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Sommaire
Sic
Conservatisme
" Le bastion français n'a d'autre nom que le statut quo :
la nation mère de la révolution est devenue celle de la
conservation " (Guy Sorman).
Courage
J'observe que les pays qui ont eu le courage d'affronter leur opinion
publique pour soutenir les Américains - " le Royaume-Uni,
les Pays-Bas, l'Espagne " - sont aussi ceux qui ont le courage de
faire des réformes chez eux " (Hervé Morin, Président
du groupe UDF à l'Assemblée Nationale).
Immigration
" L'erreur du Président Houphouët-Boigny fut d'ouvrir
nos frontières. Aujourd'hui, entre le quart et le tiers de la population
est étrangère. C'est trop, voire suicidaire. Est-il dans
le destin de la Côte d'Ivoire de recevoir des flots d'immigrants,
qui autrement, se dirigeraient vers les pays européens ? "
(Monseigneur Agré, archevêque d'Abidjan).
Romans
" L'arrivée au pouvoir de Mitterrand et des anciens gauchistes
a coïncidé avec un retour au roman psychologique et intimiste
" (Maurice G. Dantec).
Croissance
" Ce n'est pas la baisse des impôts qui est conditionnée
par la croissance, c'est la croissance qui est conditionnée par
la baisse des impôts " (Pascal Salin).
Antisémitisme
" Je suis inquiet de la violence envers les institutions et les personnes
juives en France, ce qui, en ce moment, n'arrive nulle part ailleurs "
(Michel Friedman, président du Congrès juif européen).
Bon français
" Quand vous plaira-t-il Monsieur le premier Ministre de donner instruction
au Secrétaire général du gouvernement de rappeler
aux correcteurs du Journal Officiel que celui-ci doit être rédigé
en français et non dans la langue approximative dûe aux fantaisies
idéologiques ou démagogiques de votre prédécesseur
" (Maurice Druon).
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Article du journal Les 4 vérités Hebdo ,
http://www.les4verites.com
Un plaisir de gourmet
Guy Millière
C'est avec un plaisir de gourmet que j'ai reparcouru les numéros
récents des grands hebdomadaires français.
Enlisement, disaient les uns. Un nouveau Vietnam se délectaient
les autres. Quand les forces américaines ont été
aux portes de Bagdad, les mots ont un peu changé. On a parlé
de Stalingrad, d'effroyables corps à corps dans les rues. La guerre
allait durer, c'est sûr. Et puis les forces américaines n'étaient
pas assez nombreuses, les attentats suicides allaient se multiplier. De
doctes spécialistes de la chose militaire parlaient gravement du
pari perdu de Donald Rumsfeld.
Il ne reste rien de tout cela, strictement rien. Et je serais à
la place de certains journalistes, je me sentirais ridicule, mais ces
gens-là ont-ils le sens du ridicule ? Ils n'ont cessé de
se tromper, ce n'est pas grave : ils vont continuer de se tromper.
S'appuyant sur des débordements, certes regrettables - mais tout
à fait logiques dans un contexte où une population longtemps
opprimée et maintenue dans la pénurie se trouve libérée
- les voilà qui parlent de dislocation durable et généralisée
du pays. Quand, d'ici quelques jours, une administration sera remise en
place et que l'Irak retrouvera le calme, ils oublieront à nouveau
ce qu'ils ont écrit la veille et trouveront d'autres chats à
fouetter. D'ailleurs, ils commencent déjà.
Ces dirigeants irakiens en exil sont suspects, très suspects !
Ils ne détestent pas les États-Unis ? C'est étrange.
Certains parlent même de paix avec Israël, a-t-on idée
? Et puis, cela fait plus de vingt ans qu'ils n'ont pas été
en Irak. Comment pourraient-ils être représentatifs ? S'ils
avaient eu le bon goût de se faire tuer par Saddam Hussein, on commencerait
sans doute à leur trouver des qualités : les journalistes
français ont ceci en commun avec l'ex-dictateur, ils pensent qu'un
bon opposant irakien est un opposant mort torturé à l'intérieur
des frontières de l'Irak. D'autres thèmes se profilent aussi
: les États-Unis n'ont " aucune légitimité "
pour administrer l'Irak après la guerre. Après avoir envoyé
leurs soldats se faire tuer, ils devraient laisser la tâche de la
reconstruction à des gens impeccables. Qui ? Ceux qui ont tout
fait pour que Saddam reste au pouvoir et tue encore, bien sûr…
Les États-Unis, faut-il le dire, ne partiront pas à peine
arrivés, et ne confieront pas à la France, ou à la
Russie, le soin de reconstruire l'Irak. Les États-Unis entendent
faire de l'Irak une société à nouveau prospère
et civilisée, ce qui implique un impératif absolu : que
ceux qui cachent leur mépris pour l'être humain derrière
le paravent ubuesque du " droit international " soient laissés
en marge. C'est d'autant plus important que le projet est plus vaste et
concerne toute la région. La Syrie doit quitter le Liban, et Bachar
el Assad est en position précaire. L'Iran est au bord du changement
de régime. Arafat, le vieux terroriste, doit déprimer dans
son cagibi en ruines, et songer à la retraite. Israël doit
respirer et les princes saoudiens consommer des anti-dépresseurs.
Une recomposition régionale est en cours, qui fait partie d'une
recomposition planétaire.
Ceux qu'on appelle les " faucons " de Washington, et qui, pour
plusieurs d'entre eux sont mes amis, ont des projets ambitieux mais réalistes.
Il est question de rendre le monde plus sûr pour les droits de l'homme
et la liberté : des projets abominables, donc, pour ceux qui salivent
de plaisir rien qu'en entendant les mots dictature, et terrorisme. Ceux
que, comme Romain Goupil ou Alain Laurent, j'appelle les " vrais
cons de Paris " n'ont toujours rien compris à ces projets
ou feignent de ne pas comprendre. Ils prennent la pose et croient avoir
l'air de gens intelligents. De vrais cons, vous dis-je. Et des totalitaires
: dans les journaux et les hebdomadaires, ils continueront à mentir
et veilleront à ce que des gens comme moi n'aient jamais la parole.
Imaginez : si les Français commençaient à comprendre…
(" Le Figaro ", la Pravda française, me censure ainsi
avec une constance obstinée). Les politiciens continueront à
mentir eux aussi.
Chirac et Villepin ne se taisent pas, et ce qu'ils disent est aussi abject,
grotesque et risible que voici trois semaines. Je ne sais s'ils espèrent
réellement pousser les États-Unis à revenir aux Nations
Unies pour autre chose que la distribution des pansements et des bols
de soupe, mais ce n'est pas en commençant par insulter dirigeants
et soldats américains qu'ils y arriveront. Je ne sais pas s'ils
espèrent que des entreprises françaises pourront sauver
quelques contrats, mais ils font tout pour que les entreprises françaises
soient exclues définitivement. Dans l'axe des vrais cons, Chirac
n'est pas le seul, mais ce fut clair à Saint-Petersbourg, il est
vraiment le chef d'escadrille. Si j'avais un conseil à donner à
mes amis américains, ce serait celui-ci : laissez Chirac s'empêtrer
jusqu'au bout et se ridiculiser jusqu'au bout, ne cédez rien à
la France, laissez-la s'enfoncer, vous nous rendrez service.
Article du journal
Les 4 vérités Hebdo http://www.les4verites.com
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