"La vérité ne triomphe jamais, mes ses ennemis finissent par mourrir."

Max Planck

Sommaire du N°231 Samedi 11 septembre 1999

Lionel Jospin ne brille qu'au regard du néant de ses prédécesseurs !

Interrogés par l'institut CSA pour le compte du quotidien bien-pensant "La Croix" (son numéro de lundi dernier, 6 septembre) 60 % des Français se déclareraient prêts à accorder dix ans à Lionel Jospin pour résoudre le problème du chômage en France !

Cela signifierait-il que, impressionnée par l'embellie constatée sur ce front depuis quelques mois, une majorité de l'opinion publique serait prête désormais à faire confiance au socialisme pour créer en France les conditions d'une prospérité durable ?

Certes, en arrivant inopinément au pouvoir en juin 1997, à la suite de la dissolution-suicide décidée par Jacques Chirac (sans doute inspiré par un mauvais astrologue...), les stratèges du PS ont décidé de faire de la création d'emplois leur priorité. Même à n'importe quel prix pour les finances publiques, n'hésitant pas à poursuivre dans la voie des préretraites à 55 ans, à créer par dizaine de milliers de nouveaux postes de fonctionnaires, à subventionner à 80 % les emploisjeunes publics...

Ces artifices, ajoutés à une bonne conjoncture économique mondiale, tirée par les performances de l'économie américaine, ont abouti depuis un an, à une réduction réelle du nombre de demandeurs d'emplois, sans doute de l'ordre de 15 %.

Mais, au-delà, à l'horizon des deux ou trois prochaines années, les résultats du gouvernement de Lionel Jospin seront fonction de l'efficacité ou au contraire de la perversité de la loi sur les 35 heures et, au" delà, de la propension des socialistes à tout réglementer en rendant de plus en plus complexes les relations du travail, comme s'y complaît en particulier Martine Aubry, adepte, comme son père Jacques Delors, du Meccano social.

Or, à ce jour, nulle part dans le monde, une telle politique n'a durablement prospéré. Même les pays à gouvernement socialiste qui affichent de bons résultats en matière de chômage ont simplifié et libéralisé le droit du travail. Aucun n'a prétendu imposer une durée hebdomadaire ramenée à 35 heures.

En outre, après deux ans d'exercice du pouvoir, le gouvernement ne peut se prévaloir d'aucune réforme sérieuse engagée sur les problèmes essentiels du financement des retraites, de l'excès de la dépense publique ou du contrôle de l'immigration.

Une opposition de droite en état de marche, dans une telle situation, arriverait facilement à convaincre une majorité de l'opinion publique. Mais, la fausse droite, en quelques mois, sous la double conduite de Jacques Chirac et d'Alain Juppé, a réussi l'exploit de se discréditer pour de longues années. Lionel Jospin ne brille que par rapport au néant de ses prédécesseurs.

Jean Rouxel

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Encore une invention socialiste: la baisse des impôts, en même temps que l'augmentation des dépenses !

Cet été comme chaque année, un ou deux sujets intemporels ont largement occupé l'espace vide des médias. C'est ainsi que chacun de nos éditorialistes, tuyauté par Bercy, y est allé de sa dissertation sur la baisse des impôts.

Rappelons les faits. La croissan économique ayant été en France, en 1998, de 3,2 %, c'est-à-dire un peu plus forte que prévue, les recettes de certains impôts, en particulier de l'impôt sur les sociétés, mais aussi celles de l'impôt sur le revenu des personnes physiques (lesquelles ont fait leurs déclarations début mars et paieront le solde de leurs contributions à partir du 15 septembre, après déduction des tiers provisionnels ou des prélèvements automatiques payés par anticipation) ont été ou seront plus importantes que prévus. On parle, pour l'année entière, de rentrées fiscales supérieures de 60 milliards de francs à ce qui avait été inscrit dans la loi de finances votée en décembre dernier.

L'écart peut paràtre important : de l'ordre de 4,3 % des recettes totales de l'État, II s'explique par le caractère très progressif de notre fiscalité. Non seulement pour les particuliers, qui pour quelques milliers de francs peuvent changer de tranche, mais également pour les sociétés qui passent facilement d'une situation déficitaire à une autre où elles se retrouvent soumises à l'IS. Cet écart s'explique aussi par les prudences de l'administration de Bercy : pour prévenir l'appétit des administrations dépensières, les gardiens des cordons de la bourse ont souvent tendance à évaluer avec prudence les perspectives de recettes.

