Sommaire du N°230 Samedi 31 juillet 1999

Le capitalisme à la française: sans capitaux et sans capitalistes !

Nos énarques et autres polytechniciens sont encore mieux représentés à la tête des principales affaires du pays qu'au Parlement ou au gouvernement! Elf,Total, BNP Société générale ou Paribas ont tous à leur tête d'anciens hauts fonctionnaires pour lesquels la vie des affaires a pris la suite naturelle des cabinets ministériels. Et il en est de même pour la quasi-totalité des grandes affaires cotées en Bourse, tout spécialement dans les secteurs de la banque et de l'assurance. Les exceptions existent, mais elles sont rares...

Malgré les privatisations qui se sont succédé depuis treize ans, le capitalisme à la française demeure une exception mondiale.

Il a d'abord pour caractéristique de disposer de peu de capitaux. Nous sommes dans un pays où l'épargne est largement accaparée par les pouvoirs publics, en particulier via la Caisse des dépôts, pour financer les déficits publics et les gouffres que sont toujours le logement social et les services publics, en particulier celui de la SNCF

L'épargne de prévoyance pourrait être favorisée par la constitution de fonds de pension qui permettraient de payer de meilleures retraites tout en favorisant le financement de l'économie. L'État préfère s'en tenir à la retraite par répartition, et laisser aux fonds de pension anglo-saxons le financement des entreprises cotées à la Bourse de Paris.

Du coup,c'est à Londres et à NewYork que nos PDG technocrates vont chercher les soutiens dontils ont besoin pour garder leur fauteuil.

Ensuite, il continue à vivre en concubinage permanent avec l'État et les politiciens de tous les niveaux. L'audiovisuel ne vit que d'autorisations précaires. La distribution implore ses permis de construire. La pharmacie est suspendue aux autorisations de mise sur le marché... Chaque secteur à sa tutelle.Et tous sont soumis à un droit du travail tatillon qui fait de chaque inspecteur du même nom un redoutable censeur. Mais c'est aussi un client, et même un partenaire, riche de l'argent des contribuables. Travailler avec lui suppose un savoir-faire qui justifie que l'on fasse toujours largement appel à des fonctionnaires pour diriger des entreprises qui n'ont de vraiment privées que le nom...

Pourtant, grâce à l'Europe et à la mondialisation,les choses évoluent. Et les jours d'un capitalisme abâtardi, à base de copinage et de partage des priviléges sont heureusement bel et bien comptés.

Jean Rouxel

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L'euro, L'Europe et la mondialisation ont souvent bon dos !

Une bonne monnaie est une monnaie qui conserve son pouvoir d'achat, à intérieur comme à l'extérieur de la zone où elle à cours, de telle manière que les détenteurs d'encaisses liquides ne perdent ni ne gagnent En outre, sur le long terme, elle doit assurer une relative parité de pouvoir d'achat avec les pays de même niveau de développement Autour d'une ligne moyenne, des variations sont possibles, comme pour le niveau moyen des prix. On conçoit que plus le progrès sera rapide et plus forte sera la tendance à la baisse des prix. La déflation (baisse du niveau moyen des prix) n'a rien d'inquiétant à la condition qu'elle soit plutôt d'origine technologique (diffusion des technologies nouvelles plus performantes et en même temps plus économiques) et non pas monétaire (restriction inutile de la masse monétaire en circulation).

Rien n'interdit des pays ayant des économies très semblables d'adopter une monnaie commune. Mais quand celle-ci s'applique à des économies se situant à des niveaux différents de développement,il est à craindre que les ajustements se fassent autrement que par les cours du change, par exemple par la fuite des élites et des entrepreneurs.

Les pays ayant adopté l'euro sont relativement proches,tout en ayant des différences, à la fois de fonctionnement et de niveau de vie, suffisantes pour être significatives.

Sept mois après son entrée en vigueur on peut dire ceci sur l'euro : les catastrophes annoncées ne se sont pas produites. Les miracles non plus,.. Ce sera un certainement un facteur d'accélération de l'uniformisation des politiques publiques en Europe (dans un sens d'ailleurs incertain, car l'Europe hésite toujours entre le socialisme et le libéralisme). Mais l'euro n'était pas une nécessité, Ni la Suisse ni Singapour n'ont eu besoin, pour assurer leur prospérité durable, d'avoir recours à une monnaie mondiale.

Les exemples abondent de petits ou de moyens pays qui nous devancent en terme de croissance économique. La mondialisation s'impose à tous. Mais le mondialisme, sous la forme d'institutions mondiales coercitives n'est absolument pas une nécessité.

