Sommaire du n°178

 

Manifeste pour l'Entente à droite:la campagne continue!

Notre Convention «Pour l'entente à droite» de samedi dernier - organisée par notre

publication, qui en avait pris l'initiative - au Palais des Congrès de la Porte Maillot, a été un grand succès., salué comme tel par des journaux aussi différents que «Le Figaro» ou «Le Monde». Cela nous détermine à poursuivre nos efforts :la campagne pour la signature du Manifeste continue. D'autres conventions de même nature seront organisées dans les semaines qui viennent et avant la fin de cette année,dans les principales villes de province. Réunions pour lesquelles a été sollicité le concours actif des partis et organisations dont les dirigeants étaient personnellement présents le 6 juin.

 L’ensemble de l'assistance a fait à Charles Millon un accueil chaleureux : chaque intervenant a tenu a saluer son courage, qui tranche nettement avec le comportement des Balladur et des Léotard, qui ont préféré livrer les régions Île-de-France et Paca à la gauche, alors que la droite y était majoritaire Nombreux d'ailleurs étaient ceux qui, comme moi, ont adhéré à «La Droite».

Pour autant, les différences entre la ligne politique de Charles Millon et celle de «L'Entente à droite» sont apparues nettement. Nous l'avons pressé de transformer son «association d'action politique» en un véritable parti politique. Ce qui suppose une rupture accomplie avec l'ex RPR-UDF à laquelle le président de la région Rhône-Alpes n'est pas prêt, pour l'instant. Il dit vouloir marcher au pas du montagnard. Mais, quand le destin frappe à la porte,il faut non seulement l'entendre, ce qu'il a fait, mais se mettre aussi en route sans tarder, sans écouter les prudents et les timorés... Et le temps presse....

 Nous avons une autre divergence, elle porte sur le Front National. L'après-midi du 6 juin, devant ses supporters, Charles Millon a déclaré qu'il n'y aurait «pas de raciste, de xénophobe et d'antisémite» dans son mouvement. Or,il ne s'agit que d'une figure de style, renvoyant aux mêmes épithètes employées par Jacques Chirac le lundi 23 mars et qualifiant le Front National. Charles Millon, dans chacune de ses déclarations publiques, croit encore, malgré tout, devoir payer son tribut à la diabolisation du FN. Comme Chirac.

Pour notre part, nous avons préféré dire “ n'en déplaise au Président de la République, et à la meute médiatique, qui constituent aujourd'hui ensemble le parti de l'exclusion,le FN est un parti de droite, de la droite nationale, ni raciste ni xénophobe, un parti de droite avec lequel toute la droite doit s'entendre, devra s'entendre, un jour ou l'autre, et de préférence publiquement(voir page 4). doute cette divergence explique que Charles Millon n'ait pas eu convenance à signer notre “Manifeste pour l'entente à droite”

  Alain Dumait (sommaire)


Sectes nous sommes tous déjà soupçonnés!

Lionel Jospin vient de recevoir le premier rapport de l'Observatoire interministériel sur les sectes, organisme créée en 1996 par Alain Juppé, après le massacre dans le Vercors d'un groupe de personnes réputées avoir appartenu à " l'Ordre du Temple Solaire". Ce nouvel organisme ne fait que succéder à plusieurs commissions parlementaires dont la dernière en date était présidée par un député RPR, Alain Gestes.

En réalité, cela fait quinze ans que les sectes, ou prétendu telles, sont est dans le collimateur des pouvoirs publics, gouvernements de gauche ou de droite confondus. Or, à lire, en particulier les récentes déclarations de Pierre Brard, Maire .de Montreuil, ex PCF et membre de cet observatoire, on est obligé de se poser un certain nombre de questions. Et de faire au moins six observations.

l. Tout d'abord, la liste des organisations considérées comme des sectes à tendance à s'élargir chaque jour. Il y en aurait, en France,quelques l50 !. Elle inclut aussi des organisations structurées, ayant pignon sur rue, dont les membres sont parfaitement intégrés, comme " Les Témoins de Jéhovah ", qui sont plus de 130 000 en France et qui constituent la 2ème église du Portugal. On a demandé à Jean-Pierre Brard pourquoi il s'attaquait à ce groupe. Réponse : il refuse les transfusions sanguines pour leurs enfants !

