Sommaire du N°207

Le mythe de la santé publique mis en accusation
Les médias enterrent trop tôt le Front National
Les anges protecteurs de la propérité américaine
Préférence nationale: compte-rendu de la Convention du 23/01/99
L'Etat-providence rend tout le monde fou !
40 ans pour détruire l'agriculture française
La chronique de Claude Reichman: l'information, malédiction française

Les politiciens sont les victimes de leur professionalisation !

La mise en oeuvre de la responsabilité pénale de trois anciens ministres et Premier ministre français, à l'occasion de l'affaire du sang contaminé, marque un tournant institutionnel (certainement plus important que le grotesque projet de loi constitutionnelle sur la parité entre les hommes et les femmes pour les fonctions électives). Car c'est évidemment la porte ouverte à la mise en oeuvre systématique de la responsabilité personnelle des élus qui est ainsi ouverte. Une probable boîte de Pandore...

Sans doute,l'irresponsabilité générale des politiciens, hors les cas de haute trahison, était-elle devenue de plus en plus choquante,au regard de la mise en cause pénale de plus en plus fréquente des dirigeants des entreprises,en application notamment de notre droit soviétiforme du travail. Pas un mois ne s'écoule sans que notre correspondant Georges Benoît, responsable d'une entreprise de transport en Corrèze, ne soit convoqué au tribunal correctionnel, pour répondre personnellement d'une infraction, dont il sera une fois sur deux déclaré non seulement "responsable", mais aussi"coupable".

Les hommes politiques ne pouvaient plus rester à l'écart de cette tendance générale. D'autant moins qu'ils sont devenus des"professionnels". Cinq à dix mille d'entre eux prétendent vivre durablement et confortablement de l'exercice de leurs mandats électifs-Politicien est devenu un métier, dont les meilleurs emplois sont accaparés par la caste des hauts fonctionnaires sortis de l'Ena.

Ils ont prétendu être des "spécialistes" de la gestion publique. On a vu les résultats, sur tous les plans... Ce sera donc, aussi, le procès de leur inconséquence et de leur incompétence !

Non pas que Laurent Fabius soit pour quoi que ce soit, bien sûr, dans la propagation du Sida et le développement de l'épidémie. Il se trouvait simplement à la tête du dinosaure,lequel se caractérise par une incapacité à réagir rapidement. C'est ainsi que les premiers tests de dépistage de la présence du virus du Sida dans des lots de produits sanguins furent mis en oeuvre, en France, en dehors de toute directive ministérielle, plusieurs mois avant l'annonce faite par le premier ministre le 19 juin 1985 et sa mise en oeuvre générale le Ier août, à la seule initiative de chefs de service plus sérieux que les autres (par exemple à l'hôpital Cochin, à Paris).

Jusqu'à présent, la santé publique était tenue pour une question trop grave pour être laissée entre les mains des initiatives privées. Les scandales à répétition qui se sont accumulés depuis quinze ans (vache folle, hormones de croissance, vaccin de l'hépatite B, puis C...) va nous obliger à reconsidérer toute la question. , ,

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Les médias passent aux aveux:
L'insécurité est bien liée à l'immigration !

Ce qui vient de se produire au Front National s'appelle un schisme, c'est à dire une "séparation des fidèles d'une religion, qui reconnaissent des autorités différentes" (in "Petit Robert").

Il est évidemment beaucoup trop tôt pour en analyser toutes les conséquences. Et l'on sait que deux thèses s'affrontent parmi les observateurs : ceux qui pensent que, divisé, le courant représenté par le FN "ratissera plus large", parce que Mégret serait en mesure d'attirer à lui des partisans représentatifs de nouvelles catégories sociales ; et ceux qui estiment qu'il n'y a rien de bon à attendre du côté d'un camp divisé contre lui-même... L'élection européenne du 13 juin prochain constituera à cet égard un test, en vraie grandeur.

Mais une chose est d'ores et déjà certaine : le comportement des médias a radicalement changé. Les journalistes de l'audiovisuel et de la presse écrite qui avaient un boeuf sur la langue pour évoquer les problèmes d'insécurité dans les banlieues, de peur de "faire le jeu de Le Pen", se sont littéralement libérés et n'hésitent plus aujourd'hui à souligner le caractère ethnique de cette intifada.

