La France est un pays ou les lois se votent dans la rue !
les lycéens sont descendus dans la rue, sans doute pour la dixième ou la quinzième fois depuis trente ans. Et ils ont obtenu partiellement satisfaction, c'est-à-dire des crédits budgétaires supplémentaires, au bénéfice d'une organisation mal gérée (la plus grande administration du monde), parce que cogérée par des fonctionnaires et des chefs syndicalistes, dont le seul record est celui du taux d'absentéisme de ses agents !
Ce "succès" s'explique non seulement par la mobilisation des "jeunes"; mais aussi, en creux, par la crainte légitime (mais non-dite) de tous de voir se joindre à de tels mouvements des hordes de casseurs venus mettre à feu et à sang les principales villes du pays.
Dans ces circonstances, ce gouvernement ne peut que céder, comme ses prédécesseurs l'avaient fait, aussi bien pour les revendications des camionneurs, des agriculteurs ou des pécheurs bretons, des étudiants protestant contre les emplois-jeunes de Balladur, ou des fonctionnaires refusant la réforme de leurs retraites par ]uppé.
Tout se passe comme si, en France, le sort des lois se jouait dans la rue. Comme si les élus ne comptaient pour rien. Et que les élections n'étaient qu'un simulacre, la démocratie populaire directe, celle qui résulte des manifestations, étant d'un ordre supérieur à celle qui se lit au fonds des urnes. Dans le même temps, en Allemagne, un gouvernement social-démocrate arrive au pouvoir. Ses principales décisions sont déja connues et acceptées de l'opinion publique. Il va arrêter les centrales nucléaires, réformer la fiscalité, créer un grand ministère de la culture... Il va le faire avec des alliés auxquels il est lié par un contrat de quarante pages. On peut être hostile à ce programme, dont il n'y a en effet rien de bon à espérer. Mais nul ne doute que ce sera le programme du chancelier Schroder. Qui pourrait s'imaginer qu'une manifestation de rue serait sus- ceptible maintenant de l'en faire dévier ? i Une démocratie est un système de pouvoir et de représentation. Quand les gouvernements prennent l'habitude d'arriver au pouvoir sans programme, en ne comptant pour rien les représentants du peuple, et le peuple lui-même, il y a fort à craindre qu'une dictature, sous une forme ou sous une autre, se profile à l'horizon. j En attendant, vive la glorieuse République populaire et démocratique française.
Sabrer les subventions aux associations-bidons !
Entre 1993 et 1996, les subventions octroyées aux associations par l'État ont augmenté de plus 40% ! On est passé, selon les chiffres officiels de 6 094 millions de francs à 10 714 millions de francs.
Près de 10 000 associations françaises sont ainsi subventionnées, par un ministère ou par un autre. Le plus souvent, ce sont des "abonnés". Comme toujours, il y a les petits et les gros profiteurs. 75 % du total des subventions cité plus haut sont accaparés par moins de 1 % des associations subventionnées.
Les spécialistes de la chasse aux subventions savent comment s'y prendre : ces associations là frappent à toutes les portes. Lassociation Léo Lagrange, filiale du parti socialiste obtient ainsi des subventions de six ministères différents. (Ces données sont extraites d'une étude à paraître, réalisée par "Contribuables Associés").
Il est temps de sabrer dans le maquis des subventions aux associations, au niveau de l'État comme à celui des collectivités locales.
Quatre principes pourraient être retenus.
. l. Plus de subvention aux associations d'élus.
Car il y a quelque chose d'offensant à voir des élus se voter des subventions à eux-mêmes-..
. 2. Nous sommes dans un état làic et républicain. Les associations à caractère cultuel sont libres. Mais aucune ne devraient être subventionnée, ni directement ni indirectement. Car si on subventionne les Scouts de France, on sera amené, un jour ou l'autre, à subventionner la construction des mosquées.
