Sommaire

 

Sic
UMP
" Si Alain Juppé veut constituer un parti dominant, il faut qu'il accepte en son sein des débats d'opinions et des courants d'idées " (Nicolas Dupont-Aignan).

Déficit
" De combien les dépenses de l'État sont supérieures à ses recettes ? C'est 15 %, soit 50 milliards d'euros ! " (Francis Mer).

Deustchemark
" Il est évident que l'Allemagne a besoin d'une dose de déflation. Prix et salaires sont trop élevés. Si l'Allemagne avait encore le Deustchemark, elle pourrait y parvenir par le biais d'une dévaluation. Mais elle a aujourd'hui l'euro… " (Milton Friedman, prix Nobel d'économie).

Innovation
" Dans un monde globalisé où tout s'égalise rapidement, la seule chance que nous ayons de garder longtemps un niveau de vie élevé, c'est d'avoir un niveau de connaissance meilleur que les autres " (Lionel Fontagné, professeur d'économie à Paris-I).

Europe
" L'Union européenne a-t-elle vocation à devenir un ensemble unifié, avec un système de pouvoir unique, comme le rêvent certains, et le redoutent d'autres ? C'est la première question que j'ai posée à la Convention, et la réponse a été quasi unanimement négative " (Valéry Giscard d'Estaing).

Gourmandise
Apollonia Poilâne, fille de Lionel, disparu le 31 octobre, a transmis au Pape une supplique de son père tendant à remplacer le péché de gourmandise, un des sept capitaux, par celui de gloutonnerie. La demande est appuyée par la description des nombreux festins rapportés dans la Bible...

Claude Chirac
Déjà auteur d'une biographie complaisante de Martine Aubry, Isabelle Giordano prépare un " portrait intime " de Claude Chirac. Également publié chez Grasset.

 

 

Article du journal Les 4 vérités Hebdo , http://www.les4verites.com

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Guy Millière < MGuymilliere @aol.com >


Bien que le fan club de Saddam grossisse de jour en jour, la guerre avec l'Irak approche vraisemblablement. Elle aura des conséquences profondes, durables, et sous-tendra un remodelage de l'ordre du monde. Les dirigeants européens le savent, et c'est pour cela qu'ils hésitent, qu'ils tremblent et manipulent l'opinion publique. Les dirigeants du monde arabe le savent aussi, et c'est pour cela qu'ils se taisent et se terrent. Les dirigeants américains le savent mieux que personne, mais ils avancent, les idées claires et le regard déterminé, parce qu'ils savent qu'il n'y a pas d'autre choix.
Le monde musulman est profondément malade, et l'urgence s'impose. Saddam Hussein nargue l'Occident depuis plus de dix ans, et il est devenu une sorte de symbole vénéneux et pathogène. Abattre le symbole sera abattre bien davantage que Saddam lui-même.
Saddam Hussein n'est pas le seul au Moyen-Orient à se rêver en nouveau Saladin des temps modernes, mais il est le seul à tenter de concrétiser ses rêves en développant et en stockant, n'en déplaise aux crédules béats et autres Blix, des armes bactériologiques et chimiques.
Saddam Hussein n'est pas le seul autocrate mégalomane à se conduire en tortionnaire de son propre peuple, mais il est le seul à aider aussi ouvertement qu'il le fait des groupes terroristes (oublie-t-on son implication dans le premier attentat contre le World Trade Center ? Oublie-t-on qu'il a offert l'asile à Abou Nidal, contre menus services ?), le seul à récompenser financièrement comme il le fait les familles d'auteurs d'attentats, et le seul à pouvoir fournir à de futurs terroristes les moyens d'effacer silencieusement et ignominieusement de la surface de la terre des centaines de milliers d'Occidentaux.
Saddam Hussein dispose, qui plus est, de ressources pétrolières importantes : mettre fin au régime de Saddam permettra de mettre fin à un embargo qui pénalise le peuple irakien davantage que ses dirigeants, et permettra aussi de mettre fin à divers trafics louches faisant que l'Irak exporte son pétrole quand même et utilise l'argent du pétrole pour des objectifs plus que douteux qui, s'ils contribuent à remplir les caisses de diverses entreprises européennes peu scrupuleuses, n'en risquent pas moins, si rien ne change, de nous exploser bientôt au visage. L'argent du pétrole doit revenir au peuple irakien, pas à son bourreau.
On pourrait ajouter que Saddam Hussein n'est pas le seul et unique visé. L'opération lancée devrait ressembler à une partie de billard. Toucher la boule Saddam, ce sera déstabiliser la boule Iran, et toutes les autres boules du Proche-Orient. Ce sera en finir avec les mollahs et le Hezbollah, avec Arafat et le Hamas. Ce sera pouvoir parler sur d'autres bases aux dirigeants du régime saoudien, et leur rappeler que la séparation de leur version de l'islam fondamentaliste, le wahhabisme, et des pétrodollars est plus que jamais à l'ordre du jour. Ce sera assurer la paix pour Israël, et placer la Chine un peu davantage sous surveillance, elle qui s'approvisionne en pétrole très largement dans les pays touchés par la recomposition à venir.
L'opération lancée devrait avoir des conséquences plus vastes encore, et montrer au reste du monde musulman, jusqu'en nos banlieues, que l'affrontement avec l'Occident est une impasse qui conduit à la mort inutile, et qu'un rapport constructif à l'Occident, par contre, paie…
Cela ne nous est pas dit chaque jour, mais nous sommes tous menacés. L'Europe est vraisemblablement même plus menacée que les États-Unis, elle sur le territoire de qui les islamistes ont pu se disséminer depuis des années avec la complaisance très lâche des autorités politiques. Cela ne nous est pas dit mais en terre d'islam et là où vivent des semblables de Saddam Hussein, on fait une grande différence entre le faible et le fort, entre le chien déjà dressé et le rebelle, et la victoire, souvent, change tout. Les États-Unis seront forts et victorieux, et cela changera tout.
Il n'y a pas d'autre choix, notais-je plus haut, et, je dois dire maintenant que ce n'est pas totalement exact : il reste, devrais-je dire, le choix de la servitude, le choix de la soumission, le choix européen actuel en somme… Simplement, ce choix s'estompe à grande vitesse car les États Unis s'éloignent mentalement et culturellement de l'Europe, et l'idée d'être servile et de se soumettre n'effleure pas l'esprit d'un Américain sensé.
Je devrais dire, donc, il n'y a pas d'autre choix pour un pays occidental encore digne de ce nom, et conscient encore du message que l'Occident a tenté d'apporter au monde au fil du temps. Les États-Unis sont encore un pays occidental digne de ce nom. George W. Bush est encore un dirigeant occidental digne de ce nom. C'est précisément pour cela que les Européens ne le comprennent pas… On leur expliquera plus tard.

 

 
 
 
 
 
 

 

 

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