Mais cette situation, évidemment favorable, doit être mise en perspective. Les 60 milliards en question doivent se comparer aux 250 milliards du déficit budgétaire inscrit dans le texte originel et aux 5000 milliards de dette publique accumulés depuis 20 ans !

Si l'État gérait ses comptes comme un ménage ou comme une entreprise privée il affecterait sans hésiter la totalité de cette rentrée supplémentaire à la réduction du déficit courant, qui, dans ce cas, serait encore de l'ordre de la somme astronomique de 200 milliards de F.

Au contraire, en affectant même partiellement une partie de cette manne à de nouvelles dépenses, il prend la décision lourde de conséquences d'accroître les prélèvements obligatoires au moment où il convient au contraire de les baisser fortement.

Ces 60 milliards constituent un trop-perçu. Sa restitution s'apparente à celle d'un indu. En se l'appropriant, même partiellement, l'État accroît la charge fiscale qui pèse déjà sur les contribuables.

Décidément expert en communication mensongère, le gouvernement fait passer une nouvelle augmentation de la dépense publique comme un cadeau fait aux contribuables- Alors que ceux-ci savent bien que la diminution de la dépense publique est le seul préalable possible à lé réduction du lourd fardeau qui pèse sur chacun et sur tous.

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Les "baisses ciblées" de la TVA sont des piéges à c... !

En 1997, Alain juppé a commis une faute politique majeure en augmentant de deux points le taux "normal" de TVA, le portant ainsi de 18,6 à 20,6 %. Non seulement parce que cette décision était emblématique d'une politique rigoureusement contraire à celle qu'attendaient les électeurs de Jacques Chirac, mais encore parce que c'est le genre d'erreur qu'on paye pendant longtemps. C'est avec de telles bévues que la fausse droite a perdu les élections "imperdables" de 1997 et qu'elle se prépare à de nouvelles et douloureuses échéances.

Aussi longtemps que le principal taux de laTVA restera à 20,6 %, les Français en tiendront responsables la droite RPR-UDF C'est pourquoi les socialistes ne sont pas du tout pressés de réduire cet impôt-là, même s'ils l'ont souvent dénoncé comme injuste et antisocial, parce qu'il est proportionnel et non pas progressif.

Du coup, sur le terrain des impôts à la consommation, ils préfèrent mettre en oeuvre des "baisses ciblées". C'est ainsi que les travaux immobiliers se verront appliquer dans quelques jours un taux réduit de 5,5 % au lieu de 20,6 %. Ce qui devrait se traduire bar une baisse moyenne des factures concernées de 12,5 %. Une façon de donner un coup de pouce à ce secteur où les entreprises artisanales sont nombreuses. Un "cadeau" de 17 milliards de francs de la part du ministère des finances.

Ce dernier se justifie en faisant valoir qu'appliquée de façon indifférenciée à tous les produits relevant du taux à 20,6 %, la réduction n'aurait été que de 0,5 point et n'aurait pas été significative.

Sur le plan politique peut-être. Mais sur le plan économique, la théorie des "baisses ciblées" ne tient pas la route.

D'abord, sa mise en oeuvre pose toutes sortes de problèmes pratiques. les réparations relèvent du taux réduit, mais les améliorations n'en relèvent pas toutes. Une extension, de maison en sera exclue, par exemple. Encore du grain à moudre pour les auteurs de circulaires. Et pour les petits malins fraudeurs.

Notre système fiscal est déjà globalement trop compliqué. Pourtant, chaque année, nos gouvernements se plaisent à le compliquer encore plus.

Vous allez chez Pétrossian (ou ailleurs), pour préparer un dîner fin et vous demandez une facture-Vous vous retrouvez avec des taux de TVA différents pour la vodka, les blinis et le saumon ! Les justifications sociales ne tiennent pas la route!

Notre régime de TVA est lui-même déjà trop compliqué. Nous avons déjà plus de quarante taux différents de TVA, en incluant les taux propres à la Corse, aux DOM-TOM, à certaines professions (comme la presse), en comptant le taux zéro...

