y a à en attendre ni destruction massive des écosystèmes,
ni catastrophe. En cas de réchauffement, l'agriculture dans de
nombreuses contrées sera plus optimale encore, la montée
des océans sera bien plus faible qu'on ne l'affirme quelquefois,
et n'aura pas de conséquence économique ou géographique.
Si lire Pierre Kohler en français est indispensable, ceux qui
lisent l'anglais devront compléter cette lecture par un autre
livre, " The skeptical environmentalist : measuring the real state
of the world ". L'auteur, Bjorn Lomborg, était, et c'est
important de le souligner, membre d'une organisation dénoncée
par Pierre Kohler, comme maffieuse, Greenpeace : ce sont les faits qui
l'ont conduit à changer d'avis, et les faits lui ont montré
qu'il avait été trompé, mais aussi, que d'autres
dogmes polluants mentalement issus de l'écologisme sont faux.
" Les êtres humains ne sont pas trop nombreux sur terre "
: dans un contexte de développement économique, ils pourraient
être bien plus nombreux encore sans que cela pose problème.
Le drame est le sous-développement économique qui touche
une part importante du monde, et qui empêche de créer autant
de richesse qu'on le pourrait. Le drame est aussi le sous-développement
intellectuel qui empêche certains de comprendre qu'avec l'intelligence
et la création humaines, tout est surmontable.
Malthus s'est trompé, et il n'y a plus à y revenir : il
n'y a pas de limites à la croissance. La croissance est au contraire
la réponse à tous les obstacles, la possibilité
de créer davantage avec moins, de polluer bien moins en produisant
bien davantage, et de servir l'être humain en accomplissant les
promesses de l'abondance.