Islamistes
" Pharaon " : c'est le sobriquet utilisé par Oussama
Ben Laden pour désigner le président Bush. Les islamistes
de Malaisie utilisent le même terme pour désigner le premier
Ministre, Mahathir Mohamad, qui a supprimé toute subvention aux
écoles coraniques : elles avaient donné consigne aux familles
de leurs élèves de décrocher son portrait…
Iran
" L'Iran, qui a contribué de façon importante à
la propagande de l'islamisme, a de lourdes leçons à tirer
de l'échec du projet islamiste " (Chahla Chafik, sociologue
d'origine iranienne).
Armées
" Malgré quatre années de croissance, il y a eu 20
% de crédits en moins pour nos armées par rapport à
ce qui était nécessaire " (Michèle Alliot-Marie).
Démocratie
" Contraindre les États arabes à ouvrir le processus
électoral aurait aujourd'hui pour résultat une variante
des élections algériennes de 1990, où la victoire
du Front islamique avait produit une horrible guerre civile " (Marwane
Bishara, chercheur à l'École des hautes études).
Prétextes
" Lorsque les " islamikazes " prendront d'assaut les discothèques
de Paris ou de Londres, on s'apercevra un peu tard que les séides
de Ben Laden n'en veulent pas aux seuls " américano-sionistes
", et donc que les dossiers palestinien et irakien sont plus des
prétextes que des causes du terrorisme vert " (Alexandre Del
Valle).
Chiraquie
Bernard Niquet, 56 ans, ancien chef du service de presse de Jacques Chirac
à la Mairie de Paris, puis secrétaire de Bernadette Chirac
à l'Élysée, simple attaché de préfecture
à l'origine, vient d'être propulsé Préfet des
Yvelines.
homme de gauche
" Il y a deux choses qui changent la vie : la loi du tapage et la
nécessité de l'illégalité féconde"
(Bernard Kouchner). Un grand démocrate, celui-là !…
Les reportages se succèdent à la télévision.
Yasser Arafat a été privé de messe de minuit le
soir de Noël. Quelle horreur ! Lui, si dévoué au
christianisme qu'il lance régulièrement des appels à
la guerre sainte musulmane. Lui, si pacifiste qu'il cite en exemple
les auteurs d'attentats terroristes. Et vous voudriez lui interdire
d'aller célébrer la naissance de Jésus ? Non… Pas
lui !
Certains journalistes rappellent, pour bien enfoncer le clou que la
femme d'Arafat est chrétienne : sans doute ont-ils oublié
qu'elle s'est convertie à l'islam pour épouser ce cher
Yasser, c'est un tout petit détail sans importance.
Les mêmes journalistes montrent Bethléem sans joie. Par
la faute des soldats israéliens, bien sûr… C'est bien connu,
il n'y a jamais eu d'attentat commis par des Arabes issus de Bethléem,
jamais ! Ou alors, c'était il y a longtemps, cinq ou six semaines.
Le temps passe tellement vite, mon bon monsieur. S'il fallait se souvenir
de tout !…
Et puis, les Arabes sont pauvres : on les a privés de la possibilité
de travailler pour des entreprises israéliennes, et cela simplement
parce que certains d'entre eux ont voulu jouer les bombes humaines…
Ne sont-ils pas odieux, ces Israéliens : prendre leurs précautions,
juste pour sauver la vie de quelques Juifs. D'autres reportages encore
montrent des enfants arabes de Cisjordanie qui ont des difficultés
à se rendre à l'école à cause de méchants
militaires sionistes qui devraient sans doute expier le fait de n'être
pas arabes en se faisant égorger sur place.
Aucun reportage ne parlera des incitations aux meurtres qui font le
quotidien des enfants arabes de Cisjordanie et de Gaza lorsqu'ils sont
à l'école. Aucun reportage ne posera la question de savoir
pourquoi, malgré les aides financières consenties, aucune
entreprise ne s'est implantée en Cisjordanie et à Gaza.
Aucun ne demandera comment les comptes bancaires des dirigeants "
palestiniens " se sont trouvés si bien remplis. La "
Palestine " : une idée qui rapporte si on sait se taire
quand il le faut… Et puis, c'est si facile de s'en prendre aux Juifs.
Il suffit de renouer avec de vieilles habitudes qui ne sont jamais loin,
et c'est moins dangereux que la critique de l'islamisme. C'est si facile
de s'en prendre à une société qui réussit
et qui crée. Tous les ressentimentaux, de l'extrême droite
à l'extrême-gauche qui entend détruire tout ce qui
ressemble à la noblesse d'âme et à l'accomplissement,
se retrouvent autour du même ennemi héréditaire.
Les Juifs réussissent : ils doivent être supprimés.
Si la presse écrite et les journaux télévisés
disaient la vérité, toute la vérité, ils
devraient se demander pourquoi le but de toute la population du Proche-Orient
n'est pas de vivre en paix et de prospérer. Ils devraient se
demander pourquoi certains préfèrent mourir plutôt
que de vivre libre, et préfèrent la haine à l'amour.
Ils devraient se demander pourquoi, alors que des falsifications flagrantes
de l'information ne cessent de circuler, ils se taisent délibérément
sur ces falsifications et se font les petits propagandistes du nazisme
des temps modernes… C'est si facile aussi de jouer les conformistes
et de pratiquer le seul racisme politiquement correct de nos jours :
l'antisémitisme déguisé en antisionisme… Des Juifs
le pratiquent aussi, dites-vous : ne savez-vous pas qu'Hitler lui-même
avait ses bons Juifs…
Pour montrer qu'elle n'est pas en retard d'un combat, l'Université
française se souvient des heures de gloire où elle a formé
quelques génocideurs et quelques criminels contre l'humanité,
et, avec un instinct très sûr, choisit le camp des buveurs
de sang : l'heure est au boycott des universités israéliennes.
Que c'est noble, que c'est courageux ! Entre une démocratie et
un tyran meurtrier, il faut, c'est bien connu, toujours choisir le tyran.
Entre une société où on entreprend et une société
où on rate tout, il faut choisir la société où
on rate tout. Le Président d'une université parisienne
voici quelques jours s'est rendu en Cisjordanie pour rencontrer des
confrères " palestiniens " : ont-ils lu Mein Kampf
en chœur pour s'endormir le soir ? Sur internet et ailleurs circulent
des listes de produits juifs à éviter. On n'a pas encore
ressorti en France l'étoile jaune, mais cela pourrait ne pas
tarder...
Bien évidemment, les antisémites des temps modernes diront
qu'ils ne sont pas antisémites du tout. Les antisémites
des années trente disaient eux aussi qu'ils n'avaient rien contre
les Juifs. Les antisémites d'aujourd'hui veulent simplement nier
aux Juifs le droit d'exister en tant que nation et en tant que culture.
Ce qui ne les empêche pas, au nom du " multiculturalisme
", de reconnaître aux Arabes du monde entier ce même
droit. Les antisémites d'hier avaient les mêmes buts. Ils
utilisaient simplement d'autres mots. Ils avaient bonne conscience,
comme les antisémites d'aujourd'hui ont bonne conscience. Ils
disaient qu'on prêtait trop d'attention aux Juifs, comme on me
dit aujourd'hui que je parle trop souvent des Juifs et d'Israël.