Un taux unique de TVA pour tous les produits de consommation et pour les services aux consommateurs serait à la fois plus social et plus simple, donc plus juste.

Mais si notre système fiscal était plus simple, s'il ne comportait pas toutes ces arcanes et toutes ces exceptions il serait encore moins supportable politiquement. Car il ne tient que parce que, dans ce système, une partie importante de la population s'imagine pouvoir vivre au crochet d'autrui...

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Pour un triple étiquetage

Le système étatique a un réel talent pour détourner et mettre à profit les tensions dont il est pourtant largement responsable, comme on l'a vu avec le cas du "vrai prix" des fruits et légumes qui a occupé les esprits pendant l'été, On a pu vérifier (une fois de plus) à cette occasion que les responsables officiels de la crise des producteurs sont bien les ignobles épiciers de la grande distribution (caricatures du capitaliste sauvage et léonin), puisqu'ils étaient déjà la cause de la désindustrialisation française à force d'importations de produits des pays asiatiques.

Le raisonnement est si simple qu'il ne mérite pas débat : lorsque le producteur vend son kilo de fruits à 2 F sans couvrir ses frais et qu'il le retrouve à 12 F dans les rayons du supermarché, il est clair que les intermédiaires (négociants, grossistes, transporteurs et distributeurs), se faisant de la marge sur son dos, doivent se montrer plus solidaires de ses souffrances, raison pour laquelle l'État bienfaiteur est sollicité pour régler ce conflit "privé".

Il est un fait incontestable, sous réserve d'inventaire, que les coefficients, désormais visibles pour le consommateur depuis l'instauration du double étiquetage, font ressortir un partage pour le moins inéquitable de la valeur ajoutée.

La situation de marché (conséquence, faut-il le rappeler, des politiques de régulation étatique, de droite comme de gauche, qui n'ont généré que des effets pervers dans notre système unique au monde de distribution), avec des producteurs atomisés face à une demande de plus en plus concentrée, rémunère certainement moins bien celui qui assume le plus de risques.

Cependant, pour aller jusqu'au bout du raisonnement, il serait bon qu'au travers des marges brutes que l'on peut mesurer à l'oeil nu, soient révélés aussi les impôts, taxes et cotisations sociales obligatoires ponctionnés sans risque par les organismes publics et qui s'empilent à tous les niveaux : de l'agriculture au consommateur, chacun doit payer sans discuter sa dîme, sous prétexte qu'il embauche, investit, crée de la valeur ajoutée ou consomme.

Il serait donc fort sain qu'à côté des "prix producteurs" et des "prix clients", soit affichée la somme des prélèvements obligatoires au kilo assumés par tous les échelons, où l'on verrait très clairement que sur les 12F TTC payés par le consommateur, peut-être 4 à 6 F vont directement dans les caisses publiques.

Évidemment, nul ne songe à agir de la sorte : il est plus simple de s'acharner sur les épiciers, de façon à justifier une mesure réglementaire ou une nouvelle taxe renforçant d'un cran le pouvoir et la nourriture d'une administration liberticide et "économivore".

Qu'on n'attende donc pas des agriculteurs et de leurs représentants syndicaux une contestation des impôts et charges qui les étranglent bien plus que les distributeurs : ils risqueraient de perdre leurs subventions, qu'on n'attende pas non plus de révolte des intermédiaires qui craignent surtout les mesures de rétorsion dont l'administration est capable (contrôles fiscaux, sociaux, sanitaires, anti-fraudes) ; l'arsenal est aujourd'hui bien au point pour faire taire quiconque; qu'on n'attente pas enfin des médias une analyse poussée du vrai mécanisme : eux aussi pourraient perdre quelques avantages dispensés par l'autorité publique.

C'est ainsi en tout cas que l'on procède méthodiquement vers un système totalitaire étatique, les tensions qu'il génère étant systématiquement déplacées (sans être atténuées) sur les rares espaces de liberté qu'il nous reste, pour mieux justifier une réduction supplémentaire.

