Le tribunal des médias a pris la place de celui de l'inquisition..
Entre 50 et 70% des électeurs de la fausse droite RPR-UDF sont partisans d'un "accord" avec le Front National. Ces chiffres ne sont que des approximations, mais ils sont vraisemblables (la question, taboue, n'étant jamais posée directement par aucun organisme de sondages).
Car les Français s'inscrivent spontanément dans un clivage droite-gauche, que l'on retrouve presque toujours, immanquablement, au deuxième tour de chaque élection (l'élection des présidents de région à la suite de la dernière consultation régionale, qui s'est déroulée au scrutin proportionnel, ayant joué le rôle d'un deuxième tour).
Mais les médias, qui permettent aux politiciens d'exister ou non, ne l'entendent pas ainsi : toute tentative de dèbiabolisation du FN est immédiatement dénoncée comme une turpitude "fasciste". Et tous s'y conforment.
La moindre tentative de transgression du bannissement national, dont le FN est injustement la victime, est immédiatement poursuivie par la meute des éditorialistes et interviewers en furie.Toute voix, tout élu du FN étant comme frappé d'indignité, Charles Millon, Charles Baur, Jacques Blanc et jean-Pierre Soisson auraient donc du refuser de se faire élire, tandis qu'Alain Madelin aurait du répudier . Jacques Blanc...
Avec une touchante nàiveté, ces hommes s'imaginent qu'il leur suffira de réaffirmer leur opposition au FN tout en payant le tribut minimum à la pensée conforme en prononçant les premiers mots de son credo "racisme, xénophobie, antisémitisme".
C'est méconnaitre que la guerre civile française est commencée, le président de la République ayant tenu à donner lui-même l'exemple de l'engagement. Dans une telle période il faut choisir son camp, ou quitter le terrain politique. Et les deux camps, comme toujours, s'appellent la droite et la gauche. Soit que le FN est hors-jeu politique, ce qui est l'objectif des médias, et la gauche est majoritaire pour longtemps, soit que le FN est à droite, et tous ceux qui le considèrent comme un "adversaire" se situent à gauche, les "antifascistes" de la fausse droite compris.
Sans doute, comme le dit Madelin, y-a-t-il beaucoup de sujets d'oppositions entre les libéraux et le FN. Mais ce n'est pas une raison suffisante pour se combattre. L'Union de la gauche supportait bien ses différences. L'Entente à droite reconnût le Front national comme une composante importante de la droite-A la base, les électeurs libéraux et indépendants s'y reconnaissent.
Beaucoup d'électeurs RPR feront toujours barrage aux socialo-communistes. Mais, pour l'instant, seuls les indépendants qui se regroupent osent braver le Tribunal de l'inquisition ...
La fausse droite est complice de la gauche
les méthodes fascistes consistaient, pour l'essentiel, à empêcher la libre expression des adversaires politiques, y compris par la violence. Tactique partagée avec les bolcheviques staliniens, dans la triste tradition révolutionnaire française : "pas de liberté pour les ennemis de la liberté ! ". C'est cette stratégie qui est aujourd'hui à l'oeuvre en France pour reléguer le FN et ses soi-disant complices hors du champs "démocratique".
Cette entreprise de guerre civile est publique, affichée, et aucun média faisant pourtant profession de défendre les droits de l'homme et la liberté d'expression ne semble s'en offusquer.
Le journal "Le Monde" trouve normal d'écrire que "la gauche essaie d'interdire à M. Soisson toute participation à des manifestations officielles". Il rend compte avec précision de toutes les opérations de commando destinés à empêcher MM Millon, Baur ou Jacques Blanc de pouvoir tenir des réunions, déposer des gerbes aux monuments aux morts ou simplement prendre la parole, fusse dans des salles d'hôtels ou à l'occasion de diners-débats privés. La chasse aux "collabos" est ouverte. Un journaliste de France-Inter a été interdit d'antenne pour avoir cité le journal "Présent" dans sa revue de presse".