À ce compte-là, le Mahatma Gandhi serait lui aussi un diable. 2. Pour mieux contrôler les sectes, l'Observatoire propose de pratiquer un contrôle administratif sur l'ensemble des associations dont le budget dépasse 500 000 francs !

Au nom d'une conception restrictive de la liberté individuelle, on se propose donc d'attenter à la liberté tout court. Un peu comme, au nom de la lutte contre la trafic de drogue, les pouvoirs publics ont obtenu d'avoir accès, sans décision de justice, à tout compte bancaire sur lequel un mouvement de plus de 50 000 francs a été observé...

3. Au nom des problèmes bien réels que posent un petit nombre d'organisations sectaires, que la société se doit de mettre sous surveillance (mais on peut penser que la police, avec son service des renseignements généraux, est justement faite pour cela), il s'agit ni plus ni moins d'accroître le contrôle coercitif de l'administration sur l'ensemble aussi du corps social.

4. Le combat contre les sectes prend aujourd'hui une dimension politique. Jean-Pierre Brard trouve ce combat légitime dans la mesure où il constate " le même consensus que celui que l'on trouve contre le FN ". Et il ajoute : " dont les méthodes ressemblent étonnement à celles des sectes ".

La vraie raison de son acharnement contre les Témoins de Jéhovah, c'est que ce groupe, en Allemagne, est accusé d'avoir fait des offres de service à Hitler au début des année 30. Le piquant évidemment est que cette remarque soit faite par quelqu'un qui, en son temps, approuva sans réserve le pacte germano-soviétique...

5. L'aveu est lâché. Avant tout chose, une secte est une organisation qui déplaît fortement à d'autres. C'est ainsi qu'à la fin de 1996, un député de la majorité d'Alain Juppé a cru pouvoir affirmer que l'association " Contribuables associés " était bel et bien une secte...

6. Les Etats.Unis ont une longue pratique de l'activité de toutes sortes d'églises et de sectes, y compris de groupes d'illuminés dangereux. Malgré un grand nombre de faits divers tragiques - par exemple celui des adeptes des " Portes du Paradis " dont 39 fidèles se sont retrouvés l'année dernière à la morgue de San Diego en Californie le gouvernement américain a toujours préféré ne pas légiférer sur cette question, au nom du principe de la liberté des consciences.

Jean Foucart

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Différentes conceptions de “l’entente à droite”.

 

le concept " d'Entente à droite " renvoie d'abord au clivage droite/gauche, dans lequel doit s'inscrire la vie politique pour permettre une alternance démocratique. Il s'oppose donc à la conception défendue, depuis maintenant plus de dix ans, à la fois par la gauche et par la fausse droite, selon laquelle l'opinion des Français se répartirait non pas en deux mais en trois grands blocs : la gauche, y compris le PCF et les groupuscules gauchistes ; la droite parlementaire dit encore droite de gouvernement ; et une troisième partie constituée par le Front National, lequel serait le parti de " l'inacceptable ",justifiant, à chaque fois que cela s'avère nécessaire la constitution d'un «Front républicain» où se retrouvent ensemble la gauche et la fausse droite, pour faire barrage au troisième bloc.

Cette reconstruction de la vie politique a pour seul objet de la part de ceux qui l'ont conçu, François Mitterrand et ses séides, de faire gagner la gauche durablement et d'empêcher, en principe, le retour démocratique d'une vraie droite au pouvoir Tous ceux qui ne sont pas membres du Front National et qui contestent néanmoins la validité du schéma exposé ci-dessus, ont donc vocation à se retrouver dans une " Entente à droite ", pour faire pièce aux " Front républicain ".

Mais cette entente peut se concevoir de différentes façons. Les premiers inspirateurs de cette entente Alain Griotteray et Michel Poniatowski ne suggéraient qu'un accord minimum : maintien du seul candidat de droite (incluant le Front National), arrivé en tête au premier tour pour battre le candidat unique de la gauche, dans les élections législatives à deux tours. En somme, un dispositif parallèle à ce qui s'appelait à gauche, avant " l'union de la gauche ", la " discipline républicaine ".