En un mois, tout à changé. Les "jeunes", désormais, sont clairement issus de l'immigration, les incendiaires et les tueurs ont des noms, ils s'appellent Ahmed ou Adboulah, ils ont même un visage qu'on voit sur les écrans de nos télévisions !

Tous les journaux, tout d'un coup, donnent même la parole aux policiers de la base, qui disent leurs difficultés et leurs découragement, Et révèlent en outre les consignes reçues de leur hiérarchie de ne pas intervenir dans les cités et de supporter plutôt les avanies et les agressions, qui ne sont pas toujours que verbales.

Cela pourrait n'être qu'une impression. Mais plusieurs éditoriaux des journaux officiels de la pensée conforme,"Le Monde" et "Libération", à Paris, ont carrément craché le morceau :

"puisque le FN a explosé, et que Le Pen est mort, ont-ils dit en substance, il n'y a plus aucune raison de continuer à taire la vérité". Ce qui est d'abord un aveu de ce que nous soupçonnions tous : l'autocensure de la presse, à l'égard à la fois de l'insécurité galopante et des conséquences d'une immigration incontrôlée.

Mais, ce faisant, amenés qu'ils sont à rattraper le temps perdu, à faire désormais surenchère de vérité et de réalisme, les médias risquent fort d'aller à l'encontre des buts de leur idéologie. C'est au moment même où le Front National est en crise que les médias décident d'alimenter son électorat, de nourrir par des reportages concrets et réalistes les raisons de voter pour lui !

En effet, au plan tactique, pour "récupérer" les électeurs du FN, il ne suffit pas que celui-ci soit divisé, il faudrait aussi qu'une offre politique concurrente soit présente sur le marché politique. Mais ce n'est pas le cas. Ni à gauche, ni à droite.

Dans ces conditions, les électeurs mécontents à la fois de Chirac et de Jospin ne peuvent qu'augmenter. Et si ce n'est pas le FN qui en profite - mais rien n'est sûr - ce sera immanquablement le parti des mécontents, de ceux qui sont de plus en plus nombreux à se réfugier dans le vote blanc ou l'abstention.

Bernard Piard

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Les anges de la croissance sont américains

Le succès de la politique économique américaine dure maintenant depuis près de dix ans. Dix années ininterrompues de croissance, de réduction du chômage, et d'augmentation, pour chaque famille, de la valeur de son patrimoine. Grâce, en particulier, à la hausse durable de Wall Street.

Pour l'Amérique, comme les années 80 ont été celles de la fin de la guerre froide, les années 90 auront été celles de la prospérité. Et ce n'est pas fini : contre toute attente, alors que l'ensemble des supposés experts, attendait un retournement " au coin de la rue ", c'est à une nouvelle accélération de la croissance économique que l'on a assisté au quatrième trimestre de 1998.

Et quand on arrive à un taux de chômage compris entre 4 et 4,5 %, cela veut dire que tous ceux qui veulent trouver du travail en trouvent, facilement, immédiatement, et que seuls restent à l'écart ceux qui, souvent momentanément, préfèrent demeurer inactifs, Cette performance est d'autant plus remarquable que - comme le souligne à juste titre Christian Gérondeau dans son ouvrage " Candide au pays des libéraux "- une plus grande part que partout ailleurs de la population dite active est au travail aux États-UnisC'est que les États-Unis ont un secret, qu'ils ont d'ailleurs commencé à mettre en oeuvre dès les années 50 : plusieurs dispositions ont été prises et conservées pour favoriser nettement la création d'entreprises nouvelles. Il est notamment possible, là-bas, pour des particuliers, d'investir dans le capital de nouvelles sociétés, en pouvant, le cas échéant, déduire leurs pertes de leurs impôts ultérieurs. Si bien que l'investissement dans de nouvelles entreprises est en moyenne plus rentable que tout autre. C'est le phénomène dit des "business angels".

Du coup, les États.Unis sont largement en tête dans le développement des nouvelles technologies, comme on l'a bien vu hier avec l'informatique et aujourd'hui avec lnternet.

Si bien que, malgré les super-fusions qui font chaque jour " la une " des journaux économiques et financiers, la taille moyenne des entreprises ne cesse de diminuer. La toute puissance des monopoles mastodontes n'est en réalité qu'un fantasme européen.