. 3. A partir du moment où l'Étai réduirait au minimum les prélèvements fiscaux et sociaux, il devrait s'interdire toute subvention à des intérêts économiques et commerciaux,Y compris aux organisations de sport professionnel, qui sont devenues des entreprises de spectacles, vivant notamment des droits de retransmission télévisuels.
. 4. L'État ne devrait subventionner que des activités ayant une utilité véritable, au moins pour une partie des citoyens français. Or, beaucoup de subventions vont à des associations qui peuvent être estimables mais dont l'objet indique que l'activité est tournée vers des citoyens étrangers présents en France. Les folklores cambodgien ou kabyle sont peut-être remarquables. Mais ce n'est pas aux contribuables français d'en financer la promotion, même à l'intérieur de l'hexagone De telles mesures, ajoutées à quelques précautions de simple bon sens (pas de subvention de plus de 500 000 F sans des comptes certifiés par un commissaire ; pas de renouvellement de subvention sans un rapport sur l'emploi de la recette précédente...) devraient permettre de réduire de moitié la facture des subventions d'État aux associations dites privées,
Alain Foucart
Pacs: et si on privatisait le droit civil ? *
Hélas, nous avons assisté depuis deux siècles à la nationalisation du droit civil : les pouvoirs publics se sont mis en tête de régler non seulement ce qui est nécessaire pour la protection des libertés individuelles, assumant ainsi leur noble mission, mais aussi <e qui appartient naturellement aux individus, aux familles, à la société civile. Ainsi, le droit civil est-il devenu un droit public, et aujourd'hui le droit public apporte en prime des droits so<iaux, sous forme de privilèges, exemptions, indemnités, allocations...
La position libérale est donc simple : que l'État se retire de tous ces domaines qui concernent la vie privée des gens, qui savent très bien s'organiser de façon responsable sans attendre l'intervention d'un providentiel législateur Pour des chrétiens par exemple, le mariage est un sacrement par lequel un couple se lie pour la vie et fonde une famille, s'engageant à éduquer des enfants, à créer et animer une communauté de sentiments et de solidarités. Quel est le progrès réalisé en doublant le mariage religieux d'un mariage civil ? Et pourquoi celuici aurait-il plus de substance juridique que celui-là ? Quel est le plus proche de la volonté individuelle, de la tradition, et du droit naturel ?
Ce que je dis du mariage chrétien vaut évidemment pour toutes les formes de mariages proposées par les différentes religions, ou imaginées en dehors de toute référence religieuse, simplement parce que les êtres humains libres et responsables veulent se donner des règles de vie en commun, dans la seule limite du respect de la liberté des autres, à commencer par celle des enfants pour lesquels les parents ont une exigence de sauvegarde et d'éducation.
Mais évidemment notre monde actuel, et nos législateurs bouffis d'orgueil constructiviste, prennent le chemin exactement inverse. lls nous concoctent une société de leur choix, avec une morale suicidaire, qui détruit la foi, la famille, et pour finir l'être humain. La progression de cette philosophie du néant se fait par étapes successives. Comme les étapes précédentes, celle-ci se présente sous la bannière du modernisme, de l'adaptation aux moeurs, du progressisme, comme seul moyen de mettre fin aux situations incohérentes. Certes le droit dit civil est incohérent, certes le mariage passé à la moulinette législative n'a plus aucun sens, certes l'union libre et la ii famille ii uniparentale posent plus de problèmes qu'ils n'en résol.
vent, mais ce n'est pas parce que des dérèglements se sont peu à peu installés dans nos sociétés sans foi ni droit qu'il faut légaliser de nouveaux dérèglements. Ceux qui nous proposent le PACS savent bien qu'ils démolissent un nouveau pan de la société de liberté, de responsabilité et de dignité. Mais leur diabolique habileté consiste à invoquer la liberté et la solidarité pour faire passer leur thèse, et certains se présentent même comme des ii libéraux ii.
je crois nécessaire au contraire de dénoncer ce mensonge, et de demander à tous les partisans de la liberté de contre-attaquer en prônant la privatisation du droit civil, pour que soient respectées les croyances, les engagements et les consciences de chacun. Voilà la solution libérale telle que je la conçois : privatisons le droit civil !
