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Sommaire
MP3
-Les Interviews politiques Vérités -
Les secrets du Net Libéral
Sic
Arme au pied
" L'argument selon lequel, une fois déployées, les
forces américaines ne peuvent pas indéfiniment attendre
avant de passer à l'offensive, n'est pas crédible : en Europe,
des milliers de militaires américains ont stationné pendant
des décennies de guerre froide " (Zbigniew Brzezinski, ancien
conseiller à la Sécurité nationale de Jimmy Carter).
Enrichissement
" Il est anormal que les dirigeants s'enrichissent plus que les actionnaires
" (Pierre Bellon, à la fois principal dirigeant et principal
actionnaire du groupe Sodexho…).
Bourse
" Les marchés ont toujours raison. Mais, parfois, ils exagèrent…
" (Lindsay Owen Jones, Président de l'Oréal, dont le
titre après avoir valu plus de 60 fois les bénéfices,
est descendu à moins de 25 fois les bénéfices).
Asile
" En trois ans, le nombre annuel des demandeurs d'asile est passé
de dix mille à cent mille. C'est une explosion à laquelle
les institutions n'étaient pas préparées " (Dominique
Versini, secrétaire d'État à la lutte contre la précarité
et l'exclusion).
Menaces
" En bonne logique, l'arsenal que détient Israël est
aussi menaçant pour son entourage proche ou lointain que l'est
celui que l'Irak peut posséder encore " (Maurice Druon).
Paradoxe
" Les Américains préparent une guerre contre l'Irak
car ils savent qu'il n'est pas très menaçant " (Pascal
Boniface, Institution de relations internationales stratégiques).
Un drôle d'expert !...
Intégristes
" Ben Laden utilise la religion à des fins terroristes mais
George Bush est un fondamentaliste chrétien qui dispose de la plus
puissante armée du monde " (Scott Ritter, ancien officier
des Marines US).
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Article du journal Les 4 vérités Hebdo ,
http://www.les4verites.com
Quand l'échéance est
là
Guy
Millière
Voici quelques semaines, j'écrivais ici que l'Irak serait bientôt
libéré. L'échéance est là désormais.
Au moment où cet article paraîtra, les hostilités
auront été déclenchées. Nul ne peut savoir
si Saddam Hussein parviendra à recourir à la politique de
la terre brûlée qu'on lui prête et enflammera les puits
de pétrole. On peut souhaiter que non. Nul ne peut savoir s'il
recourra aux armes non conventionnelles dont il dispose, quoi qu'on dise
en France. On peut souhaiter que non, là encore. Comme on peut
souhaiter que le nombre de victimes sera le plus faible possible. Je fais
a priori confiance à l'armée américaine et à
la supériorité technologique dont elle dispose pour que
tout se passe pour le mieux, au plus vite et de façon optimale.
Il aurait été mieux que Saddam parte sans guerre, accepte
de désarmer et de quitter la liste des États-voyous, cela
n'a pas été possible. Il aurait été mieux
que Saddam soit déposé dès 1991, la politique absurde
et pusillanime de George Bush père a fait qu'il n'en a pas été
ainsi, et Clinton ensuite a maintenu un statu quo qui n'a que trop duré
et qui n'a fait que trop de victimes.
Je pourrais revenir sur les discours absurdes, ineptes, cyniques qui ont
été tenus en France ces derniers temps, tant par Chirac
et Villepin qui se sont révélés des virtuoses du
mensonge, de la démagogie et de la cuistrerie, que par tous ceux
qui, par antiaméricanisme, par antisémitisme ou par sentiment
d'affinité avec les criminels et les dictateurs, mais il me semble
que c'est inutile. La réalité va se charger en peu de temps
de balayer tout cela. Il est à craindre que ceux qui gouvernent
la France doivent, en tout cas, payer le prix de leur attitude, et je
souhaite qu'ils paient. Des modifications sont à attendre au sein
de l'OTAN. L'ONU va se trouver très amoindrie. L'Europe ne sortira
pas indemne de l'épreuve. Six ans après avoir dissous l'assemblée
nationale française, le tandem Chirac-Villepin pourrait bien avoir
dissous ce qui pouvait rester du prestige international de la France.
Même ceux qui ont tenu ces dernières semaines un raisonnement
gaulliste se sont alarmés du fait que la France d'aujourd'hui n'avait
plus les moyens économiques et financiers de prendre la pose suffisante
de celui qui a tout compris. Certains au sein de l'UMP, tels Pierre Lellouche,
ont parfaitement déchiffré que la France jouait la carte
du monde arabo-musulman et de l'ordre dictatorial en place contre l'idée
de liberté et ont évoqué les dégâts
qui risquaient de s'ensuivre. Deux hommes politiques ont sauvé
l'honneur, deux seulement et c'est fort peu : Bernard Kouchner qui, seul
à gauche, a tenu un discours de compassion vis-à-vis des
souffrances des populations sous Saddam ; Alain Madelin qui, seul à
droite, a osé réaffirmer les droits de la personne humaine
et dire que ces droits étaient supérieurs au " droit
des États ".
Nous sortons d'un certain nombre d'impostures, et c'est tant mieux. L'expression
" communauté internationale " a vécu et on ne
pourra plus, hors de France, poser sur un pied d'égalité
un criminel et un homme démocratiquement élu. On ne pourra
plus aussi facilement proposer avec désinvolture de sacrifier des
populations civiles à la " raison d'État ". L'expression
même " droit international " ne pourra plus servir d'écran
sordide derrière lequel on pourra violer le droit naturel des êtres
humains.
Nous risquons de voir naître une flambée de terrorisme et
d'islamisme disent quelques-uns. Peut-être ont-ils raison dans le
court terme, mais c'est loin d'être sûr. Dans le moyen et
le long terme, on peut penser au contraire que la lutte contre le terrorisme
va franchir des pas décisifs et que l'islamisme va retomber. Bientôt
plus rien ne permettra aux islamistes de croire encore en la pusillanimité
de l'Occident tout entier et à leur capacité de vaincre
celui-ci. La victoire changera tout. La victoire était nécessaire.
Il faudra, pour que la victoire soit complète, qu'après
Saddam Hussein d'autres dictateurs tombent. Il faudra que des réformes
se passent. Il faudra qu'Israël puisse vivre en paix et que les populations
du monde arabe puissent commencer à comprendre que leur seul espoir
se situe dans le droit et dans le développement économique,
pas dans le fanatisme. Il faudra que le fanatisme, partout où il
lève la tête, soit abattu. C'est possible, cela doit se faire,
cela se fera. Quand les esprits cesseront d'être échauffés,
il deviendra possible de s'intéresser à la doctrine Bush
autrement qu'en la caricaturant de manière grotesque. Elle est
le fruit d'hommes et de femmes idéalistes, généreux,
lucides et qui ont compris qu'à défaut d'être audacieux,
l'Occident connaîtrait une mort prochaine. Ils pensaient que l'Europe
était incapable de relever le défi posé par les dangers
qui nous font face. Ils ne se trompaient pas, en particulier, concernant
la France.
Article du journal
Les 4 vérités Hebdo http://www.les4verites.com
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