Intrusion
Les services de l'Éducation Nationale ont recensé un peu
plus de 2 000 actes d'intrusion agressive dans les écoles, lycées
et collèges au cours de l'année scolaire 2001-2002.
Pour de tels faits, le nombre de condamnations a été multiplié
par dix sur la période 1996-2000…
Immigrés
En incluant les enfants d'immigrés nés en France selon les
statistiques officielles de l'Insee, suite au recensement de 1999, on
aboutit à un nombre de 7,9 millions de personnes issues de l'immigration,
soit 13,5 % de la population présente en France métropolitaine.
43 % de ce total sont originaires d'Afrique ou de Turquie, tandis que
la population immigrée originaire de l'Union européenne
à quinze représente un peu moins de 15 % des effectifs.
Turquie
Les minorités chrétiennes qui représentaient 12 %
de la population turque en 1900, ne représentent plus que 0,6 %
des habitants de ce pays…
Mobiles
La France comptait 38 585 000 abonnés au téléphone
mobile au 31 décembre dernier. 49,8 % sont clients d'Orange, 35,1
de SFR et 15,1 de Bouygues Telecom.
Sida
En 2002, le virus du Sida a fait 3,1 millions de morts et contaminé
5 millions de nouvelles personnes portant à 42 millions le nombre
d'individus vivant avec le VIH dans le monde. 70 % des personnes atteintes
vivent dans l'Afrique subsaharienne…
Microsoft
Microsoft, avec son logiciel d'exploitation Windows installé sur
neuf ordinateurs sur dix dans le monde, réalise une marge bénéficiaire
de 86 % par rapport au chiffre d'affaires concerné !...
En 1946, le gouvernement français a imposé à l'ensemble
des salariés un système de retraite par répartition.
Les prestations servies aux salariés étaient financées
par les charges sociales payées par les entreprises. Un régime
général a été créé, rapidement
complété par toute une série de systèmes particuliers.
Au fil des ans, les prestations ont augmenté souvent bien plus
rapidement que les charges les alimentant. L'État a alors corrigé
le déséquilibre en augmentant nos impôts. L'évolution
en cinquante ans a abouti à un système totalement inégalitaire
et ubuesque.
Depuis 1960 deux réalités démographiques pèsent
sur les systèmes de retraite.
D'une part, le taux de natalité français étant inférieur
à 2,1 enfants par ménage, le nombre des actifs diminue alors
que le nombre des retraités reste stable. D'autre part, grâce
aux médecins, la durée de vie des retraités augmente
à une vitesse vertigineuse : 3 mois tous les ans.
Depuis une dizaine d'années, la France a fait le choix politique
de l'euro, ouvrant totalement ses frontières à des produits
étrangers. Auparavant, quand la France vivant en autarcie économique,
imposait des charges sociales aux entreprises, ces entreprises augmentaient
leurs prix pour rééquilibrer leurs trésoreries. Les
prix montaient et l'inflation faisait supporter à l'ensemble du
pays le coût des retraites. Depuis l'euro, les prix européens
sont imposés aux entreprises françaises par des entreprises
étrangères supportant moins de charges. Nos entreprises
ne peuvent plus augmenter leurs prix. Toute augmentation des charges les
élimine. Elles déposent leur bilan ou délocalisent,
ce qui augmente le chômage.
Le pouvoir politique connaît parfaitement ces trois réalités.
Il sait donc que le rééquilibrage des caisses de retraite
ne peut pas passer par une augmentation des charges des entreprises ou
des impôts de l'État. La France n'est déjà
plus compétitive. La seule solution économiquement adaptée
est d'augmenter la durée du temps de travail. C'est ce qu'ont fait
tous les pays développés.
Or le pouvoir politique français a fait exactement l'inverse. Il
a avancé l'âge de la retraite et institué la préretraite,
il a réduit le temps de travail hebdomadaire de 39 à 35
heures " pour donner des emplois aux chômeurs ". Le résultat
est navrant : la France est un des pays qui a le plus fort taux de chômage.
Comme en 1789
Les syndicats sont là pour défendre les droits acquis.
Ils se battent donc pour maintenir les prestations servies sans avoir
à augmenter les charges correspondantes : ils obligent donc le
gouvernement à augmenter les impôts pour financer les déséquilibres
de plus en plus élevés. Ils accentuent encore un peu plus
un système inégalitaire et injuste. La seule solidarité
qu'ils exigent est la suivante : que les autres payent pour maintenir
nos privilèges. On se croirait en 1789.
Cinquante ans de mauvaise gouvernance ont abouti à cette situation
ubuesque. Tellement ubuesque que pendant cinq ans Lionel Jospin et les
socialistes n'ont absolument rien fait pour ébaucher une solution.
Ils ont au contraire imposé au pays les 35 heures, c'est-à-dire
une réduction du temps de travail.
Différentes mesures collant aux réalités démographiques
et économiques sont cependant possibles.
- Favoriser l'équilibre démographique, obtenu avec un taux
de natalité de 2,1 enfants par femme. Les recettes sont parfaitement
connues et efficaces, mais il faut des incitations...
- Assurer la solidarité nationale en donnant à tous une
" retraite minimum " servie par l'État. Le financement
de cette retraite minimum sera fourni par un impôt type TVA ou CSG,
que tout le monde payera de façon identique. Il faut cesser de
nous faire croire qu'un autre peut payer à notre place. Le peuple
décidera alors des prestations souhaitées, donc des charges
correspondantes.
- Laisser ensuite chaque Français, enfin redevenu un citoyen libre
à qui on n'impose plus un système inégalitaire et
fou, négocier avec sa caisse de retraite habituelle (ou toute autre
caisse concurrente) la retraite complémentaire la mieux adaptée
à son cas particulier. Une infinie variété de solutions
est possible.
Il semble que le gouvernement actuel soit décidé à
aller dans le bon sens.