Benjamin Norbecour, Annecy-le-Vieux - 74

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La droite doit se donner un programme

par Claude Reichman, Président du Parti pour la Liberté (PPL)

Y-a-t-il encore une droite en France? On peut se poser la question en voyant le recentrage frénétique de la plupart de ses leaders. C'est à qui dira le plus de bien des homosexuels et des immigrés, comme si ces deux catégories de personnes - auxquelles on ne souhaite aucun mal - détenaient la dé des prochaines élections. Le journal « Le Monde » salue dans cette évolution de la droite un progrès de la démocratie. C'est très exactement le contraire. L'unanimisme apparent de la classe politique est une catastrophe pour la paix civile. Quand les oppositions d'idées ne trouvent plus à s'exprimer au travers de leurs représentants naturels, elles se manifestent dans la rue.

La placidité actuelle des Français ne doit pas faire illusion. Tous ceux qui sont en contact régulier et fréquent avec eux notent l'extraordinaire distorsion entre ce qu'ils en entendent et ce que les médias racontent. D'après ces derniers, tout irait bien. L'économie repart, le chômage diminue, les recettes fiscales sont en excédent, le pays est satisfait et porte au pinacle les deux acteurs principaux de la cohabitation. Or ce que disent les Français est radicalement différent. Pour eux, la baisse du chômage n'a été obtenue qu'à coup d'emplois artificiels, subventionnés par la collectivité, quelques dizaines de milliards de recettes fiscales supplémentaires ne peuvent faire oublier un déficit budgétaire de 250 milliards de francs et un endettement public de plus de 5000 milliards, la Sécurité sociale n'a vu son "trou" se réduire qu'au prix d'une ponction de 350 milliards par le biais de la CSG, l'avenir des retraites est catastrophique, l'insécurité ne cesse d'augmenter et la cohabitation est une situation contraire aux règles les plus élémentaires de la politique et paralyse le pays.

Il va de soi que ce sont les Français et non les médias qui ont raison. Les hommes politiques feraient bien de s'en aviser s'ils veulent conserver quelque chance de refaire le terrain perdu.

On a le sentiment qu'aucune leçon ne peut les rendre lucides. Il y a trois mois, les élections européennes ont montré que la nation se détournait des urnes, dégoûtée des politiciens.

Ceux-ci ont-ils fait leur examen de conscience! Nullement. lls sont repartis de plus belle vers les miroirs médiatiques, afin de s'y griser de leur propre image, même déformée, Tout, plutôt que de s'atteler à l'humble tâche de représenter et de servir le peuple.

Les options de droite n'ont rien à voir avec celles de la gauche.

II y a évidemment quelque chose de désespérant dans ce spectacle pour les électeurs de droite, Pourtant, l'avenir n'est pas aussi noir qu'il parât. Des initiatives se préparent, des hommes nouveaux ne peuvent manquer de surgir, tant les dirigeants actuels ont déçu et sont discrédités, et surtout les faits sont têtus et ne manqueront de démentir l'autosatisfaction affichée par la classe parlante.

L'effort principal de la droite doit à présent consister à se donner un programme. Il faut remonter au début des années quatre-vingt c'est-à-dire à près de vingt ans - pour trouver son dernier effort programmatique. Le socialisme venait de l'emporter elle était sous le choc et ne voulait songer qu'à la reprise du pouvoir et à l'établissement d'une société d'effort, de mérite, de responsabilité-Vingt ans après, réduite par sa propre pusillanimité et sa propre stupidité à cohabiter avec le socialo-communisme, elle en est à afficher des idées de gauche pour se faire accepter des médias-Triste fin pour une génération politique qui ne mérite pas d'autre nom que celui de génération de l'échec.

Les clivages actuels de la droite se sont faits pour l'essentiel sur le fondement des ambitions personnelles de ses chefs. L'adoption d'un programme permettra de savoir qui est vraiment de droite et qui ne l'est pas. Qu'il s'agisse de la sécurité, de la justice, des impôts, de la Sécurité sociale, des retraites, de l'immigration, du poids de la fonction publique ou des règles de la vie en société, il y a des options de droite qui n'ont rien à voir avec celles de la gauche. Leur formulation et leur affirmation vont constituer un pôle de ralliement pour tout le peuple de droite, qui choisira ses dirigeants en fonction de leur engagement sur ces thèmes. Tout le reste n'est que mauvaise littérature de gauche.

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L'affaire du multiconfessionnalisme

Le débat qui agite actuellement les rangs du Front national sur le caractère multiconfessionnel de la France n'a certainement aucun rapport avec celui de l'an passé, qui portait sur la composition de la liste du FN pour les élections européennes de 1999, et qui constituait les prémisses de ce qui allait devenir, hélas ! le schisme de cette formation nationale.