Ce sont ces nouvelles petites entreprises performantes qui recrutent à tour de bras, faisant plus que contrebalancer l'impact forcément négatif des fusions-acquisitions.

Cette stratégie systématiquement favorable aux nouvelles petites entreprises a toutes sortes d'autres conséquences bénéfiques.

C'est ainsi que les capitaux du monde entier sont évidemment attirés par une telle situation. Du coup, l'économie américaine peut financer ses investissements en ayant largement recours à l'épargne venue d'ailleurs.

Ce secret, non seulement, est simple, mais il est à la disposition de tous. Même la France pourrait l'adopter. Il suppose simplement que les dirigeants politiques fassent d'abord "confiance" aux entrepreneurs pour créer toujours plus de richesses.

Chez nous, ce serait plutôt une constante suspicion...

Alain Foucart

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Pour l'entente à droite, réunion du 23 janvier 1999
Préférence, oui, nationale non ! par Alain Laurent, philosophe

Par gros temps de chômage et de faillite des "régimes sociaux", apparences et réflexes peuvent plaider en laveur d'une restriction draconienne du nombre d'ayant-droits ou de candidats à l'emploi, aux allocations... Et d'une application prioritaire de ces mesures aux étrangers, perçus comme non-détenteurs de droits et concurrents supplémentaires nuisants aux intérêts des "nationaux".

Mais comme c'est fort souvent le cas, apparences et réflexes sont trompeurs et mauvais conseillers. Ils privilégient "ce qui se voir au détriment de "ce qui ne se voit pas" - et qui se révèle le plus important. Et sous couvert de solutions simples et évidentes, ils laissent le mal intact - quand ils ne l'aggravent pas.

Par "préférence nationale", s'agit-il de réserver le droit aux prestations sociales aux seuls "nationaux" ? Mais les étrangers déjà présents en France et qui travailent cotisent effectivement pour ce qui est des droits "assurantiels" - et payent des impôts (ne serait-ce qu'indirects) pour les droits "solidaritaires" en consommant. Leur refuser l'exécution de ces droits relève d'un pur, simple et discriminatoire déni de droit à statut égal. De plus, cela laisse en l'état le système actuel de protection sociale qui, non seulement est en ruine et fondé sur des bases injustes, mais est le principal générateur du chômage.

S'agit-il d'exclure les non-nationaux du marché de l'emploi ? Mais comme c'est déjà institutionnellement le cas pour le secteur public, ça ne peut concerner que le monde des entreprises privées. ce qui implique une intervention étatique interdisont aux employeurs de décider euxmêmes avec qui ils veulent contracter et de donner la priorité aux plus compétents ou courageux - qui ne seront pas forcément des "Français de souche". c'est donc une mesure dirigiste, une violation inacceptable de la liberté individuelle de choix ,déjà si mise à mal par l'Etat-providence.

De plus, la discrimination sur le marché du travail repose sur deux contresens majeurs : sur les causes du chômage et sur la quantité des emplois proposés.

le chômage de masse provient avant tout des effets pervers des excès de la dépense publique, des réglementations étatiques et des ravages, pas seulement économiques, opérés par l'Etat-providence. Et non pas, en soi, de la présence de travailleurs étrangers. D'autre part, la quantité de travail offerte dans une société n'est pas fixe, elle n'est pas une certaine somme à partager entre un nombre de personnes qui travailleraient d'autant plus qu'elles seraient moins nombreuses. le marché du travail est au contraire jonction de la liberté d'entreprendre et de contracter, d'échanger- Si celle-ci est reconnue et favorisée, les offres d'emploi s'accroissent (cf. USA depuis 10 ans) et il ( a du travail pour tous. Dès lors, le travaileur immigré n'est plus un voleur de travail mais un créateur de richesse.

Mais pour que cette situation advienne, il faut impérativement faire regresser l'Etat providence et son cortège destructeur de protections, spoliations et entraves ultraréglementaires, au lieu de le conforter par la "préférence nationale". Plutôt que celle ci, c'est la préférence individuelle qui doit régner : préférer les individus entreprenants, courageux, compétents, quelle qu'en soit l'origine, aux paresseux, assistés et quémandeurs de toujours plus de droits "acquis", furent-ils Français de souche. Mieux valent ces Zinedine Zidane, ces épiciers maghrébins ou les informaticiens bengalis que les gréviculteurs cégétistes de la SNCF ou les militants trotskistes de "Droit au logement"...

