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Laïcité
« Ni hidjab, ni kippa, ni crucifix, ni faucille, ni marteau, ni équerre, ni compas, ni publicité commerciale ne doivent polluer les espaces communs des établissements publics » (Alain Bauer, Grand Orient de France).

Berbères
« Édith Piaf, Mouloudji, Daniel Prévost, Isabelle Adjani, Zidane et bien d’autres personnalités de tous horizons sont le fruit de cet apport berbère » (Belkacem Lounes).

Corse
« La Sardaigne a un statut d’autonomie depuis 1948 : il n’y a plus d’indépendantistes Sardes. La Corse est à 9 km. N’est-il pas temps de réfléchir ? » (Nicolas Sarkozy).

Notoriété
L’institut de sondages Pew Research Institute a mené des études d’opinions dans plusieurs pays sur « les personnalités mondiales les plus aptes à conduire les affaires du monde ». Pour les Pakistanais, les Palestiniens, les Indonésiens, les Jordaniens et les Marocains, Oussama ben Laden arrive parmi les trois premiers. Yasser Arafat est en tête en Turquie. Aux États-Unis, George Bush est devancé par Tony Blair…

Intermittents
Les prestations-chômage versées aux intermittents du spectacle étaient l’an passé, huit fois supérieures aux cotisations payées par les intéressés…

PS
« Le Parti socialiste risque de retomber dans la tradition jacobine du tout-politique dont les 35 heures, décidées par la loi, restent le dernier et écrasant symbole » (Michel Rocard).

Horizon
« Pour un Premier ministre, la fin de la semaine, c’est déjà une éternité… » (Jean-Pierre Raffarin).

Euro
« Seule une baisse de l’euro permettrait de s’en sortir dans les circonstances actuelles » (Alain Madelin).

Article du journal Les 4 vérités Hebdo , http://www.les4verites.com

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J’aime mon pays
Je n’aime pas ce qu’il devient

Guy Millière


Certains lecteurs me reprochent de critiquer la France et en déduisent que je n’aime pas mon pays. Ils ont tort. Ce que je n’aime pas, c’est ce que mon pays devient.
Je suis heureux d’être né dans le pays de Montesquieu. J’ai honte que ce soit aussi celui de Marat et Robespierre. Je suis fier de trouver parmi mes maîtres des hommes tels que Tocqueville, Bastiat ou aujourd’hui Jean-François Revel. Je suis confus, par contre, de savoir que c’est un Français, Gracchus Baboeuf qui a inventé le communisme, un autre Français, Pierre Leroux, qui a forgé l’idée de socialisme, et deux autres Français, Gobineau et Drumont, qui ont posé les bases du racisme et de l’antisémitisme modernes.
Je puis être fier de l’existence de résistants dans les années quarante, mais consterné qu’il se soit trouvé tant de collaborateurs zélés. Comme je peux être fier des actions de l’armée française en Algérie, et ressentir comme une blessure quotidienne, entre autres crimes, l’abandon des harkis et des pieds noirs par De Gaulle en 1962...
Ce qui m’inquiète et m’afflige dans le présent de la France, c’est la disparition graduelle du pluralisme de la presse et du débat d’idées sans que personne ne semble y prêter attention, c’est l’affaiblissement économique, démographique, militaire de mon pays. Ce qui m’inquiète, c’est la politique menée depuis trente ans par les politiciens français qui les conduit aujourd’hui à agir comme si la disparition de quelques dictateurs arabo-musulmans constituait une catastrophe pour eux. Ce qui m’inquiète est de voir les gouvernants français choisir de devenir les chefs de file du tiers-monde et de faire le lit de l’Islam radical, faisant ainsi de ce pays le ver dans le fruit de l’unité de l’Occident face à ses ennemis. Ce qui m’inquiète est de voir tant de Français apparemment fiers que Chirac ait tenu tête aux États-Unis, mais, semble-t-il, inconscients de ce que la menace qui pèse sur nous n’est pas américaine, mais islamiste. Ce qui m’inquiète est que, en dehors d’Alain Madelin et de Bernard Kouchner, la France paraît ne plus avoir d’homme politique digne de ce nom. Il nous faudrait une Thatcher ou un Reagan, me disait un ami, et nous avons Chirac et Giscard d’Estaing…
Ce que ne voient pas ceux qui me font des reproches, c’est que la France, par la faute de mauvais dirigeants, risque de se trouver isolée et réduite à l’insignifiance internationale. Ce qu’ils ne voient pas est que les effets de manches de Villepin ont ridiculisé la France dans tous les pays développés. Ce qu’ils ne voient pas, non plus, est que la France risque de devenir musulmane et d’ores et déjà, un pays irréformable. Si je continue à écrire en français et si je n’ai pas encore quitté la France, c’est que le français est ma langue maternelle et que je suis imprégné au plus profond de mois de culture française.
Si la France cesse d’être la France, si le navire semble destiné à couler complètement, je partirai. Même si j’aime la Californie, ce ne sera pas totalement de gaîté de cœur que je m’y installerai. Ce sera en pensant à l’avenir de mes enfants, et en me disant que j’ai tout fait pour qu’un sursaut soit possible qui m’évite d’avoir à renoncer à mon pays… Si la France cesse d’être la France, ce sera que des tendances lourdes et profondes sont à l’œuvre et qu’il n’y a, hélas, rien à faire. Je me dirai que j’ai tout fait, tout, pour ouvrir les yeux de mes contemporains, mais en vain… Une population qui réélit Chirac à plus de 80 %, sachant qu’elle vote « escroc » est profondément malade et se résigne à l’annihilation de la démocratie, ce qui m’attriste. Une population qui peut souhaiter, en large proportion, pendant la guerre en Irak, la victoire d’un dictateur ignoble, et qui semble détester Bush plus que Saddam, est une population qui a perdu tout sens de la réalité, ce qui m’effraie.
Nous sommes, je le redis une fois encore, en guerre. D’un côté, se trouvent les tenants du nouveau totalitarisme de ce début de vingt et unième siècle, l’islamisme. Leur objectif : détruire l’Occident pour que règne l’Islam-monde. De l’autre, la plus puissante démocratie occidentale et, à sa tête, des gens qui ont compris l’ampleur du danger et sa gravité. Leur objectif : détruire la menace en sachant qu’on ne peut passer contrat avec des totalitaires. Au milieu, des gens, tels les dirigeants français, qui voudraient continuer leurs affaires pendant la guerre comme au temps du marché noir, des gens qui pensent que quelques phrases anti-américaines et anti-sémites leur attireront les bonnes grâces des totalitaires, et feront que nous serons épargnés ensuite.
Nous ne serons pas épargnés. L’antiaméricanisme et l’antisémitisme de gauche et de droite sont au contraire des signes que nous sommes déjà prosternés aux pieds de nos futurs maîtres.

 

Article du journal Les 4 vérités Hebdo http://www.les4verites.com