C'est pourtant dans cette direction que continuent à lorgner beaucoup de leaders de la fausse droite ou de la nouvelle gauche. Alain Juppé s'est déclaré favorable à une parité entre le dollar et l'euro... Balladur est pour une monnaie unique mondiale. Et Fabius se dit partisan à la fois d'un impôt mondial sur les transferts de devises et pour l'instauration d'un "conseil de sécurité économique mondial"...

Souvent, nos politiciens s'imaginent que les problèmes sont plus faciles à résoudre dans un cadre élargi plutôt que dans les limites devenues étroites de la nation. Mais c'est presque toujours l'inverse qui est vrai! Le problème est que pour résoudre en France les problèmes des Français il faut d'abord avoir le courage de ne pas en reporter la responsabilité sur autrui.

Cela est vrai aussi bien pour les questions économiques que pour les questions de sécurité.

Alain Foucart

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Socialisme + écologie = totalitarisme

En rapprochant les informations éparses distillées par les médias, on finit par se demander si une sournoise mise sous séquestre de notre propriété commune - le territoire français - ne se déroule pas sous nos yeux.

j'avais été frappé il y a quelques années, par un procès intenté par le Conservatoire du littoral à la société Citroën, motif que cette dernière avait réalisé des photos publicitaires en bord de mer, sans son consentement. Cela laissait supposer que le dit "Conservatoire" n'avait pas seulement pour mission d'empêcher les constructions disgracieuses sur quelques sites exceptionnels, mais qu'il entendait aussi jouir de toutes les prérogatives généralement attachées aux droits de propriété.

j'apprends maintenant que le Conservatoire du Littoral détiendrait 50 % des côtes françaises... Si on ajoute à cela les propriétés et emprises d'autres pouvoirs publics (abords portuaires civils, phares et immenses domaines de la Marine nationale...) et autres sites classés, on n'est pas très loin de la nationalisation totale - et en douceur - de nos rivages marins.

Il semble que la protection de la nature a bon dos. Et qu'elle sert aussi à l'intérieur des terres.

Pour éviter les incendies (mais c'est déjà un échec), les forêts des Bouches.du.Rhône seront interdites tout l'été à la circulation, même pédestre. Le brave randonneur, dehors !

La même pseudo.logique est déjà appliquée dans le Bois de Boulogne, que la prostitution submergeait. Ce ne sont pas les prostitué(e) s qu'on a chassés, ce sont les automobilistes, désormais sommés de s'embouteiller, après leur journée de travail, sur les routes périphériques au bois, (sans doute demain proposera-t-on la fermeture des bijouteries pour éviter les braquages).

Mais revenons à la campagne. Ce même été 1999, un arrêté préfectoral interdit la circulation le long des rivières du massif du Haut-Rhin. Motif : protection des petites fleurs contre les croquenots de ces salauds d'humains. Combien de préfets suivront-ils l'exemple l'été prochain! Dix! Vingt!

C'est qu'il y en a des belles petites rivières de notre pays...

Continuons notre ascension, et nous voici en montagne.Tous engins à moteurs interdits, et le camping dit sauvage également. C'est fragile, les édelweiss... Et après un hiver aussi avalancheux,il faut s'attendre à ce que toutes les zones ayant vu une coulée de neige depuis Clovis, soient rapidement entourées de barbelés.

De parcs naturels en classements,de zones réservées en sites protégés,cette course à l'étatisation de la nature est surtout un aveu d'impuissance.

Incapable de former, d'informer et de réprimer dans des zones sans cesse plus étendues - et malgré un nombre de fonctionnaires toujours croissant - l'État n'a plus qu'une solution :la mise sous cloche d'immenses territoires, et l'encadrement strict de notre droit d'aller et venir.

La génération prochaine sera-t-elle consignée dans ses appartements et pavillons, avec obligation de prendre ses vacances dans des clubs entourés de barbelés!

Tel sera le résultat de l'accouplement monstrueux,car absolument antinomique, de l'écologie et du socialisme.

Parce qu'on ne défend bien que ce qu'on possède. Socialisme et écologie mènent ensemble au totalitarisme.

Richard Hanlet

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Ernest-François Seillière, le MEDEF et l'exception française

les Français sont rien moins que libéraux. Les élections européennes ont montré la faiblesse de l'électorat libéral en France, et une grande partie des raisons de la défaite des gaullistes vient de leur mutation libérale. Rien ne vaut dans ce pays un bon discours social, qui parle d'impôts, de réduction des inégalités, de lutte contre les exclusions.