*Extrait de l'éditorial de "La Nouvelle Lettre" datée du 10 octobre 1998.
Abonnement un an, 40 numéros : 200 F (35 avenue Mac Mahon, 75017 . Paris)
Entente à droite: Le dialogue avec le Front national est engagé
Chaque jour, et dans toute la France, la guerre civile continue. Chacun y va de sa proposition anti.FN. Après Mme Trautmann qui proposait d'exclure du bénélice des aides à la presse toute les publications suspectes de comflaisance à l'égar du Front, c'est au tour d'un RPR, conseiller de Charles Pasqua pour les questions juives et antiracistes, de sug$érer que cette même presse soit interdite à la distribution (par le monopole des NMPP).
Chaque jour la démocratie française fait donc d'énormes progrès, dans le sens de la "democratie populaire"... C'est le règne de la terreur médiatique.
Toute personne suspecte de faiblesse a l'égard du N sera donc clouée au pilori. Et c'est ce qui arrive à Charles Millon, que ce soit en Rhône-Alpes, où 20 000 (?) personnes, venues des huit epartements de la région ont manifesté à Lyon le dimanche 4 octobre ; ou à Charenton, le 14 octobre, où la presse a accordé dix fois plus de place aux contremanifestants qu'à la réunion elle-même or,anisée autour de Charles Millon par Alain Griotteray...
Les chefs de la fausse droite font le lit de la fauche. C'est d'ailleurs l'essentiel de l'enseignement des élections partielles, législatives ou cantonales. C'est suicidaire, pour eux-mêmes mais surtout pour la France. Il faut que la vraie droite se rassemble et engage un dialofue public avec le Front National
C'est la seule ambition que s'est fixée le Comité pour l'entente à droite.
Continuez à nous écrire, à nous donner votre point de vue. Faites circuler la pétition (exemplaires sur simple demande).
Déclarez vous volontaires pour constituer une section dans chaque département.
Et notez d'ors et déjà :
Mercredi 1 decembre, à Chartres.18 : diner.débat, avec la participation de Marie.France Stirbois, député européen du Front National.
Samedi 13 janvier à Paris [Palais des congrès : 2ème convention pour l'entente à droite, avec la participation de Bruno Gollnisch (secrétaire général du Front National), Paul ambert (Renaissance 9Sj, YvesMarie Lau an (économiste , Alain Laurent (philosophe), Claude Reichman (vice.président du CNI) ....
A. D.
Pas fasciste
j'apprécie beaucoup votre hebdomadaire et continuerai de m'y abonner. Tout comme vous, je suis de droite. Vous l'avez facilement deviné, et l'ai toujours été. Selon les théories du Front National - dont je ne suis pas membre - je suis partisan de la préférence française et suis opposé à une France multiculturelle. je n'en suis pas pour autant fasciste. En fait je suis membre du RPR depuis 1972 (militant actif pendant de nombreuses années) mais me refuse à cautionner la politique actuelle de ce mouvement. je n'ai pas renouvelé mon adhésion à la suite du scandale des dernières élections, De quel côté se trouvent le fascisme et les atteintes à la liberté du citoyen ?
Gilbert Gaudinaç Noisy le Roi 78
Equivoques
Votre apparition sur l'échiquier politique n'a fait qu'éloigner certains électeurs du FN, comme le fit de Villiers (la création de Pasqua). Ces mêmes villieristes qui n'ont pas craint de s'abstenir lors de l'affaire récente de la levée de l'immunité parlementaire de J.-M. L. P !
Ces mêmes villieristes que vous fréquentez aussi à Radio-Courtoisie. Devant tant de contradictions et d'ambigùité, quelle peut être l'attitude d'un citoyen épris de clarté et de sincérité, sinon d'attendre de votre part un engagement sans équivoque
Pierre Ravoux, Périgny-94
Si l'on veut bien admettre le bon vieux clivage droite/gauche, on remarquera que la gauche a réalisé son "Union' pour son plus grand profit L'Entente à droite est le concept susceptible d'y répondre. Et comme les chefs de la fausse droite, stipendiés et discrédités, y font obstacle, seul un rassemblement à la base peut y contribuer C'est la mission que nous nous sommes fixé...
