Avec l'inquisition du politiquement correcte, les persécutions reviennent!
En France, les nouvelles persécutions se multiplient chaque jour. Un climat général d'intolérance a préparé le terrain, depuis de longues années. Un consensus fausse-droite gauche-marxiste y préside. Une camarilla de fonctionnaires dévoyés est à l'ouvrage.
Comme dans des temps reculés (voir page 7), les groupes persécutés n'ont aucun lien entre eux. lls ignorent eux-mêmes qu'ils sont les cibles d'un système de persécution ! Comme toujours, ce sont les persécuteurs, qui, pour assouvir leurs visées hégémoniques,imaginent des menées subversives qui restent pourtant à démontrer. Quinze ans après la période de son apogée aux États-Unis,le politiquement correct traverse l'Atlantique et prétend imposer silence à tout ce qui ne fait pas allégeance à la pensée conforme.
Au centre de la cible des inquisiteurs se trouvent les «nouvelles sectes» qui ne seraient pas moins de 172 (?) d'après les dernières évaluations de l'Observatoire parlementaire animé par l'ex-communiste Jean.Pierre Brard, ancien instituteur maire de Montreuil en Seine-Saint-Denis.
Quand on sait que les témoins de ]éhovah - présents en France, paisiblement, depuis 1906, et forts de 200 000 membres - sont tenus pour une secte, on peut être sceptique sur la rigueur de la définition retenue par les néocenseurs.
La moralité de ses adeptes est incontestablement supérieure à la moyenne nationale. Mais leur refus de se laisser inoculer n'importe quel vaccin, et de laisser y soumettre leurs enfants,leur vaut d'être traités de hors-la-loi.
Du coup, selon une récente couverture de l'Express, les adeptes des médecines naturelles - sans doute parce qu'ils n'adorent pas suflsamment le dieu Sécurité sociale...- se voient à leur tour soupçonnés d'appartenir à des sectes.
Attention : dans une interview récente, M. Brard, très perspicace, a cru pouvoir affirmer que la sémantique des sectes était identique à celle du Front National !
La boucle est boudée-Toute déviance - par rapport au bourrage de crâne politicoédiatique - doit être réprimée. C'est à ce titre qu'un député UDF de la Loire, le sinistre cumulard François Rochebloine, demanda - et obtint - d'Alain ]uppé, en décembre 1996, de soumettre à un contrôle fiscal «non fiscal» l'association Contribuables Associés dont l'honorable parlementaire pensait pouvoir affirmer qu'elle était elle aussi rattachée à un secte !
Hier c'était les juifs, les lépreux ou les prostituées. Aujourd'hui ce sont les Témoins de Jéhovah, le Front National, les contribuables actifs... Demain ce seront les Français de souche, les chrétiens, ou les familles nombreuses ! Le temps des persécutions est revenu...
L'absentéisme dans la fonction publique: un sureffectif de 400 000 emplois!
L'étude que vient de publier l'iFRAP* est tout à fait passionnante parce qu'elle aborde un sujet tabou : l'absentéisme des fonctionnaires. On se doutait bien que les fonctionnaires et assimilés ne se tuaient pas au travail, sauf exception. On a tous autour de soi des exemples concrets d'absentéisme chronique et de productivité publique à peu près nulle. Mais de là à affirmer sans preuve que les fonctionnaires travaillent moins que les autres Français, il y avait un pas impossible à franchir sans risquer de se faire accuser de ségrégation ou de parti pris.
Maintenant on pourra se référer à l'étude de L'IFRAP. Car a peu prés rien n'existait à ce jour sur le sujet, mis à partquelques indiscrétions, publiées en particulier par le «Canard Enchaîné»...
Pourtant, la loi fait obligation aux administrations de publier annuellement un bilan des moyens en personnel dont elles disposent. Il s'agit d'une loi de 1982, complétée par une circulaire de 1987, textes qui constituent le pendant de la loi de 1977 portant obligation pour toutes les entreprises de 300 personnes de publier leur «bilan social».