Comme les socialistes sont évidemment les grands gagnants électoraux, cyniques, d'une telle situation, il est difficile de leur en faire grief. Mais que les chefs de la droite parlementaire en déroute y apportent leur concours, sans paraître hésiter est plus surprenant
C'est pourtant ce qui se passe,
les chefs auto proclamés du RPR et de l'exUDF approuvent le bannissement du FN.
Balladur avance-t-il l'idée d'un débat sur la préférence nationale ? Il s'impose aussitôt, en pénitence, 45 jours de silence !
Millon accepte-t-il les voix du FN pour garder "sa" présidence de la région Rhône-Alpes ? Il éprouve aussitôt le besoin de dénoncer le FN comme "raciste" et "xénophobe" !
Madelin réintègre-t-il Jacques Blanc dans ses rangs ? Il croit nécessaire de de rappeler que le FN est un "adversaire" !
Et aucun de ces chefaillons ne proteste contre les atteintes aux libertés publiques fondamentales que constituent les agressions physiques dont sont coupables les partis de gauche, avec la complicité des partis de la fausse droite.
Il ne peut y avoir de vraie droite que s'opposant à la gauche.
Le FN est à droite.
Mais la droite comporte aussi des libéraux, des indépendants, des gaullistes et d'autres familles. Elles sont en concurrence entre elles. Mais, ensemble, elles doivent s'opposer à la gauche collectiviste, négatrice des droits de l'individus et de sa responsabilité.
Le FN n'a certainement pas raison sur tout. Mais il est de droite. Il n'est ni raciste, ni xénophobe, ni antisémite. Il n'a pas sur les mains le sang des staliniens. Il est composé de bons Français. Ses militants et ses élus sont de bons citoyens.
Qui peut s'imaginer qu'on pourra reconstruire la droite contre lui ou sans lui ? Il n'y a que des socialistes pour le faire croire. Et aussi Jean d'ormesson, du Figaro. Cher J. d'O....
Alain Foucart
La "crise mondiale": encore une invention de journalistes !
Tous les signes d'un net ralentissement économique mondial sont réunis, sous nos yeux :
- les cours des matières premières - qui constituent toujours l'indicateur avancé le plus fiable de l'activité économique - sont à des plus bas historiques, en particulier le métal jaune, et surtout le pétrole, dont le prix du baril, en francs constants, est revenu à des niveaux inférieurs à ce qu'ils étaient avant le quintuplement du brut fin 1973 !
- la bourse de NewYork, où se concentrent 60% des investissements mondiaux en actions, et dont la fonction est de capitaliser par anticipation les bénéfices futurs des sociétés cotées, corrige le tir et rectifie ses cours,qui viennent de perdre 15% en deux mois. Mais après un quadruplement sur sept ans ! ...
- la baisse du dollar a la même signification : la monnaie dans laquelle s'effectuent 75% des échanges commerciaux est évidemment moins demandée. La baisse des taux d'intérêt explique le
reste.
Du coup, les spécialistes de la prévision économique révisent à leur tour leurs pronostics à la baisse.
Et Lionel Jospin qui a bénéficié depuis quinze mois d'une embellie venue d'ailleurs doit maintenant s'attendre à des jours plus difficiles. Les rentrées fiscales, abondantes tout au long du premier semestre 1998 seront plus difficiles l'an prochain. Dans ce contexte de refroidissement, la potion-miracle des 35 heures risque d'être plus amère....
Peut-on parler de "crise mondiale" ? Nous ne le pensons pas du tout ! L'économie américaine, même ralentie continue à créer des emplois par centaines de milliers, chaque mois. Et, après une croissance ininterrompue depuis près de huit ans une pause était nécessaire, d'ailleurs souhaitée et annoncée par le tout puisant patron de l'Institut d'émission.
