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TÉmoignage
Le cinéaste Cédric Klapisch est venu le 24 avril témoigner
aux assises de Seine-Saint-Denis en faveur de Franck Henry, 42 ans (dont
21 ans en prison), qui comparaissait pour dix affaires de vols ou de tentatives
de vol commises en région parisienne entre septembre 1999 et mars
2001. Car il a aidé le réalisateur à écrire
le scénario de son dernier film " Ni pour, ni contre, bien
au contraire " actuellement à l'affiche.
" Il possède une imagination débordante ", a-t-il
indiqué au jury…
US go home !
" C'est une manie très française de dépeindre
les Présidents américains en idiots congénitaux "
(Jean d'Ormesson).
Irak
" Même illégalement, George Bush et Tony Blair ont rendu
au monde - et aux Irakiens d'abord - un service historique en les débarrassant
d'un régime criminel " (Michel Rocard).
Utopie
" Je suis utopiste en tout, sauf en politique. Là, je suis
pour le réalisme, le gradualisme, le pragmatisme : c'est ça
la démocratie ! " (Mario Vargas Llosa).
Communisme
" On ne peut comprendre l'histoire du communisme au XXè siècle
et à la pérennité d'un système aussi criminel
si on néglige les capacités spécifiques de celui
qui en hérita et en fit le modèle du totalitarisme : Joseph
Staline "
(Stéphane Courtois).
Concurrence
" Je ne peux avoir que du respect pour une grande société
(Procter & Gamble) qui a manifesté l'ambition de nous concurrencer
puis de nous dépasser " (Lindsay Owen-Jones, Pdg de L'Oréal).
Drogues
" En France, 50 % des jeunes ont consommé du cannabis et 25
% le font de manière habituelle. Entre 2000 et 2002, le nombre
de jeunes gens ayant expérimenté l'ecstasy a doublé.
C'est également le cas pour la cocaïne " (Nicolas Sarkozy).
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Article du journal Les 4 vérités Hebdo ,
http://www.les4verites.com
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Charles Gave
Des lions menés par des ânes
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Autres motifs d'inquiétude
Guy Millière
Je suis inquiet pour l'avenir de la France, plus inquiet que je
ne l'ai jamais été.
Diplomatiquement, nous sommes sur le chemin de l'isolement par rapport
au reste du monde occidental. Ce qui ressemble encore aujourd'hui
à un axe Paris-Berlin-Moscou pourrait fort bien demain se
résumer à un axe Paris-Paris, ce qui est un peu court
.
Le mot d'ordre qui prédomine à
Washington aujourd'hui est : pardonner Moscou, ignorer Berlin tant
que Schroeder y gouverne, punir Paris. Or l'actuelle administration
américaine tend à respecter les mots d'ordre qu'elle
se donne.
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À lire les journaux, j'ai la sensation que
bien peu, parmi ceux qui " pensent " et peuvent publier, ont
pris la mesure de la situation dans laquelle les gesticulations de Chirac
et Villepin nous ont placés. Pour le moment, la France est chef
de file du monde arabo-musulman, et Chirac peut prendre la pose du nouveau
calife, mais cela ne pourra pas durer.
Économiquement, nous glissons sur une pente dangereuse. Les pansements
provisoires posés sur les systèmes de retraite tiendront
quelques mois, deux ou trois ans tout au plus, et la catastrophe apparaîtra
au grand jour. La croissance est nulle, voire négative si l'on
retire des chiffres les activités administratives. Le chômage
monte et les délocalisations s'accélèrent.
Dans un livre lapidaire et implacable, Charles Gave, spécialiste
des marchés financiers, montre que le crash est pour bientôt.
Nous avons, dit Gave, échoué dans tous les domaines, et
il suffit de tracer quelques graphes, pour que cela devienne flagrant.
Le livre s'appelle " Des lions menés par des ânes
", et c'est un titre presque optimiste. Comme je le disais à
Charles Gave voici peu : il est facile de voir les ânes, ils parlent
tous les soirs à la télévision et gouvernent le
pays. Les lions par contre se font de plus en plus rares : tous les
entrepreneurs qui le peuvent quittent peu à peu le pays. Si les
ânes restent entre eux en compagnie seulement de tous ceux, prisonniers
de l'engrenage, qui n'ont pu partir, la fin est pour bientôt.
Si on ajoute à tout cela la création d'un Conseil musulman
de France, qui va officialiser l'islam et où une vice-présidence
a été accordée par ce bon monsieur Sarkozy à
un mouvement, l'UOIF, qui ne fait pas mystère de ses orientations
fondamentalistes ; si on relève que la République va se
charger de la formation d'imams, ce dans une époque où
l'Église de France s'appauvrit et où les prêtres
se font rares, on peut voir qu'aux désastres diplomatiques et
économiques s'ajoute ce qui pourrait bien être une mutation
culturelle profonde dont on n'ose mesurer les conséquences.
On pourrait espérer un sursaut, bien sûr, ou ne serait-ce
qu'un tressaillement : j'ai bien peur qu'il n'y ait pas même un
frisson. Pourquoi ? Parce qu'à tout ce que je viens d'énumérer
s'ajoute un facteur crucial. Nous ne sommes plus en démocratie.
Les médias sont tenus et stérilisés : la différence
entre " Libération ", " Le Monde " et "
Le Figaro " tient seulement à ce que les titres sont différents.
Les contenus sont, eux, interchangeables. Il reste " Les 4 vérités
", la " Nouvelle Lettre " de Jacques Garello, quelques
sites Internet : de quoi toucher 2 ou 3 % de la population. Il reste
dans le paysage audiovisuel une seule radio où peuvent, de temps
à autre, s'exprimer encore des gens sensés : " Radio
Courtoisie ", ce, grâce au courage opiniâtre d'un homme,
Jean Ferré. Et quiconque parle sur " Radio Courtoisie "
risque, pour cette simple raison, de se voir fermer l'accès aux
autres radios… Nos adversaires se paient le luxe de taxer les idées
libérales et conservatrices de " pensée unique ",
alors que c'est eux qui ont installé partout une pensée
unique socialiste-nationaliste-dirigiste-islamophile. Nos adversaires
peuvent se payer ce luxe, ils ont presque tout entre les mains. Ils
savent, lorsqu'ils parlent entre eux, que la France va quitter la civilisation
occidentale, mais c'est précisément ce qu'ils souhaitent.
Ils savent que le naufrage économique est pour bientôt,
et c'est aussi ce qu'ils souhaitent. Ils savent que le petit peuple
n'y comprendra rien car ils lui ont lessivé le cerveau depuis
longtemps.
" Ce qui est nouveau " écrit Charles Gave dans le livre
cité plus haut, " ce n'est pas que des intellectuels français
éructent des invectives anti-américaines, on en a l'habitude.
Non ce qui est nouveau, c'est le dédain, voire le mépris
que les élites outre-Atlantique commencent à avoir pour
l'Europe en général et pour la France en particulier ".
Nous n'avons pas besoin des Américains, me répondra-t-on.
C'est vrai : nous savons nous suicider tout seuls.
Article du journal
Les 4 vérités Hebdo http://www.les4verites.com
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