La France moderne est née avec l'État louis-quatorzien, et a été confirmée par la Révolution et l'Empire. Balzac tempêtait déjà contre les inspecteurs des finances, mais rien n'y a fait. Le Français préfère un technocrate qui lève des impôts à un chef d'entreprise qui crée des emplois. Peu importe que les Américains aient aujourd'hui deux fois notre niveau de vie, et que nous nous trimballions depuis dix ans avec trois millions de vrai chômeurs, Démocratie libérale plafonne à 3 % d'électeurs (pour soixante députés: Madelin n'a pas fait une mauvaise affaire), et l'on ne voit personne prenant le risque de promettre plus de libertés et moins d'impôts. Ce serait un suicide électoral, Lors d'une récente émission sur LCI, le responsable du Medef, avec l'humour de condottiere qui le caractérise et l'héroïsme du héros qui est sûr de perdre, confiait à un docte aréopage que les Français étaient étatistes, interventionnistes, égalitaristes, II n'attend donc pas de miracles de ce côté-là.

D'une certaine manière, les libéraux sont condamnés eux aussi au millénarisme: l'exception française finira dans l'anarchie et le chaos, lorsque l'on ne pourra plus prélever. En attendant, on est contraint à prendre son mal en patience.

Les Français ont vécu dans l'horreur de l'entreprise depuis Colbert. Seillière l'a compris, qui, par un subtil coup sémantique, a transformé les patrons en entrepreneurs, II a du reste raison, par-delà la polémique : les génies de l'informatique américaine, tous milliardaires en dollars, ont trente ou quarante ans. lls règnent sur des informaticiens en bas âge. De même, à Hollyvvood, scénaristes et réalisateurs ont en moyenne trente ans. L'entrepreneur est de plus en plus jeune, comme le consommateur (on achète des portables et des cosmétiques à huit ans maintenant) : le capitalisme a subi une double cure de rajeunissement, technique et démographique... On est loin de Krupp ou de Boussac, mais cela, on ne le comprend pas en France.

La France a peur : peur du progrès technique, de l'immigration, de l'avenir, de l'entreprise. Les Français aiment l'État parce qu'il contrôle tout. Les libéraux-libertaires en France ne sont ni libéraux (voir les Verts) ni libertaires : ils sont les parangons du politiquement correct, de l'étatisme et de l'irresponsabilité, comme les nationaux-républicains à qui ils font mine de s'opposer.

On ne peut que plaindre Ernest-François Seillière de défendre des idées courageuses sûres de lui garantir une immense impopularité. Il est le prochain barbare, le prochain diabolisé sur la liste de l'exception française.

Nicolas Courteille

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Vous êtes dans un pays socialiste

Regardez les devantures des librairies. L'un des best-sellers du printemps et de ce début d'été dans la catégorie romans s'appelle « Cuba libre ». L'auteur, Régine Deforges, fait vivre à son hérdine les palpitantes aventures de Fidel Castro s'apprêtant à libérer Cuba. Cela ne choque personne, bien sûr. Imaginez un roman racontant les palpitantes aventures d'Adolf Hitler pour libérer l'Allemagne, et demandez-vous si là encore, cela ne choquerait personne, L'horreur économique, ce livre qui, s'il est effectivement une horreur comme son titre l'indique, n'a par contre rien d'économique et qui se contente d'aligner les fantasmes intimes d'une prêtresse de la gauche vison-caviar face à des banlieues pauvres où à l'évidence elle n'a jamais posé l'escarpin, vient de sortir en collection de poche et l'ouvrage d'économie politique le plus souvent commenté est signé de Bernard Maris, chroniqueur gauchiste et bilieux à Charlie Hebdo.

Écoutez les commentateurs à la radio ou les présentateurs de télévision lorsqu'ils parlent des trente-cinq heures ou de la sécurité sociale. Dites.vous que vous ne rêvez pas,Vous êtes dans un pays socialiste.

Socialistes les écrivains et essayistes pour la plupart, socialistes les journalistes et membres de la classe parlante de l'audiovisuel, socialistes les politiciens aussi pour la quasi-totalité d'entre eux, de Jean-Marie Le Pen proposant de conserver les allocations sociales, oui, mais pour les Français, à François Hollande, chantre de l'harmonisation sociale européenne, de François Bayrou partisan du très grand état européen à Philippe de Villiers, défenseur du protectionnisme à la française.

Si cette situation vous chagrine, sans doute vous faut-il voir que, hélas, elle est logique :les partisans de la liberté d'entreprendre pratiquent le plus souvent la liberté d'entreprendre et bien peu d'entre eux se destinent à des carrières intellectuelles où les idées socialistes sont dès lors sur-représentées. La sur-représentation des idées socialistes débouche sur sa propre reproduction et sur le fait que penser socialiste devient logique, normal, tandis que penser autrement réclame tout à la fois un effort réel et la nécessité d'assumer l'opprobre que les socialistes font peser sur ceux qui ne partagent pas leurs idées.

