|
Sommaire
Le seigneurs des anneaux, un film magique
tiré de l'oeuvre de l'un des écrivains les plus réactionnaires
du XX siecle : JRR.Tolkien
Achetez
le DVD maintenant
Sic
sécu
« On ne parviendra pas à freiner durablement les dépenses
de l’assurance-maladie. Il faudra augmenter le prélèvement
» (Jean-Luc Cazettes, président de la CGC).
Compétition
« Pour rester dans la compétition mondiale du savoir, de
l’innovation et du dynamisme, les meilleurs jeunes Français doivent
aller se former ailleurs, aux États-Unis, en Angleterre ou dans
les grandes écoles. Les autres baignent dans l’illusion du savoir,
entretenue par l’obtention de diplômes factices, qui n’ont plus
guère de valeur à l’étranger et même chez nous,
mais qui sont largement distribués à presque tous »
(Bernard Debré).
PS
« Le parti socialiste a besoin qu’on lui administre du Viagra »
(Arnaud Montebourg).
Transparence
« Un État de droit n’est pas un régime dans lequel,
au nom de “l’impunité zéro”, les juges disposent des moyens
de suspendre les garanties qui protègent le justiciable. “L’impunité
zéro“ ne saurait exister que dans un régime totalitaire,
au prix d’un contrôle policier permanent et de la délation
» (Alain-Gérard Slama).
Antisémitisme
« L’anti-judaïsme qui se déchaîne depuis des années
en milieu arabo-musulman est sans conteste le plus virulent que le monde
ait connu depuis l’anti-judaïsme de l’Allemagne hitlérienne.
Il le dépasse même par son caractère obsessionnel
» (Michel Darmon, président de France-Israël).
Majorité
« Je m’occuperai, avec l’UMP, des différentes élections
qui viendront » (Jean-Pierre Raffarin).
Intermittents
« Je reçois régulièrement des propositions
d’intermittents qui m’offrent de l’argent pour acheter des heures afin
d’avoir leur compte » (Jérôme Deschamps, metteur en
scène).
|
Article du journal Les 4 vérités Hebdo ,
http://www.les4verites.com
La Turquie dans une autre Europe
Guy Millière
Le cas turc place l’Union européenne face aux contradictions
impliquées par sa propre fuite en avant. La Turquie s’est vue
promettre d’entrer dans l’Europe au temps où celle-ci se construisait
comme une zone de libre-échange économique.
En ce temps-là, aucun problème n’était en vue :
les marchandises turques circuleraient en Europe. Pas la population
turque. La Turquie serait arrimée plus nettement à l’Occident,
ce qui était de l’intérêt de celui-ci : la Turquie
kémaliste n’était-elle pas un allié fiable face
à l’Union soviétique, et un tampon séparant l’Europe
du monde arabo-musulman ?
Depuis, malheureusement, les choses ont changé. L’Europe a pris
une dimension monétaire et politique. Peut-on envisager une Europe
politique avec la Turquie en situation de pays le plus peuplé
d’Europe ? Et peut-on concevoir que l’euro soit aussi la monnaie de
la Turquie ? Peut-on concevoir la libre circulation des Turcs en Europe
?
La Politique Agricole Commune est, par ailleurs, devenue de plus en
plus coûteuse et, si divers pays sont prêts à l’abandonner,
la France y tient. Or, faire bénéficier l’agriculture
turque de la PAC serait un gouffre financier sans commune mesure avec
ceux qui sont déjà devant nous. Je pourrais aussi parler
de culture et de religion, bien sûr…
On pourrait annoncer à la Turquie que les choses ont changé
du tout au tout. Mais ce serait revenir sur la parole donnée
autrefois. Ce serait aussi provoquer des conséquences auxquelles
nul n’ose penser…
Que se passerait-il si les dirigeants turcs devaient dire à leur
population que l’Europe ne veut pas d’eux, et les repousse ? Qui imaginerait,
si la population se soulève, une république islamique
turque en prolongation directe de l’islamisme proche-oriental ? Nous
n’aurions pas, en ces conditions, des frontières avec l’Irak,
la Syrie et l’Iran, comme certains l’évoquent, mais des frontières
avec un État plus inquiétant que l’Irak, la Syrie et l’Iran
réunis et devenu très différent de ce qu’il est
aujourd’hui… Très différent…
Plutôt que de parler franchement, par peur des conséquences,
les politiciens européens tergiversent, mais ne pourront pas
le faire beaucoup plus longtemps.
Changer d’Europe
Très vite, il faudra trancher. L’entrée de la Turquie
dans l’Europe telle qu’elle est serait impensable et cataclysmique.
Le refus serait impensable aussi. Alors ?
Il faudra vraisemblablement changer l’Europe, et faire son
deuil de certains projets constructivistes et homogénéisants…
Il faudra voir que l’Europe de la défense existe déjà
et s’appelle l’OTAN, structure qui inclut déjà la Turquie
et qui continue à l’arrimer à l’Occident et à la
lutte contre le terrorisme. L’OTAN inclut les États-Unis, dites-vous
? Et vous voulez construire la défense européenne en excluant
les États-Unis ? Outre le fait que vous n’en avez pas les moyens,
il vous faut voir que les États-Unis resteront l’allié
de la Turquie et que la grande majorité des pays d’Europe considèrent
comme cruciale l’alliance avec les États-Unis…
Il faudra voir aussi que le libre-échange économique constitue
la solution optimale permettant d’arrimer la Turquie à l’Occident,
et que le reste de la construction européenne constitue une dérive
malsaine par le biais de laquelle on tente d’éroder les mémoires
et les cultures, les différences politiques et les différences
juridiques. Plus tôt nous ferons notre deuil de ce reste, et plus
tôt nous retrouverons le chemin de l’optimalité…
Si l’Europe n’est pas davantage qu’une zone de libre-échange
coordonnée à une alliance militaire, nous sortons de la
situation impossible dans laquelle nous nous sommes placés. Si
l’Europe et ses politiciens tiennent comme des forcenés à
ce qu’elle soit davantage, l’Europe et ses politiciens subiront les
conséquences de leurs décisions.
Tout indique qu’en ce cas, la Turquie ne tournera pas le dos à
l’Occident. Tout indique plutôt que l’Occident tournera le dos
à l’Europe qui s’édifie, et se centrera plus que jamais
sur les États-Unis. Vous trouvez les pressions américaines
sur l’Europe en faveur de la Turquie insupportables ? Craignez plutôt
les États-Unis et la Turquie tournant le dos à l’Europe.
Vous voyez en Erdogan un islamiste dangereux ? Voyez plutôt que
l’armée kémaliste turque est tout ce qui sépare
la Turquie de l’islamisme radical, et tout ce qui fait d’Erdogan un
modéré, par la force des choses. Craignez plutôt
le déferlement sur la Turquie d’un islamisme vraiment radical
et non contenu par l’armée kémaliste. Vous voyez dans
le déplacement, par Ataturk, de la capitale d’Istanbul à
Ankara un renoncement à l’Europe ? Voyez-y plutôt une abolition
du califat musulman, et craignez la restauration du califat…
Article du journal
Les 4 vérités Hebdo http://www.les4verites.com
|