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Sommaire
Divers Faits
Drogue
Pour lutter contre l’augmentation de la consommation de drogue par les
adolescents, le dernier rapport d’enquête du Sénat préconise
un renforcement de l’information, non seulement des parents mais aussi
des enfants, « si possible dès l’école primaire et
même dès l’école maternelle » (sic).
Perruque
Le Lord Chancelor du gouvernement de Tony Blair, Derry Irvine veut supprimer
le port de la perruque pour les juges et les avocats. Mais elle serait
conservée pour les procès criminels. À noter : il
se vend huit fois plus de coiffes bouclées dans les anciennes possessions
de l’empire que dans le Royaume-Uni.
Russie
Près de 70 % des familles russes avec enfants vivent en-dessous
du seuil de pauvreté, selon un vice-premier Ministre.
Capitales
Selon le Cabinet Mercer Human Resource Consulting, Tokyo reste la ville
la plus chère du monde, suivie par Moscou, Osaka, Hong Kong, Pékin
et Genève. Londres est septième. Paris n’arrive qu’en 23e
position.
Clinton
Hillary Clinton, Sénateur démocrate de New York, exclut
de se présenter à l’élection présidentielle
américaine de l’an prochain. Mais elle laisse la porte ouverte
pour 2008.
Combine
Les organisations syndicales ont la possibilité de délivrer
des certificats de présence à des réunions d’information,
autorisant deux heures d’absence, de son poste de travail, pour tout salarié.
De tels certificats ont été allègrement distribués
pour inciter à la participation aux manifestations contre la réforme
des retraites...
Mobiles
Depuis 1991, le développement du téléphone mobile
a permis en France, la création de 200 000 emplois.
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Article du journal Les 4 vérités Hebdo ,
http://www.les4verites.com
L’euro vaudra 1,50 dollar fin 2004
!
Joseph Leddet
En un an, l’euro vient de regagner 30 % de sa valeur
contre le dollar (passant de 88 à 113 cents) ; c’est beaucoup,
mais ce n’est pas fini, loin s’en faut…
En effet, depuis quelques temps, le billet vert est pris dans l’engrenage
d’un redoutable mécanisme baissier qui ne va pas s’arrêter
de si tôt.
Remarquons tout d’abord que le cours actuel de l’euro exprimé
en dollar (1.13) est proche de sa valeur théorique de «
parité de pouvoir d’achat » (estimé autour de 1.10
; soit un dollar à 6 F.) ; en gros, un même panier de biens
et services se paye aujourd’hui à peu près le même
prix de part et d’autre de l’Atlantique. C’est très bien, mais
cela ne veut pas dire grand-chose en pratique quant aux perspectives
du dollar.
En effet, en matière de change, il n’existe pas de parité
d’équilibre, mais une force de rappel – la parité de pouvoir
d’achat – ponctuée par une succession de mouvements à
la hausse ou à la baisse, avec de temps en temps des phases d’immobilisme
et à d’autres moments des phases de rupture.
Dans ce dernier cas, un grand mouvement se dessine, qui s’étale
souvent sur un an ou deux, voire davantage. C’est ce qui s’est passé
dernièrement avec l’euro, qui entre début 1999 (date de
sa création) et fin 2000, n’a cessé de perdre du terrain
contre le dollar.
Aujourd’hui, selon nous, après une période 2001-2002 plutôt
cahoteuse, un nouveau grand mouvement s’exprime, mais cette fois-ci
dans l’autre sens, à la hausse de l’euro. Quel en est le mécanisme
? Il repose en fait sur quatre moteurs complémentaires : matériel,
technique, économique et politique.
En premier lieu, le moteur matériel tient au fait que depuis
maintenant plus d’un an, l’euro existe non seulement pour les spécialistes
financiers, mais aussi pour le commun des mortels : en effet, depuis
le 1er janvier 2002, nous avons dans nos porte-monnaie des billets et
des pièces d’euros, et cette réalité concrète
est un facteur de soutien à la monnaie unique.
Le deuxième moteur, technique, est lié à la forme
de la courbe EUR/USD depuis le début 1999 : l’analyse graphique,
fondée sur différentes méthodes distinctes et convergentes,
démontre en effet que le potentiel de hausse de l’euro reste
intact, compte tenu des seuils critiques déjà franchis
aujourd’hui. L’objectif visé est, dès lors, un point haut
symétrique du point bas d’octobre 2000 (proche de 0.80) : ce
point, symétrique par rapport à la valeur centrale de
1.10, se situe vers 1.50.
La grande braderie du billet vert
Le troisième moteur, d’ordre économique, résulte
des déficits, commercial et courant US, qui atteignent aujourd’hui
chacun 5 % du PNB ; mécaniquement, la résorption de ces
déficits implique le repli du billet vert, repli d’ailleurs plus
ou moins ouvertement souhaité par les autorités américaines
pour favoriser la reprise.
Quant au quatrième moteur, il est de nature politique : les États-Unis
se sont impliqués dans l’occupation unilatérale de l’Irak,
contre l’avis de la majorité de la population mondiale ; ce faisant,
ils répètent peu ou prou leur engagement dans la guerre
du Vietnam, qui avait conduit en 1971 à l’éclatement des
accords de Bretton Woods (fin de la parité fixe dollar/or). Plus
près de nous, courant 1995, le dollar était tombé
au plancher historique de 1,3750 deutschemark, suite à la crise
mexicaine : transcrit en monnaie unique, cela correspond à 1.42
dollar pour un euro.
C’est en pratique ce point que nous visons pour la fin de l’année
prochaine, car la période 2003/2004 sera celle de la grande braderie
du billet vert : il va être vendu partout et par tous, tant du fait
des difficultés de l’économie américaine que de l’hostilité
générale face à un comportement hégémonique
excessif.
En effet, sans parler des éventuelles réactions extrêmes
contre les intérêts américains dans le monde, il est
plus que probable qu’une proportion non négligeable de capitaux
flottants va se reporter des États-Unis vers l’Europe : ce sera
le cas des réserves des banques centrales (notamment asiatiques)
aujourd’hui investies à 90 % en dollar ; ce sera aussi le cas des
fonds de pension (notamment moyen-orientaux) qui réorienteront
par idéologie une bonne partie de leurs actifs
habituellement investis en dollar vers les fonds de gestion européens.
Et ne parlons pas des exportateurs en dollars, qui voyant fondre leur
monnaie de facturation,
précipiteront le mouvement par des ventes à terme à
longue échéance.
Notre objectif est ainsi le suivant pour fin 2004 : un euro à 1.50
dollar (correspondant en gros au point bas de 1995 ou à l’objectif
d’analyse technique), ce qui équivaut à un dollar à
4.40 F., contre 5.80 aujourd’hui.
Exportateurs en dollars, si ce n’est déjà fait, dépêchez-vous
de vous couvrir et visez long ; importateurs, restez tranquilles ; investisseurs,
allégez votre compartiment « dollar » ou « États-Unis
» ; emprunteurs, démarrez dès maintenant des financements
en dollar, car ils vont vous rapporter gros…
Article du journal
Les 4 vérités Hebdo http://www.les4verites.com
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