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Sommaire
Communication
Radios
99,1 % des Français de 13 ans et plus possèdent au moins
un appareil de radio. En moyenne, chaque foyer dispose de 5,6 appareils.
TV éducative
Jean-Pierre Cottet, directeur général de France 5, lance
à la rentrée la première Web-TV éducative
: les professeurs pourront télécharger, par internet, des
films pédagogiques pour les diffuser dans leur classe. 700 programmes
sont déjà disponibles.
« Le Monde »
Le journal « Le Monde » serait devenu, en 2002, le premier
quotidien national, avec une diffusion moyenne payée de 361 254
exemplaires. « Le Monde » est passé devant «
Le Figaro » en 2000. Jusqu’en 2001, « L’Équipe »
était le tenant du titre.
« La Croix »
Pour 2002, le quotidien « La Croix » annonce une diffusion
moyenne payée de 92 800 exemplaires, soit une progression de 5
530 exemplaires.
Publicité
La presse écrite aura accès à la publicité
à la télévision à partir de janvier prochain.
TVA
La Commission européenne de Bruxelles veut soumettre l’ensemble
des services audiovisuels au taux de TVA « normal » (en France,
19,6 %), alors qu’ils sont actuellement soumis à un taux réduit
(en France, 5,5 %).
Internet
Selon les spécialistes, on observe depuis quelques mois une reprise
de la publicité sur Internet dont le chiffre d’affaires, pourrait
être cette année de quelque 15 % alors que les estimations
précédentes étaient inférieures à +
10 %. Les meilleurs annonceurs de la toile sont les constructeurs automobiles
et les services financiers, en complément de leurs autres achats
d’espaces.
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Article du journal Les 4 vérités Hebdo ,
http://www.les4verites.com
Évolution historique de la
liberté des femmes
Pierre Lance*
Commentant mon article « La trahison de Bernadette », M.
Daniel Heck a voulu démontrer dans notre n° 405 que «
le christianisme a libéré la femme » et qu'on lui
devait même l'abolition de l'esclavage. Je salue la pureté
de cœur de M. Heck, mais ici trois questions se posent :
1°) l'Histoire est-elle une science exacte ? 2°) les historiens
engagés sont-ils crédibles ? 3°) M. Heck est-il un
bon lecteur ?
Nul n'ignore la réponse à la première question
; c'est « non ». L'Histoire fait partie des « sciences
humaines ». Elle étudie les témoignages disparates,
incomplets et contradictoires légués par les siècles
passés. Et même si l'on dispose de pièces officielles
comme des textes de lois, on sait rarement si ces lois furent réellement
appliquées et dans quelle mesure, ou encore si elles ne furent
pas seulement l'officialisation de coutumes ou d'usages d'origine beaucoup
plus lointaine, qui n'avaient jamais cessé d'être pratiqués
clandestinement (comme, par exemple, l'IVG depuis toujours).
Il résulte de ces incertitudes que la réponse à
la seconde question est également « non ». En effet,
dès qu'un historien entend démontrer la validité
de ses opinions, il trouvera toujours dans les éléments
historiques de quoi soutenir sa thèse. On ne peut lui en faire
le reproche, car c'est la loi du genre. L'historicisme est d'abord une
activité littéraire, et les historiens renommés
furent avant tout de grands écrivains. Libre à Daniel
Heck de préférer Régine Pernoud à Jules
Michelet (car c'est à ce dernier que l'on doit la formule «
âge des ténèbres » appliquée au Moyen-Âge)
et libre à moi d'avoir une préférence inverse.
La réponse à la troisième question est également
« non », puisque mon contradicteur écrit : «
Pierre Lance se déclare agnostique ». Or, tous nos lecteurs
sont témoins que je n'ai jamais déclaré chose pareille.
Non seulement je ne suis pas agnostique, mais je suis porté à
considérer l'agnosticisme (qui professe que les secrets de l'univers
sont inaccessibles à l'esprit humain) comme une position d'une
timidité excessive, à la limite de l'auto-castration intellectuelle.
Je déclare donc à nouveau que je suis un athée
convaincu, radical et résolu, néanmoins spiritualiste,
considérant que l'univers éternel et infini (donc incréé)
est vivifié en permanence par les innombrables âmes éternellement
libres qui le parcourent (sous forme de rayons ?) en l'absence de toute
autorité cosmique omnipotente. Et si Daniel Heck lit les historiens
sans plus de soin qu'il me lit moi-même, les plus grandes réserves
s'imposent quant à ses conclusions.
Qui donc soutint
le droit romain ?
Je suis cependant en complet accord avec lui lorsqu'il dénonce,
dans le droit romain, la cause de la dépendance des femmes dans
la société pré-médiévale.
Mais ce qu'il oublie ou ignore, c'est que les femmes étaient
libres et juridiquement égales des hommes dans la Gaule indépendante.
De sorte que l'évolution historique du statut des femmes dans
notre pays doit se comprendre ainsi : a) indépendance de la femme
dans la société gauloise ; b) dépendance de la
femme après l'invasion romaine, c) maintien du droit romain par
l'Église après la fausse conversion de Clovis, jusqu'à
l'apparition, sous la pression populaire, d'un syncrétisme juridique
mêlant droit romain, droit germanique, droit coutumier ou celtique,
ceci redonnant pour quelque temps une certaine autonomie (bien modeste)
à la femme. Dans cette évolution, le christianisme ne
fut strictement pour rien. Tout au contraire, c'est l'Église
catholique qui tentera de replacer les femmes dans la dépendance
du droit romain dès après le xiie siècle. Et c'est
le tyran Napoléon qui consacra le retour en force du droit romain
dans le même temps qu'il trahissait l'esprit des Lumières
et restaurait le catholicisme.
Quant à la disparition de l'esclavage qui serait due au christianisme,
cela relève de la plus cruelle plaisanterie. Faut-il rappeler
la fameuse « Controverse de Valladolid » qui opposa, en
1550, le frère dominicain Bartolomé de Las Casas, voulant
protéger de l'esclavage les Amérindiens, au chanoine Juan
Ginès de Sepulveda, soutenant que les Indiens étaient
des brutes sans âme, assimilables à des animaux domestiques
? Le légat du Pape reconnut que les Amérindiens étaient
humains, ce qui eut pour effet pervers d'augmenter les déportations
d'esclaves africains, en qui
l'Église se refusait à voir des hommes, mais n'empêcha
pas les conquistadores espagnols de piller, torturer, violer, asservir,
massacrer sans le moindre scrupule les malheureux Incas, tout en se
réclamant d'un Dieu d'amour et d'un Christ sauveur ressuscité.
S'ils avaient voulu prouver de ceux-ci l'éternelle absence, ce
fut une réussite.
Article du journal
Les 4 vérités Hebdo http://www.les4verites.com
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