|
Sommaire
Le seigneurs des anneaux, un film magique
tiré de l'oeuvre de l'un des écrivains les plus réactionnaires
du XX siecle : JRR.Tolkien
Achetez
le DVD maintenant
Sic
Chirac
« Les militants syndicaux sont des Français comme les autres
et ne doivent pas s’imaginer que cette vocation leur donne le droit d’enfreindre
la loi » (Jacques Chirac).
Chirac-Poutine
« À la différence des États-Unis, de l’Europe
de l’Est et du Nord, la France semble avoir décidé de négliger,
dans la construction de sa relation avec la Russie, les questions sur
l’État de droit. Sur nombre de dossiers – contrôle des médias
russes par le pouvoir, guerre en Tchétchénie, verrouillage
de la société civile, flux financiers illicites, exportation
d’armes et de nucléaire, assassinats de députés russes…
– le discours de Paris est resté à ce point inaudible qu’il
n’a été entendu par personne ». (Patrick de Saint
Éxupéry, « Le Figaro » du 8 juillet).
Chine
« En politique, nous sommes toujours ennemis, mais nous sommes partenaires
en matière économique » (Lin Yi-fu, ministre de l’Économie
Taïwanais).
Préservatif
Une société chinoise fabriquant des préservatifs,
la Guilin Latex Company, s’est associée avec un hôtel de
la même ville de Guilin, au Sud de la Chine, pour accrocher sur
la façade de l’immeuble un préservatif de 80 mètres
de hauteur et de 100 mètres de circonférence. On y a apposé
l’inscription : « Maîtrisez la croissance démographique
; veillez à votre hygiène sexuelle ; protégez-vous
du Sida ».
Saddam Hussein
« Nous attraperons Saddam Hussein… Le fait que nous n’ayons pas
été capables de montrer son visage permet à des résidus
du régime baasiste de se promener dans les bazars et de dire :
Saddam reviendra » (Paul Brener).
Pérou
L’écrivain Mario Vargas Llosa, ancien candidat à la présidence
de la République du Pérou, a refusé le poste de Premier
Ministre qui lui était proposé. Il a suggéré
le nom de Beatriz Merino, ex-directrice des services fiscaux.
|
Article du journal Les 4 vérités Hebdo ,
http://www.les4verites.com
Constitution européenne : un
bricolage pitoyable
Guy Millière
L’Europe, diront certains, poursuit sa marche en avant. Après
l’Europe à 25, on nous parle de l’Europe à 33 en incluant,
d’ici quelques années, les contrées émiettées
des Balkans. Comme le disait le présentateur de cirque au temps
de mon enfance : de plus en plus fort ! On nous a aussi présenté
voici peu une Constitution européenne. Faisant partie de ceux
pour qui la construction européenne est dangereuse et vouée
à sa perte en raison de ce qu’elle est précisément
: une construction, et non le fruit d’une évolution au sens hayekien
du terme, je dirai qu’une Europe mal constituée d’emblée
ne pouvait accoucher que d’une Constitution mal formée.
Une Constitution en général, et plus précisément
une Constitution démocratique, est destinée à définir
et délimiter des pouvoirs, à fournir les moyens pour ces
pouvoirs de se surveiller et de s’équilibrer les uns les autres,
les moyens aussi et surtout pour les populations concernées d’exercer
leur contrôle. Le moins qu’on puisse dire en lisant les deux cent
pages indigestes de la « Constitution européenne »
est qu’on n’y trouve rien de précis pour ce qui concerne la surveillance
et l’équilibre des pouvoirs, et que les moyens pour les populations
concernées d’exercer leur contrôle sont quasiment absents.
Le principe de subsidiarité, qui avait été pourtant
déclaré primordial lors de la déclaration de Laeken
en décembre 2001 n’apparaît qu’en position serve : subordonné
aux « objectifs de l’Union » qui semblent, eux, prédominer.
Qui définira ces objectifs ? Des réunions de ministres
des différents pays membres, réunions où le droit
de veto aura disparu. Ce qui veut dire que des décisions pourront
s’appliquer à un pays membre, même si l’immense majorité
de ses citoyens n’en veut pas. Un Président de l’Europe verra
le jour, mais il n’aura pas davantage de pouvoir que la reine d’Angleterre
et aura bien moins de légitimité qu’elle. Il ne sera ni
souverain de lignée royale, ni élu du suffrage universel,
mais désigné. Je n’irai pas jusqu’à dire qu’il
sera aussi ridicule sur la scène internationale qu’un Président
de la IVème République en France, mais je ne suis pas
loin de le penser… Un ministre des affaires étrangères
européen verra le jour aussi, mais il n’aura pas davantage de
pouvoir de décision que le « Président de l’Europe
».
La Constitution entérine, en supplément, la Charte des
Droits fondamentaux élaborée lors du traité de
Nice, et lui donne force de loi prévalant sur toutes les lois
des pays membres. Or, cette charte comprend nombre de « droits
sociaux » d’inspiration socialo-communiste qui, s’ils devaient
effectivement être mis en œuvre, entraîneraient immédiatement
des milliers de litiges dont la Cour de Justice de Luxembourg devrait
s’occuper. Qui, par exemple, ne sera pas en infraction avec le droit
au travail en cas de chômage dans tel ou tel pays ? C’est simple
: tous les pays d’Europe sont déjà en infraction sur ce
point… De belles batailles juridico-bureaucratiques en perspective…
On peut constater au fil des pages, quelques avancées, certes
: l’omnipotence de la Commission est amoindrie, le Parlement cesse d’être
une chambre de débats sans résultats. La Commission n’en
garde pas moins des pouvoirs importants (ses décisions elles
aussi prévalent sur les lois votées dans chacun des pays
d’Europe), et on se détache de l’idée que chaque pays
de l’Union envoie à Bruxelles « ses commissaires »
(certains pays devront obéir à la Commission sans y avoir
un seul commissaire). Le Parlement, s’il semble plus puissant, n’aura,
en fait, guère davantage de pouvoirs que les parlements d’enfants
qu’on désigne parfois à l’heure de la récré
à l’école primaire.
L’Europe avait un hymne dont les paroles restent à écrire,
un parlement pour figurants, une technocratie toute puissante. Elle
aura désormais, en somme, un président-potiche, un ministre
des affaires étrangères en position de comédien
chargé de dire le texte qu’on lui demandera de dire, un parlement
gesticulatoire, une commission plus technocratique encore, une déclaration
des droits digne d’un pays communiste… Pendant ce temps, rien n’a été
dit sur le vieillissement de l’Europe, sur le déficit de croissance
de l’Europe, et au sein de l’Europe, sur la crise profonde que connaissent
certains pays, la France et l’Allemagne en particulier. Rien n’a été
dit sur les flux migratoires, sur la façon de juguler ou d’inverser
la fuite des cerveaux ou sur les possibilités de stimuler en
Europe l’esprit d’entreprise et l’initiative individuelle sans lesquels
aucun dynamisme n’est possible…
La convention présidée par VGE n’avait pas à se
préoccuper du sort concret des populations européennes
ou de leur degré de liberté et de dynamisme dans les années
à venir. Elle avait à bricoler. Qu’on me pardonne si je
dis ici que le bricolage est pitoyable et liberticide.
Article du journal
Les 4 vérités Hebdo http://www.les4verites.com
|