Le concept de crise mondiale est une invention de journalistes marxistes, avant tout désireux de faire croire à une crise du capitalisme, qui serait exactement symétrique de la crise du socialisme et de l'effondrement du communisme.
Certes, les crises asiatiques et russes, par le biais du commerce mondial, auront des répercussions partout. Mais, normalement, dans une mesure assez limitée : proportionnellement seulement aux volumes des échanges de marchandises concernés. A moins bien sûr que les politiques économiques publiques mises en oeuvre soient exactement à l'inverse de celles qui seraient souhaitables. Et c'est précisément ce que l'on peut craindre de ceux qui nous gouvernent, en particulier, en France, nos étranges ministres socialistes et communistes !
Il n'y a jamais d'adaptation sans souplesse. Or, les retournements conjoncturels réclament avant tout de la souplesse, pas de nouvelles rigidités ! C'est vrai pour l'emploi, pour l'épargne comme pour la formation des hommes.
Mais c'est également vrai pour la gestion monétaire.
La mise en place de l'Euro le Ier janvier prochain, loin d'être un facteur de stabilité, sera un facteur nocif de rigidité. Car, comme toujours,le ralentissement économique va faire se creuser les inégalités économiques en particulier entre les pays d'Europe-A défaut de pouvoir se corriger par les prix, ou par les taux de changes,la tentation sera grande, au niveau européen, d'adopter des comportements protectionnistes, que ce soit sur les mouvements de capitaux ou sur les marchandises.
Et c'est ce retour du spectre du protectionnisme qui seul peut faire craindre une vraie crise mondiale...
jean Rouxel
Diversité:
Il n'est pas toujours aisé de savoir si vous approuvez ou non les propos ou les faits cités dans vos informations. Mais à propos de Barry Goldwater (page 7 du n° 177 du 5 juin), on peut supposer que vous l'approuvez, vu que vous précisez qu'il est un libertarien. Or, s'opposer à la réglementation des avortements relève d'une philosophie anarchique.
Car si l'Etat renonce à protéger les innocents, il renonce au plus élémentaire de ses attributs, et à l'un des dénominateurs communs de toute politique de droite, à savoir toute politique qui reconnaît la personne comme la valeur essentielle d'une société.
(l'article de Raoul Audouin " Vivre libres " paru dans le n° 178 du 12 juin y fait indirectement et heureusement contrepoint, mais on reste perplexe face à cette contradiction entre divers propos des " 4 Vérités ").
Alain Collet, Haguenau-67
Nos informations comme nos articles sont le reflet d'une diversité de points de vue, qui pour être différent, nous paraissent estimables et interessants...
De Robien
La démission théâtrale de M. Gilles de Robien de Démocratie Libérale a le mérite de clarifier la situation. Ulcéré d'avoir vu M. Madelin élu à la présidence de D. L., qu'il convoitait, M.de Robien n'était manifestement pas à sa place sous la bannière de son challenger.
D'autant plus que, par le passé, il s'est toujours rangé du côté des colbertistes et des keynésiens, ce qui est un peu juste en matière de libéralisme. Enfin, quand M. de Robien déclare qu'il ne trouve plus d'idéal" républicain " à D.L., chacun comprend bien qu'il en serait autrement s'il était à la place de M.Madelin. Laissons donc M. de Robien rejoindre la meute aboyante des politiquement corrects. Et tant mieux pour Démocratie Libérale !
Jean Rouyer,Angers 49
F.N.
On me passe, depuis quelques temps, votre journal" les 4 Vérités ", et je vous avoue, que je l'attends toutes les semaines, avec impatience.Alors j'ai décidé de m'abonner, pour le passer aussi autour de moi (en plus).
Je ne vous cacherai pas que je suis au Front National, depuis très longtemps. Je ne suis pourtant ni raciste, ni xénophobe. Née en Algérie (ma famille y était depuis la conquête), j'ai grandi avec eux et nous nous aimions beaucoup. Jusqu'au jour où malheureusement nous avons trouvé du pétrole... Mais je ne referai pas l'histoire-A présent, à vous.
