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Sommaire
Communication
TÉlÉvision
La France sera mise à l'amende par Bruxelles si elle ne renonce
pas rapidement à l'interdiction actuellement en vigueur de la publicité
à la télévision qui frappe encore la presse écrite,
le cinéma, la grande distribution et l'édition.
TF1
Avec la prochaine émission de télé-réalité
de TF1, annoncée pour le printemps, on va franchir une nouvelle
étape dans l'abêtissement du public. L'émission doit
s'appeler " Sex Bomb ". Elle sera enregistrée dans une
boîte de nuit. Des hommes défileront devant un parterre de
femmes, en étant priés de mettre leur corps en valeur...
Canal +
Le bouquet de 17 chaînes de CanalSatellite, détenu par Canal
+ et le groupe Lagardère, a doublé le nombre de ses abonnés
en quatre ans. Il en a maintenant un peu plus de deux millions. Du coup,
il fait concurrence aux abonnés de la chaîne cryptée,
qui en a eu jusqu'à 4,5 millions mais qui commence à en
perdre.
Marie-Claire
Le groupe Marie-Claire vient de lancer sa 25e édition en Chine.
Premier tirage : 250 000 exemplaires.
Numéro 1
Le rappeur blanc Eminem est le numéro 1 outre-Atlantique des ventes
de disques en 2002, avec 7,4 millions d'exemplaires vendus pour son album
" Eminem Show ".
Patrick Bruel
En 2002, Patrick Bruel a encaissé 5,2 millions d'euros. Ses revenus
le placent devant Renault et Jean-Jacques Goldman. Johnny Hallyday ne
serait que quatrième avec 3,4 millions d'euros.
Promo
" Comme la télévision se sert de moi, je me sers d'elle
pour faire ma promo " (Elie Semoun).
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Article du journal Les 4 vérités Hebdo ,
http://www.les4verites.com
Pas d'euthanasie sans loi !
Pierre Lance pierre.lance@wanadoo.fr
Dans notre N° 379, le Dr Richard Hanlet a commenté mon article
" Euthanasie et démocratie " de façon mesurée,
exprimant ses réticences à l'adoption d'une loi autorisant
l'euthanasie volontaire. Ces réticences, pour honorables qu'elles
soient, me semblent faire bon marché des principes de la démocratie.
Le Dr Hanlet et certains de ses confrères semblent prêts
à se contenter de la clandestinité arbitraire, assortie
de la dépénalisation demandée par l'ADMD. Dépénaliser,
cela signifie qu'on n'applique pas les rigueurs de la loi existante, qui
considère l'euthanasie comme un assassinat. Comment envisager que
l'État promulgue une loi stipulant qu'on n'en n'applique pas une
autre dans certains cas ? Ce serait l'institutionnalisation du chaos.
Et je pose les questions suivantes :
1 - Sans la garantie d'une loi précisant clairement ce qui est
licite et ce qui ne l'est pas, combien de personnes, parmi celles confrontées
à ces circonstances, prendront un risque judiciaire auquel rien
ne les obligera ? Et qui aurait le droit de l'exiger d'elles ?
2 - Parmi le personnel médical, en première ligne dans cette
affaire, combien y aura-t-il de personnes dont les convictions religieuses
leur interdiront d'envisager une solution euthanasique ? Et qui pourrait
leur demander de passer outre à cette crise de conscience ?
3 - Si une personne de l'entourage familial de l'intéressé
prend, par affection, l'ultime décision, mais qu'elle se trouve
être héritière de l'euthanasié, ce qui sera
le cas le plus fréquent, qui empêchera qu'elle puisse être
soupçonnée d'avoir agi principalement par intérêt
?
4 - Comment peut-il exister un " pouvoir médical " dans
un État de droit ? Il n'existe en démocratie, nul ne l'ignore,
que trois pouvoirs constitutionnels : le pouvoir législatif, le
pouvoir exécutif et le pouvoir judiciaire. Si le pouvoir législatif
ne prend pas ses responsabilités par une loi spécifique
instituant un droit, comment les deux autres peuvent-il agir sans tomber
dans l'arbitraire ?
5 - Si l'euthanasie réclamée par un souffrant incurable
n'a aucune voie légale de recours, si elle dépend totalement
de la compassion et du courage, nécessairement rares, d'un médecin,
d'une infirmière ou d'un proche, fussent-ils plus ou moins "
dépénalisés " par des juges arbitrairement "
compréhensifs ", que devient l'égalité des droits
et des chances de tous les citoyens, base intangible de la démocratie
? L'euthanasie à la tête du client et à la grâce
du médecin ne devient-elle pas alors la plus ignoble des loteries
?
Nous y passerons tous !
On craint les dérives et les abus ? Mais nous sommes actuellement
plongés dans la dérive scandaleuse et l'abus permanent !
Au moment où j'écris ces lignes, au moment où vous
les lirez, des milliers de personnes souffrent et souffriront la torture
et le désespoir dans tous les hôpitaux-mouroirs de France
et de Navarre. Et nous savons tous qu'il y en aura de plus en plus, puisque
nous ne cessons d'allonger la durée de la vie, sans être
pour autant capables d'allonger celle de la jeunesse et de la santé.
Or, à part les victimes de morts subites, nous y passerons tous
!
Comment peut-on opposer, à cette dérive aussi réelle
qu'odieuse, à ces abus aussi cruels que quotidiens, des dérives
imaginaires et des abus hypothétiques ? Ce serait la pire des folies
que de paralyser l'évolution de la société en agitant
l'épouvantail de dérives improbables que la mission du législateur
est précisément de prévoir et de prévenir.
En l'absence d'une loi fixant avec précision les modalités,
deux abus opposés sont possibles, en fonction des craintes ou des
intérêts en présence :
a) soit on euthanasie une personne qui, peut-être, à ce moment
précis, ne le souhaite pas vraiment,
b) soit on maintient en vie artificiellement une personne souffrante qui
souhaiterait mourir.
Est-il besoin de dire que c'est ce deuxième abus dont sont actuellement
victimes des milliers de grabataires, dont le sort ne serait en aucune
façon amélioré par la " dépénalisation
". Aussi exposerai-je dans un prochain article les éléments
d'une proposition de loi précisant toutes les précautions
et garanties nécessaires.
Quant aux soupçons légitimes qu'exprime le Dr Hanlet concernant
les capacités de notre personnel politique à promulguer
une loi correcte à ce sujet, je répondrai que si nous laissons
ce scepticisme s'emparer de nous, nous n'avons plus qu'à saborder
" Les 4 Vérités ", nous enfouir la tête
dans le sable, ne plus débattre de rien, ne plus réfléchir
à rien et somnoler en attendant les derniers soubresauts de la
décadence. Ce n'est pas là le bois dont je me chauffe.
Article du journal
Les 4 vérités Hebdo http://www.les4verites.com
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