Sommaire

 

 

Sic

Sacrifices
" Si les musulmans ne peuvent plus sacrifier le mouton de l'Aïd el-Kebir ailleurs que dans les abattoirs officiels, ils le feront dans la cave, le garage ou le jardin " (Abdelali Mamoun, imam originaire de Mantes-la-jolie). Et vive les lois laïques !…

Spoliations
" Le dossier de mon père, Géo Koger (auteur de chansons comme " j'ai deux amours ", " la java bleue "…), est toujours à l'étude dans le cadre de la commission Drai, chargée de résoudre la question de la spoliation des droits d'auteur des créateurs juifs pendant la guerre 39-45 " (Vline Buggy). " Le temps, c'est des morts "…

Drapeau
Xavier Darcos, ministre délégué à l'enseignement scolaire, souhaite " que le drapeau tricolore flotte au-dessus de l'entrée de chaque école de France ".

Tabac
Jean-François Mattei, ministre de la Santé, est favorable à l'interdiction de la vente de tabac aux mineurs de moins de 16 ans. Comme pour l'alcool. Car ce sont " des drogues mortelles "…

Prostitution
La commune de Marrickville, près de Sydney, en Australie, vient d'autoriser l'exercice de la prostitution à domicile, à la condition " qu'il n'y ait qu'une seule personne prostituée par habitation ".

ISF
Les présidents des commissions des finances de l'Assemblée Nationale et du Sénat, ainsi que leurs rapporteurs généraux, sont favorables à une réforme de l'ISF tendant à exonérer la résidence principale, à plafonner la contribution en pourcentage des revenus et à actualiser le barème en fonction de l'inflation. Mais Chirac ne veut pas en entendre parler…

Mort
" Bien mourir, cela fait partie d'une vie réussie " (André Comte-Sponville, philosophe).

 

Article du journal Les 4 vérités Hebdo , http://www.les4verites.com

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Guy Millière

Certains lecteurs m'ont accusé d'américanolatrie. Il est exact que j'aime la société américaine. Il serait pour autant inexact de penser que cet amour est irrationnel. Étant un adepte de l'esprit d'entreprise, et considérant, pour des raisons économiquement et historiquement démontrables, que l'ensemble de ce qui constitue notre prospérité, notre bien être et notre liberté est le fruit du capitalisme démocratique, je ne peux qu'apprécier le pays qui depuis plus de deux siècles a été le plus ouvert à l'esprit d'entreprise et le plus constamment fécond en termes de capitalisme démocratique. Détestant la dictature, le ressentiment, et considérant que le socialisme a été le plus grave fléau à s'abattre sur l'humanité aux xixe et xxe siècles, je me dois de constater que les États-Unis sont, avec la Grande-Bretagne, le seul pays à avoir connu une stabilité institutionnelle démocratique de longue durée ; je me dois de constater aussi que les États-Unis sont sans doute le pays où le ressentiment est le moins implanté, et, ce qui découle logiquement, le pays du monde occidental où l'idée même de socialisme fait l'objet de la plus grande défiance.
Aux États-Unis, Lionel Jospin serait un gauchiste marginal, et pourrait donner des conférences dans quelques universités, il n'aurait jamais pu prétendre à une quelconque carrière politique, tout comme l'ensemble des autres dirigeants socialistes français d'ailleurs… Aux États-Unis, le gouvernement actuel de la France apparaîtrait comme un gouvernement de centre-gauche trop timoré pour être crédible, et Jacques Chirac aurait été condamné à une retraite anticipée depuis longtemps. La francisque sous Vichy et le faux attentat de l'Observatoire auraient obligé François Mitterrand à retourner à ses chères études dès les années soixante.
Si je contemple le cours du xxe siècle, les États-Unis me semblent plus précieux encore. Si les États-Unis n'étaient pas intervenus au cours du premier conflit mondial, tout incite à penser que l'autodestruction européenne se serait poursuivie plus longtemps et aurait fait bien davantage de morts et de mutilés. Si les Européens avaient écouté les dirigeants américains au moment du traité de Versailles, on peut penser que la voie qui a mené Adolf Hitler vers le pouvoir n'aurait jamais été tracée, et que les conséquences atroces du nazisme n'auraient jamais vu le jour. Si les États-Unis n'avaient fini par intervenir pendant la Seconde Guerre Mondiale, nous parlerions allemand ou russe, mais pas français, et le général De Gaulle n'aurait pu prendre les postures du mégalomane clamant que la France s'est libérée toute seule. Sans les États-Unis, plus tard, l'Union Soviétique aurait vraisemblablement fini par conquérir le monde. Je tiens à la disposition de qui souhaite les voir, tous les textes montrant que l'Union Soviétique ne s'est pas effondrée toute seule et que, pendant les années Reagan, il y a eu une stratégie. Je remercie chaque jour la providence que les États-Unis aient vu le jour, et soient devenus ce géant bienveillant qui trois fois au cours du siècle écoulé nous a permis d'échapper au pire. Et je remercie même la providence d'avoir fait que les États-Unis aient préservé la liberté de tous en Europe, y compris la liberté de dire n'importe quoi, d'exprimer une haine irrationnelle et de faire preuve d'ingratitude. Je remercie les États-Unis d'avoir, après le 11 septembre, pris la mesure de la menace et commencé à mener la guerre sans fléchir contre la terreur et l'islamisme : le fait est que seuls les États-Unis ont le courage, la force et la détermination nécessaires.
Je sais qu'il y a eu des ratés. La guerre du Vietnam a été menée en dépit du bon sens et aurait pu être gagnée en quelques mois si des politiciens trop à gauche n'avaient freiné les militaires. John Kennedy s'est rarement révélé à la hauteur des circonstances et a, entre autres, abandonné les Cubains libres au moment du lamentable raté de la Baie des Cochons. Jimmy Carter a été une catastrophe en politique étrangère et a permis ce qui a été la plus grande avancée territoriale de l'empire soviétique depuis les années quarante, ainsi que l'arrivée au pouvoir du premier régime islamiste, celui de Khomeyni en Iran (c'est sans doute ce palmarès grotesque et sanglant qui lui a valu voici peu le prix Nobel de la Paix). Bill Clinton a semblé plus intéressé par sa façon d'humecter les cigares que par la géopolitique...
Il n'empêche qu'au-delà des ratés, nous devons énormément aux États-Unis. Peut-être est-ce parce qu'il est difficile d'admettre que nous leur devons tant que nous pestons contre eux. C'est si difficile de dire merci quand rien ne vous y oblige. Et puis les États-Unis sont partis de rien et sont devenus la seule grande puissance du monde en quelques décennies : cela devrait faire rêver et servir d'exemple à ceux qui veulent réussir. Il semble qu'en l'Europe décadente d'aujourd'hui, on préfère l'échec et la jalousie. Et si c'était là le nœud du problème ?

 

 
 
 
 
 
 

 

 

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