National-étatisme et malthusianisme économique sont des fausses pistes et des impasses. Et laissant faire la société civile et en préférant la valeur individuelle, tout le monde gagne au bout du compte. Mais, bien entendu, cette société ouverte implique que l'on soif impitoyable avec tous ceux qui viendraient d'ailleurs pour violer le Droit ou se faire entretenir. Pour les premiers, c'est l'expulsion manu militari immédiate qui s'impose - en charter ou autrement -. Quant aux seconds, l'appel d'air de l'Etat-providence hypertrophié ayant cessé, leur nombre se tarirait de lui même.

Et l'on ne rappellera jamais trop que le travail est le meilleur instrument intégralion qui Soit .. .

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La préférence nationale: une chance pour les Français issus de l'immigration Par Farid Smahi, conseiller régional Front National d'ille-de-france

L'immigration est un mot qui recouvre plusieurs catégories de populations différentes :

- D'abord l'immigration régulière !

Paisible ! Fructueuse pour l'Etat et la Nation ! Monsieur Balladur n'est-il pas lui même fils d'immigrés ? .., comme tant et tant de Français qui font honneur à notre pays !

- il y a ensuite l'immigration de caractère économique : en gros, il s'agit de gens qui sont venus en France pour travailler, mettre de l'argent de côté pour leurs vieux jours, puis rentrer au pays. c'est à dire regagner leur patrie d'origine.

- Enfin, il y a l'immigration sauvage : ceux qui, entrés irrégulièrement en France, y vivent d'expédients, méprisent nos lois et, il faut bien le dire, hàissent à la fois notre culture et la patrie française.

C'est pourquoi, je m'insurge avec vigueur contre l'amalgame qui consiste à mettre dans le même sac ces trois catégories de populations, pourtant fondamentalement différentes. ce que j'observe là n'est pas une chose nouvelle dans ma bouche !

ceux d'entre vous qui m'ont déjà lait l'amifié de me lire dans le "Quotidien de Paris" du 6 mars 1992 me pardonneront de me citer, mot pour mot " ... aucun parti politique n'a réellement, à ce jour, compris la nécessité de mettre fin, une bonne lois pour toutes, à cet amalgame particulièrement pervers qui est fait quotidiennement en France entre nos concitoyens de souche Africaine, Nord Africaine, voire Antillaise et, par ailleurs l'immigration demeurée étrangère ! ". Et j'ajoutais : si une carte d'identité française, pour peu que son détenteur soit noir ou basané, ne lui vaut aucune considération particulière : à qui bon cette nationalité acquise au prix de tant de sacrifices !

Si vous ne deviez retenir qu'une seule chose de ce que je suis en train de vous dire, chers amis, je voudrais que ce soit précisément ma conviction de l'adhésion fondamentale de l'immense majorité des Français d'origine immigrée au principe de la préférence nationale.

Pourquoi ? Parce que la préférence nationale dans tous les domaines, l'emploi, le logement, la formation professionnelle dans les secteurs les plus convoités, serait une chance providentielle pour tous, les zoubines, les Aïchas, les Fatimas, et pourquoi pas les Farid, dont les parents, ou eux mêmes ont choisi sereinement et loyalement de devenir Français !

A l'inverse, comment voulez-vous que ceux là comprennent que, détenteurs d'une carte d'identité nationale, ils subissent actuellement dans tous les domaines une discrimination insupportable au profit de Tamouls, de Pakistanais, de vietnamiens, de chinois, de Maliens, d'Algériens ou de Marocains qui n'essayent même pas de cacher leur mépris pour la France et les Français.

Enfin, j'accuse de mensonge les prétendues associations de "défense" des immigrés, qui utilisent l'argent du F.A.S pour faire croire que les Français issus de l'immigration se placent aux côtés des étrangers clandestins, ou des voyous des banlieues qui se comportent en prédateurs et en ennemis déclarés de la société française et des lois de la république.

