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Irak
" Je n'accepte pas l'idée que la guerre apporte toujours des
résultats négatifs " (Colin Powell).
Saddam
" Je n'ai jamais connu un homme politique aussi dénué
de scrupule. J'ai négocié avec Saddam Hussein à maintes
reprises. Il s'est toujours comporté de façon arrogante,
provocatrice " (Cheikh Zaki Yamani, ministre du pétrole d'Arabie
Saoudite de 1962 à 1986).
Immigration
" Essayez d'intégrer de l'huile et du vinaigre. Agitez la
bouteille. Au bout d'un moment, ils se sépareront de nouveau. Les
Arabes sont les Arabes, les Français sont les Français.
Vous croyez que le corps français peut absorber dix millions de
musulmans qui demain seront vingt millions et après-demain quarante
? " (Général de Gaulle, rapporté par Alain Peyrefitte).
Communiste
" Même si nous devons être les derniers à le faire,
nous continuerons à défendre le programme communiste et
la nécessité d'une révolution sociale dirigée
par les travailleurs " (Robert Barcia, alias " Hardy ",
75 ans, animateur de Lutte Ouvrière).
Privatisations
" L'issue, c'est que l'État cesse d'être actionnaire.
Pour lui, le seul moyen de sortir de ses contradictions de propriétaire
régulateur, de garant du respect des règles et d'acteur
économique, ce sont les privatisations " (Jean Arthuis).
Racisme
" Par l'éducation, il est possible d'expliquer qu'il n'existe
pas de cultures supérieures à d'autres " (Lilian Thuram,
31 ans, footballeur guadeloupéen). Par l'éducation républicaine,
bien sûr…
Présidentielles
" En 2007, si on a un premier tour opposant Alain Juppé et
François Bayrou, bien malin qui peut dire aujourd'hui lequel des
deux arrivera en tête " (Gilles de Robien).
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Article du journal Les 4 vérités Hebdo ,
http://www.les4verites.com
Le pays défenseur des tyrans
Guy Millière
Mes derniers articles ont semblé excessifs à certains lecteurs.
Je vois l'islamisme partout, me dit-on. Il me semble difficile de ne pas
voir qu'à chaque fois, ou presque, qu'un acte terroriste majeur
survient quelque part sur la planète, prise d'otage à Moscou,
explosion dans un night-club à Bali, camion d'essence s'enflammant
devant une synagogue à Djerba, sans parler des actes ignobles commis
régulièrement en Israël ou des barbares attentats contre
le Pentagone et le World Trade Center un certain 11 septembre, des militants
de l'islam radical sont impliqués. Je ne vois pour autant jamais
les " musulmans modérés " descendre dans la rue
pour s'indigner. Je m'inquiète, oui, du nombre de pèlerins
qui se rendent à La Mecque où ils reçoivent un endoctrinement
fondamentaliste, raciste et anti-occidental. Je m'inquiète de voir
l'Afrique sub-saharienne gagnée par un islam où se mélangent
l'ombre du wahhabisme et celle du colonel Khadafi. Je m'inquiète
qu'un parti islamique ait désormais pignon sur rue en Belgique
et aux Pays-Bas et qu'aux réunions de ce parti, on tienne ouvertement
des propos anti-juifs pendant que circulent de mains en mains des statistiques
démographiques tentant de cerner le moment où tel ou tel
pays européen sera majoritairement musulman.
Je ne m'inquiète pas en voyant les pitreries hypocrites de Dominique
de Villepin ou de Jacques Chirac. Non, je suis consterné. Le gaullisme
sous De Gaulle était déjà d'une grandiloquence un
peu grotesque. Les pseudo-postures gaulliennes trente ans après
De Gaulle sont carrément ridicules. On dit en France que la Grande-Bretagne,
l'Espagne ou la Pologne divisent l'Europe : la réalité est
que le couple franco-allemand est singulièrement isolé sur
la scène européenne. On dit que la France défend
une position éthique aux Nations Unies : le fait est que la France
défend de sordides intérêts financiers et des contrats
douteux passés avec le tyran de Bagdad, et traîne dans sa
vaine cohorte les derniers pays communistes de la planète, quelques
dictatures arabes et quelques satrapies du tiers-monde. Quelle gloire
!
J'ai quelquefois l'impression d'assister à un risible bégaiement
de l'histoire. Dans les années trente, un tyran raciste se profilait
à l'horizon, Adolf Hitler. Son parti se réclamait d'une
idéologie ignoble, le national-socialisme. La France, déjà,
pratiquait l'apaisement et adoptait la position du paillasson. Aujourd'hui
un tyran qui n'est qu'une pâle décalcomanie de Hitler se
profile sur l'horizon, son parti se réclame de vagues résidus
du national-socialisme. La France adopte à nouveau la position
du paillasson. Un seul homme politique européen a vu juste à
l'époque, et il fut le sauveur de la liberté en Europe :
Winston Churchill. Il était anglais, comme Tony Blair aujourd'hui.
Il était conservateur, et Blair ne l'est pas, mais l'un et l'autre
semblent imprégnés du sens de quelque chose qui n'existe
plus depuis longtemps en France, à la noble et courageuse exception
d'Alain Madelin : le sens de l'honneur et de la dignité. Il y avait
à l'époque une organisation internationale, la Société
des Nations, et elle était à bout de souffle, paralysée,
impuissante, incapable par impuissance et lâcheté de régler
les vrais problèmes. La guerre l'a emportée, et il a fallu
les États-Unis d'Amérique pour sauver le monde. Il y a aujourd'hui
une organisation internationale, l'ONU, et elle est elle-même à
bout de souffle. La guerre va l'emporter bientôt. Les États-Unis
vont sauver le monde une fois encore.
Chirac se voudrait De Gaulle, il y a en lui du Pétain, en plus
fringant et en plus gesticulatoire. Il y a du De Gaulle aussi, hélas
: du De Gaulle qui laissa l'Algérie au FLN et abandonna des dizaines
de milliers de harkis, du De Gaulle qui flirta avec l'antisémitisme
en insultant le peuple israélien, et qui mit en marche la politique
arabe de la France. Chirac " ne voit pas " l'antisémitisme
qui monte en France, renoue avec le FLN algérien et abandonne la
France à l'islam. Plusieurs articles parus en anglais ces temps-ci
se demandent, arguments et faits à l'appui, si l'abandon à
l'islam n'a pas commencé en fait dès le temps du général
De Gaulle pour s'accentuer ensuite au moment des chocs pétroliers…
L'idée était de s'assurer de lucratifs contrats dans le
monde arabo-musulman et des approvisionnements sûrs en matière
d'or noir, le tout en échange d'un infléchissement anti-israélien
et anti-américain en politique étrangère. L'idée
était aussi de faire de la France une tête de pont du monde
arabe en Europe et de constituer autour de la France une Europe liée
au monde arabo-musulman, à même de s'opposer aux États-Unis
et de dessiner entre eux et l'Union Soviétique une puissance avec
laquelle il faudrait compter. L'Union Soviétique n'est plus, le
vieux rêve français de s'opposer aux États-Unis est,
lui, bien vivant. Rien d'étonnant si la France œuvre à toute
force pour le maintien des dictateurs en place en Afrique du Nord et au
Proche-Orient.
Article du journal
Les 4 vérités Hebdo http://www.les4verites.com
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