PME
2,4 millions de PME représentent 99,8 % des entreprises françaises,
emploient 7,9 millions de salariés, réalisent 51 % du chiffre
d'affaires et 53 % de la valeur ajoutée de l'ensemble des secteurs
de l'industrie, du commerce et des services.
Activité
Le Sommet européen de Stockholm, en mars 2001, a décidé
d'encourager l'activité des salariés âgés de
55 à 64 ans. Objectif : maintenir au travail, en moyenne, d'ici
2005, cette tranche d'âge dans la proportion de 67 % (57 % pour
les seules femmes). C'est sur cet argument que le gouvernement réduit
sa contribution à toutes les formes de cessation anticipée
d'activité.
Drogués
Le nombre de personnes prises en charge, à la demande de la justice,
comme drogués, est passé de 6 500 en 1998 à 37 000
en 2001 !
Parlementaires
Dans le budget réalisé en 2001, les charges parlementaires
inscrites dans les comptes de l'Assemblée nationale (indemnités,
charges sociales, secrétariats, voyages, frais de représentation…)
s'élevaient à 235,4 millions d'euros. Soit 416 000 euros
par député...
Réfugiés
Dans le budget pour 2003, la subvention à l'Ofpra, Office français
des réfugiés et apatrides, augmente de 25 %. Il est vrai
que le nombre des demandeurs de droit d'asile augmente rapidement. Ils
étaient 39 000 en 2000 et 49 000 en 2001. Cette année-là,
7 200 personnes ont obtenu le statut de réfugié.
Turquie
4 000 Français vivent en Turquie, pour la plupart employés
par une des 346 entreprises françaises qui y sont implantées.
À l'inverse, il y aurait 400 000 Turcs en France...
Intrusion
Les services de l'Éducation Nationale ont recensé un peu
plus de 2 000 actes d'intrusion agressive dans les écoles, lycées
et collèges au titre de l'année scolaire 2001-2002.
Pour de tels faits, le nombre de condamnations a été multiplié
par dix sur la période 1996-2000…
Les pouvoirs démocratiques, sensibles à l'opinion publique,
n'agissent pas forcément de façon très rationnelle.
Donnons-en deux exemples : les OGM dans notre assiette et la violence
à la télévision.
Tous les scientifiques, unanimement, sont d'accord sur un point : les
OGM ne sont pas dangereux pour notre santé, mis à part
quelques rares cas d'allergie, d'ailleurs discutables.
Mais, pour des raisons diverses, des individus ne veulent pas d'OGM.
Ils prétendent alors que les OGM mènent l'humanité
à sa perte. Ils utilisent au besoin la violence pour soutenir
leur thèse.
Ils commencent par prétendre que les scientifiques se trompent
sans arrêt. Ils insinuent ensuite que les multinationales fabriquant
des OGM arrosent de dollars lesdits scientifiques. Les scientifiques
n'étant plus crédibles, leurs thèses ne le sont
pas non plus.
Les médias interviennent alors. Manger un OGM non dangereux ne
fait pas un scoop. Mais raconter que les scientifiques se mettent plein
de dollars dans les poches en est un. Enfin, raconter qu'en mangeant
des OGM, l'humanité court à sa perte, c'est diffuser une
information anxiogène qui attire des millions d'auditeurs. Les
médias diffusent donc massivement ces informations.
Ainsi, aujourd'hui, plus de 60 % des Français, mal informés,
sont opposés aux OGM : ils ne veulent pas que l'humanité
aille à sa perte. Le pouvoir démocratique doit être
à l'écoute du peuple : il interdit donc les expérimentations
sur les OGM, il interdit une consommation sans danger.
Par contre, nos chaînes de télévision nous font
avaler à longueur d'émissions des scènes de violence
ou de sexe. Il devient pratiquement impossible de voir un film récent
sans que l'écran de notre appareil ne se couvre d'hémoglobine,
ou ne s'agite au rythme d'un rapport sexuel gaillardement mené.
Les scientifiques répètent inlassablement depuis des décennies
que ces violences à la télévision sont des consommations
très dangereuses, qui banalisent la violence et poussent toute
une catégorie d'individus, surtout les enfants, à utiliser
la violence dans leur vie quotidienne. Il ne s'agit plus d'une toxicité
imaginée a priori. Il s'agit d'incendies de voitures, de coups
de couteau à l'école, ou de viols collectifs dans les
caves d'une HLM. Il s'agit de nombreuses toxicités constatées
a posteriori.
Les producteurs de films disent bien sûr le contraire : la violence
à la télévision nous libérerait même
de nos pulsions, bien que jusqu'à maintenant, pas la moindre
étude n'ait confirmé cette hypothèse. Ils disent
aussi, sans aucun complexe, que sans une certaine dose de violence ou
de sexe, ils vont perdre une partie importante de leurs auditeurs et
déposer leur bilan.
Les médias, au nom de la liberté d'expression, ont pratiquement
tous une position favorable à la violence à la télévision
: la supprimer, c'est mettre en place la censure, le propre des régimes
totalitaires. Il est donc préférable pour une démocratie
de laisser les producteurs de télévision nous faire ingurgiter
n'importe quelle nourriture. Il faut voir l'invraisemblable brutalité
avec laquelle certains médias ont accueilli la responsable du
dernier rapport défavorable à la violence : elle a même
été obligée une fois de quitter un plateau…
Un gouvernement démocratique n'a aucune envie de se faire traiter
de fasciste : il ne serait probablement pas réélu aux
prochaines élections. Il demande cependant des " rapports
" qui indiquent tous que la violence à la télévision
est une consommation dangereuse. Mais il ne fait rien. Et l'État,
avec nos impôts, continue à subventionner la production
et la diffusion sur les chaînes publiques de films qui vont rendre
nos enfants malades. Suffisamment malades pour qu'on soit parfois obligé
de les mettre en prison.
Alors qu'une consommation est estimée a priori non dangereuse,
le pouvoir en interdit la production. Mais quand une autre consommation
est classée a posteriori très dangereuse, le pouvoir démocratique
subventionne et sa production, et sa diffusion.
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Courrier
Euthanasie (suite)
Le Président de la République affirme ne pas pouvoir accéder
à la prière de ce jeune homme terriblement handicapé
qui souhaite mourir dans la dignité, car la loi ne permet pas
l'euthanasie.
Mais, le Président de la République n'a-t-il pas été
déclaré pénalement intouchable ? Il peut bien,
une fois encore, faire fi de la loi, et cette fois, pour une bonne cause.
Madeleine Le Guillou - Frontignan (34)