Encore Millon
J'ai lu avec intérêt, dans votre rubrique "courrier" l'article de M.Bernard Lancelle consacré à M.
Millon ( Les 4 Vérités du 11 septembre) et je partage son point de vue.
Après les résultats catastrophiques de la "droite" dans les dernières élections législatives et régionales, je félicite M. Millon pour son résultat et pour le courage dont il fait preuve pour conserver sa volonté intacte après les prises de position de ses anciens "collègues" et les bons conseils de M. Chirac pour qu'il se retire : un président de la République digne de ce titre doit être le président de tous les Français sans exception.
Dans toutes ses réunions ou missions officielles, M. Millon récolte humiliations et injures de la part de gens qui ne sont pas dignes d'être Français.
Mais, ce qui est très grave, c'est que, de ce fait, notre démocratie est en danger alors que lesdits manifestants sont parmi ceux qui prétendre défendre les droits de l'homme...
M. Millon a beaucoup d'adversaires, et notamment tout ceux de la droite " molle " et de la gauche plus que plurielle, mais il n'a qu'une ambition (si l'on peut dire), celle de remettre la France sur pied pour sortir de cette dictature douce exercée par les gouvernants, les médias, les hauts fonctionnaires, les partis politiques et les syndicats. S'il échouait dans sa mission, nous ne sortirions de ce marasme que dans plusieurs décennies.
Mme S.Cambray, Mairé-l'Evescault 79
Yeux ouverts
Depuis que notre Président de la République s'est tiré dans les pieds avec la dissolution, j'ai quelque peu ouvert les yeux et je milite pour "l'Entente à droite", seule voie possible pour refaire une droite solide.
RG Caumaut journaliste, Poitiers-86
Indulgence
Ayant pris connaissance de quelques numéros, je déplore les attaques systématiques de ce journal contre ce que vous appelez ii la fausse droite ii, qui, certainement plus que la gauche constitue votre cible.
Certes, la droite est largement responsable de ses malheurs. La dissolution a été une stupidité, les querelles de chefs en sont une autre, et certains donnent l'impression de louvoyer. Cela un journaliste a le droit et le devoir de l'écrire.
Mais lorsque ces critiques occupent les trois quarts de vos numéros et prennent un caractère excessif, agressif, pour ne pas dire haineux, force est de constater que votre campagne concorde avec celle du Front National, que vous déclarez d'ailleurs "injustement victime".
Pierre Roussel, Nancy-54
Ca va déborder !
je suis contente délire tous les samedis les 4 vérités. Heureusement qu'il y en a encore qui osent dire ce que beaucoup de gens pensent mais qui n'osent pas le dire. Les gens se replient sur eux-mêmes, mais attention quand tout cela va déborder..
Signé, illisible, Saint Maximin
Toulon
En bouclant le n° 188 des "Quatre Vérités", vous ne saviez pas que le MPF du Var s'était exprimé sur la législative partielle de Toulon ! du 27 septembre.
D'abord au début du mois dans son bulletin périodique, diffusé à plus de 1 200 exemplaires, par courrier, mais dont la diffusion s'est accrue entre les deux tours, par des distributions dans les boîtes aux lettres de la première circonscription.
Nos communiqués à "Var Matin" ne sont en général pas repris par les journalistes, et nous surveillons la nouvelle équipe de ce journal, qui semble montrer un peu plus de neutralité politique que l'ancienne. Elle a fait paraître un extrait de notre envoi trois jours avant le scrutin du deuxième tour je vous le recopie :.... qu'à l'Assemblée nationale, lS % des Français soient représentés par un seul député, alors que les communistes avec 8 % en ont une vingtaine, ne nous semble pas un grand danger pour notre belle République. Forts de ces éléments, nos électeurs toulonnais feront leur choix en leur âme et conscience "...