Les hommes politiques ont, par ailleurs, compris depuis longtemps que pour se faire élire, il valait mieux acheter des voix sous couvert d'assistances et de subventions que de défendre des convictions et que pour être réélu, mieux valait énoncer promesses et odes à une forme ou à une autre de collectivisme que défendre le droit et la souveraineté de l'individu.

Que faire en ces conditions ? Se dire que si les idées perverses paient à court terme, elles débouchent toujours à moyen terme sur des désastres. Se préparer au pire donc. Et se donner les moyens d'être prêt à rebâtir quand le pire surviendra. Le travail des hommes de conviction dans cette ère crépusculaire où nous vivons doit être plus que jamais le travail des idées. Il s'agit et doit s'agir de dire et de redire comment le monde fonctionne. Cela pourra servir un jour...

Guy Milliére

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Chirac, apôtre de la socialisation du logement en France

Le droit de propriété est la pierre angulaire de tout système politique durablement stable, au service d'une société prospère et en développement. Tout en part. Tout y ramène.

La propriété légitime est sacrée. C'est le premier des droits énoncés par la déclaration universelle. Des philosophes ont pu soutenir que le droit de propriété, à condition d'y inclure pour commencer le droit de propriété sur soi-même, contenait à lui seul tous les autres.

Car la propriété est le prolongement de la personne.Il n'y a pas de régime politique respectueux des personnes qui puisse par ailleurs bafouer leurs droits de propriété. Et c'est à l'inverse la caractéristique des systèmes totalitaires de faire peu de cas de ces droits, pratiquant allégrement spoliations, nationalisations, accaparement par l'État, et dépouillement par l'impôt massif.

« Il n'y à pas de régime capitaliste sons droit de propriété » (Jean Baechler,sociologue). C'est en tout cas un vrai clivage entre la droite et la gauche : la première sera sourcilleuse sur le droit de propriété, la seconde sera toujours accommodante et le mettra en balance ou en concurrence avec toutes sortes de faux droits, tels "les droits à", comme "le droit au logement pour tous".

L'économiste Ludwig von Mises a pu dire : « Le programme du libéralisme tient en un Seul mot :

"la propriété". Or, sur ce terrain, Jacques Chirac est depuis longtemps partisan d'un droit de propriété très relatif. C'est, par exemple, un ardent défenseur de la réquisition En 1994, alors maire de Paris, il avait demandé au gouvernement d'Édouard Balladur de réactiver le dispositif légal mis en place en 194S sur la réquisition des logements vacants, au bénéfice des mal-logés- Et, le 20 juillet dernier, recevant l'Abbé Pierre à l'occasion de la remise du Seme rapport du Haut Comité pour le logement des personnes défavorisées, que préside l'ancien ministre Henri Emmanuelli, il a redit son credo, ajoutant qu'il était même favorable à la taxation des logements vacants.

Il est parfaitement exact que de nombreux logements Sont maintenus vacants par leurs propriétaires, en particulier dans les grandes villes, alors que, dans le même temps, nombreuses sont les personnes à la recherche de logements.

La raison n'est certainement pas la mauvaise volonté des propriétaires mais au contraire, à l'évidence, le carcan réglementaire qui, prétendant défendre les locataires, décourage souvent les propriétaires de mettre leurs biens sans délai sur le marché.

Les mauvais payeurs sont la hantise des bailleurs. Le droit à leur maintien dans les lieux est une forme de dépossession. Récupérer un appartement pour soi-même ou un de ses proches est une entreprise de longue haleine.

Dans ces conditions, de plus en plus nombreux, en effet, sont les propriétaires qui, par précaution, préfèrent ne pas louer.

Une politique de droite consisterait à libéraliser, en allégeant une réglementation archàique, en confortant le droit de propriété, c'est-à-dire la sûreté des propriétaires privés d'immeubles et d'appartements- Une politique de gauche, au contraire, consiste à maintenir les blocages réglementaires et à réquisitionner.

Ce qui se traduit, dans les faits par une accélération de l'étatisation du secteur du logement. Car, à Paris,les réquisitions de 1995 se transforment toutes, discrètement, en acquisitions des dits immeubles par des organismes publics de logement social : toujours au nom du sacro-saint principe du maintien dans les lieux des personnes défavorisées.

Que ces immeubles réquisitionnés soient la propriété d'investisseurs institutionnels ne change rien à l'affaire : derrière une banque ou une compagnie d'assurances, ce sont toujours des actionnaires privés et personnes physiques que l'on trouve.

Un pays où bientôt un logement loué sur deux appartiendra à des organismes publics, dépendant des collectivités locales, est largement socialiste. Et un président de la République qui propose d'accélérer ce mouvement vers la socialisation est parfaitement à sa place dans un tel régime.

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