Plus de dix ans après l'entrée en vigueur de ces textes, l'iFRAP a d'abord constaté que les 2/3 des ministères ne satisfont pas à la moitié des informations définies par le législateur. Dans ce domaine comme dans beaucoup d'autres, l'administration est au dessus de ses propres lois...En ce qui concerne les congés annuels, le principe veut que les fonctionnaires soient logés à la même enseigne que les salariés du privé. Mais la pratique est très différente. Encore qu'elle varie d'une administration à l'autre. Mais, sous des appellation diverses, la sixième semaine est à peu près partout généralisée. C'est même un minimum...Tout monde n'a pas la chance d'être inspecteur ou directeur de la jeunesse et des sports et de bénéficier à ce titre de 27 jours de congés supplémentaires aux cinq semaines ordinaires!...
Le deuxieme motif d'absence est la maladie. En moyenne nos agents Publics sont absents 4,5 semaines par an, contre 2,2 seulement dans le secteur privé ! Et encore est-ce là des chiffres «officiels», car les absences de courtes durée ne sont pas déclarées.
La formation des agents est une troisième cause d'absentéisme. Nos fonctionnaires y passent quatre fois plus de temps que dans le privé. Un enseignant passe 6 à 7% du temps théoriquement consacré au travail, en formation, soit près de 10 jours amputés sur les jours de classe chaque année.
La quatrième cause d'absentéisme réside dans les arrangements particuliers pour des motifs personnels ou familiaux. A la mairie d'Angers 49% des absences ont lieu le mercredi.... Sont particulièrement accrochés dans cette étude les organismes de sécurité sociale et l'ANPE, En 20 ans le temps effectif de travail d'un agent d'une Caisse d'allocations familiales est passé de 195 jours à moins de 160 jours par an ! C'est moins de 183 jours pour un agent de l'ANPE.
L'iFRAP évalue à 140 milliards de E le coût de cet absentéisme...
jean Roussel
* iFRAf 42 rue des jeûneurs, 75002 Paris. Le numéro 57, mai-juin 1998 : 50 francs.
Tél : 01 42 33 29 15 . Fax : 01 40 26 47 19
Foin des idéologies ! Lénine n'était pas plus marxiste que Mobutu, Bokassa ou Mao Tsé Toung ! Le système soviétique fonctionnait (plus ou moins) par la terreur, mise au service d'une caste auto proclamée. Ce n'était rien d'autre qu'une dictature autocratique, à la sauce du XXème siècle.
Le système français est aujourd'hui le plus proche du défunt système soviétique. Il est le plus gourmand en prélèvements obligatoires, le plus spoliateur des systèmes publics. Les nouvelles persécutions y remplacent la terreur,façon Guépéou.
Mais surtout une autre caste prétend y exercer éternellement tous les pouvoirs. Seule différence : là où l'on trouvait un monopole absolu du PCUS, on a un oligopole fausse-droite/gauche-marxiste, l'ensemble étant autocontrolé par une délégation permanente de la haute fonction publique, qui achète la complicité des représentants stipendiés des syndicats avec l'argent des contribuables.
L'autocontrole semble en effet être l'un des idéaux suprêmes de la caste au pouvoir en France. Il suppose en premier lieu la suppression de toute concurrence.
C'est ce qu'ont obtenu, dès 1945, du général de Gaulle, les syndicats (ouvriers et patronaux). Chez nous, pas de confédération dite «représentative» si elle ne peut se prévaloir de quelques titres de gloire (?) liés à la période de la résistance. Et ce sera encore ainsi au siècle prochain...
Les politiciens envient sans doute un tel système, qui aboutit à limiter à quelques compères seulement la compétition, tant auprès de la base que dans la course aux subventions publiques.
Les lois sur le financement public des partis politiques et des campagnes électorales ont abouti à la constitution d'un oligopole de fait. Car, réserver le financement public à des partis existants est évidemment le plus sûr moyen de décourager toute irruption intempestive d'une nouvelle formation sur le marché électoral.
Ce n'était pas suffisant. En 1997, malgré la surprise de la dissolution, quelque 35 organisations politiques ont trouvé les moyens de présenter au moins 50 candidats dans toute la France et ont ainsi accédé au financement public.
Il se trouve que le 35ème de cette liste publiée au journal officiel, «le parti humaniste» est tenu pour une «secte» par les nouveaux inquisiteurs (voir édito, page 1). Il a donc reçu un virement du Trésor public de 38 235,28 E, correspondant à 89 candidats présentés et 3 508 voix prises en compte.
Il y aurait donc, dans la logique du système totalitaire «à la française», un dysfonctionnement dans l'autocontrôle de la nomenklatura.