Au MPf nous faisons partie de la droite " fière de l'être ", et nous espérons que la droite honteuse - celle qui est tolérée parce qu'elle favorise la gauche - arrêtera au plus vite ses palinodies (pour ne pas dire plus) pour ne pas nuire plus longtemps à la France.
Pierre Berlizot Toulon 83
Dont acte. Mais Philippe de Villiers s'est bien gardé de s'exprimer pour la législative partielle, ou pour la cantonale de dimanche dernier...
Autorisé mais pas compté
Pourquoi n'écrivez-vous pas qu'à ce jour toutes les voix du FN ont été officiellement comptabilisées pour la bonne raison que le FN n'est pas un parti interdit. Aucun parti n'a donné ses résultats sans tenir compte des voix du FN.
J-M- Bernardin
Vous résumez bien la situation : le FN est autorisé mais ses voix sont considérées comme n'ayant pas été exprimées. La gauche prétend gouverner des régions partout où elle a devancé la fausse droite, déduction faite des voix du FN. Et la fausse droite l'accepte, exception faite de quatre résistants (Millon, Saur, Soisson et Blanc) aussitôt mis au banc de la dmite républicaine et des médias...
Sécurité urbaine: quand l'Etat veut, il peut !
Jospin et Chirac le disent, presque de la même voix : la sécurité est le premier droit des Français. Et leur première exigence. Personne ne discutera donc du bien-fondé de cet axiome, qui résulte sans doute du fondement même du droit naturel...
Reste à mettre en oeuvre les conséquences qui en découlent.
Ière observation Assurer efficacement la sécurité des biens et des personnes, aujourd'hui, et même dans des agglomérations comme celles de Paris de Marseille ou de Lyon, est parfaitement possible. Il suffit d'abord de le vouloir, puis de s'en donner les moyens.
On a bien vu mardi dernier que le préfet de police de Paris, Philippe Massoni, était parfaitement capable d'assurer la sécurité d'une manifestation de lycéens rassemblant près de 300 000 personnes.A la condition de procéder au contrôle physique des voyageurs arrivant au centre de Paris par les gares SNCF ou RER, par le métro ou les autres moyens de transport.
Ce qu'il n'avait pas fait le jeudi précédent...
Comme on avait vu, à l'occasion de la Coupe du Monde de football, qu'il était possible de maintenir l'ordre, même avec des supporters échauffés là quelques bavures près, quand même...) à condition de mobiliser l'armée, la gendarmerie et toute la police française, depuis les frontières jusqu'aux entrées des stades 1
2ème observation C'est "à l'entrée" qu'il est le plus efficace de contrôler les indésirables. A l'entrée du stade plutôt qu'à l'intérieur, à l'entrée du métro ou de tout système de transport plutôt qu'après, à l'entrée sur le territoire pour les immigrés clandestins plutôt qu'un peu plus tard,quand ils ont par exemple trouvé refuge dans une zone de non-droit, comme celles que constituent désormais les cités de banlieues, où plus aucun fonctionnaire de la République n'ose mettre les pieds.
lème observation Une telle mobilisation coûte cher aux contribuables. Elle est sans doute impossible à supporter durablement. Les mesures exceptionnelles liées à la Coupe du monde, ou les mesures encore plus exceptionnelles du mardi 20 octobre, ne peuvent pas être maintenues de façon permanente. Sauf à y consacrer toutes les ressources de l'État. (sécu ou sécurité-tout-court, il faut choisir !...)
4ème observation Nos concitoyens vivent aujourd'hui dans la hantise de l'insécurité, et plus précisément du déferlement, dans leurs maisons ou dans leurs magasins, des voyous barbares qui campent aux portes de nos villes, et qui, à la première occasion, au moindre prétexte, sont prêts à venir chaparder ou tout casser.