 Le soir du l5 mars dernier, on a pu constater que des problèmes spécifiques se posaient pour les élections régionales qui ont lieu au scrutin proportionnel. La logique d'un tel mode de scrutin est que chaque formation politique aille au combat électoral sous son drapeau. Mais encore faut-il, lorsque les jeux sont faits, qu'une majorité puisse se constituer. Et on a vu que se posait alors, à nouveau, le même choix entre l'option type " Front républicain " (effectuée par Balladur ou Léotard), et l'option type " Entente à droite ", choisie par Charles Million ou Charles Baur.

L'ennui, pour la clarté des débats, et pour la vie démocratique, c'est que ces deux derniers, ont prétendu et prétendent toujours avoir accepté les voix des élus du FN " sans contrepartie ".

Alors que la morale la plus élémentaire veut en tout cas dans un système représentatif -que l'on tienne compte, d'une façon ou d'une autre, par exemple dans le cadre d'un programme commun minimum, de l'opinion de tous ceux qui votent pour vous. C'est pourquoi, dans les circonstances politiques actuelles, chaque responsable politique de droite, devrait clairement se déterminer : pour le " Front républicain " ou pour " l'Entente à droite ". C'est ce choix que Charles Millon prétend ne pas faire encore complètement...

 

Bernard Piard (sommaire)

 


«Pour L'Entente à droite», réunion du 6 juin 1998

 Avec ce numéro, nous commençons la publication d'extraits significatifs des interventions prononcées par les orateurs qui se sont exprimés à la tribune à l'occasion de notre Convention du 6 juin 1998 sur L'Entente à droite. Suite au prochain numéro.

 Alain Dumait,

secrétaire général du PPL et directeur de la rédaction des «4 Vérités.hebdo» La ligne officielle du RPR-UDF que «l'Alliance» croit pouvoir bétonner, n'est approuvée que par une minorité d'électeurs de ces formations. D'où l'hémorragie des militants, qui renvoient leurs cartes, par milliers.

Approuvée d'ailleurs dans quelle proportion exactement ? C'est ce qu'aucun sondage ne nous apprendra jamais, car il s'agit-là, justement, d'une question politiquement incorrecte. Avec quelques spécialistes des études d'opinion,je pense que l'on peut estimer à 60 voire 70% les électeurs RPR-UDF favorables à «l'entente à droite». C'est à eux, directement, sans intermédiaire, sans grand soutien médiatique, malgré la prudence de sioux, ou de couleuvres des élus même soi-disant contestataires, issus de ces formations à l'exception bien sûr de ceux qui sont présents avec nous ce matin - que s'adresse le «manifeste pour l'entente à droite».

 La fausse droite n'a en effet, en ce qui concerne sa stratégie politique, que le choix entre deux positions : faire le lit de la gauche, comme elle le fait si bien depuis 25 ans, d'abord en faisant une politique de dépenses publiques à tout va, et ensuite, en faisant voter ouvertement pour la gauche, ou bien, choisir clairement son camp, celui de la droite, et alors ce ne peut être que «l'entente à droite», sous une forme ou sous une autre !

 Car il n'y a pas un seul exemple dans le monde contemporain d'une démocratie qui ait pu durablement fonctionner en dehors de ce clivage droite/gauche. Clivage qui, dans l'opinion, recouvre toute la gauche et toute la droite ! Clivage qui, pour fonctionner au bénéfice de la démocratie, ne peut et ne doit exclure personne, et en tout cas aucun parti légalement constitué, et ainsi reconnu.

 Ce qui veut dire que la démocratie française ne peut pas fonctionner en excluant aujourd'hui 15% des électeurs qui se reconnaissent dans le Front national !

 Non seulement parce que c'est injuste et immoral, non seulement parce qu'un tel système n'est rien d'autre qu'une machine à faire perdre la droite, mais encore, et surtout,parce que c'est la négation des principes mêmes de la démocratie !

