Dérégulation
Aux États-Unis, la Commission fédérale des communications
(FCC) envisage d'ici à la fin de l'année de supprimer l'ensemble
des règles limitant la concurrence dans le secteur du téléphone
et de la télévision. Seules les lois anti-trust s'appliqueraient
à ce secteur, comme aux autres. " L'exception française
" va devenir de plus en plus exceptionnelle...
TF1
Pour licenciement abusif, Anne
Sinclair demandait à TF1, son ex-employeur, une indemnité
de 2,16 millions d'euros. Le Tribunal des Prud'hommes de Paris lui a accordé
1,9 million d'euros…
France
Bernard Benyanin et Paul Nahon, journalistes à France 2, et cofondateurs,
il y a 12 ans, du magazine " Envoyé Spécial ",
sont chargés de la mise au point d'une nouvelle chaîne info
du service public.
Radio France
" Je ne vois pas en quoi " Le Mouv'" participe aux objectifs
d'une radio publique ! Je me pose également la question de l'utilité
pour Radio France de financer un orchestre avec l'argent public… Le champ
du service public doit être plus clairement défini dans le
domaine de la radio et de la télévision " (Emmanuel
Hamelin, député UMP du Rhône).
Karl Zéro
Pas découragé par l'échec du " Vrai papier journal
", Karl Zéro lance " Le vrai journal hebdo " qu'il
présente comme un concurrent à la fois du " Canard
enchaîné " et de " Charly Hebdo ". Des modèles
de rigueur…
Washington Post
Le groupe Washington Post - Newsweek est en grande difficulté financière.L'année
dernière, les rentrées publicitaires ont diminué
de 30 %. Le prestigieux Washington Post pourrait en faire les frais, après
125 ans d'existence…
Je conseille cordialement aux personnes très croyantes de ne
pas lire cet article. Car je n'éprouve aucun plaisir à
leur donner des crises d'urticaire. Mais puisque certains correspondants
m'ont accusé d'être " arrogant ", " suffisant
", " intolérant " et j'en passe (autrement dit
tout ce qu'ils sont eux-mêmes sans en avoir conscience), je n'ai
aucune raison de me retenir. Et pour mettre le comble à ma "
suffisance ", je leur dirai ceci : pour lire du Pierre Lance, il
faut avoir de l'estomac. C'est de la viande pour les lions. Si on a
la foi fragile, mieux vaut s'abstenir. Et maintenant, puisque seules
des âmes bien trempées auront le goût de m'accompagner
: Allons-y gaiement !
Dans mon article " Euthanasie et démocratie " (N°
379), une correction fautive de mon texte a remplacé par "
Dieu merci " les mots " Adam merci " que j'avais écrits
au début du second paragraphe, car c'est par celle-ci que je
remplace dans mes écrits la formule habituelle. Or, si Dieu n'est
pas tout à fait aussi mort que Nietzsche l'affirmait, je crois
que c'est en grande partie à cause de ces formules traditionnelles
passées dans le langage courant et qui imprègnent les
cerveaux. Il va sans dire que Dieu ne saurait mourir puisqu'il n'existe
pas. La formule " Dieu est mort " veut seulement signifier
que l'idée de Dieu n'est plus crédible, du moins dans
les nations européennes les plus évoluées. Mais
Dieu continue d'encombrer le langage par ces formules employées
couramment et sans y penser, y compris par de purs mécréants,
telles que " Dieu merci ", " Grâce à Dieu
", " Dieu soit loué ", " Si Dieu le veut
",…
Le ciel, c'est nous !
J'ai donc résolu de ne jamais employer moi-même ces formules
et de les remplacer par d'autres. Ainsi je ne dis jamais " ici-bas
" mais " ici-haut ", car le ciel n'existe que par les
étoiles et les planètes qui le constituent. Nous sommes
le ciel ! On doit donc se débarrasser de cette idée stupide
qui porte à voir le ciel en haut et la terre en bas, ce qui inspire
aux humains un sentiment d'infériorité et les porte à
la soumission. Cela joue un rôle, et non des moindres, dans la
pérennité de cette conception déiste qui a déjà
fait tant de mal à l'humanité et que l'islamisme est aujourd'hui
en train de pousser jusqu'à ses plus extrêmes et tragiques
conséquences. Or, trop de gens en Occident se croient encore
tenus de prononcer avec emphase le nom d'un dieu qui n'est plus rien
pour eux. Chez beaucoup d'hommes politiques, ce n'est que de la tactique
électorale, d'ailleurs illusoire. À un journaliste qui
demandait à Georges Pompidou : " Croyez-vous en Dieu ? ",
il répondit : " Surtout ma femme ". Comme faux-fuyant
à la fois drolatique et pitoyable, on peut difficilement faire
mieux.
Mais ce qui est plus grave, ce sont les formules déistes employées
par les poètes ou les écrivains notoirement athées
et qui font cependant leur révérence à Dieu, par
conformité de langage. Un auteur que je tiens pour le plus grand
poète français du xxe siècle, Georges Brassens,
s'est lui-même laissé aller dans ce travers, célébrant
parfois " Dieu le père ", alors qu'il fut un mécréant
notoire ayant maintes fois chanté son athéisme.
C'est une phrase des " Carnets " d'Henry de Montherlant qui
me fit un jour prendre conscience de la gravité du phénomène.
Montherlant écrit : " On a tellement, et depuis si longtemps,
enfoncé dans la tête des gens qu'il était distingué
de croire en Dieu ! Ils ne croient pas, mais ils bavardent de Dieu,
par bon ton, et c'est pour une part ce bavardage qui maintient en vie
l'idée de Dieu. Ainsi des poètes, notoirement athées,
apostrophent dans leurs vers le Seigneur, parce que cela est censé
faire partie des sentiments sublimes ; des hommes d'État, notoirement
athées, posent leur carte de visite à Dieu dans leurs
discours des heures graves. Il faudrait tenter de découronner
l'idée de Dieu… "
À la lecture de ces lignes, j'écrivis aussitôt à
Montherlant pour l'inciter à entrer en lice, en déployant
tous les arguments que je pus trouver pour l'en convaincre, car je savais
qu'il se tenait en retrait dans ce genre de débat. Mais il me
répondit laconiquement : " Vous aurez beau faire, je ne
me mouillerai jamais que d'un demi-orteil ". Je fus très
déçu par cette dérobade du grand écrivain,
et le lui signifiai d'ailleurs sans mâcher mes mots. Après
quoi, à côté de son demi-orteil, je mis pour longtemps
mes deux pieds dans le plat, sans grande illusion sur le résultat,
me contentant d'appliquer la maxime : " Fais ce que dois, advienne
que pourra ".