Beaucoup de gens autour de moi mettent leur espoir en Charles Millon et en vous.
Madeleine Ferri, Roquefort-les-Pins-06
Merci de continuer à faire connaitre autour de vous "Les 4 Vérités-Hebdo'"
ISF
Je fais partie des 179 886 contribuables qui paient l'lSF. L'Etat se rend-t-il compte que nous payons l'impôt sur de l'impôt, car sur mes économies, j'ai payé mes charges, mes impôts, et, sur ma bonne gestion, je repaie des impôts. Vive ceux qui ont tout dépensé au casino ! donné à leurs maîtresses ! etc... que doit faire le Français qui défend son pays, par rapport à ceux qui cachent leurs fortunes à l'étranger...
Jean-Pierre Lengaigne, La Madeleine 59
Millon
J'ai été un peu surpris, en lisant le numéro du Il juin des " 4 Vérités-Hebdo " du ton réservé à l'égard de Charles Millon, surtout après l'enthousiasme qui avait marqué les précédents numéros.
J'ai quitté la convention pour l'Entente à Droite, le 6 juin, à la pause de la matinée pour suivre en totalité l'assemblée de " La Droite ", ce qui m'a permis de voir et d'entendre des choses intéressantes que vousmêmes, retenus toute la matinée, avez pu ne pas remarquer.
Tout d'abord, la présence à ses côtés, non seulement de Michel Poniatowski, mais aussi d'Alain Griotteray. Alain Griotteray, qui a écrit, sans ambigùité aucune, que le Front National était un parti de droite, ni raciste, ni xénophobe.
Ensuite, il a commencé par donner la parole au peuple. Il a expliqué qu'il voulait que le mouvement parte du peuple, et de fait, toute la matinée a été consacrée à un forum dans lequel effectivement, c'est la salle qui a parlé (les salles car pour faire s'exprimer un maximum de personnes, on avait fait 3 " ateliers "). Ceci me paraît un signe très encourageant. De même dans les dossiers de candidature à la fonction d'animateur qui nous ont été remis, il nous est demandé d'indiquer ce que nous souhaitons faire et les mesures prioritaires que nous considérons nécessaires.
Sur le " pas du montagnard ", il est clairement expliqué : d'abord il ne s'agit pas d'un long délai. Il a dit qu'il voulait utiliser ce laps de temps pour lancer une grande campagne d'adhésion, ceci pour mesurer sa force, la montrer au pays, et vérifier que l'enthousiasme qui a salué son initiative n'est pas un feu de paille. Cela me paraît raisonnable et le délai n'est pas long, surtout en tenant compte des vacances. Son attitude vis-à-vis de l'Alliance se clarifiera très vite, il y sera poussé par sa base s'il ne le fait pas de lui-même. Il fallait entendre les sifflets et les huées que déclenchait dans la salle la moindre allusion à Jacques Chirac ou à l'Alliance.
Sur l'excès de prélèvements et la confiscation du pouvoir par la caste des hauts fonctionnaires, il me paraît avoir été assez clair.
Comme vous l'écrivez fort justement, quand le Destin frappe à la porte, il faut l'entendre, et se mettre en route sans tarder. La démarche de Charles Millon nous offre un chance historique d'accélérer considérablement le processus de recomposition de la droite, beaucoup plus que nous ne pourrions le faire avec nos seules forces. S'il échoue, aucun autre leader national n'osera reprendre le, flambeau et entre l'Alliance qui continuera à vivoter des subsides publics et un foisonnement d'initiatives de la base non coordonnée, telle que la vôtre, nous mettrons 20 ans à reconstruire la droite.
