Sommaire

 

Sic

Gauche
« La vie d’un homme de gauche est difficile. Ce n’est plus la droite qui est réactionnaire. C’est la réalité » (Laurent Joffrin, directeur du quotidien « Libération »)

Incendies
« Les incendies accidentels sont extrêmement rares » (Christian Frémont, Préfet de la région PACA).

Sécu
« Il n’y a pas à réformer notre système d’assurance-maladie ; il est bon. Il faut le maintenir » (Jacques Chirac, 14 juillet 2003).

MSF
« L’énorme chantier d’une assurance-maladie mondiale, sur lequel je travaille, au sein de “Malades sans frontières“... » (Bernard Kouchner).

Sécurité maritime
« Pour la sécurité maritime, contre la pollution, la mesure la plus efficace serait de rendre obligatoire la publication du nom du propriétaire du navire et du contrat d’assurance en responsabilité du chargeur » (Wolfang Hubner, directeur du département des transports maritimes à l’OCDE).

Musique
« Il n’y a pas de bonne salle de concert à Paris. Je le répète depuis vingt ans. Nos décideurs ne sont pas intéressés ; aucun ne vient aux concerts » (Pierre
Boulez).

Amabilité
« George Bush est incapable de réfléchir correctement » (Nelson Mandela, ancien président de l’Afrique du Sud).

Révolution
« Ce ne sont pas les révolutionnaires qui font couler le sang, mais les contre-révolutionnaires » (Olivier Besancenot).

Europe
« Il faut oublier le rêve d’une Europe monolithique, où tout serait un : la langue, la religion, la culture. L’islam existe en Europe et peut accepter les idéaux des Lumières et de la Révolution française » (Cardinal Daneels, primat de Belgique).

 

Article du journal Les 4 vérités Hebdo , http://www.les4verites.com

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La situation en Irak, vue des Etats-Unis
Guy Millière

J’écris cet article depuis les États-Unis d’Amérique, et j’ai la triste sensation de m’adresser à des gens, mes compatriotes, qui vivent sur un territoire désolé où l’information ne parvient pas.
À lire les journaux français, on pourrait penser que la situation en Irak est, pour l’armée américaine, de l’ordre du fiasco total. La réalité est tout autre. 95 % du territoire irakien, selon les données disponibles, est sous contrôle et ne présente pas le moindre problème. Au contraire, la vie s’y réorganise. Les commerces sont approvisionnés comme ils ne l’ont pas été depuis des années. Le système de santé fait son travail et ne connaît plus les pénuries de médicaments organisées savamment sous l’ancien régime. La sécurité est assurée. L’école et l’université ont repris leurs activités, sans la censure omniprésente qui pesaient sur elles. Des policiers irakiens ont été formés et commencent à être opérationnels. Des militaires irakiens sont en cours de formation et dans quelques mois, une nouvelle armée irakienne sera sur pied. Peu à peu, les langues se délient : une presse libre et plurielle a fait son apparition. Des cassettes vidéo se vendent où figurent des scènes de torture. Chacun fait peu à peu son deuil et peut enfin pleurer ses morts.
Les problèmes qui subsistent se situent tous dans la même zone géographique très précisément circonscrite où se trouvent les ultimes fidèles du tyran déchu, et où le tyran lui-même pourrait avoir trouvé refuge. C’est là, et uniquement là, que l’armée américaine subit des attaques. L’intensification des attaques a été un phénomène passager et un bon signe : l’armée américaine est de plus en plus précise et de plus en plus près des cibles essentielles, comme le montre la mort récente des deux sanguinaires fils de Saddam.
Quelques semaines, quelques mois au plus, et tout sera fini. Le peuple irakien aura un gouvernement décent, la liberté de parole et la liberté d’entreprendre. Les journalistes français n’auront vraiment plus rien à se mettre sous la dent et plus de poux à chercher sur la tête de George Bush.
Ils se rabattront un temps sur ce vers quoi ils continuent déjà à se rabattre : où sont les armes de destruction massive ? Je crains pour eux qu’une réponse aura, à ce moment, été apportée à leur question. Les milliers de morts faits par Saddam montrent qu’il était lui-même une arme de destruction massive, et les scientifiques travaillant dans le nucléaire, la chimie et la biologie assemblés par lui expliqueront vraisemblablement qu’ils n’avaient pas été embauchés pour enfiler des perles.

La fin de la désinformation

Il restera aux journalistes français les os à ronger sur lesquels se ruent les démocrates américains en ce moment : Bush a dit que l’Irak cherchait à se doter d’uranium enrichi au Niger et ce, sans preuves suffisantes. Ces os eux-mêmes ne dureront pas, puisque tout montre déjà que les preuves transmises par les services britanniques à la présidence américaine venaient, en fait, des services français qui avaient demandé à ne pas être cités…
Alors, la presse française pratiquera-t-elle un grand acte de contrition collectif ? Je ne pense pas. La guerre contre le terrorisme aura bougé, en effet, en direction de la Corée du Nord, de la Syrie, de l’Iran, de l’Autorité Palestinienne. Je vois déjà les grands titres : « paix en Corée », « non à l’intervention en Syrie », « non à l’expulsion d’Arafat » ! Je vois les banderoles…
Malgré ses détracteurs et les désinformateurs, la doctrine Bush avance, et elle continuera à avancer sans que rien ni personne ne parvienne à la faire dérailler.
Je songe avec joie et ironie à tous ceux qui tentent désespérément de sauver leurs préjugés, mais qui, au fond d’eux-mêmes ne peuvent que se rendre compte qu’ils sont en train de sombrer. La déroute des menteurs et des cuistres qui ont longtemps tenu le haut du pavé est un plat qui se déguste lentement, par petites bouchées…
Et je fais un pari : dans moins de dix ans, il ne restera rien de la politique arabe de la France, Israël vivra en paix dans des frontières sûres, le monde arabe aura connu le reflux de l’islamisme et une vague de démocratisation sans précédent. On publiera des livres sur George W. Bush, l’homme qui a vaincu le nouveau totalitarisme islamique. On verra que son poids dans l’histoire du XXIe siècle commençant a été aussi grand et crucial que celui de Ronald Reagan à la fin du XXe siècle.
Avec un peu de chance, on commencera à s’intéresser à nouveau aux vrais problèmes auxquels la France et l’Europe sont confrontées, problèmes qu’une jalousie maladive et ressentimentale nous avait empêchés de voir, crispés que nous étions entre l’obsession anti-américaine et les songes vains d’une splendeur révolue.

Article du journal Les 4 vérités Hebdo http://www.les4verites.com