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Sommaire
Sic
Arrogance
La nouvelle présidence grecque de l'Union européenne a tenu
à rappeler, le 10 janvier, à Athènes, que l'Europe
s'était fixé comme objectif de devenir, en 2010, "
l'économie la plus compétitive du monde ".
Immigration
" L'immigration peut être, pour l'Europe, un vrai plus pour
faire face au vieillissement ou aux problèmes de compétitivité
" (Georges Papandréou, ministre grec socialiste des Affaires
Étrangères).
Socialistes
" Il y a deux tendances au PS : ceux qui visent la conquête
du parti et qui préconisent une ligne dure, parce que le pouvoir
au PS se gagne à gauche, et ceux qui visent l'élection présidentielle
et qui ont une attitude plus centriste, parce que la présidentielle
se gagne au centre " (Jacques Julliard).
Turquie
" Je serai favorable à l'entrée de la Turquie en Europe
quand les États-Unis accepteront le Mexique comme 51e état
américain " (Alain Madelin).
Concurrence
" La concurrence n'est pas une fin en soi. L'important est qu'elle
contribue au développement économique et social des pays
où elle s'exerce " (Jean-Michel Hubert, 63 ans, ex-président
de l'Autorité de régulation des télécommunications,
ART). Mais, c'est le seul moyen du développement…
Prélèvements
" Si on veut que les citoyens croient que leur revenu net va augmenter
et leurs impôts baisser, il faut baisser les dépenses. Sinon,
les gens tablent sur une future hausse d'impôts " (Institut
d'économie mondiale de Kiel).
Emplois-jeunes
" Dans ma commune, j'ai 20 emplois-jeunes. Je vais les intégrer.
Lorsque nous allons devoir prendre en charge leur salaire et leurs cotisations
sociales, cela se traduira par des impôts en plus " (Thierry
Foucaud, 45 ans, sénateur-maire communiste d'Oissel - 76).
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Article du journal Les 4 vérités Hebdo ,
http://www.les4verites.com
Ce que mon pays devient
Guy Millière < MGuymilliere @aol.com >
Il traîne en France, ces temps-ci, de bien mauvaises odeurs. La
gauche politique, pour s'essayer à exister encore recourt aux mensonges
les plus éculés et s'essaie à rassembler les troupes
qui lui restent en utilisant de vieux réflexes post-soixante-huitards
où le policier est toujours méchant, et où la recherche
de l'ordre et de la sécurité devient aussitôt "
l'antichambre du fascisme ". En face, la droite au pouvoir essaie
de rassurer, tout en s'efforçant de ne jamais commettre le geste
de trop qui jetterait les syndicats dans la rue et provoquerait la paralysie
du pays. Ceux qui auraient pu rêver de réformes audacieuses
susceptibles de redonner un sang neuf à l'esprit d'entreprise et
à la liberté devront attendre. Le plus inquiétant
n'est pas là, cependant.
Non, le plus inquiétant est de voir se développer une sous-culture
du stéréotype et de l'indigence. Quelques grandes chaînes
de télévision ont découvert qu'en éduquant
des jeunes gens comme des chiens savants, on pouvait créer des
succès artistiques écrasants. La France qui s'est passionnée
pour Loft Story apporte désormais ses suffrages à la Star
Academy et à Popstars. Les directeurs de grandes maisons de disques
se frottent les mains, et disent que l'heure n'est plus aux auteurs-compositeurs
ou à la chanson à texte. Les mêmes chaînes de
télévision délaissent le plus souvent les sujets
qui peuvent fâcher.
Les informations ressemblent de plus en plus à cette rubrique journalistique
qu'on appelait autrefois les " chiens écrasés ".
Vous saurez tous, dans les plus menus détails, quelle fut, au centimètre
près, l'épaisseur des premières neiges dans le Jura,
mais si on vous parle de politique internationale, attendez-vous à
l'indigence, au minimalisme et à la désinformation. Surtout
lorsqu'il s'agit de trois sujets majeurs : la politique étrangère
américaine, Israël et l'islam.
Pour le premier de ces sujets, on vous répétera jusqu'à
satiété, et jusqu'à ce que cela reste gravé
entre vos deux oreilles, que George W. Bush est un imbécile doublé
d'une crapule et qu'il veut absolument la guerre. Pourquoi ? Par incapacité
de contrôler ses pulsions, sans doute. Ou alors par intérêt
financier. Le journaliste qui vous gratifie de ses commentaires n'a jamais
entendu parler de menace terroriste. Il n'a jamais non plus entendu parler
de totalitarisme : c'est pour cela qu'après ses déclarations
anti-Bush, il peut aller, très décontracté, interviewer
l'Irakien moyen qui lui dira, spontanément bien sûr, qu'il
aime beaucoup Saddam Hussein. Après tout, les Russes eux-mêmes
aimaient beaucoup Joseph Staline dans les années trente. Les sentiments,
cela ne se commande pas… De toute façon qui contredirait le journaliste
: pas la droite au pouvoir, qui défend avec cynisme et myopie les
intérêts économiques de la France, pas la gauche qui
ne veut pas s'aliéner les voix musulmanes, pas l'extrême
gauche et l'extrême droite qui, en ce domaine, font slogans communs
et chantent en cœur leur amour pour le tyran de Bagdad.
Pour le second sujet, Israël, vous aurez beau chercher, on ne vous
dira pas qu'il s'agit d'une démocratie assiégée par
des dictatures et que si la paix ne règne pas, c'est à cause
du fanatisme suicidaire et meurtrier des dirigeants " palestiniens
". Vous n'y songez pas. Là encore, il ne faut pas fâcher
les musulmans et les antisémites avoués ou inavoués
qui jonchent l'opinion publique comme les traces d'une vieille moisissure.
Il ne faut pas s'encombrer non plus d'éthique ou de scrupule intellectuel.
Mieux vaut jouer la fausse neutralité, et parler d' " engrenage
de la violence ". C'est tout de même plus subtil que ce manichéisme
utilisé par les abrutis de la Maison Blanche qui veulent voir une
différence entre le bien et le mal. Pour la subtilité française,
sachez-le, il n'y a ni bien ni mal. Tenir un discours de gauche, c'est
bien, avoir le portefeuille à droite, c'est bien aussi. Badigeonner
sa haine des Juifs aux couleurs de l'antisionisme, c'est bien, mépriser
l'Amérique c'est encore mieux. Parler des valeurs de l'Occident,
ce n'est pas vraiment que ce soit mal, c'est tout simplement ringard.
Pour le troisième sujet, reprenez les mêmes catégories
mentales. Soyez faux et neutres. Glissez vite sur l'islamisme et parlez
de l'âge d'or et du temps des Mille et une nuits. Si on vous dit
que la charia et la lapidation des femmes gagnent du terrain en Afrique
subsaharienne, dites qu'il s'agit-là encore d'un engrenage de la
violence et d'un conflit religieux où les Chrétiens ont
leur part. L'islamophilie en France aujourd'hui, cela ne coûte rien,
et cela peut rapporter gros. Et puis, comme le disait voici peu un dignitaire
socialiste, on ne va tout de même pas risquer de froisser les fidèles
de ce qui sera bientôt la première religion de France.
On m'a écrit récemment que je n'aimais pas mon pays, c'est
inexact : je n'aime pas ce que mon pays devient.
Article du journal
Les 4 vérités Hebdo http://www.les4verites.com
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