En conséquence il est aujourd'hui proposé par Jean-Pierre Brard - d'introduire un plancher de 2% : tout candidat ne dépassant pas la barre des 2% des suffrages exprimés à une élection législative ne serait plus pris en compte pour le calcul du financement public. Dans ces conditions les organisations éligibles au titre des résultats de 1997 auraient été ramenées de 35 à 8 ou 9!...
On ne s'étonnera plus, dans ces conditions, de , notre préférence prétendue nationale toujours exprimée par nos technocrates de service pour la culture du monopole plutôt que pour la concurrence, y compris au plan économique...
Convention "pour l'entente à droite" du 6 juin 1998: le dicours de Charles Millon (intégral)
Mes chers amis,permettez-moi d'abord de remercier Alain Dumait et Claude Reichman d'avoir bien voulu m'inviter afin de pouvoir m'adresser à vous.
Depuis un certain nombre de semaines, nous nous rencontrons pour réfléchir à la façon de modifier ou même de bouleverser, le paysage politique de notre pays. Car,vous en conviendrez avec moi,la France est une démocratie bien singulière.Vous avez le droit d'être dans l'opposition, vous avez le droit d'être dans la majorité, mais dans l'hypothèse où vous êtes au pouvoir, vous n'avez qu'une seule chose à faire :appliquer un programme de gauche. En effet, s'il vous venait à l'idée d'appliquer un programme de droite, conforme à vos engagements électoraux, immédiatement la pensée conforme fondra sur vous pour vous expliquer que vous êtes en train de violer les conventions qui sont à la base même, aujourd'hui, de ce que l'intelligentsia de gauche appelle "l'arc républicain ".
Elle vous expliquera que vous n'avez pas le droit d'aller à l'encontre d'une certaine pensée conforme, et ce sont ces bien-pensants,ces penseurs moraux qui viendront vous paralyser dans les actions que vous voulez engager. Il n'y a qu'eux qui ont, à leur avis.,la pensée juste ; c'est l'émergence d'une nouvelle forme du despotisme éclairé.
Ou alors, on vous propose d'opter pour autre chose: d'opter pour une politique de gauche aseptisée, une politique de gauche déguisée-déguisée par la technocratie. On va vous expliquer à longueur de journée qu'en face d'une situation donnée, compte tenu des contraintes nationales et internationales,il n'y a qu'une solution à apporter à un problème ; et que cette solution, seule l'intelligentsia de gauche peut en être l'auteur C'est à ce moment-là l'émergence'une nouvelle forme du scientisme politique : il n'y a qu'une seule solution à un problème.
Et puis enfin, quand ces deux opérations ont échoué, on se retourne vers une nouvelle tentation : c'est la tentation de la cohabitation ou de la cogestion. On vient vous expliquer que pour votre carrière, pour votre image, pour en réalité être en harmonie avec les bien-pensants, le politiquement correct et le conformisme du jour, il convient de passer alliance avec les adversaires d'hier et d'aller gérer ensemble soit la France soit les collectivités locales.
C'est là toute une perversion de la démocratie dans laquelle nous sommes rentrés. Or le peuple en a assez. Lui, il est clair et honnête : il vote pour un programme, il souhaite que l'on réponde à ses attentes. Il se heurte à des situations parfois dramatiques ou difficiles quand dans sa propre famille il doit résoudre des questions de chômage, d'entreprises qui font face à des difficultés compte tenu d'une fiscalité totalement insupportable, quand dans son quartier il se heure à une insécurité grandissante, quand ses enfants au sortir du lycée se font entourer par des dealers qui veulent les initier soit à la consommation soit au trafic de drogue.
Oui,le peuple en a assez :il est tranquille,lui. Il souhaite l'application d'une politique de droite quand en grande majorité il a voté pour un programme de droite. Et comme il constate que la classe politique n'a ni la volonté, ni le courage, ni même l'intelligence de mettre en oeuvre son programme,il se détourne de la politique ;il va alors vers l'abstention. S'il est très raisonnable,il a,là encore, un vote résigné de fidélité. Et s'il est vraiment désespéré,il émet un vote d'exaspération. C'est toute la situation française. Et si nos grands observateurs ou commentateurs ne s'en rendent pas compte, il suffit qu'ils aillent dans nos provinces profondes. Peut-être qu'à Paris,on ne se rend pas bien compte des choses ;je sais, moi, qu'àToulon, qu'en Rhône-Alpes, que dans la banlieue lyonnaise,àvaux-en.Velin, que dans bien des communes on est aujourd'hui confronté à ce type d'angoisse.