C'est en effet une menace réelle et permanente. Elle est constituée d'une population de plusieurs centaines de milliers d'individus, presque tous étrangers, échappant de fait à nos lois, et prétendant vivre à nos crochets.
Si la police n'est pas en état d'intervenir, seule l'armée peut y mener des opérations de nettoyage.
Et si l'armée ne le veut ou ne le peut pas, il ne restera plus qu'à armer des citoyens volontaires. Dans un certain nombre de pays, en général pauvres et sous-développés, cela s'appelle des groupes "d'auto-défense". En France, dans le passé, cela s'est appelé une "Garde Nationale".
jean Rouxel
L'avenir des retraites par répartition: Le témoignage du Docteur Gérard Maudrux, Président de la Caisse Autonome de Retraite des Médecins Français
Elu, il y a moins d'un an président de ce qui est probablement, par le montant des fonds encaissés, une des dix premières caisses de retraite par répartition en France, dès mon arrivée, j'ai voulu faire un état des lieux. J'ai projeté dans le temps notre démographie, nos cotisations, nos pensions, pour connaître la vérité concernant l'avenir de la retraite par répartition. La vérité est claire : nous mentons à nos affiliés.
Alors que les cotisations sont déjà insupportables, ayant depuis l'origine été multipliées par 16 dans le régime général, par 9 dans le premier régime complémentaire et par 4 dans le deuxième régime complémentaire qui est plus jeune, si je ne multiplie pas par 2,2 la cotisation dans le premier régime complémentaire, et par S dans le second, je ne peux garantir dans une génération que 40 à 50% de la retraite actuelle, dans le premier 20% dans le second, après c'est encore pire.
Alors, comment peut-on, dans ces conditions, gérer l'ingérable ! ' Je peux faire comme une première catégorie de " confrères ", les plus nombreux : dire que tout va bien, que l'avenir est garanti, que tout le monde est gagnant et laisser mes successeurs prendre les coups.
Je peux faire comme une deuxième catégorie, et vous allez en voir de plus en plus, qui trichent avec la répartition. On me propose de doubler la cotisation, pour garantir les retraites en faisant des réserves considérables, dépassant SS milliards pour les seuls médecins libéraux. Bien entendu " ce n'est pas de la capitalisation, mais des réserves ou des provisions 1 La capitalisation, c'est trop dangereux : voyez 1929, Maxwell... ". Dans ce cas, on triche en capitalisant pour faire croire que la répartition est viable, en doublant la cotisation, avec une première moitié pour payer les " droits acquis ", une deuxième pour capitaliser pour sa propre retraite !
Nous ne faisons que repousser les limites d'un système non viable.Au pays de Descartes, il est impensable que l'on n'ose pas dire aux Français que 1 + 1 = 2. On le sait, on le dit, dans une génération, il y aura un cotisant pour un retraité. On ne dit pas que pour donner au retraité 50% de son revenu d'activité, le cotisant devra payer 50% de cotisation pour la seule retraite, et même 60% avec des droits dérivés.Ajoutez 20% pour la maladie, 10% de CSG et 50% d'impôt, cela fait déjà 140% du revenu... pour les inconscients qui resteraient en France... Au train où vont les choses, demain, ceux qui voudront travailler devront payer pour cela.
Si tous les actifs d'aujourd'hui touchent, à leur retraite, ce qu'on leur promet, c'est-à-dire 50 à 60% de leur revenu moyen d'activité, il faudra trouver dans 20 à 30 ans plus de 2 500 milliardslan (nombre d'actifs aujourd'hui multiplié par la retraite moyenne), soit l'équivalent d'une dette de 50 000 milliards, dont les intérêts annuels courront à vie !
Les points que l'on distribue aujourd'hui auront demain la valeur des emprunts russes d'hier également vantés par l'État d' alors-Voilà la vérité sur la répartition à la Française qui aujourd'hui étouffe les actifs et les entreprises, et qui demain fera des générations de pauvres ayant perdu leurs espoirs et leurs valeurs.