Nous affirmons que le FN est un parti comme les autres. N'en déplaise au Président de la République, et à la meute médiatique, qui constituent aujourd'hui ensemble le parti de l'exclusion, le FN est un parti de droite,de la droite nationale, ni raciste ni xénophobe, un parti de droite avec lequel toute la droite doit s'entendre, devra s'entendre, un jour ou l'autre, et de préférence publiquement, comme nous allons aujourd'hui non pas le faire, mais contribuer à le faire admettre. Oh ! bien sûr,il y a des différences entre nous,il y a des oppositions et des affrontements, mais la vie politique est faite principalement de choix,qui sont finalement de l'ordre moral, des choix presque toujours manichéens, d'ailleurs variables selon les époques, qui structurent ce clivage droite gauche. Et ce choix, aujourd'hui, c'est de voter communiste ou socialiste, aux deuxième tour des élections législatives de Gardanne ou deToulon, ou de voter pour un candidat du FN. C'est de voter pour la liste de la gauche ou pour celle du FN àvitrolles. C'est d'accepter les voix des élus du FN en Rhône Alpes,en Picardie, en Bourgogne ou en Languedoc Roussillon,ou de laisser la gauche,minoritaire,gouverner l'Île de France ou la région Paca !

 La droite RPR-UDF «Alliance» électoralement discréditée, peut fort bien, demain, afficher un programme libéral de réformes, correspondant effectivement à ce qu'attendent la majorité des Français, depuis 20 ans, c'est à dire exactement celles qui n'ont pas été mises en oeuvre quand ces partis étaient au pouvoir Mais si elle continue à pencher à gauche, si elle demeure molle, c'est à dire aussi longtemps qu'elle préférera Robert Hue à Le Pen, elle sera la fausse droite, celle qui fait perdre la droite,celle qui joue contre son camp, et finalement, contre la France et les Français !

Il n'y aura jamais de politique de droite,n'en déplaise aux apparatchiks de l'Alliance,Madelin compris, aussi longtemps que cette coalition d'appareils vermoulus - et souvent mis en examen,aussi bien par des juges que par l'opinion - penchera à gauche, vers ce Front Républicain, vestige ressuscité des années cinquante, quand Jacques Chaban Delmas et Pierre Mendès France, déjà, ensemble, coiffaient le même bonnet phrygien !

Bien sûr,les choses seraient plus simples, en tout cas pour la fausse droite, si le Front National n'existait pas !... Et peut-être n'existerait-il pas, en effet, si la droite RPR-UDF avait fait une politique de droite entre 1974 et 1981, entre 1986 et 1988 et surtout entre 1993 et 1997. Mais c'est ainsi, et nous en sommes-là ! La vie politique,c'est aussi le réalisme. Méconnaître ce principe de réalité, c'est aller tout droit à la défaite permanente !

Depuis longtemps, nous pensons qu'un programme minimum commun est possible entre toutes les formations de la droite, en tout cas entre toutes celles qui ne mettent aucune exclusive à l'égard de telle ou telle.

 Cela suppose l'organisation, entre le FN et la fausse droite, d'un nouveau pôle politique, qui pourrait être dénommé la Droite indépendante et libérale, qui s'adresserait principalement aux électeurs trop longtemps trompés du RPR et de l'UDF et dont l'ossature pourrait être assurée par des formations politiques existantes,comme le CNIP,le PPL,le PNR et plusieurs autres,à la condition que ce regroupement s'affiche clairement comme le moyen et l'ouvrier de «l'entente à droite».

 Nous sommes nombreux à penser que Charles Millon peut être demain un des fers de lance de cette entreprise. C'est la raison pour laquelle nous l'avons invité et que nous sommes très heureux, d'avoir tout à l'heure sa visite. Mais pour l'instant - et il nous le confirmera - son entreprise n'est pas encore celle d'un parti politique. Il continue à inscrire son action à la marge des formations RPR et UDF alors que la plupart d'entre nous avons justement rompu avec ces formations.

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Guy Petibon (responsable d’association).

 Pour reprendre le pouvoir, il faut 18 000 000 d’électeurs qui votent pour la Droite la plus large possible.

 Rassembler la droite, c'est quoi ? C'est rassembler du centre droit à la prétendu extrême droite. Et puisque les médias la diabolisent, vidons la plaie. je ne demande à personne de voter Front National, étant libéral mon propre vote est différent, mais je demande aux gens de droite de respecter les électeurs du Front National,soit 15% de bons français déçus (qui ne le serait pas ?) par la droite molle.

 2 millions d'électeurs du Front National ont permis l'élection du Président de la République, à la mémoire défaillante...

