|
Sommaire
Essayer gratuitement
" Les 4 Vérités-Hebdo "
Les quatre
prochains numéros papier chez vous.
remplir
un formulaire
Divers Faits
PrivilÈge
Trois anciens Premiers Ministres, Pierre Mauroy, Laurent Fabius et Alain
Juppé, ont profité d’une disposition ancienne leur
permettant de liquider leur retraite de fonctionnaire avant l’âge
de 60 ans tout en conservant l’entier bénéfice de
leurs indemnités parlementaires. Ce privilège sera aboli
avec la loi sur les retraites en cours de discussion au Parlement.
Méthane
La Nouvelle-Zélande a institué une taxe sur les émissions
de méthane dues aux flatulences du bétail...
Bernadette
Le Centre international des bulbes à fleur, dont le siège
est aux Pays-Bas, a offert à Mme Chirac, une tulipe nommée
« Bernadette » créée tout spécialement
à son intention.
Serbie
Le nouveau président de l’Union Serbie-Monténégro
pense être en mesure de négocier les conditions de l’intégration
de son pays dans l’Union européenne avant la fin de 2007.
Delanoë
Selon un sondage Ipsos réalisé les 9 et 10 mai, Bertrand
Delanoë serait actuellement le meilleur candidat du PS pour la gauche
à la prochaine présidentielle. Avec 19 % des intentions
de vote, il devance, dans l’ordre, Jack Lang, Laurent Fabius, Dominique
Strauss-Khan, Martine Aubry et François Hollande.
À noter : le Maire de Paris ferait équipe avec Dominique
Voynet, pour laquelle il a demandé à son parti de réserver
une place éligible l’année prochaine sur la liste
des socialistes pour les élections sénatoriales, et qui,
dimanche dernier, participait avec lui à la Gay Pride…
Palestine
Nouvelle divergence entre la France et les États-Unis : poussé
par l’Élysée, le Quai d’Orsay s’entête
à considérer le Hamas non pas comme une organisation terroriste
mais comme un « mouvement représentatif de masse ».
|
Article du journal Les 4 vérités Hebdo ,
http://www.les4verites.com
Quand Juppé drague les homos…
Élisabeth Antébi
Lorsque Alain Juppé cherchait un nom pour son grand parti unique,
il fut question un temps de l'appeler la Maison Bleue. On s'aperçut
que le nom était celui d'une maison de tolérance, c'est-à-dire
d'un bordel. On y renonça. Mais l'inconscient UMPesque (juppesque
?) est sans limite…
On savait, avec les « juppettes », qu'il n'aimait pas les
femmes. Il a sauté le pas, samedi 28 juin, et plongé dans
le grand bain de la « fierté homo » : la politique
réduite aux rognons.
Le président a délégué un ambassadeur officiel,
un élu UMP de la jaquette, qui a chanté que l'amour homo/bi/trans
est aussi un bouquet de violettes, comme celui des archaïques hétéros,
qui ne sont pas gais mais tristes, et pas gays (« good as you
», « aussi bien que toi »).
L'ambassadeur avait dit la veille, dans une émission experte,
qu'un homo du Ko-Ming-Aout avait gagné le dernier loft et que
c'était la preuve que la jeunesse évoluait : « Le
loft, disait-il, c'est le vote jeune ». Si vous voulez Juppé,
tapez « 1 », si vous voulez Hollande, tapez « 2 ».
D'ailleurs, pour le couple gagnant, même du même sexe, ils
pourront dormir à l'Élysée ou Matignon, dans les
mêmes draps…
Quant à la conseillère Roxane – que n'eût
guère embrassée Christian – elle a minaudé
: « Faut pas avoir un flash trop sévère sur la droite
». Les sentences audacieuses pleuvaient au journal du soir : «
L'amour, c'est éternel », « Il faut se réaliser
»…
Un reportage suivait un couple de dames homos dont l'une a eu un fils
par insémination artificielle. Le petit demande où est
papa. Elle répond péremptoirement qu'il n'y a pas de papa,
que bébé est le fils de la petite graine mise dans la
gousse ventrale de maman. Et pour couronner le tout, l'autre dame revendique
sa petite graine.
La famille est recomposée, clonée, clownée. Et
les nouveaux petits poucets, sans père, sans repère, sèmeront
leurs petites graines en espérant trouver un ventre fertile.
Le marché est porteur – le marché des homos/bi/trans
(je suggère les nymphos, les sados, les masos, les zoos…)
– la niche des enfants, le vecteur de la repro. Les marchands
s'y retrouvent, les trotskos ont gagné : tout n'est plus qu'un
gigantesque camp de concentration (je rappelle que c'est le camarade
Trotsky qui les a inventés) où nous entrons la fleur au
derrière pour y mourir de plaisir.
Pourquoi ne pas boucler la boucle ? Pourquoi ne pas faire des tournées
« fierté homo » dans les écoles, où,
pendant les grèves et au milieu des livres brûlés
et des portes de cour cadenassées, les enfants pourraient enfin
s'éclater, dans la célébration du pétard
?
Car le 14 juillet a été remplacé. Le pétard
mouillé est devenu au fil du temps pétard d'attaque, pétard
de drogue, enfin pétard anatomique. Rappelez-vous, autrefois,
aux doux temps de 68 qui viraient au 69, un spectacle bon enfant s'intitulait
« Calcutta » (pour les initiés, « quel cul
tu as »). Récemment, tout le monde a eu « Le Pen
in the ass » (que les anglophiles traduisent). Désormais
les hétéros sont admis dans les rangs homo/bi/trans. Comme
dit Fabius, « Ça va dans le bon sens »[sic]. Pourquoi
se mettre en pétard et ne pas plutôt participer à
la gaie pétarade, dont la définition reste à rappeler
: « série de pets de certains animaux qui ruent »
?
À l'heure où Pierre Chaunu publie un triste constat sur
la stérilité et l'infertilité devenues les mamelles
de l'Europe, seuls risquent de se faire faire un enfant ceux qui tournent
le dos aux réalités et cachent leur tête dans le
sable en tendant autre chose...
Article du journal
Les 4 vérités Hebdo http://www.les4verites.com
|