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Islamisme, Terrorisme, Israël, Irak

Un totalitarisme qui s'enhardit,
Une violence aveugle,
Une nation en première ligne

Et une guerre qui se prépare

La revue de presse de LIBRE-INFORMATION

Trois sujets chaque jour
Plus cruciaux,

 

Article du journal Les 4 vérités Hebdo , http://www.les4verites.com

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Alain Dumait

La question de savoir s'il convient, ou non, d'aller faire la guerre demain matin à l'Irak de Saddam Hussein n'est pas de celles auxquelles on peut répondre au débotté, sans avoir placé les éléments d'appréciation disponibles dans leurs contextes, avec les perspectives historiques adéquates.
J'admire toujours ceux qui, longtemps après les événements, ont l'impudeur d'exposer ce qu'il aurait fallu faire ou ne pas faire, comme s'ils étaient eux-mêmes assurés qu'ils n'auraient pas manqué d'agir ainsi. Restons plutôt modestes dans la façon d'énoncer nos certitudes. Et comme celles-ci sont très diverses à droite, ouvrons les colonnes des " 4 Vérités Hebdo " à cette diversité de points de vue. Une fois de plus.
Je remarque ensuite que les points de vue de la France et des États-Unis, tels qu'ils sont officiellement exprimés par Jacques Chirac et par Colin Powell, ne sont pas si éloignés que cela semble.
Le premier a plusieurs fois réaffirmé qu'il était, lui aussi, partisan d'un désarmement de l'Irak, c'est-à-dire de la destruction des armes dites de destruction massive encore détenues par ce pays.
L'existence de ces armes ne fait aucun doute, même si les inspecteurs de l'ONU ne les ont pas encore trouvées. Car celles qui figuraient dans les inventaires établis avant 1998 n'ont pas été retrouvées. Et on attend toujours que l'Irak veuille bien expliquer à la communauté internationale ce qu'elles sont devenues, ou bien quand et comment elles ont été détruites. C'est l'obligation que lui font aussi bien la résolution 1441 que les seize précédentes. Ce sont elles qu'elle viole en permanence. C'est ce qui légitime, pour les Américains, le recours à la force. Et, aussi longtemps que le désarmement irakien n'aura pas eu lieu, les Américains prétendent maintenir et renforcer leurs dispositifs militaires. Ce que Jacques Chirac approuve quand il déclare, dans l'entretien qu'il a donné à " Times Magazine " que l'Armada américaine sera de toute façon pour beaucoup dans le désarmement irakien.
Si l'on considère les déclarations des uns et des autres au pied de la lettre, le désaccord entre les États-Unis et la France ne porterait pas sur la finalité mais seulement sur la stratégie.
La France plaide pour le renforcement des moyens des inspecteurs et aussi pour que soient donnés aux inspecteurs de l'ONU des objectifs plus précis, en même temps que de nouveaux ultimatums seraient adressés au dictateur irakien. Le gouvernement de George Bush estime, pour sa part, qu'on a assez tergiversé.
Sans doute une action recueillant l'unanimité, ou presque, du Conseil de sécurité d'abord, de l'Assemblée générale des Nations unies ensuite, serait préférable à un engagement unilatéral même légitime des États-Unis. Mais la différence résultant de ces deux hypothèses est finalement assez limitée. Dans les deux cas de figure, la principale interrogation porte sur l'efficacité réelle et durable d'une action militaire en Irak. Car chasser un tyran est une chose. Le remplacer durablement par un régime différent et efficace en est une autre…
On sait aussi, notamment depuis le 11 septembre 2001, que des groupes terroristes déterminés et a fortiori des états voyous, peuvent très bien à eux seuls porter la guerre où ils l'entendent. Et, l'Occident dans son ensemble, les États-Unis en particulier, sont désignés comme une cible à abattre, par les uns et par les autres. Il convient donc de se défendre et il est raisonnable de le faire préventivement.
Comme c'est tout l'Occident qui est visé, la division de celui-ci peut lui être mortelle. C'est la première critique qui vient à l'esprit de la position de Jacques Chirac dans cette affaire. L'Amérique, que cela plaise ou non, est aujourd'hui le gendarme du monde, et le seul à l'être. Si l'on veut contester cette situation, il faut préalablement s'en donner les moyens, notamment au plan militaire. Ce qui supposerait d'une part, une Europe de la défense (à laquelle la Convention présidée par Valéry Giscard d'Estaing tourne résolument le dos…), et d'autre part, des moyens matériels, réunis dans un budget, qui devrait être trois à quatre fois plus élevé que celui que représenterait la seule addition des moyens mis en oeuvre séparément par chacun des actuels pays membres...
C'est très bien de s'élever comme le faisait dimanche dernier, Dominique de Villepin sur RTL contre l'unilatéralisme américain. Encore faut-il disposer d'armes et de troupes sur lesquelles il est possible de construire un multilatéralisme autre que verbal.
Il est possible que la position de la France aboutisse demain à élargir le consensus international dont les États-Unis ont sans doute tort de vouloir se passer. Mais, en attendant, la position de la France concourt à réduire l'efficacité de la pression qu'exerce l'Armada américaine mobilisée dans le Golfe arabo-persique.
Quant aux millions de manifestants " contre la guerre " rassemblés dans la plupart des grandes villes du monde occidental le week-end dernier, ils nous renvoient hélas à toutes les mobilisations pacifistes observées depuis 70 ans. Ils ont toujours été les alliés objectifs des dictateurs (Voir David Miège en première page).

 

 
 
 
 
 
 

 

 

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