Il est, mes chers amis, de notre devoir d'y répondre. Et d'abord, peut-être, d'analyser les causes pour lesquelles la droite ne veut pas faire une politique de droite. Elle est, j'en conviens, complexée par des campagnes médiatiques répétées, car chaque fois qu'elle prononce des mots tels que "nation", "civisme " , "libre entreprise", chaque fois qu'elle fait référence à des notions telles que la sécurité, chaque foisqu'elle fait référence à des valeurs telles que la famille ou la communauté nationale, à ce moment-là, on l'accuse totalement , improprement indignement . de faire référence à des notions qui parait il appartiendraient à une période noire de notre Histoire de France. Cela n'empêche que lorsqu'une gauche pragmatique vient utiliser ces mots, vient les reprendre à son compte pour pouvoir Se maintenir au pouvoir alors à ce moment-là personne n'est là pour faire ce genre d'amalgame.Oui, on a complexé la droite: elle doit aujourd'hui retrouver toute sa grandeur toute sa fierté d'etre elle meme, elle doit retrouver aujourd'hui le chemin qu'elle s'est tracé, c'est à dire d'offrir à nos concitoyens un cadre pollitique qui permette l'épanouissement de la personne le développement des entreprises, l'initiative le développement de toutes les libertés, qui permette à notre pays de retrouver sa grandeur et tout son rayonnement.
Il y a, c'est vrai, une seconde cause. Et je le dis avec tristesse, car avec Michel Poniatowski, Alain Griotteray, le sénateur Caldagués, mon ami Mesmin et bien d'autres, nous Faisons partie, en fait, de cette catégorie là. C'est que les hommes politiques se sont laissé complètement enfermer dans le jeu de la course présidentielle, On a transformé les partis politiques en de simples écuries. On a oublié que pour conquérir l'Élysée, il fallait au préalable avoir un programme, que pour avoir un programme il fallait des idées, que pour avoir des idées il fallait avoir des références, et que pour avoir des références il fallait avoir des valeurs.
Alors, simplement le message que je voudrai vous dire aujourd'hui et que je prolongerai toutà l'heure, c'est de dire : on ne peut plus laisser perdurer cette situation. Car si on là laisse perdurer, nous serons responsables, un jour, d'une confrontation singulière entre une gauche arrogante qui voudra appliquer ses programmes ou ses utopies, qui voudra diriger le pays le cynisme qui la caractérise depuis les années 1981, et puis des extrêmes conquérants qui n'auront peut-être pas fait les réflexions suffisantes pour pouvoir prendre en compte les valeurs qui sont les nôtres. Alors je voudrais simplement vous faire trois propositions.
D'abord, sachons nous dénommer N'ayons pas peur de dire que nous sommes de droite. Eux, ils se disent de gauche ! Nous ne sommes pas que l'opposition ou que la majorité. Nous sommes la droite. Oui, dans une démocratie, il y a une alternance ; c'est même la respiration de la démocratie, l'alternance. Mais pour pouvoir avoir une alternance, il faut qu'il y ait deux forces qui puissent s'opposer et se concurrencer. Dans toutes les grandes démocraties, que ce soit l'Allemagne, que ce soit l'Angleterre, que ce soit l'Espagne, que soient les États-Unis, que ce soit le Canada, que ce soit même l'Italie, vous avez deux groupes qui viennent se présenter devant les électeurs : les uns avec leurs théories de gauche, leurs utopies, leur idéologie, et les autres, tout simplement, avec leur pensée de droite, leur réflexion de droite et leur programme de droite. Quelqu'un qui ne sait pas se dénommer n'existe pas. Vous savez bien que dans la pédagogie infantile, on dit : le jour où l'enfant devient adulte, devient petit homme, c'est le jour où il sait se dénommer et qu'il se reconnaît dans la glace. Il faut que la droite sache se dire de droite et sache se regarder dans la glace et, mieux, soit fière d'être la droite.
Mais pour ce faire, il faut avoir des références. Tout à l'heure, certains d'entre vous, Alain Dumait en particulier, rappelaient que nous avions décidé de prendre notre temps. Oui,nous voulons avoir le pas tranquille du montagnard.