La préférence nationale est une nécessité fondamentale de toute politique visant à reconstituer, aussi bien en province que dans la région parisienne, des sociétés urbaines réunies autour d'objectifs nationaux. Mais cette politique a un corollaire :

c'est la nécessité de mettre fin à l'hérésie juridique que constitue la double nationalité.

Pardonnez.moi de me citer à nouveau, mais j'écrivais en 1996, dans "ie Figaro", les phrases suivantes qui sont tout aussi actuelles trois ans plus tard ... : "ce n'est pas l'immigration elle-même, mais l'arsenal législatif et réglementaire qui lui est appliqué, qui menace gravement la cohésion profonde de la population française : on ne cesse de provoquer l'émergence d'une race de nationaux hybrides, auxquels la faculté qui leur est reconnue de se prévaloir de deux ou plusieurs nationalités, lait perdre de vue foute espèce de référence aux droits et devoirs d'un citoyen", et j'ajoutais, hélas sans avoir été entendu :

"le renouveau que les Français attendent du Président de la République implique la restauration d'une citoyenneté rançaise exclusive et exigeante dans le cadre d'une communauté nationale fraternellement solidaire ! " comme l'a dit Jean.Marie le Pen, ce ne sont pas les immigrés qui sont responsables de la gabegie actuelle de la société française. ce sont les gouvernements, les partis politiques et les médias qui les ont cyniquement utilisés pour des fins partisanes.

La préférence nationale, la restauration d'une nationalité française exclusive, constituent des préalables indispensables au maintien de la place de la France dans le contexte européen, mais cela est un autre problème, et je m'en voudrais d'abuser de votre attention.

Cependant, laissez-moi terminer cette intervention par un cri, celui des soldats de Valmy : " Vive la Nation ! .

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L'Etat-providence rend fou et violent !

La France à le triste privilège d'être, après les ex-démocraties populaires, l'un des pays du monde où le taux de suicide des jeunes est le plus élevé. L'un de ceux aussi où les manifestations de violence sont les plus fréquentes, que ce soit les actes individuels ou commis en bandes, ou bien les manifestations à caractère politique ou corporatiste.

Toute manif a tendance à dégénérer, qu'elle soit le fait d'étudiants, de camionneurs, de marins-pêcheurs ou d'agriculteurs.

Ainsi, lundi dernier, le saccage des bureaux de la ministre de l'Environnement Dominique voynet. Une action évidemment inexcusable. Mais pourquoi donc réprimer celle-ci, et laisser faire par ailleurs les prises d'otages, effacer les sanctions contre les saboteurs de la C.G.T, supporter tous les jours les mise à feu de bus et de voitures dans les cités de non-droit aux portes de nos villes ?

Dans leur immense majorité, les Français sont acquis à l'idée d'une égale répression pour tous les crimes et les délits. lls sont même d'accord pour ne laisser passer aucune incivilité. Mais à la condition qu'il n'y ait aucune exception, pas plus pour les cheminots ou les dockers, que pour les ouvriers du livre ou les agriculteurs.

Ceci étant dit - et fait, si possible ...- il faut toujours s'efforcer de comprendre (ce qui n'empêche nullement de sanctionner fermement).

Quel est donc le point commun entre une manifestation de sans-papiers, un défilé de fonctionnaires, une manif d'étudiants, de paysans, de chasseurs, une grève des transports ou des contrôleurs aériens ? On voit tout de suite que le sort des uns et des autres est totalement ou largement dépendant de l'Etat, celui qui emploie, celui qui légifère, qui réglemente, celui qui subventionne, celui qui permet ou qui interdit, qui protège ou non...

Et être dépendant entràne toujours les mêmes effets. Le sevrage de l'asservissement à l'Etat, comme à une drogue, provoque toujours des réactions incontrôlables des sujets. On n'a jamais vu, par exemple, quelqu'un qui vit de subventions publiques s'en passer sans crise de nerfs.

C'est exactement la situation que vit actuellement l'agriculture française.

Elle est virtuellement en faillite : les dettes des agriculteurs français auprès des organismes de crédit sont en effet supérieures à la valeur de l'ensemble des terres agricoles du pays...