Ne recommençons pas à créer des divisions. Ce qui nous rapproche de Charles Millon et beaucoup plus important que ce qui nous sépare. Si Charles Millon échoue, il faut que cela soit clairement parce qu'il n'aura pas levé les doutes qui peuvent encore légitimement subsister sur ses prises de positions, et dans ce cas cela se fera très vite car sa base, très déterminée et motivée, le lâchera. Mais il ne faut surtout pas que ce soit parce que ceux qui auraient dû l'aider au moment crucial sont restés en position d'attente.. Sinon, la droite est fichue, et pour longtemps !
Bernard Lancelle, Maurepas 78
Nous publions cette longue lettre qui nous a été adressée il y a déjà plusieurs semaines : parce qu'elle reflète bien le point de vue de plusieurs autres correspondants.
"Si vous ne soutenez pas l'entrepreneur vous n'en aurez bientôt plus !"
Bernard Zimmern est le président de l'Association pour la Défense des Entreprises Libres (ADEL), qui comporte 3400 adhérents. Il vient d'écrire à Lionel Jospin pour prendre la défense des entrepreneurs. Nous reproduisons sa lettre ci dessous.
Monsieur le Premier Ministre, Les entreprises, et surtout les petites entreprises, sont une fois de plus les boucs émissaires d'une soviétisation de l'économie française qui n'ose pas dire son nom.
35 heures, inspecteurs du travail lâchés sur les entreprises comme sur des malfaiteurs, taxation accrue à 1'ISF et menaces de taxation de l'outil de travail.
Que vous faut-il de plus pour pousser les derniers entrepreneurs qui tiennent encore le coup à partir!
Du train où vont les choses, il ne vous restera plus bientôt que vos chers fonctionnaires et vos chômeurs pour payer vos impôts et faire tourner la France.
Nous sommes en pleine absurdité, en plein délire.
Et pourtant, vous avez suffisamment d'autorité et d'autorité morale, Monsieur le Premier Ministre, pour dire à vos troupes :
. S'il y a jamais eu des patrons qui ont exploité leurs employés, il y a longtemps que ceux-là sont partis sous des cieux fiscaux plus cléments ou moins hostiles à l'entreprise. Pour ceux qui restent piégés, la vie est bien plus proche de celle du forçat que de celle du nabab.
. Seule l'entreprise peut créer des emplois.
L'entreprise n'est pas l'ennemie ; l'entrepreneur n'est pas un profiteur. C'est même le héros des sociétés modernes car, sans lui, pas d'emplois solides et durables. Mais, grâce à votre politique et celles des gouvernements qui vous ont précédé, vos impôts, taxes, prélèvements sociaux à tout va, la France fait fuir les entrepreneurs.
. Arrêtons de développer une protection sociale qui se retourne contre les salariés et qui fait qu'il y a 5 fois moins d'emplois créés par des firmes étrangères en France qu'en Grande Bretagne, qu'il y a ici 5 fois plus de dépôts de bilan qu'aux USA que vous venez de visiter.
Si vous ne soutenez pas l'entrepreneur, le risque qu'il prend, ses 70 à 100 heures de travail par semaine sans vacances,vous n'en aurez bientôt plus aucun dans ce pays et c'est pourtant en lui que réside votre seule chance de réduire le chômage.
En espérant que nous serons entendus,je vous prie d'agréer, Monsieur le Premier Ministre, l'expression de ma très haute considération.
Bernard Zimmem Président de l'Association pour la Défense des Entreprises Libres (151 rue Montmartre, 75002 . Paris).
Maurice Bardéche: le pére spirituel de nombreux rebelles
Maurice Bardèche, qui est mort le mois dernier, restera-t-il dans l'Histoire comme le simple beau-frère de Robert Brasillach, auquel il voua une touchante, fidèle et diabolisante amitié ? Ou sera-t-il reconnu comme un grand érudit de la littérature française ? Même le quotidien très gauchiste Libération - dans la colonne qu'il lui consacra le premier week-end d'août 1998 - n'a pu s'empêcher de reconnaître implicitement que ses ouvrages sur Balzac et Proust, ainsi que son Histoire des Femmes, sont des références obligées, rappelant que son "Proust et le roman" lui valut en 1971 le prix de la Critique littéraire.