Noussommes en train, actuellement, de grimper une côte qui n'est pas toujours facile, et pour ce faire il convient que dans les semaines et lès mois qui viennent, tous ensemble, nous sachions retrouver nos références et que nous sachions les proclamer sans réticence. Que nous n'ayons pas ce complexe de dire : mais est-ce que telle ou telle personne qui s'est proclamée, ou auto proclamée la plupart du temps, censeur moral, vienne vous dire est-ce que vous avez le droit de dire ceci ou cela ? ».Tout homme a le droit en son âme et conscience de porter ses convictions. La droite doit avoir en son âme et conscience le devoir de porter ses convictions. Ses références,il conviendra qu'ensemble nous puissions une nouvelle fois les étudier, les approfondir et surtout les proclamer Ces références, je n'y reviendrai pas, vous les connaissez comme moi, elles s'enracinent dans une échelle de valeurs qui pourrait se décliner autour de deux mots : responsabilité et liberté.
Et puis enfin, même si nous nous proclamons de droite, même si nous avons le courage de nous dénommer de droite, même si nous avons nos références et que nous savons y faire référence - c'est le cas de le dire -, il faudra ensuite que nous soyons capables de les porter, que nous soyons capables de porter le programme qui en sera la conséquence. Et c'est pourquoi je crois que si nous voulons véritablement que la prochaine alternance en France ne soit pas une alternance de dupes, qui ne nous amène pas à nouveau des gouvernements qui se font élire sur un programme de droite et mettent en oeuvre ensuite un programme de gauche, eh bien il nous faudra construire une droite unie, une droite forte, une droite diverse, une droite respectueuse, une droite qui soit en communion avec le peuple de France, une droite qui soit capable de répondre aux attentes et aux angoisses des citoyens. Et c'est tout le projet que j'aimerais construire avec vous.
je sais que l'esprit gaulois réside essentiellement dans la division et la dispersion.je sais aussi que l'efficacité politique nous impose aujourd'hui de nous respecter les uns les autres, et dans le cadre de nos échelles de valeurs, de mettre tous nos efforts ensemble.Alors, je souhaite tout simplement que cette journée du 6 juin, qui est l'écho à une autre journée, celle du 20 mars, date où j'ai été élu président du Conseil régional,à une autre journée,celle du 17 avril,date où j'ai pris l'initiative de lancer le mouvement national d'action politique La Droite,je souhaite que cette journée du 6 juin soit une étape vers la construction de cette grande force politique. Et que la construction de cette grande force politique ne se fasse pas par arrangements d'appareils, par accords d'états-majors, par cartel électoral déguisé, mais qu'elle se fasse à partir d'un grand congrès fédérateur et fondateur où les militants,les adhérents,le peuple de droite aura la parole.
Charles Millon, président de LA DROITE
176 rue Duguesclin . 69003 Lyon
Tél : 04 le 14 20 00 . Fax : 04 72 61 99 55
les films américains, à l'opposé des films français, sont amoureux du personnage du président de la République. Il est vrai que là-bas ce n'est pas l'État qui produit les films...Un film comme «Des Hommes d'influence» vient nous le rappeler, qui parle donc d'un président américain menacé par un scandale sexuel ; et qui, pour détourner l'attention, décide de déclarer la guerre à l'Albanie, pays suffisamment inconnu des Américains (dont la moitié ne savent pas que la France se situe de l'autre côté de l'océan Atlantique). C'est là que Hollyvvood entre en scène, sous les traits d'un producteur joué par un Dustin Hoffmann particulièrement en verve, pour diaboliser l'Albanie, préparer l'opinion à la guerre et gérer l'émotion des cons patriotes : on invente donc, à coups de montages informatiques et de crayon numérique, une petite paysanne accablée sous le poids de la guerre, et qui est jouée par une jeune actrice yankee dont le silence est acheté. Petite paysanne qui, accompagnée d'un chaton ébaubi, est promise à une gloire aussi brûlante qu'éphémère. Comme elle ne suffit pas, on invente un soldat perdu et blessé (mal interprété par Woody Harrelson préposé aux rôles de blanc abruti depuis une dizaine de films), qui doit, comme les soldats prisonniers de la guerre du Golfe, concourir à l'édification de l'opinion.