Le taux de subventionnement est souvent supérieur à 50% du prix du marché. Chaque exploitation coûte plus de 70.000 F aux contribuables. Et, malgré cela, nos campagnes sont devenues des déserts, et 80% des agriculteurs français ne perçoivent que 20% de la manne publique, subventions européennes comprises.

Pourtant, à travers le monde, il y a des pays où les agriculteurs vivent très bien, sans subventions, du seul fruit de leur travail. Et il y a aussi, en France même, des agriculteurs qui pourraient produire beaucoup plus, sans subventions, pour satisfaire la demande en plein développement des produits bio, qui se vendent sur les marchés quatre ou cinq fois plus cher !

D'où la révolte qu'exprime fort bien notre correspondant, page ci-contre (qui oublie seulement de parler des responsabilités écrasantes des dirigeants du syndicalisme eux-mêmes, qui, depuis quarante ans, ont littéralement dicté leur politique aux pouvoirs publics, à Paris comme à Bruxelles)...

jean Rouxel

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Ils ont détruit l'agriculture française ! tribune libre par Jean-Yves Queinnec

In moins de vingt ans, la France a perdu plus d'un million de fermes, et n'a installé à la place qu'à peine 150 000 jeunes agriculteurs. Les concentrations anarchiques de nos fermes familiales ont coûté au pays plus de deux millions d'emplois.

Aujourd'hui, nos campagnes sont désertifiées, nos commerces, nos écoles, nos bureaux de

poste, nos stations services, nos artisans ont baissé leurs rideaux. Les seuls bureaux qui restent encore ouverts sont ceux de l'Anpe, du Tribunal de Commerce et de certaines administrations "liquidatives" de liberté ! ...

Aujourd'hui, nos campagnes se sont vidées de leurs principales substances, les " énergies vives ". Elles sont désertifiées, polluées par d'immenses élevages de porcs ou de volailles, par des cultures intensives qui font les choux gras des banques, de l'industrie para-chimique, des gros laboratoires pharmaceutiques.

Lesquels empoisonnent le consommateur via la grande distribution.

Responsables et coupables :

- les hauts fonctionnaires qui ont autorisé ces concentrations ;

- les banques, principalement le CréditAgricole et le Crédit Mutuel, qui ont financé cette désertification, cette pollution, cette exclusion avec préméditation.

La ruralité, c'est l'épine dorsale du pays, qui a besoin d'un tissu rural dynamique, de sang neuf, de paysans. Il est urgent de parler d'exil urbain, de rendre à la campagne une partie de ses enfants que la ville lui a volés. Il faut relancer l'économie rurale durable par l'agriculture durable,l'agri-biologie qui produira des produits sains, respectueux du sol, des animaux, des paysans et surtout des consommateurs.

Pour transformer ces productions, il faudra relancer l'artisanat rural. Et pour les commercialiser, il faudra relancer le commerce traditionnel.

Il faut bannir les gros élevages industriels avec salariés esclaves. Il faut bannir les concentrations d'entreprise quand elles sont synonymes de chômage et d'exclusion. Il faut bannir la grande distribution. Ces trois types d'entreprises ont détruit quatre fois plus d'emplois qu'elles n'en ont créés.

Les banques portent l'entière responsabilité de ce massacre économique, social, moral et humain sans précédant dans notre histoire.

Ces mêmes banques refusent aujourd'hui comme hier de financer le qualitatif, le durable, la bio-agriculture et son installation massive.

Ces mauvais choix privent le consommateur des produits dont il est de plus en plus demandeur mais que nous sommes dans l'impossibilité totale de satisfaire, faute de moyens financiers à la production.

Le Crédit Agricole, le Crédit Mutuel, par leurs attitudes, persistent et signent le permis d'inhumer du qualitatif, de l'entreprise familiale.

Ces entreprises familiales que nous incarnont sont devenues " les Polonais de l'économie ". Les banquiers sont devenus les pyromanes de nos entreprises, de nos emplois.

Aujourd'hui, l'ennemi de notre pays ne porte plus un uniforme vert de gris ni un casque à pointes mais un costard-cravate. Ces ennemis seront plus faciles à chasser de notre sol que la Wermarcht, qui était la meilleure armée du monde.

Nous sommes les maquisards de l'économie. Haut les fourches ! Virons-les !