En France, seuls les fonctionnaires, les régimes spéciaux et les élus ont droit à des véritables fonds de pensions, interdits au commun des mortels.
Lycéens, retraités, actifs, même combat
Les lycéens qui manifestent se plaignent d'être trente par classe en moyenne. Or ceux qui aujourd'hui tiennent les rênes de la société étaient eux aussi trente par classe. Cela ne les a pas empêchés d'acquérir une bonne formation et d'être aptes à exercer les fonctions les plus exigeantes. Que s'est-il passé ? Deux choses fort simples : on a fait s'engouffrer dans les collèges et les lycées des enfants qui n'avaient pas la moindre chance d'y réussir ; on a baptisé professeurs des jeunes gens qui n'en avaient pas la capacité. On appelle cela l'enseignement de masse. Il produit une masse de déçus et de malheureux.
Certains syndicats d'enseignants soutiennent les manifestations des lycéens. lls y voient l'occasion de contraindre le gouvernement à augmenter le nombre des professeurs, allégeant d'autant le travail de ceux qui sont en fonction. Ces derniers pourtant bénéficient d'horaires bien moins lourds que dans la plupart des autres métiers et de très longues vacances. Mais la doctrine de notre socié-té, c'est toujours plus. Ces enseignants-là sont insensés. lls ne comprennent pas que notre système éducatif est en état de mort cérébrale et que la réanimation artificielle à laquelle il est soumis ne lui permettra pas de se sauver.
Le ministre Claude Allègre n'est pas moins irresponsable. Depuis sa prise de fonction, il multiplie les critiques contre l'éducation nationale dont il a la charge.
Ces critiques sont justifiées. Il faut en effet "dégraisser le mammouth", lutter contre l'absentéisme des professeurs et mieux préparer les élèves à leur entrée dans la vie active. Mais que fait le ministre ! Rien. D'ailleurs il ne peut rien faire. Il n'est ministre que parce que les enseignants en ont ainsi décidé, en votant massivement à gauche et en décriant quotidiennement la société libérale. Allègre, c'est Gorbatchev. Comme lui, il est issu du système qui a conduit le pays à la catastrophe. Comme lui, il est dépassé par les événements et ne laissera son nom dans l'histoire que pour avoir été un des derniers acteurs du drame.
Les lycéens d'aujourd'hui sont en réalité des victimes. lls le sentent bien et c'est ce qui donne sa force à leur mobilisation.
On leur a menti en leur faisant croire que le cursus dévalorisé qu'ils suivent leur permettrait de s'insérer dans la société.
La plupart d'entre eux ne quittera l'école et l'université que pour entrer dans le chômage. Rien n'est plus grave pour une société que de n'offrir aucune perspective à sa jeunesse. Celle-ci ne peut que se révolter et rien ne résistera à sa colère.
Les jeunes gens seront bientôt rejoints dans la rue par les retraités, autres victimes du système, et par les actifs, sur qui tout repose et qui n'en peuvent plus. Le fait d'arpenter le pavé n'améliorera ni l'économie du pays ni la qualité de l'enseignement. Mais il aura des conséquences politiques redoutables.A l'heure actuelle, tous les politiciens sont déconsidérés et il n'y a pas de recours. Raison de plus pour refonder d'urgence une droite digne de ce nom. Car c'est forcément à droite que la balancier penchera quand le peuple n'aspirera plus qu'à l'ordre, à la sécurité et au travail. Mais si ceux qui incarnent la droite sont aussi médiocres que les actuels dirigeants de l'opposition parlementaire, on peut craindre que l'anarchie ne s'installe et ne ravage tout.
Nous venons de vivre un demi-siècle de paix. Qu'en avons-nous fait ! L'homme n'est-il donc capable que de créer les conditions de son malheur ! Dans le naufrage général de la société française, la seule planche de salut réside dans les vertus du peuple. Les "élites" sont perverties, pas lui. Finissons-en avec la société d'assistance, et tout naturellement l'espoir renaîtra.