 L’essentiel est loin des polémiques de bas étage et concerne la gestion et l'avenir de la France. On a parlé de dérapages, la citation suivante est sans doute un exemple :"comment voulez-vous que le travailleur français, qui travaille avec sa femme et qui ensemble gagnent environ 15 000 F par mois, qui voit sur le palier d'à côté, dans son HLM, entassés, une famille avec un père, trois ou quatre épouses et une vingtaine de gosses et qui gagne 50 000 F de prestations sociales sans naturellement travailler ? Si vous ajoutez à cela l'odeur et le bruit, eh bien,le travailleur français,il devient fou”.

Eh bien, si ce texte est un dérapage, il n'est pas signé Le Pen, mais Jacques Chirac le 19 juin 1991 et confirmé dès le lendemain.

 Est-ce que cet orateur est autorisé,devenu chef de l'Etat, à s'accompagner du drapeau de la France pour exclure cérémonieusement devant l'ensemble du pays 15% d'électeurs,qui ne sont autres que des Français qui votent pour d'autres raisons et qui n'auraient jamais osé en dire autant (Le Pen qui connaît son métier, se serait probablement arrêté avant le mot odeur, ce qui échappe à plus impulsif que lui). Eh bien la réponse est NON.

 Après le séisme de mai 1997 (le suicide politique du chef de l'Etat), le séisme de mars 1998 (le " coma dépassé " des régionales ou plutôt le " comique dépassé " des régionales).

 On développe maintenant le ridicule : On vit dans les scènes de guignol:le RPR dit oui à l'euro et non à la politique économique du Gouvernement...

 Vous connaissez le dernier gag : Bernard Pons menace la gauche d'une nouvelle dissolution !

On parle maintenant d'Alliance :Allier le sarcophage de l'UDF au brancard du RPR en phase terminale intéressera les archéologues du musée des défaites mais n'apportera pas une voix de plus à la droite rassemblée.

C'est Don Quichotte et Sancho Pancha. L'un le heaume bien ouvert, afin que le sourire se voie en cas de passage à la télévision,l'autre écrabouillant son mulet,les paupières lourdes afin que l'on ne voit pas l'oeil déprimé,vont, non par contre tel château en Espagne, mais droit dans le mur (sans jeu de mot).

Rien de positif à l'horizon sans le réveil de la " Droite " de Charles Millon.

 Balladur le mou, qui durant quatre mois avant les Régionales mobilise la droite pour, au final, voyant la turbulence monter, se rappeler le conseil de sa maman depuis sa plus tendre enfance et qu'il finira toujours par suivre : " Mon petit Edouard, si on se bat, ne t'en mêle pas !

" Et v'lan ! cadeau de la 1ère région de France, l'Ile-de-France à la gauche, à l'extrême-gauche et aux trotskistes ! Arlette Laguiller" rigole ", elle a raison. Mes chers amis, rappelez-vous toujours des faits que les Français oublient si souvent. Quand toute la droite molle sera épuisée dans ses combats fratricides (comme au cirque les clowns Foutit et Chocolat,Toubon et Tibéri) on vous agitera à nouveau le portrait de Balladur Ne confiez jamais la France à un homme dépourvu de caractère aussi intelligent soit-il. Un chef se recrute parmi les gens à la tête bien faite, mais le meilleur d'entre eux sera celui dont le caractère émerge.

 Le Général de Gaulle n'est pas rentré dans l'Histoire grâce à ses notes discursives de l'Ecole de Guerre, pourtant de qualité, mais parce que lorsque les uns se sont couchés, i l est resté debout et a avec beaucoup de courtoisie appelé les Français patriotes et amoureux de la position debout à le rejoindre. Peu nombreux au départ, - j'en salue cependant certains dans cette salle . ils ont suffi à ramener la France à la seule place qui lui convienne : La Victoire.

 Clauzewitz a toujours répété que les guerres ne se gagnaient pas seulement avec lecrayon rouge des officiers d'Etat-Major sur les cartes, mais avec le sang des hommes sur la terre.

 Alors la bataille de la droite est-elle perdue ?

NON, reste la seule qualité qui entraîne toutes les victoires :l'ENERGIE.

