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Sommaire
Sic
DÉpenses
" J'aimerais vraiment savoir quelles sont les dépenses que
les contribuables souhaitent en majorité supprimer. Pour ma part
je n'en vois aucune et n'en ai jamais vu aucune " (Michel Charasse,
sénateur socialiste).
Secret bancaire
" Le secret bancaire est moral, à condition que certains garde-fous
existent. Pour nous, en Suisse, le garde-fou, c'est l'instance judiciaire.
Un juge peut toujours lever le secret bancaire, alors que le pouvoir exécutif
n'est pas en mesure de le faire " (Michel Derobert, secrétaire
général de l'Association des banquiers privés suisses).
Réformes
" J'aurais souhaité que la première année de
l'action gouvernementale soit franchement consacrée aux réformes
essentielles. Le premier dossier que l'on met sur la table, c'est de trafiquer
les modes de scrutin au gré d'un seul parti contre tous les autres…
" (François Bayrou).
Repentance
Jean Kahn, président du Consistoire central de France, propose
qu'il soit demandé aux nouveaux adhérents de l'Union européenne
de souscrire à une déclaration de repentance. Il vise en
particulier la Pologne et la Lituanie. " Avant l'adhésion
de ces pays, n'aurait-il pas fallu un travail de mémoire complété
par une repentance nationale ? ".
Nos bons amis
" J'entretiens de très bonnes relations avec M. Chirac, je
discute souvent avec lui et notre dialogue est très fructueux "
(Mohamad Mahathir, Premier ministre et dictateur de la Malaisie). Le même
personnage est également un admirateur du Président du Zimbabwe,
Robert Mugabe, qui héberge l'ex-dictateur éthiopien Mengistu...
Tandis que l'ineffable Amin Dada continue à couler des jours paisibles
en Arabie Saoudite…
Soutien
" Nous soutenons pleinement le Président de la République
" (Alain Bocquet, président du Groupe communiste, à
l'Assemblée nationale).
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Article du journal Les 4 vérités Hebdo ,
http://www.les4verites.com
Le cadavre de la France
Guy
Millière
Je disais, voici quelques jours, à des amis qu'en franchissant
l'Atlantique pour rentrer en France après avoir passé
quelques semaines en Californie, j'avais eu la sensation de franchir
une sorte de nouveau rideau de fer. D'un côté, le monde
libre, et donc la liberté de l'information, le pluralisme politique,
l'évidence claire de ce que les mots connaissance, information,
vérité, éthique veulent encore dire quelque chose.
De l'autre côté, la servitude grise et bornée, l'information
asservie, un monolithisme politique dont s'échappent les cris
vite étouffés de quelques dissidents, une bouillie mentale
où les mots n'ont plus de sens et dont personne ne semble s'apercevoir.
David Frum, essayiste conservateur de renom disait d'un air stupéfait,
après avoir pu visionner depuis les États-Unis une émission
de la télévision française consacrée au
conflit irakien : " C'est vraiment ainsi que les Français
sont informés ? Dans ces conditions, le plus inculte et le plus
ignorant des Américains pourrait facilement passer pour un puits
de science à Paris ". Et il a raison, hélas.
On comprend qu'à trop avoir regardé le petit écran,
on subisse une intoxication mentale telle qu'on puisse penser que George
W. Bush, qui restera dans l'histoire, j'en suis sûr, comme un
grand président, est un abruti fanatique et analphabète.
On comprend qu'on soit enclin au pessimisme et qu'on s'inquiète
de la suite de la guerre.
Jacques Chirac ne peut plus compter pour se sauver du pétrin
où il s'est fourré que sur des difficultés pour
les troupes anglo-américaines. Les journalistes français
vont, bien sûr, insister sur les difficultés.
Il y a un millier de puits de pétrole dans le sud de l'Irak,
sur ce millier, les fidèles de Saddam Hussein ont réussi
à en enflammer sept. Quelles seront les nouvelles ? Que sept
puits sont en flamme. Le fait que 99 % des puits soient intacts est
un menu détail, cela va de soi.
Dans plusieurs villes, telles Bassorah, des soldats irakiens fanatisés
et appartenant, selon les données disponibles, à la garde
de fer du régime utilisent la population comme bouclier humain,
l'armée anglo-américaine qui, en tant qu'armée
occidentale, entend faire le moins possible de victimes innocentes avance
difficilement. La louera-t-on pour son humanité ? Non… On dira
qu'elle piétine et qu'elle est tenue en échec, et on ne
parlera pas du recours par les adversaires à la population civile
en tant que bouclier humain. Si les soldats de la coalition épargnent
des vies, ils ont tort. S'ils n'épargnaient pas de vies, ils
auraient tort aussi. Comme c'est
facile !
Dans ce pays où l'imbécillité haineuse de gauche
est devenue la non-pensée unique, il n'y a plus qu'une réponse
unique. Montrer le drapeau américain à un communiste dans
les années cinquante, c'était le faire baver de rage,
maintenant, c'est quasiment toute la société française
qui se comporte comme les communistes de l'époque…
Parce qu'ils se sont conduits de façon humaine plutôt que
de tirer au hasard, quelques soldats américains ont été
capturés, on va insister sur ce point. On laissera de côté
le fait que plusieurs aéroports cruciaux ont été
pris par les troupes de la coalition en quelques heures à peine.
On prendra soin aussi, bien sûr, de placer sur le même plan
les " informations " venant d'une télévision
totalitaire et celles venant d'une télévision démocratique.
Dans les deux cas, n'est-ce pas, il s'agit de désinformation,
et qui d'autre qu'un Français pourrait en être juge, un
membre de ce peuple qui a donné au monde ce grand leader génial
qu'est Jacques Chirac.
Dans les rues, les manifestants conspuent George W. Bush et Tony Blair,
Ariel Sharon quelquefois. Parmi eux, des nostalgiques de Staline qui,
rien qu'à la moustache, ont compris depuis longtemps que Saddam
était un admirateur de Joseph Djougatchvili, des antisémites
tels ceux qui, parce qu'ils ont vus deux jeunes juifs au bord de leur
manifestation samedi dernier, se sont précipités sur eux
pour les frapper, sans que là encore les télévisions
en parlent. Au point où en est la France, s'il fallait se préoccuper
d'actes d'antisémitisme aux allures de pogrom, on risquerait
d'énerver toute une belle jeunesse qui porte le keffieh et rêve
du moment où la France sera une république islamique.
Mais vivons-nous encore en France ? Non. Nous vivons dans un appendice
du Maghreb et du Machrek, dans un pays vendu depuis longtemps. Le cadavre
de la France commence à sentir mauvais. Avant de l'enterrer,
on pratique le dépeçage : un morceau pour les haineux
de l'islam, un autre pour les haineux de l'ultra-droite, un autre pour
les haineux de l'ultra-gauche, quelques os pour les charognards sans
scrupule de l'archéo-gaullisme. Rien pour les autres. Vous qui
avez, ancrées en vous, les valeurs de la civilisation occidentale,
passez votre chemin. Éteignez votre téléviseur,
ne lisez pas les journaux. Il n'y a rien à lire et rien à
voir.
Article du journal
Les 4 vérités Hebdo http://www.les4verites.com
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