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Les Belles Lettres, 2003
214 pages — 18 euros

Selection de livres politiques et culturels des 4V.COM

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Divers Faits
Capitales
Selon l’étude publiée chaque année par la banque suisse UBS, portant sur le coût de la vie dans quelque 70 villes dans le monde, Oslo, en Norvège, serait la ville la plus chère du monde suivie par Hong-Kong, Tokyo et New York. Paris est en treizième position.

Travail
Selon la même étude UBS, le Parisien travaille en moyenne 1 561 heures par an. C’est le plus paresseux des 70 villes étudiées ! Le Suisse travaille 300 heures de plus. La palme revient à Hong-Kong avec 2 398 heures travaillées par an. La moyenne du temps de travail dans les grandes villes du monde est de 42 heures par semaine.

Bourbon
La Cour de Cassation a confirmé, le 2 octobre, un arrêt de la Cour d’ Appel de Paris refusant à Henri d’Orléans, comte de Paris, 70 ans, le droit de se faire appeler désormais Henri de Bourbon. Le nom de Bourbon avait été volontairement abandonné par son aïeul, Philippe d’Orléans, fils cadet de Louis XIII, né en 1640. La famille d’Orléans s’estime néanmoins héritière du trône de France, ce que lui conteste Louis Alphonse de Bourbon, descendant direct de Louis XIV…

Attractivité
Le Premier ministre a annoncé qu’il était prêt à prendre des mesures fiscales pour attirer en France un plus grand nombre de cadres étrangers. Le Président de la CGC, Jean-Luc Cazettes a averti le gouvernement que tout avantage accordé à des cadres étrangers constiturait pour son organisation un casus belli. Il écrit dans son bulletin confédéral : « Je n’accepterais pas qu’après avoir refusé la préférence nationale, on nous impose la préférence anti-nationale ».

Sciences Po
Le directeur de l’Institut d’études politiques de Paris, le socialiste Richard Descoings, a fait financer le char d’une association gay et lesbienne à la dernière Gay Pride. Et il en est fier.

 

Article du journal Les 4 vérités Hebdo , http://www.les4verites.com

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De quelques mythes tiers-mondistes
Nicolas Lecaussin*


À l’heure de la contestation anti-mondialisation soutenue autant par la gauche que par la droite, il serait utile de comprendre – enfin – ce qui se passe et ce qui s’est réellement passé dans les pays pauvres. Le livre d’ Yves Montenay donne une réponse claire et édifiante.
Lorsque Carlos Rangel a publié, dans les années 1970, ses livres majeurs (« Du bon sauvage au bon révolutionnaire », « L’Occident et le tiers-monde »), les bien-pensants de l’époque ont tout de suite crié au scandale. L’auteur, sud-américain, avait osé dire que le tiers-mondisme ambiant n’était rien d’autre qu’une idéologie marxiste et que, de surcroît, il faisait du tort aux pays concernés en les enfonçant dans la pauvreté et les dictatures. Force est de constater que, trente ans après, l’idéologie tiers-mondiste est aussi répandue, sauf qu’elle prend la forme de « mouvements anti-mondialisation ». C’est pour démolir cette grille d’interprétation et démolir de nombreuses idées reçues qu’Yves Montenay publie un ouvrage remarquable qui se situe justement dans la lignée de Rangel : « Le mythe du fossé Nord-Sud ou Comment on cultive le sous-développement » (Les Belles Lettres, 2003).
L’auteur, véritable globe-trotter, a accumulé des informations sur le terrain, dans tous les coins du monde, et a pu constater ce que d’autres n’ont jamais voulu voir.
Il a remarqué que, depuis cinquante ans, l’Occident s’est développé comme jamais dans son histoire et que les pays du Sud ou bien ont stagné pendant des années ou bien ont pris, pour certains, le chemin d’une véritable croissance. Mais pendant que les pays occidentaux s’enrichissaient, d’autres restaient dans une grande pauvreté et étaient (ou sont) victimes des dictatures et des famines. À qui la faute ? La réponse officielle, politiquement correcte, est de dire que c’est à cause de l’Occident et de la colonisation. Pourtant, cette affirmation ne résiste pas à une simple analyse des faits. La famine par exemple, n’a pas été un problème de ressources agricoles pillées par les pays riches, mais résulte de guerres civiles ou de négligences. Même aujourd’hui, les héritiers des tiers-mondistes soutiennent que si les pays du tiers-monde sont sous-développés « c’est parce que nous nous sommes développés à leurs dépens en exploitant leurs richesses ». Et ce genre de raisonnement est aussi largement utilisé dans les manuels destinés à nos enfants.
Paradoxalement, après la fin de la guerre froide et l’écroulement du communisme, le tiers-mondisme fut rapidement remplacé par l’anti-mondialisation. D’ailleurs, la pauvreté est un véritable outil de propagande pour les mouvements anti-mondialistes car, quelles qu’en soient les causes réelles, elle serait toujours provoquée par l’homme blanc et son impitoyable avidité « libérale ».
Pour faire passer cette pilule, on nous ressort à chaque fois la même rengaine : « les riches sont de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres ». Les chiffres sont là et disent complètement l’inverse !
Depuis environ vingt ans, la mondialisation a contribué à faire reculer la pauvreté dans 24 pays en développement qui comptent au total quelque 3 milliards d’habitants. C’est même l’ONU, dont les penchants pour le libéralisme ne sont pas très évidents, qui le dit. Yves Montenay va encore plus loin et montre, faits à l’appui, comment ce développement s’est accéléré dans les pays qui se sont débarrassés des dictatures et du socialisme. Dans la seule Afrique, nous rappelle l’auteur, l’industrie égyptienne a été ruinée, ainsi que les agricultures algériennes, guinéenne,
éthiopienne, angolaise et mozambicaine, par un socialisme d’origine soviétique. Ce même socialisme est aussi à l’origine du massacre des étudiants et des enfants éthiopiens, ainsi que des cadres guinéens, dahoméens et celui du tiers de la population de la Guinée Équatoriale. C’est en Chine qu’a eu lieu, en 1961, la plus grande famine du siècle. C’est le marxiste Tsiranana qui a appauvri Madagascar et non pas l’Occident capitaliste. Pour ce qui est du mythe de la colonisation coupable de l’appauvrissement, là aussi, les faits sont impitoyables. Malgré une décolonisation qui s’est terminée vers 1804, Haïti est aujourd’hui moins développé que jamais. De même, le cas du Zimbabwe est typique de la façon dont on manipule l’histoire. Ce pays a été pillé et appauvri par un dictateur, Mugabe, qui a appliqué les techniques marxisantes à une économie bien portante.
Toujours avec le souci de l’information argumentée, Yves Montenay dénonce le mythe du pillage des pays du Sud par le Nord, insiste sur le développement économique et la liberté des échanges, critique les ravages de l’écologisme. Une véritable cure de désintoxication.


Article du journal Les 4 vérités Hebdo http://www.les4verites.com