 Rien n'est perdu. Même à Eylau, annoncée comme la pire des défaites le matin, par l'énergie d'un seul homme, Murat, palefrenier devenu Maréchal de France par son caractère, son charisme, et l'efficacité de son sabre, Eylau est devenu une victoire !

 On nous parle de Front Républicain. C'est.à.dire la gauche élargie à la droite molle, de l'Alliance apparemment biodégradable,l'Alliance pour la division, puisque dès les premières lignes,il est question de s'affranchir du Front National.

 Le seul problème d'une Entente à droite reste le suivant : si l'on se trouve par malheur en face d'un candidat de gauche et d'un candidat dit d'extrême droite lequel choisissez-vous? Les militants de Droite répondent :la candidat dit d'extrême droite.

 Les Etats.Majors de la droite molle répondent :la gauche. Les Etats.Majors politiques sont veules et pire, vaincus.

 Français, prenez votre destin politique en mains. La société civile vous y aidera. Pour que la France vive, la Droite, les Droites se relèveront.  

Oui, il y a plusieurs droites, comme dans toutes l'histoire de France, en face de la gauche " plurielle ", construisons la droite " plurielle ". Que doit-on rassembler dans notre " entente à droite ? ", et bien, ce qu'est la droite aujourd'hui: - les débris de la droite molle d'autant plus dangereuse que seule elle amène automatiquement une gauche folle. . Le Front National qu'on appelle (d'où vient le tir ?)" extrême-droite ". - Un grand nombre de Français, de droite, de grande qualité,déçus par les liquéfiés de la droite molle et qui attendent que quelqu'un se lève pour les rassembler Charles Millon en a déjà réuni un nombre certain. D'autres le feront également. Alors oui, pour rétablir en France l'équilibre politique, pour assurer l'alternance, pour mobiliser je le répète 18 000 000 électeurs, il faut sans rejet aucun, rassembler toutes les droites.

 Et puisqu'il faut conclure !

- Quand la droite s'éveillera... ça vient !

. Quand la droite se rassemblera... on est là pour ça !

- La gauche tremblera !

et la France revivra !

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Centre et périphérie

 . Tribune libre par Nicolas Courteille

 

Les notions de Droite et de Gauche ont du plomb dans l'aile à notre époque. La Droite au pouvoir est en fait une gauche qui s'ignore ou qui se reconnait telle lorsque scandaleusement elle laisse venir la coalition socialo-communiste au pouvoir L'avenir dira si le projet courageux de Charles Millon peut être mené à son terme. En attendant, nous sommes invités à réfléchir sur les questions suivantes :si la notion de droite et celle de gauche sont obsolètes, quelles notions peuvent les remplacer ?

Nous proposons celles de centre et de périphérie. Le centre, c'est l'idéologie au pouvoir, à la fois creuse et plate. C'est la gabegie et la corruption financière,l'intégrisme démocratique et l'arrogance idéologique qui, sur fond d'antiracisme et de lutte contre l'exclusion a fait reculer de cent ans la liberté d'opinion en France. Nous étions en effet plus libres d'exprimer nos opinions dans notre beau pays du temps de jules Ferry et d'Henri de Rochefort. Depuis 1945 et depuis 1981,la liberté d'opinion n'a cessé de diminuer en France.

Le plus grave est que le centre ne correspond pas au marais idéologique que les montagnards attaquaient déjà du temps de la Révolution. Le centre, c'est l'exception française et son fanatisme, son socialisme à tout crin,son antiracisme d'opérette et sa médiactature. Le centre, c'est les Montagnards justement, jacobins ou bonapartistes d'opérette qui à coup de social et de national ne cessent d'enfoncer notre pays dans une crise qu'il est le seul à connaitre, avec peut-être Cuba et la Corée du Nord. Car la France est le seul pays où il ne fasse pas bon évoquer la liberté d'entreprendre et de penser Le discours eclusiviste du centre en place a vite fait de jeter dans les Limbes les contrevenants.

