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Sommaire
Sic
PartialitÉ
" Alors que les crimes massifs perpétrés quotidiennement,
par exemple en Algérie, sont généralement relatés
avec recul ou même indifférence, la répression menée
par Tsahal dans les territoires occupés est toujours montée
en épingle et condamnée de façon tonitruante. Les
nécessités sécuritaires d'Israël sont rarement
comprises et le terrorisme palestinien subrepticement légitimé
" (Charles Szlakmann, écrivain).
Plus de 50 ans
" Il n'existe aucune preuve que les plus de 50 ans soient moins productifs
que les autres " (Raymond Torres, chargé des politiques de
l'emploi à l'OCDE).
Colonialisme
" Ne pas avoir la même exigence de culture et de civisme envers
les Français d'origine étrangère qu'envers les autres
constitue le comble de la mentalité coloniale " (Rachid Kaci,
président de la Droite libre).
Retraite
" Il faut se garder d'augmenter le taux des cotisations : le montant
des prélèvements obligatoires est déjà trop
important " (Édouard Balladur).
Parité
" En moyenne, les femmes ont une espérance de vie supérieure
de huit ans à celle des hommes. Très logiquement, elles
devraient travailler plus longtemps " (Béatrice Majnoni d'Intignano).
République
" La récusation des idées différentes, dérangeantes
ou agaçantes, non pas en mettant en cause le fond de ce qui est
avancé, mais uniquement par la dénonciation des auteurs,
ne correspond pas aux valeurs que nous défendons, depuis que nous
avons aidé à fabriquer la République " (Alain
Bauer, grand maître du Grand Orient de France).
Racisme
" À Saint-Denis, où je travaille, l'établissement
compte une majorité d'élèves maghrébins et
les insultes antisémites sont régulières " (Iannis
Roder, professeur d'histoire-géographie).
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Article du journal Les 4 vérités Hebdo ,
http://www.les4verites.com
" Remettez les pieds sur terre
! "
Guy Millière
À lire ce que divers lecteurs m'écrivent, à entendre
ce que j'entends ici ou là à la radio ou à la télévision,
à lire même parfois ce que je trouve dans certaines des
pages de ce journal, à voir que certains envisagent de se désabonner
parce qu'ils ont lu ce qu'ils n'auraient pas voulu lire, j'ai envie
de crier à la cantonade : " remettez les pieds sur terre
! " Nous ne sommes plus au dix-huitième, au dix-neuvième
ni même au vingtième siècle, nous sommes au vingt
et unième siècle et il est bien tard ! Il n'est plus temps
de régler des querelles anciennes ou de vociférer des
slogans préfabriqués. Il est temps de regarder dans quel
monde nous vivons.
La France, que cela nous plaise ou non, n'est plus une grande puissance
et n'est plus à même de compter. C'est un pays dont l'économie
s'effrite et dont la démographie s'effondre : nous sommes en
stagnation, voire en récession dans le premier domaine et en
nette régression dans le second. Nous n'avons plus d'armée
digne de ce nom, et pas les moyens financiers d'en créer une
de toutes pièces en quelques années.
Nous ne pouvons compter,
quels que soient les fantasmes de certains, sur l'Europe pour
nous maintenir à flot ou pour
nous affirmer : notre principal
partenaire économique en Europe, l'Allemagne, est lui-même
très gravement handicapé (il est rare qu'un unijambiste
vieillissant apporte une aide efficace à un paralytique), le
reste de l'Europe ne partage pas nos vues et semble davantage prêt
à les oblitérer qu'à les faire avancer. Le mot
de Donald Rumsfeld sur la démarcation entre une vieille Europe
et une nouvelle Europe, pour être cruel, n'en pointe pas moins
une réalité qui pourrait bien devenir de plus en plus
visible.
Le conflit au cœur duquel nous sommes n'a pas la même configuration
que celui de la guerre froide ; mais, sur certains points, il lui ressemble.
Nous faisons face à un autre totalitarisme, et ce totalitarisme
nous fait la guerre. Ce totalitarisme ne s'appuie pas sur un État,
mais sur une nébuleuse où se mêlent États,
activistes et groupes clandestins. Il ne s'appuie pas sur une idéologie
athée, mais sur une dérive religieuse qui a pour nom :
l'islamisme. Il peut compter comme toujours en pareil cas, sur divers
alliés et supplétifs : de l'extrême-droite à
l'extrême-gauche, tous ceux qui rejettent ce que Karl Popper appelait
la " société ouverte ".
Ce totalitarisme s'est manifesté en France lors des attentats
de 1995. Il s'est manifesté, depuis, le 11 septembre 2001 à
New York, plus tard à Djerba en Tunisie, à Bali, en Israël,
au Pakistan. Comme tous les totalitarismes, il ne lutte pas pour la
coexistence pacifique avec ses ennemis mais pour la victoire totale...
Son ennemi principal est les États-Unis pour la simple raison
que les États-Unis sont la seule puissance qui compte dans le
monde occidental, la seule puissance disposant de la volonté
et des forces armées nécessaires pour s'opposer à
l'avancée du nouveau totalitarisme. Tout ce qui peut affaiblir
les États-Unis est, pour le nouveau totalitarisme, bon à
prendre.
Dans ces conditions, la position actuelle de la France est bonne à
prendre, bien sûr. Chirac et Villepin se sont comportés
comme de bons petits soldats de l'islamisme ou, plus exactement (et
dès lors qu'à ma connaissance, ils ne sont pas musulmans
et ne peuvent prétendre au titre de soldats), comme de bons domestiques.
Tous les journalistes qui développent des thématiques
anti-américaines ces temps derniers sont de bons domestiques
aussi. Les manifestants qui défilent dans les rues de Paris et
des grandes villes de province voient se mêler militants du nouveau
totalitarisme qui savent ce qu'ils font et idiots très inutiles
qui ne savent pas ce qu'ils font.
Que des musulmans contaminés par l'islamisme ou excités
par le tribalisme s'en prennent aux États-Unis et approuvent
les positions françaises est logique. Que des gens de gauche
et d'extrême-gauche, noyés dans leurs haines ressentimentales,
adoptent la même attitude est logique encore. Que quelques gaullistes
pétrifiés dans leurs rêves évanouis de grandeur
de la France " pètent les plombs " est pathétique.
Que des gens qui n'appartiennent à aucune de ces catégories
pensent sincèrement défendre leur civilisation en pestant
contre Bush et en servant la soupe à Saddam Hussein, me consterne.
Verront-ils un jour que, par aveuglement (je n'ose dire par lâcheté),
ils font le lit de leurs pires adversaires ? Verront-ils un jour que
leur seul espoir de voir leurs enfants et leurs petits-enfants vivre
dans une société où la vie vaut encore la peine
d'être vécue, réside dans la perspective d'une victoire
américaine plus large encore que la victoire qui se dessine à
Bagdad ? Ou ont-ils en secret adopté la devise du mouvement punk
: no futur ? Je ne sais. Ce que je sais, c'est que l'imbécillité
myope des positions françaises va coûter très cher
et avoir de lourdes conséquences quand, dans quelques jours,
la page Saddam sera tournée.
Article du journal
Les 4 vérités Hebdo http://www.les4verites.com
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