Les références à la guerre du Golfe sont constantes ; ainsi qu'à la manipulation de l'opinion dont elle fut l'occasion. On se souvient de ces soldats démoralisés et filmés tels quels par CNN ; ou de cet oiseau englué dans du pétrole ; ou de ces puits enflammés. Et l'on se dit :ces images étaient-elles vraies ou étaient-elles américaines, à savoir truquées, montées, virtuelles et manipulées ! Qui croire en ce cas douloureux!...Acta non est fabula !
«Des hommes d'influence», qui s'enlise au bout d'une heure, n'apporte pas de réponses. Mais ce film a au moins le mérite de poser de bonnes questions ; et de nous rappeler que les États.Unis, pour reprendre l'expression de Guy Debord, sont le pays du spectaculaire diffus, alors que la France est le pays du spectaculaire intégré ; en d'autres termes, la France est un pays où la fabrication de l'opinion est unilatérale, tant les journalistes sont dressés à répéter ce qu'ils ont vu ou lu dans la prestation d'un collègue ; au lieu que les États.Unis sont encore un pays où des gens intelligents peuvent s'exprimer au plus haut niveau, le niveau hollyvvoodien en l'occurrence.
Il faut croire que nous n'aimons de l'américanisation que ce qu'elle a de mauvais ; pas ce qu'elle a de vertueux, qui lui vient justement de son puritanisme si décrié et de son culte de la responsabilité et de la liberté individuelle. En étant incapables de traiter de l'actualité sous une forme d'investigation ou de création (Philippe Alexandre parlait déjà, à propos du traitement du cas Mitterrand, de la presse la plus servile du monde), nous montrons ce que nous sommes réellement : des résidents de la République. Celui de l'Élysée n'a pas de soucis à se faire. Il a soixante millions de clones à son service.
La persécution des sectes :une bonne vielle recette!
En Europe, dans les années 950 à 1250, une véritable société de persécution s'est peu à peu constituée. Cette période a ainsi vu, simultanément, la naissance des hérésies populaires et de l'inquisition ;l'expropriation et les meurtres en masse des juifs, accusés de pacte avec le Diable et d'assassinats d'enfants chrétiens la mise en place de la ségrégation des lépreux ; et diverses mesures coercitives contre les «sodomites», les prostituées et plusieurs autres minorités.
Ces diverses persécutions, inconnues dans les siècles précédents, avaient déja été étudiées séparément, mais Robert 1. Moore, dans cet ouvrage publié en 1987 (et traduit en Français en 1991)* montre que, loin d'être des phénomènes indépendants l'un de l'autre, ils sont en vérité l'expression unique d'une mutation dramatique de la société européenne.
Après avoir examiné en détail chaque groupe persécuté, l'auteur réfute la croyance ordinaire qui fait naître la persécution de l'hostilité populaire envers ses victimes ; II nous fait découvrir que la véritable origine de la persécution repose sur la réaction des pouvoirs en place . économiques, religieux, politiques -face aux dangers que des groupes émergents faisaient courir à des élites en perte de vitesse.
Les hérétiques n'ont pas été persécutés parce qu'ils avaient tort, mais parce qu'ils constituaient une menace pour des groupes bien décidés à conserver leurs pouvoirs, par tous les moyens.
C'est à la fin du XIIème siècle, aussi bien dans la France de Philippe Auguste qu'en Angleterre, que les Juifs se voient privés du droit légal de posséder des terres ou de transmettre leur propriété par héritage. C'est l'aboutissement d'un processus qui a commencé au milieu du lXème siècle, quand l'archevêque de Lyon, Amolon, déclarait que le juifs faisaient plus de convertis que les chrétiens «parce que les rabbins prêchaient beaucoup mieux que les prêtres catholiques». Les conversions au judàisme continuèrent massivement jusqu'à la fin du Xlème siècle. C'est largement pour les contrer que l'antisémitisme fut intégré dans le droit canon avec le Concile de Latran IV..
Juifs, hérétiques et lépreux sont alors assimilés à un danger unique, quoique polycéphale, qui menacerait la sécurité de l'ordre chrétien. La réalité,selon l'auteur,est toute autre :les hérétiques différaient énormément les uns des autres par leurs croyances,le milieu d'où ils sortaient et leurs motivations...
Le livre de Robert 1, Moore, publié dans une collection dirigée par Michel Desgranges et Pierre Vidal-Naquet, est un ouvrage savant (six pages de bibliographie, quatorze pages d'index de noms propres cités,..). Mais il est aussi d'une brûlante actualité. On pense, à chaque page, à cette persécution qui monte aujourd'hui en France contre les prétendues sectes, fourre-tout commode dans lequel «on» met aussi bien les Témoins de Jéhovah, le Front National, les associations de défense des médecine douces, et même (on l'a vu en 1996) une association de contribuables !