Ces contrevenants sont aujourd'hui périphériques. lls peuvent venir de différentes failles politiques mais s'incarnent essentiellement dans le discours et la famille libérale ,à laquelle on pourra ajouter la famille libertaire. Donnons un exemple précis : nous préparons actuellement un ouvrage sur l'auteur britannique John Ronald Reuel Tolkien.Tolkien sur l'échiquier politique était un homme de droite, et même très à droite :il célèbre la monarchie,la guerre sainte, la féodalité, la Tradition au sens le plus fort et même ésotérique du terme. Pourtant,Tolkien a été durant les années soixante la coqueluche des campus américains qui ne passaient pas précisément pour être de droite. Mais c'est l'alchimie de la périphérie qui a opéré alors, réunissant en son sein des gauchistes, des baba-cools, des hippies et des conservateurs qui se reconnaissaient dans l'univers médiéval, marginal et atypique deTolkien.

C'est cette alliance des périphéries qu'il nous faut motiver et animer aujourd'hui pour espérer venir à bout du centre qui paralyse la France et son histoire aujourd'hui-Au nom de la lutte contre le système,au sens anarcho-américain, il est possible de conclure des alliances avec toutes sortes d'esprits libres à même, un beau jour, de bouleverser la donne politique française.

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Raoul Audouin :Vivre Libre!

 la structure fondamentale de notre société libre est aussi simple que cohérente : devoirs d'état des citoyens et devoirs des gouvernants, c'est tout un, chacun à sa place. Devoirs d'état individuels dans la famille et l'école, le métier et le marché, l’armée et l'église ; devoirs en vers Dieu, envers soi même, le prochain, l'humanité. Devoirs de l'Etat, qui ont des devoirs d'état de l'électeur et de l'élu, du fonctionnaire et du ministre, de l'avocat et du juge...

Qui obéit à son devoir a autorité sur lui-même et sur les autres : c'est sa liberté à lui, bien définie et incontestable car il ne serait pas juste que quiconque l'entrave ; et le devoir de l'Etat est d'empêcher cette injustice, de sanctionner ctete liberté, d'en faire un droit. La notion de droit naturel n'est que l'intuition de cette relation sociale idéale, où la paix régnerait entre les hommes parce que nul ne serait empêché de faire son devoir selon sa conscience. Relation «idéale», car même quand peronne ne l'empêche, l'homme remplit rarement tout son devoir et même fait parfois le contraire.

Concédons encore que l'idée des devoirs différe en partie d'une civilisation à l'autre (le chasseur de têtes de Bornéo tenait pour un devoir d'offrir à sa fiancée le crâne d'un autre guerrier).Mais dans l'ère le la civilisation hellénique et judéo-chrétienne, le contenu empirique de notre droit naturel est très semblable aux consignes simples et évidentes que donnait jean le Baptiste à ceux qui lui demandaient : Que devons-nous faire, pour entrer dans le royaume ? " (Luc, 3, 12-14). D'ailleurs, il n'y a rien d'irrationnel dans le conseil du Christ disant " Cherchez d'abord le Royaume et la justice, le reste vous sera donné par surcroît " : Qui douterait que la paix et la prospérité gagneraient énormément si, pour répondre à l'amour du Père commun et le répandre, chacun pratiquait honnêteté et la charité ?

Seulement, la réalité est lourdement mêlée de transgressions et d'erreurs. C'est pourquoi la liberté doit être, en société," surveillée ", c'est-à-dire encadrée par la responsabilité personnelle et le pouvoir de la cité. Examiner par un recoupement ce trinôme - liberté, responsabilité, pouvoir - nous permet de récapituler la substance du plaidoyer pour la société de droit naturel. Ayant conclu que la liberté n'est pas un postulat mais le corollaire des devoirs de l'individu, il nous reste à raccorder ce résultat avec celui que l'on doit aussi obtenir en partant du pôle opposé, c'est-à-dire du point de vue de la " société ".

Etant entendu que la société, c'est "tous les autres ", pourquoi est-il ' utile à la société que l'individu soit libre ? Et comment garantir qu'en disposant de sa liberté, il nuit le moins possible aux chances qu'ont ses semblables d'être libres aussi.