J'ai rencontré Maurice Bardèche une seule fois, au début des années 90, dans son appartement parisien du Ve arrondissement. Il était déjà physiquement très diminué-Nous parlâmes longuement de sa revue mensuelle "Défense de l'Occident" et s'il m'avoua qu'il n'avait, au mieux, qu'un gros millier et demi d'abonnés, il reconnut qu'elle avait été le "phare intellectuel" de nombreuses personnes, rebelles au système politique mis en place en 1945, c'est à-dire la domination communiste ou capitaliste du monde. Les signatures des collaborateurs sont à cet effet explicites ; il n'est que de citer (liste non-exhaustive) les journalistes Lucien Rebatet (auteur du best-seller de la guerre "Les Décombres"), Jean Madiran (directeur du quotidien Présent), Robert Poulet, Michel Marmin (ancien rédacteur en chef d"'Eléments"), les professeurs Jean Varenne, Thomas Molnar (à l'université catholique de Budapest), Pascal Gauchon, les écrivains Michel Déon, Pierre Gripari, Fabrice Laroche, Micheline Peyrebonne (auteur des premiers articles sur les dangers de l'immigration), Eric Vatré, le Colonel Trinquier, Henry Coston, les hommes politiques Giorgio Almirante (ancien secrétaire général du Mouvement Social ltalien),Alain Renault (ancien secrétaire général du Front National), Pierre Pauty (co-fondateur de "Militant", conseiller municipal et régional du Front National),Alain Robert (ancien secrétaire général du Parti des Forces Nouvelles, conseiller général et régional RPR), les éditeurs Jean Picollec, Georges Gondinet, les historiens François Duprat, Jean Mabire etc...
Quant aux numéros spéciaux de "Défense de l'Occident", ils bénéficient (entre autres) des collaborations de Jean Anouilh, Marcel Aymé, Jacques Benoist-Méchin, Georges Blond, Antoine Blondin, Bernard de Fallois, Jacques Isorni, Marcel Jouhandeau, Roland Laudenbach, Jacques Laurent, Henri Massis, Thierry MauInier, Roger Nimien Jacques Perret, Louis Rougier, Michel de Saint-Pierre, Paul Sérant...
De tels noms prestigieux laissent rêveur à une époque où un simple entretien donné à des journaux dénoncés comme "proches du Front National" suffit à vous attirer l'opprobre médiatique.
Lors de mon entretien avec Maurice Bardèche, deux réflexions de sa part m'ont particulièrement frappé. D'abord, sa certitude que les " choses changeraient inexorablement... et en bien ".
"Le système" est le plus fort partout, constatait-il. Il tient les gouvernements, les médias ; il a l'argent, la considération, tout ! Sauf une chose : il ne peut maîtriser la crise sociale, Le chômage continuel et irréversible entraînera sa chute tôt ou tard ",
Ensuite, notre conversation déboucha sur les événements en ltalie où Silvio Berlusconi venait de former un gouvernement en incluant trois ministres du MSI, ce mouvement héritier de la République sociale italienne de Benito Mussolini et qui comptait parmi ses députés Alessandra Mussolini, la propre petite-fille du Duce.
"Je ne pensais pas un jour que j'influencerais des gouvernements", me dit-il songeur.
Et il m'expliqua :"Gianfranco Fini est un de mes disciples ; c'est moi qui ai incité Giorgio Almirante à le désigner comme son dauphin",
Voilà qui peut donner à réfléchir à tous ceux qui voient dans la volonté du leader de l'Alliance nationale (ex-MSI) de moderniser sa formation politique, une victoire du "politiquement correct".
