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Sommaire
Sic
EDF
« Ce que nous faisons avec 130 000 salariés, nous pourrions
aussi bien le faire avec 30 000 seulement » (François Roussely,
Président d’EDF, off the record).
Église
« On commence chez nous à importer des prêtres africains
comme on importe des ananas ou des avocats » (Odon
Vallet).
Retraites
« En n’instaurant pas une véritable caisse de retraite de
la fonction publique d’État, le projet de réforme des retraites,
outre qu’il pérennise un manquement majeur au principe d’équité,
occulte les véritables enjeux financiers de ce régime et
voue les parlementaires à voter une part sans cesse croissante
du budget de l’État avec un bandeau sur les yeux » (M. Michel
Brulé et M. Michel Drancourt, « Le Figaro » du 18/06/03).
Communisme
« Il n’y a qu’un seul système communiste en Europe, c’est
la France » (Jean-Marie Le Pen).
Chirac
« Je suis convaincu que Jacques
Chirac cherchera à faire un troisième mandat » (Bernard
Pons).
Coran
« Que l’on soit choqué ou non, le fait que des Musulmans
puissent déclarer que le Coran passe avant les lois de la République,
est parfaitement juste en Islam… C’est cohérent avec quatorze siècles
d’histoire islamique. Les efforts des Musulmans qui souhaitent concilier
Islam et laïcité sont vains » (Mohammed Ibn-Guadi).
Affaire pourrie
« Si demain un autre procès pourri s’annonce, je le prendrai
» (Me Gilbert Collard, quelques semaines avant de devenir le nouveau
défenseur de Patrice Alègre).
Ego
« Je suis peiné de constater qu’on ne pense pas davantage
à moi »
(Christophe Dechavanne).
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Article du journal Les 4 vérités Hebdo ,
http://www.les4verites.com
La doctrine Bush, suite et fin
Guy Millière
Ceux qui n’ont cessé de se tromper avant et
pendant la guerre en Irak continuent aujourd’hui à se tromper
et, ce qui est plus grave, à nous tromper.
Avant la guerre, ils nous disaient qu’elle n’avait pas de justifications
et que tout pouvait être réglé par négociations
avec un régime horrible et meurtrier. Quand la guerre est survenue,
ils ont parlé d’unilatéralisme et prédit un nouveau
Vietnam, puis un Stalingrad, aux Américains. Quand la guerre
s’est achevée, ils ont dû se justifier encore et trouver
le moyen d’avoir raison quand même. Le moindre incident a mis
en lumière. Le musée de Bagdad a été décrit
comme saccagé, alors qu’une quarantaine d’objets (sur 17 000)
ont effectivement disparu. La moindre manifestation de mécontentement
des membres et protégés de l’ancien régime a été
montée en épingle.
Plutôt que de dire qu’en moins d’un mois (prouesse inouïe),
85 % des bagdadis ont été à nouveau raccordés
à l’eau courante et à l’électricité, on
insistera sur les lacunes et les bavures. Plutôt que de dire que
l’essentiel d’un pays plus grand que la France est sécurisé,
on mettra l’accent sur quelques escarmouches d’irréductibles.
On passera sur les nouveaux charniers et centres de torture découverts.
On insistera sur la non découverte des « armes de destruction
massive » alors que chacun sait que l’Irak a disposé de
ces armes et les a dissimulées, que c’est parce que les inspecteurs
des Nations Unies devenaient trop curieux qu’ils ont été
expulsés en 1998, et que la résolution 1441 du Conseil
de sécurité, votée à l’unanimité,
stipule que ces armes existent et somme l’Irak de coopérer pour
qu’elles soient détruites. On ne dira pas que ce qui est inquiétant
est que ces armes n’aient pas encore été découvertes
: non pas parce qu’elles n’existent pas, mais parce qu’il faut les trouver.
On ne mettra pas non plus, bien sûr, les choses en perspective.
Pour l’administration Bush, la guerre en Irak n’est que le second épisode
d’une guerre globale contre l’islamisme et le terrorisme, dont le premier
épisode a été la guerre en Afghanistan, et dont
le troisième épisode prend forme au Proche-Orient.
George W. Bush remet en marche le « processus de paix »,
mais pas à la façon de Clinton. Il sait qu’un traité
avec l’Autorité Palestinienne n’est rien d’autre qu’un chiffon
de papier. Il sait qu’une armée conventionnelle ne peut vaincre
ceux qui lui mènent une guerre asymétrique par le terrorisme
; il sait aussi que celui-ci ne peut exister sans argent « et
sans bases arrière ». Saddam Hussein, disparu, ne peut
plus financer les attentats-suicide et récompenser les familles
de terroristes. Les États-Unis s’emploient à faire comprendre
à Bachar El-Assad que s’il veut rester en place, il a intérêt
à quitter le Liban et ne plus abriter ou aider Djihad Islamique,
Hamas et Hezbollah. Les États-Unis font passer des messages du
même ordre en direction de l’Arabie Saoudite.
Tout semble indiquer que, dans quelques mois, les bases arrière
auront disparu et le financement sera fortement réduit.
En même temps, Abou Mazen devra faire régner l’ordre en
Cisjordanie et à Gaza, et s’il n’y parvient pas, l’armée
israélienne se chargera de l’aider comme elle le fait déjà
en ce moment en détruisant peu à peu le Hamas. Quand Israël
frappe le Hamas, Bush se dit « perplexe ». Quand Bush parle
directement du Hamas, c’est pour le désigner comme une organisation
terroriste qui doit être détruite pour que les choses avancent…
Dans quelques mois, il se peut qu’Ariel Sharon soit contraint et forcé
d’accepter la création d’un État palestinien censé
vivre en paix avec Israël. Ce dont il ne veut sans doute à
aucun prix. Cet État devrait être un État sans armée.
Et un État, c’est autre chose qu’une
entité floue comme l’Autorité Palestinienne, cela doit
rendre des comptes. Un État qui se conduit en État-voyou
peut subir un changement de régime. C’est précisément
ce qui vient de se passer en Irak. C’est ce qui pourrait se passer pour
un État palestinien.
Ceux qui, en France où ailleurs, n’ont pas compris « ce
que veut Bush » et qui n’ont pas encore lu mon dernier livre devraient
ouvrir les yeux peu à peu dans les mois qui viennent.
La recomposition du Proche-Orient est en marche. La paix est proche
pour Israël. Les Arabes de Cisjordanie et de Gaza, plus endoctrinés
que les Allemands sous Hitler, devront penser à autre chose qu’à
se faire exploser.
Article du journal
Les 4 vérités Hebdo http://www.les4verites.com
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