Sommaire

 

Essayer gratuitement
" Les 4 Vérités-Hebdo "

Les quatre
prochains numéros papier chez vous.

remplir un formulaire

Faîtes connaître
autour de vous
" Les 4 Vérités-Hebdo "

Gratuitement, les quatre
prochains numéros.

remplir un formulaire

 

Islamisme, Terrorisme, Israël

Un totalitarisme qui s'enhardit,
Une violence aveugle,
Une nation en première ligne

La revue de presse de LIBRE-INFORMATION

Trois sujets chaque jour
Plus cruciaux,

 

 

Article du journal Les 4 vérités Hebdo , http://www.les4verites.com

Les 4 vérités hebdo est un hebdomadaire papier Vous pouvez en demander un abonnement gratuitet le recevoir ainsi par la poste pendant 1 mois.

 


Alain Dumait < 4verites@wanadoo.fr >

La bévue dans l'affaire ivoirienne commise personnellement par Jacques Chirac, une nouvelle fois mal conseillé par Dominique de Villepin (le même qui l'avait poussé à la dissolution en 1997, et que Bernadette Chirac ne peut d'ailleurs pas supporter…) aura des conséquences durables même si elles sont encore difficiles à apprécier.
Les négociations de paix de Marcoussis étaient certes une bonne initiative, d'ailleurs couronnée de succès. Sous l'autorité de Pierre Mazeaud, 72 ans, l'ensemble des parties en présence, rebelles compris, se sont mis d'accord sur le principe d'un gouvernement de réconciliation nationale sous l'autorité du Président élu légitime, Laurent Gbagbo, en place jusqu'à la fin de son mandat, en 2005.
À partir de là, il fallait évidemment laisser faire ce dernier, quitte à le conseiller efficacement. Au lieu de quoi, selon des témoignages convergents, c'est Jacques Chirac lui-même qui s'est mis en tête de constituer la liste des membres du nouveau gouvernement ivoirien, dans un style proprement colonial !...
Rentré à Abidjan, et sauf à être rapidement renversé, le Président Gbagbo ne pouvait que tergiverser, mettant ainsi la France au pied du mur : s'opposera-t-elle ou non aux troupes rebelles marchant sur Abidjan quand les combats reprendront ? Et pouvons-nous à la fois assurer la défense d'un gouvernement légitime tout en accordant une étonnante reconnaissance diplomatique à des groupes rebelles, évidemment armés de l'extérieur, ayant tout au plus quelques semaines d'existence ?
Le désastre ivoirien n'aura pas seulement des conséquences durables pour ce pays, pour nos compatriotes qui y étaient installés, pour l'ensemble de l'Afrique de l'Ouest, elle en aura aussi, bien sûr, sur la crédibilité de notre action diplomatique, en tout cas au moins dans toute l'Afrique, où le message a été reçu " cinq sur cinq " : il suffit de trouver un peu d'argent auprès d'un État étranger (Burkina Fasso, Libye ou Arabie Saoudite…), acheter des armes, recruter quelques soldats de fortune, et on peut devenir, selon la France, pour commencer, ministre d'État, chargé du ministère de la Défense ou celui de l'Intérieur…
De même, dans le dossier irakien, la France a tout d'abord joué un rôle certainement utile tendant à élargir, à l'Assemblée générale des Nations Unies, le consensus international pour faire pression sur le dictateur irakien afin qu'il désarme réellement et rapidement. En insistant pour qu'une action militaire soit couverte par une nouvelle délibération du Conseil de Sécurité, la diplomatie française contribuait à asseoir la légitimité et le bon droit des États-Unis.
Mais, depuis lors, on assiste à une dérive nettement anti-américaine et pro-irakienne qui n'est pas sans rappeler l'époque du flirt outrageant affiché, de 1974 à 1976, entre l'actuel Président de la République et le futur Président irakien. Comme si Jacques Chirac participait de cette fascination typiquement française, et bien marxiste, pour les rebelles, les dictateurs et les terroristes !
À peine réactivée, l'alliance franco-allemande tourne également au désastre diplomatique, avec le camouflet infligé par huit chefs
d'États européens, à la une du " Times " de Londres, annonçant que pour leur part, ils soutiendront évidemment les États-Unis d'Amérique, sans état d'âme, dans l'affaire irakienne. C'est d'ailleurs au moment où l'économie allemande se débat dans les pires difficultés, où le chancelier socialiste Gerhard Schroeder devient minoritaire dans l'opinion que Jacques Chirac trouve opportun de privilégier cette alliance…
Le moins qu'on puisse dire est que la politique extérieure de la France ne semble pas être présentement dans les mains de personnes très qualifiées (voir page 3, l'article de l'Ambassadeur de France, Christian Lambert).
Comme la gouvernance, bonne ou mauvaise, forme un tout, les résultats ne sont pas meilleurs en ce qui concerne la situation intérieure.
Semaine après semaine, l'économie française s'enfonce dans la crise. Par rapport à tous ses principaux concurrents, et quel que soit le critère de comparaison, la France recule dans tous les classements publiés. Pour le revenu par tête d'habitant, elle est tout à fait en queue du peloton de l'Europe des quinze, alors qu'elle était encore troisième en 1992 (selon le classement Eurostat).
Il n'y a pas de prospérité collective sans mobilisation effective de l'opinion et en particulier, des agents économiques efficaces. Pour créer des emplois, il faut permettre aux entrepreneurs de le faire plutôt que de les décourager. Ce n'est pas en gardant les 35 heures, l'essentiel de la soi-disant loi de modernisation sociale et la retraite à 60 ans qu'on y parviendra. Ce n'est pas en se focalisant sur les entrepreneurs " voyous " qu'on fera naître des vocations de créateurs. Ce n'est pas en faisant croire aux syndicalistes stipendiés qu'ils représentent les forces vives qu'on réveillera l'esprit d'entreprise. Ce n'est pas en flattant les cultureux subventionnés, en leur disant (comme Jacques Chirac dimanche dernier) qu'ils sont les porte-paroles de la société civile qu'on redonnera à la jeunesse le goût simple de la saine compétition.

 

 
 
 
 
 
 
 

 

 

Article du journal Les 4 vérités Hebdo http://www.les4verites.com