Sommaire

 

Communication

Télé
Selon une étude réalisée par l’organisme Eurostat, les Européens consacreraient, en moyenne, plus de 40 % de leur temps libre à regarder la télévision. Pour les Hongrois, c’est même plus de 50 % !

Camping
La télévision fait, aujourd’hui, partie de l’équipement électroménager du caravanier » (Éric Ambrosini, directeur d’un camping près du Cap-d’Agde).

Publicité
Au 1er janvier prochain, l’ouverture à la publicité télévisée du secteur de la grande distribution ne sera que partielle. La presse quotidienne régionale conservera le monopole de la publicité sur les opérations de promotion…

Figaro
« Madame Figaro » lance une édition thaïlandaise. Il y a déjà des éditions au Japon, en Corée, en Chine et à Taïwan.

Haut débit
Pour financer la construction de relais dans les zones du territoire non encore équipées pour permettre la réception des communications téléphoniques mobiles, le gouvernement envisage d’instituer une nouvelle taxe qui serait acquittée à la fois par les abonnés au réseau mobile et les abonnés à Internet.

Affichage
Les afficheurs (Union de la publicité extérieure) refusent de soumettre les campagnes qu’ils diffusent aux contrôles a priori du Bureau de vérification de la publicité, le BVP.

CD
Un CD sur trois vendu à travers le monde est un disque piraté. Dans beaucoup de pays, le nombre de produits piratés dépasse celui des produits officiels. Les ventes mondiales des disques piratés ont, pour la première fois, dépassé le milliard d’unités en 2002.

 

Article du journal Les 4 vérités Hebdo , http://www.les4verites.com

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L’amour : ultime étape de la sélection naturelle
Pierre Lance*

J’entends parler sans cesse de courbe démographique, de taux de natalité, d’allocations familiales, de politique nataliste, de salaire parental… De grâce ! Parlez-moi d’amour !
Car il ne faudrait tout de même pas oublier que chez l’homo sapiens sapiens, c’est l’amour, au sens le plus romantique du terme, qui est généralement à l’origine de la progéniture. Et il ne saurait être question, pour les humains les plus civilisés, de satisfaire leur instinct de reproduction par ces bestiales et hasardeuses copulations qui sont le lot des espèces animales, ainsi que des rameaux les plus arriérés ou les plus décadents de la nôtre.
Dans l’animalité, au cours de la période du rut, les individus s’accouplent avec le premier partenaire venu du sexe opposé, et l’on ne peut pas dire qu’ils exercent un véritable choix. Ce sont le hasard et les circonstances qui décident et les rejetons se font avec n’importe qui. Sans doute l’instinct génésique porte-t-il vers les partenaires les plus sains et les plus vigoureux, mais en dehors de cette sélection grossière, l’individualité de chacun n’entre guère en ligne de compte, car les animaux d’une même espèce sont trop peu différenciés pour que des préférences « sentimentales » puissent s’exprimer parmi eux.
Sans doute en fut-il de même chez nos ancêtres préhistoriques et je crois que l’amour, au sens où nous l’entendons aujourd’hui, s’est développé en qualité comme en volonté sélective au même pas que la civilisation, dont il est peut-être l’expression la plus achevée en même temps que le plus sûr garant de notre progrès biologique.
On sait que les mariages arrangés par les familles, sans même que les fiancés se soient jamais rencontrés, sont encore de pratique courante chez bien des peuples du tiers-monde.
Nous autres, Occidentaux, jugeons ces mœurs barbares. Elles le seraient évidemment chez nous. Mais les différenciations individuelles sont dans les nations développées beaucoup plus étendues que dans les sociétés archaïques. Car, dans les pays où presque tout le monde ressemble à tout le monde, et où, de surcroît, le conformisme traditionnel et religieux maintient les individus dans un moule contraignant dont bien peu s’affranchissent, les mariages arrangés ne peuvent pas avoir le caractère odieux qu’ils auraient ici.
Et quand la fiancée découvre son mari, il y a peu de risques qu’elle soit horrifiée, car il est généralement du modèle courant, c’est-à-dire très ressemblant à ses propres frères, oncles et cousins. Il est donc probable qu’elle se dise : « Celui-là ou un autre, quelle importance ? Pourvu qu’il soit travailleur et ne soit pas brutal, j’en ferai bien le père de mes enfants ».

Des mutations obtenues par amour

Il est de fait que la natalité diminue dans une nation au fur et à mesure qu’elle se développe et qu’elle gagne en culture et en prospérité. Il ne faut pas réduire ce phénomène à des considérations économiques.
Lorsqu’un être humain acquiert, ou croit avoir acquis, une personnalité plus originale et intéressante que la moyenne, il tend à devenir plus exigeant dans le choix d’un partenaire susceptible de convenir à sa reproduction. Il commence alors à rêver du « coup de foudre » et du « grand amour », c’est-à-dire de la femme ou de l’homme idéal(e).
Or, ceci est dans la droite ligne de la sélection biologique qui préside au progrès de l’espèce. Il me paraît donc absolument logique et positif que dans un pays de civilisation avancée, dans lequel les individus sont très différenciés et la hiérarchie qualitative très étendue, apparaissent des processus de sélection sévère qui tendent nécessairement à la raréfaction des accouplements et des procréations, comme à la correction des choix erronés, ce qui implique : mariages tardifs, contraception, avortements, divorces, voire solitude prolongée si le partenaire « idéal » ne se présente pas. C’est ce qui se passe en Europe et en Amérique du Nord et ceux qui s’en désolent feraient bien de réfléchir plus sérieusement à l’avenir de l’homme et ne pas adopter des réflexes collectivistes et massificateurs mieux accordés à la destinée des fourmis ou des termites qu’à celle des humains.
La vérité humaine, en ce point de l’Histoire, c’est que personne n’est obligé de se marier et que ne devraient naître que des enfants voulus, fruits d’un amour authentique entre deux êtres affinitaires et supérieurement évolués. Ceux qui ne veulent pas l’admettre incitent les hommes de l’État à intervenir au bas niveau du portefeuille pour soutenir artificiellement une natalité non sélective qui produira notre déchéance. Nietzsche nous l’avait dit : « Il naît beaucoup trop d’hommes ; l’État a été inventé pour ceux qui sont superflus… »

* Site Internet de Pierre Lance : < http://assoc.wanadoo.fr/lerenouvelle/pub >

Article du journal Les 4 vérités Hebdo http://www.les4verites.com