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Chiffres Significatifs

Terroristes
Le directeur de la DST, le Préfet Pierre de Bousquet, estime qu’il y a en France 2 à 300 islamistes extrémistes dont quelques dizaines pourraient être vraiment dangereux.

Pharmacie
« Désormais, l’activité pharmaceutique provient principalement des États-Unis qui représentent plus de 40 % des ventes mondiales, soit 10 points de plus qu’il y a dix ans. Dans le même temps, l’Europe a perdu 6 points à 26 %.
Ce mouvement risque de se poursuivre » (Tom Mc Killop, Président d’AstraZeneca, quatrième groupe mondial).

Crédit Lyonnais
« Le coût du sauvetage du Crédit Lyonnais doit se situer entre 7 et 15 milliards d’euros. Mais nous avons recréé, pour les actionnaires, y compris l’État, une valeur de 20 milliards d’euros. Le problème, c’est que ce ne sont pas exactement les mêmes poches qui ont été vidées puis remplies… » (Jean Peyrelevade).

Cannabis
54,56 % des garçons de 17 ans déclaraient, l’an passé, avoir expérimenté le haschisch. Ils n’étaient que 24,9 % en 1993. Les filles seraient trois fois moins nombreuses à faire l’expérience de la drogue.

Albanie
On estime que les gains provenant du trafic de drogue et de la prostitution rapportent aux mafias albanaises l’équivalent de deux fois le budget de cet État. L’économie souterraine représenterait plus de 50 % de sa richesse nationale.

Argentine
La dette publique de l’Argentine frôle les 200 milliards de dollars. Un tiers des créanciers sont des épargnants personnes physiques ayant souscrit à des obligations dont les taux d’intérêt étaient mirobolants.

 

Article du journal Les 4 vérités Hebdo , http://www.les4verites.com

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La concurrence plutôt que le service minimum
Bernard Trémeau


Les salariés des entreprises privées, contrairement à ce qu’espéraient certains syndicalistes ou certains médias, n’ont pas suivi les mouvements sociaux déclenchés par les salariés du public.
Il est possible que les salariés du privé n’aient pas eu envie de se battre pour les privilèges obtenus par les salariés du public.
Il est surtout probable que les salariés du privé, travaillant dans des entreprises soumises à la concurrence, savent que l’entreprise qui se met en grève sans arrêt ne satisfait plus sa clientèle et se trouve très rapidement éliminée. Ils savent donc qu’une autre façon de contester les décisions de l’employeur doit être trouvée. Les employeurs, de leur côté, le savent aussi. Dans toutes les entreprises, même les salariés les plus contestataires, même les patrons les plus autoritaires, savent que la grève expose l’entreprise à la mort. L’intérêt de tout le monde est ainsi de trouver une solution en dehors de la grève. La concurrence contraint au dialogue social. La grève est exceptionnelle. D’ailleurs, une entreprise qui se serait mise en grève aussi souvent que l’Éducation Nationale ou la SNCF n’existerait plus depuis longtemps.
Dans le public, la concurrence n’existe plus : une entreprise publique est par définition un monopole d’État à l’abri de la concurrence. Quoi qu’il arrive, il survivra, puisqu’il est service public et que l’État ne peut le mettre en faillite. Ce ne sont pas des clients satisfaits du service rendu qui fournissent à l’entreprise l’argent dont elle a besoin pour équilibrer son budget. Ce sont des citoyens contraints et forcés de payer leurs impôts qui procurent aux entreprises publiques l’argent dont elles ont besoin. L’Éducation Nationale ou la SNCF continuent, bien que les grèves rendent leurs services de plus en plus médiocres et coûteux.
Les salariés de ces entreprises jouissent par ailleurs d’un statut particulier qui leur assure leur emploi à vie. On ne risque pas d’être au chômage quand on est fonctionnaire. Et même si le travail d’un fonctionnaire est mal jugé par ses supérieurs, ses salaires progressent à l’ancienneté, au même rythme que tous les autres.
À partir du moment où une entreprise n’est exposée à aucune sanction, la grève devient l’outil de loin le plus efficace pour obtenir ce qu’on veut. C’est ainsi que les syndicats ont pu obtenir, grève après grève, les régimes de retraite que tous ceux qui travaillent dans le privé leur envient. On comprend qu’ils fassent une grève de plus pour les défendre. Leur action est parfaitement logique.
Dans le cadre des merveilleux services publics à la française…
La grévomanie des uns portant fortement atteinte au droit au travail des autres, pendant sa campagne électorale, Jacques Chirac avait promis aux Français de faire voter une obligation d’assurer un service minimum lors d’une grève. Beaucoup de Français ont voté pour lui en espérant que les promesses électorales seraient suivies d’une loi. D’autant plus qu’une telle réforme ne coûtait pas un sou à
l’État, elle lui en rapportait même : les perturbations économiques d’une grève de la SNCF ou des PTT nous appauvrissent tous. Mais notre gouvernement a préféré commencer par la réforme des retraites, puis la réforme de la Sécurité Sociale, laissant aux syndicats la liberté légale de perturber le travail des Français par une grève totale. Il semble qu’il aurait été plus logique de commencer par l’obligation d’assurer le service minimum.
Reste enfin le problème de fond : le monopole d’État est le responsable principal de la grévomanie. Il faut supprimer les monopoles d’État en rétablissant la concurrence, en exposant par exemple la SNCF ou la Sécurité Sociale à la concurrence, ou en donnant un chèque scolaire permettant aux parents de choisir la meilleure école. Si un tel choix politique est fait, il n’est plus besoin de voter une loi obligeant un service minimum. Le monopole d’État est le pire des monopoles. Il ne faut pas l’améliorer et le conserver en créant un service minimum. Il faut rétablir la concurrence, pour changer les comportements.

Article du journal Les 4 vérités Hebdo http://www.les4verites.com