Il est vrai que le «on» en question est bien noyauté par des pontes communistes ou socialistes...
* Robert 1. Moore, «La persécution», Les Belles Lettres, 226 pages, I25 francs
En visite à Washington, M. Jospin a reconnu que les créations d'emplois aux Etats-Unis ne sont pas seulement, ni même majoritairement, fondées sur des emplois non qualifiés et des petits boulots.» Cinq siècles après Christophe Colomb, voilà que le premier ministre français découvre l'Amérique.
Pourvu qu'il ne déclare pas la guerre à la Grande-Bretagne, au motif que les Anglais ont brûlé Jeanne d'Arc et qu'il vient de l'apprendre.
Certains se réjouissent de la soudaine lucidité de M.jospin. Nous aurions plutôt tendance à nous désoler du fait que soient au pouvoir en France, ainsi qu'à la tête des médias, des individus des deux sexes dont l'ignorance et la mauvaise foi sont les attributs majeurs. Car il n'y a vraiment qu'eux - et le bon peuple qui les écoute - pour croire qu'on peut développer une économie, créer -des emplois, augmenter le revenu de chacun et venir en aide aux moins bien lotis autrement qu'en laissant faire les individus et en ne leur confisquant pas le fruit de leurs efforts. Rentré à Paris, M.jospin n'a renoncé ni aux 35 heures, ni à sa fiscalité confiscatoire, ni à ses charges sociales étouffantes. Pas plus qu'il n'est revenu sur la régularisation des immigrés entrés clandestinement en France et qui vont contribuer à augmenter la délinquance dans notre pays, non pas parce qu'ils sorti africains ou maghrébins, mais parce que notre société en panne est incapable de les intégrer. Il faudra à M.jospin plus qu'un voyage aux Etats-Unis pour devenir un homme politique digne de ce nom. Le mieux serait d'ailleurs qu'il s'y'établisse pour un long moment. Nous lui conseillerons de prendre avec lui tous ses amis socialo-marxistes, ainsi que ses prétendus adversaires de la fausse droite, qui pensent exactement comme lui. A eux tous ils feront une gentille petite communauté d'immigrés français, qui découvrira un monde nouveau où l'on doit travailler pour gagner sa vie et où celui qui raconte n'importe quoi, comme ils sont habitués à le faire, est considéré comme un imbécile et non comme un grand penseur
Travailler ? Vous avez dit travailler ?
Eh oui. Eux qui passent leur vie de vrais faux emplois en faux vrais emplois et qui, la vieillesse venue, n'ont pas plus de cal aux mains que de corne au derrière, mais seulement le petit ventre rond de la chanson de Vassiliu, auraient le plus grand besoin de se mettre enfin à cette étrange occupation qui a tout juste - excusez du peu - permis à l'humanité de survivre et de progresser pendant deux millions d'années.
Comment avons-nous pu donner naissance à cette caste d'incapables et pire lui confier tous les pouvoirs ? La réponse est hélas simple. Nous ne nous sommes pas occupés de nos propres affaires. Une population de valets s'est constituée qui, grisée de la puissance que nous lui abandonnions, s'est fait donner par la loi tous les outils de la contrainte et nous a réduits en esclavage. Nous n'échapperons à notre sinistre sort que par un seul moyen : le refus de continuer à les entretenir. Autrement dit la révolte fiscale. Elle peut prendre bien des formes. La plus efficace consiste à s'en prendre non pas à l'administration, qui n'est que le bras armé du politicien, mais à celui-ci. Moins de six cents personnes en France votent chaque année les lois fiscales scélérates qui détruisent notre pays.Tant que nous ne serons pas capable de faire à chacun d'eux une conduite de Grenoble, ils continueront.
Dans certains pays d'Amérique centrale,les débiteurs impénitents sont poursuivis sans relâche par des porteurs de panonceaux dénonçant leur malhonnêteté. lls n'exercent sur eux nulle violence, mais une pression morale. Pourquoi ne pas en user de même avec nos députés ? Ne nous ont-ils pas - folle imprudence - laissé de quoi nous acheter du papier et un stylo ?