N.B. La messe d'enterrement de Maurice Bardèche à lieu ce Samedi 12 Septembre, à 10 heures 30, en l'église Saint Nicolos du Chordonnet à, Paris.
Tandis que la fausse droite se décompose et poursuit inexorablement sa course à l'abîme, la vraie droite se rassemble. Le Centre national des indépendants (CNI), le Parti national républicain (PNR) et le Parti pour la liberté (PPL) ont décidé de se regrouper dans une formation unique. Celle-ci tiendra sa première réunion publique le 3 octobre prochain au Palais des Congrès, à Paris.
Notre nouvelle formation politique défendra deux principes essentiels : interrompre la dérive qui a conduit le RPR et l'UDF à adopter les idées de la gauche ; ne récuser aucune voix de droite.
Comme la guerre, la politique est un art simple et tout d'exécution, Les stratèges politiques qui se figurent que le peuple est dupe de leurs manoeuvres plus ou moins subtiles se trompent. Le citoyen se moque de la lutte pour les places, qui est l'objectif unique de la quasi-totalité des politiciens. Il sait fort bien démêler le vrai du faux dans leurs déclarations et juger le résultat de leur action. Seule l'absence d'offre politique concurrente et crédible a permis à la plupart de ces politiciens de rester élus jusqu'à présent, le peuple votant - encore que de moins en moins par lassitude ou sens civique.
Il est donc essentiel qu'une nouvelle formation politique, clairement de droite, se présente aux suffrages des électeurs.
C'est la raison d'être du regroupement des Indépendants, Nous n'ignorons pas que d'autres formations tentent actuellement de se créer et de se situer à droite.
Nous n'avons à leur égard ni défiance ni ostracisme. Nous leur demandons simplement d'afficher, comme nous, la couleur. Sans phrases creuses ni faux-semblants, Si elles le font, nous étudierons avec elles la possibilité de se regrouper. Si elles restent dans l'ambigùité, nous poursuivrons notre route sans elles.
Il faut à un pays une dizaines d'années de bon gouvernement pour bénéficier d'une ou plusieurs décennies de prospérité. Les États-Unis et la Grande-Bretagne ne sont aujourd'hui prospères que parce que le président Reagan et Mme Thatcher les ont gouvernés selon de bons principes pendant les années 80. La France s'enfonce aujourd'hui dans la crise parce qu'elle a été mal gouvernée depuis 1974. Il a fallu les exceptionnelles qualités de nos compatriotes pour que la déroute économique, sociale et morale n'affecte pas plus tôt le pays. Mais aujourd'hui les Français n'en peuvent plus-Trop d'efforts consentis sans aucun résultat, trop de déceptions, trop d'amertume. Il est plus qu'urgent de réagir.
Le premier pas du redressement politique consiste à affirmer ses convictions.
C'est ce que nous faisons, et allons continuer de faire. Elles sont claires et ne feront aucun plaisir à la gauche ni à la fausse droite. Les cris d'orfraie que ne manqueront pas de pousser les deux dizaines de plumitifs et de bavasseurs qui se prennent pour l'opinion publique nous laissent d'avance indifférents. Nous ne leur accordons aucune importance. lls ne lancent leurs impudents anathèmes que parce qu'ils n'ont eu face à eux, jusqu'à présent, que des politiciens médiocres et apeurés, dénués de toute conviction, et sachant ne pouvoir exister que par la grâce des médias.
Mais quand un message fort est émis, les médias, en dépit de l'implacable censure qu'ils ont mise en place à l'encontre de toute expression qui ne va pas dans leur sens, ne peuvent empêcher sa diffusion.
D'autant que de nouveaux moyens de communication naissent et se développent chaque jour, qui se rient et se jouent des médias ooEciels et qui les démodent avant que de les laisser sombrer dans le ridicule et mourir de leur belle mort. Alors haut les coeurs et vive la liberté.