Agriculteur biologiste, Fondateur de la Coordination rurale autonome bretonne Chateaulin . 29

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L'information, malédiction française

"La Chaine info", risque fort de ne pas parvenir à l''équilibre cette année, comme elle l'espérait. Canal + vient en effet de dénoncer l'accord qui lui permettait de diffuser ses programmes sur Canal-Satellite. Préparant sa propre chaîne d'information, Canal + préfère évidemment la diffuser sur son propre bouquet satellitaire, dont le principal concurrent est celui de TFI, "Télévision par satellite" (TPS).

On devrait pouvoir se réjouir de l'arrivée prochaine d'une nouvelle chaîne d'information, tant il est vrai que le pluralisme et la diversité des sources sont les garanties essentielles d'une information libre. Mais on peut d'ores et déjà être certain que cette création n'apportera rien à un paysage audiovisuel qui a tout d'une morne plaine.

Les dirigeants de TF1 avaient le projet en créant LCI, de donner la parole à ceux qui ne l'ont pas au 13 heures et au 20 heures de leur chaîne. Et de fait les débuts de LCI semblèrent tenir cette promesse. On put y voir d'autres visages que ceux des quelques dizaines de personnes censées représenter les principaux courants d'opinion de notre pays.

Ce fut une bouffée d'oxygène et l'espoir que, concurrencés sur leur terrain, les officiels abandonneraient enfin la langue de bois au profit d'un parler vrai qui ferait le plus grand bien à la vie démocratique.

On ne tarda pas à déchanter-Très vite, les officieux, bientôt suivis des officiels, entreprirent de coloniser l'antenne de LCI, dont ils chassèrent peu à peu les voix libres. Et aujourd'hui, la chaîne d'information de TF1 n'est plus qu'un clone de sa maison mère. Son seul apport est d'avoir délivré ceux qui tiennent absolument à regarder un journal télévisé de la tyrannie du 20 heures. Dépenser 250 millions par an pour cela, c'est vraiment cher payé, et M. Bouygues et ses actionnaires devront forcément un jour se poser des questions sur l'avenir de cette chaîne.

On a là un exemple éclatant du mal français. Si LCI avait été fidèle à son propre cahier des charges, elle serait dès à présent à l'équilibre, car le nombre de ses spectateurs n'aurait cessé d'augmenter, et la publicité aussi. L'information officielle est-elle donc une malédiction nationale ! On peut se le demander quand on considère le paysage radiophonique-Vingt ans après la libéralisation des ondes, combien y-a-t-il de radios d'information vraiment libre ! Une seule : Radio Courtoisie !

Encore celle-ci ne survit-elle qu'au prix d'un miracle quotidiennement renouvelé, tant elle a d'ennemis et peu d'argent. Seule l'inébranlable conviction de son directeur Jean Ferré, et le bénévolat de tous ses animateurs lui permettent d'apporter à ceux qui ne supportent plus les mensonges officiels une information libre et pluraliste. Seule restriction à un pluralisme complet : tout en se voulant ouverte à "tous les talents", la radio évite d'inviter les politiciens de gauche. Non parce qu'elle a choisi d'être la voix de "toutes les droites", mais parce qu'elle serait bien sotte d'accorder une part de sa précieuse antenne à ceux qui règnent sur toutes les autres. Il va de soi que si l'information était vraiment équitable en France, Radio Courtoisie ferait à chacun sa juste part et que la situation actuelle ne résulte que de la véritable guerre idéologique que mènent, dans notre pays, les suppôts du collectivisme contre toute forme de pensée et d'expression qui privilégie l'individu, la liberté de penser et celle d'entreprendre.

C'est un grand malheur pour un pays, surtout à l'époque actuelle, qui est celle de la communication, de ne pas disposer d'une information libre. L'absence de débats empêche les évolutions.

Nos retraites seraient-elles dans la situation désespérée qui est la leur aujourd'hui si, depuis vingt ans, ceux qui annonçaient la catastrophe avaient eu le droit de s'exprimer ?

Nous allons payer cher, tous ensemble, le prix du mensonge et de la dictature de la pensée unique.

On dit que la France ne sait pas faire de réformes, mais seulement des révolutions. Il n'est pas difficile de comprendre pourquoi.

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