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Sommaire
Divers Faits
Sénat
La réforme des modalités d’élection des sénateurs,
en cours d’examen, devrait se traduire par une augmentation de leur nombre
– ils passeront de 322 à 346 – et par un abaissement de l’âge
minimum ramené de 35 à 30 ans. Le
raccourcissement du mandat de neuf à six ans serait introduit de
façon très progressive pour devenir une réalité
pour tous les sénateurs en 2013…
Patronymes
La loi du 4 mars 2002 relative au nom de famille, introduisant pour les
parents la possibilité de choisir le nom que portera leur enfant
– soit celui du père, soit celui de la mère, soit leurs
deux noms accolés, dans l’ordre choisi par eux – qui devait s’appliquer
au 1er septembre 2003 n’entrera en vigueur, en principe, qu’au 1er janvier
2005.
Immatriculations
Un citoyen du département de la Gironde, Érick Labrousse,
petit-fils de résistant, a demandé au Préfet d’interdire
l’utilisation du couple de lettres « SA » et « SS »
dans les prochaines immatriculations de véhicules…
Secret bancaire
La Suisse a sauvé son secret bancaire. Par contre, à partir
du 1er janvier 2005, les États membres de l’Union s’informeront
réciproquement sur les revenus du patrimoine versés aux
résidents d’autres pays.
OGM
L’Institut national des appellations d’origine, ainsi qu’un collectif
des plus grands noms des vignobles français demandent un moratoire
de dix ans avant toute mise sur le marché d’organismes génétiquement
modifiés concernant la vigne et le vin.
Élargissement
Romano Prodi, Président de la Commission Européenne veut
intégrer à l’Union l’ensemble des pays des Balkans le plus
vite possible. Silvio Berlusconi qui prend la présidence de l’Union
le 1er juillet veut signer avec la Turquie un traité de «
pré-adhésion »...
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Article du journal Les 4 vérités Hebdo ,
http://www.les4verites.com
« Le monde secret de Bush »
Frédéric Chataigner fredericchataigner178@hot-mail.com
Nous avons eu le privilège (enfin, façon de parler) de
lire le dernier ouvrage
d’Éric Laurent « Le monde secret de Bush » (Plon,
mai 2003) qui fait suite à « La Guerre des Bush »
(chez le même éditeur).
« Les révélations se succèdent à chaque
page. Elles glaceront le lecteur » peut-on lire en 4e de couverture.
Éric Laurent « dévoile le monde secret et passablement
terrifiant de l’entourage de George W. ». Il s’est « livré
à un impressionnant travail de compilation et d’enquête
» écrit Nicolas Beau dans « Le Canard enchaîné
» (4 juin 2003). Quant à Jérôme Béglé,
journaliste à « Paris-Match » (12 juin 2003), il
s’écrie : « C’est encore pire que ce qu’on croyait ! Au
terme de l’enquête
d’Éric Laurent « Le monde secret des Bush », on est
horrifié par la clique qui entoure et conseille George W. Bush.
»
Éric Laurent nous est présenté comme un journaliste
d’investigation. Fort bien, mais notre homme s’est-il rendu aux USA
pour interroger les néo-conservateurs ? Pas le moins du monde
: sources et bibliographie en fin de chapitre – articles de journaux,
de sites Internet, livres, mais pas de témoignages directs –
sont souvent fortement orientées, et ce, dans une direction :
la gauche, voire l’extrême gauche. Comme nous l’a expliqué
le professeur Guy Millière, c’est un peu comme si un Américain
écrivait un ouvrage sur la France (ou sur l’extrême droite
française) en citant Rouge et Lutte Ouvrière !
Pages 46-47 et 52-53, Laurent évoque l’affaire Clarence Thomas,
du nom de ce juge afro-américain qui a failli ne pas être
nommé à la Cour suprême en 1991 suite aux accusations
de harcèlement sexuel lancées par une ancienne collaboratrice,
Anita Hill. Notre auteur explique que le juge Thomas a été
« sauvé par une campagne de presse orchestrée par
les ultra-conservateurs » (page 53). Ce qu’il oublie de dire,
c’est que :
– pendant plus de 100 jours (jusqu’au 15 octobre 1991, date à
laquelle le Sénat l’a confirmé), Clarence Thomas a été
l’objet d’un véritable harcèlement médiatique orchestré
par des mouvements féministes ;
– l’accusation lancée par Anita Hill ne reposait que sur un seul
témoignage : le sien ;
– parmi les accusateurs figurait le sénateur démocrate
Edward Kennedy, lui-même rescapé de plusieurs affaires
scabreuses (application du proverbe : « L’hôpital se moque
de la charité ») ;
– la communauté afro-américaine a apporté son soutien
au juge Thomas (pour elle, l’accusation de harcèlement sexuel
relevait du racisme, sous-entendu « Les Noirs ne pensent qu’à
ça »).
Il est vrai que Clarence Thomas avait tout pour déplaire à
notre journaliste : pensez donc, un noir républicain, proche
des Bush
père et fils, alors que la plupart
des Afro-Américains votent démocrate !
Investigation ou désinformation ?
Autre exemple : pages 112-113, Laurent évoque la guerre civile
au Salvador ; s’appuyant sur un rapport des Nations Unies, il affirme
que sur les 82 000 victimes de cette guerre, la majorité est
imputable aux forces pro américaines, donc à l’administration
Reagan ! Et les crimes de la guérilla marxiste, qu’en fait-il
? Selon certains auteurs, celle-ci a fait 75 000 victimes…
Mais peut-on vraiment être surpris ? Revenons 22 ans en arrière,
en 1981 : cette année-là, Éric Laurent préfaçait
« L’exigence de la liberté » (édité
chez Stock) de Sean Mac Bride, co-fondateur d’Amnesty International
qu’il qualifiait de « dernier Don Quichotte de notre triste époque
». Pour information, le « Don Quichotte » était
surtout un marxiste impénitent qui avait affirmé en 1977
dans une interview : « Il y a 500 prisonniers politiques en URSS
» (sic) !
De manière plus générale, que dire de cet ouvrage
? C’est un pamphlet sans nuance contre la droite néo-conservatrice
américaine. À en croire l’auteur, l’Amérique serait
gouvernée par un lobby judéo-chrétien fondamentaliste
influençant l’actuel président des États-Unis (nous
avons de la chance : Éric Laurent nous a épargné
le jeu de mots de l’hebdomadaire « Marianne », qui qualifiait
Bush de « Mollah Omar à l’américaine »). Le
genre de brûlot qui ravira l’anti américain primaire, secondaire
et tertiaire, pour qui Bush est le
nouvel Hitler (et qui dédouane dictateurs marxistes et arabo-musulmans)
; le livre qu’aurait pu commettre le bloc de saindoux gauchiste récompensé
aux derniers César, le sieur Michael Moore.
Pour conclure, si vous souhaitez lire ce livre, je vous conseille de
compléter la lecture par celle de « Ce que veut Bush, la
recomposition du monde » de Guy Millière, récemment
sorti aux Éditions La Martinière.
Article du journal
Les 4 vérités Hebdo http://www.les4verites.com
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