La réponse à la première question est que la liberté constitue, dans la , société, la fonction exploratrice : l'individu sert les autres, même sans le vouloir ni le savoir,lorsqu'il invente pour ses propres buts des moyens que d'autres pourront imiter et améliorer. Nous l'avons vu spécialement à propos de l'économie, mais c'est presque plus visible encore dans les arts et les sciences-Autrement dit, l'intérêt social est de mettre le plus possible les individus à même de déployer leurs énergies créatrices. Pour éviter qu'ils s'en servent mal, il faut faire en sorte que les conséquences bonnes ou mauvaises de leurs initiatives retombent le plus directement possible sur eux-mêmes ! La responsabilité remplit, dans la société, la fonction régulatrice. Et comme il est évident que les hommes cherchent volontiers à éluder les sanctions de leurs fautes et erreurs, il est nécessaire d'organiser la responsabilité et d'en faire respecter les règles, au besoin par force : le pouvoir est donc essentiellement fonction stabilisatrice.

*Extrais du dernier chapitre de 

«Vivre Libres ou la splendeur de l'économie» 

de Raoul Audouin . Editions Laurens . 98 F .

Raoul Audouin a été le traducteur en français des prix Nobel Hayek et Mises.

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La droite et le communisme

 Avec la «convention pour l'entente à a droite» qui s'est tenue le 6 juin dernier et qui a connu un très grand succès, s'achève la première étape de notre action visant à la constitution d'une grande formation politique de droite. Il est désormais clair que les quatre propositions du «manifeste pour l'entente à droite» font l'unanimité de ceux qui se réclament de ce courant de pensée,il convient à présent d'une part de les développer et de les préciser, d'autre part de constituer dans les régions, les départements et les communes des comités d'entente à droite dont surgiront,le moment venu,les candidats qui porteront nos couleurs aux élections.

 Le Parti pour la Liberté (PPL) publiera, dans les prochaines semaines, son programme. Des commissions y ont travaillé depuis plusieurs mois. On en est aujourd'hui au stade de la synthèse. Cette contribution permettra de vérifier si les regroupements en cours peuvent se faire sur une base solide. A cet égard, nous suivrons avec attention l'attitude de Charles Millon. Prenant la parole à notre convention du 6 juin, l'animateur de «La Droite» s'en est tenu aux idées générales qui, pour sympathiques qu'elles soient, ne nous permettent pas de savoir si l'ancien ministre de la Défense de Jacques Chirac est décidé à rompre non pas seulement avec la diabolisation du Front national, mais aussi avec le demi-siècle de collectivisme qui a conduit à la grave crise que connût actuellement la démocratie française.

On ne reconstruira pas la France sans supprimer les dispositions qui font qu'aujourd'hui les deux tiers de ce que produisent les Français sont redistribués, que dans certaines régions, plus de la moitié du revenu des habitants est constituée par des allocations diverses, que les hauts fonctionnaires se sont emparés de tous les leviers de commande de l'Etat, que certaines catégories sociales ou certains types de population sont autorisés, de fait, à violer la loi, que nos régimes de retraite courent à la faillite, que les meilleurs éléments de notre jeunesse sont condamnés à l'exil s'ils veulent avoir un avenir.

 Charles Millon nous a indiqué qu'il voulait prendre son temps. Un homme politique doit assurément se garder de la précipitation, mais nous pensons, pour notre part, qu'il est beaucoup plus tard que Charles Millon ne le croit, et qu'il faut être prêt rapidement à offrir une véritable alternative aux Français. Car si demain des événements se produisent qui jettent le pays dans la rue, on ne pourra dénouer la crise, comme cela s'est passé en 1968, que par des élections où s'affronteront des programmes clairs et opposés.

C'est pourquoi nous allons consacrer les mois qui viennent à multiplier les réunions dans toutes les régions de France afin de diffuser nos idées et regrouper ceux qui ne supportent plus l'abaissement de notre pays et veulent être les acteurs de son renouveau, La droite est devenue la fausse droite, ou la «droite molle», pour reprendre l'excellente expression d'Alain Griotteray, parce qu'elle a accepté de gérer et de développer les mécanismes mis en place en 1945 sous la pression du parti communiste. Et ce n'est pas un hasard si aujourd'hui elle en est arrivée à préférer l'élection d'un communiste à celle d'un candidat national.

C'est la position vis-à-vis de ces mécanismes, plus encore que celle adoptée envers le Front national, qui sera le critère d'appartenance à la vraie droite. Nous ne tarderons pas à le vérifier.

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