Hier il s'agissait d'un conflit de personnes, aujourd'hui il S'agit d'un débat d'idée. Le premier était mortifère. Le Second, bien au contraire, est non Seulement légitime, mais aussi nécessaire, donc enrichissant.

Déjà, le 23 janvier dernier, à l'occasion de la deuxième convention nationale de l'Entente à droite (au Palais des Congrès, à Paris), sur le thème "La préférence nationale, oui ou non ?", on avait bien vu - et dans la Salle plus encore qu'à la tribune - se former un clivage très net et passionné entre ceux qui, pour Simplifier, estiment que l'islam n'est pu Soluble dans la tradition et la culture française, qui est une culture et une tradition chrétienne, et ceux qui considèrent que la République doit se contenter de demander à tous de respecter ses lois, sans prendre en considération les convictions religieuses, ni même les traditions culturelles des uns et des autres.

Évidemment, ce débat n'aurait même pas lieu si, depuis 30 ans, six millions de nouveaux immigrés, principalement venus d'Afrique et souvent de religion islamique, n'étaient pas venus s'installer chez nous, avec ou sans la complicité de nos dirigeants, mais sans que jamais le peuple souverain n'ait été consulté sur cette politique laxiste.

Ce bouleversement subversif n'a pas été que démographique. Il a eu des conséquences budgétaires, des conséquences culturelles, des conséquences sur la vie en société et la sécurité des biens et des personnes. C'est incontestable. Et même ceux qui affirment que « l'immigration est une chance pour la France » ne le nient pas.

À droite - et je ne parle pas ici de la fausse droite, je pense plutôt au panel de notre convention du 23 janvier dernier - il y a unanimité pour établir un contrôle strict de l'immigration, pour revenir (dans les limites du droit européen) sur le regroupement familial, pour contrôler efficacement les frontières et le territoire (la Suisse le fait bien) et pour cesser de subventionner toutes les manifestations du communautarisme.

À droite, on attribue une valeur essentielle au respect de la loi, aux droits légitimes des citoyens, en tête desquels se trouvent ses droits à la sécurité et à la tranquillité publique.

Le 23 janvier dernier, comme actuellement au Front national, des citoyens français issus de l'immigration se sont levés pour nous rappeler les principes républicains de làicité, de non interférence entre le religieux, ou même le culturel et le temporel politique. Ils ont raison. l'État n'a rien d'autre à demander à ses citoyens, issus ou non de l'immigration, que de respecter ses lois. Le multiconfessionnalisme n'est pas son affaire.

Les tenants de la thèse anti.multiconfesionnalis-me se placent sur un autre plan. lls se situent dans la perspective séculaire des conquêtes religieuses et du prosélytisme très spécial de l'islam radical contemporain. Ils pointent du doigt le danger que constitue la présence sur notre territoire d'une religion dont les croyants appartiennent presque tous à l'immigration, française ou étrangère. Parce que son assimilation, et donc son intégration, est plus qu'incertaine. Ils posent de bonnes questions, même si elles dérangent.

Les uns et les autres ne disent pas la même chose, mais ne sont pas pour autant en véritable opposition. Individuellement, nos concitoyens issus de l'immigration ne sauraient être blâmés de se prévaloir de la làicité de la République. Pas plus que d'autres, attachés aux valeurs traditionnelles de la France, ne doivent l'être parce qu'ils ont le courage de les dire et de les défendre.

Une politique raisonnable en matière d'immigration consisterait à fermer immédiatement le robinet de l'immigration. Un moratoire, au moins, s'impose. Une réforme de la politique sociale et une réduction de l'État-providence permettraient de supprimer beaucoup d'abus.

Les immigrés en situation régulière, ayant un emploi, ne vivant pas au crochet des autres, ne seraient certainement pas inquiétés. Les citoyens français issus de l'immigration seraient alors incités à s'intégrer davantage encore, pour ceux qui, de leur fait ou non, sont demeurés socialement marginalisés. Ce qui relève d'une politique généreuse, en particulier pour ces Français.là. Pour leurs enfants et leurs peùtsenfants quand il s'agit des harkis.

Au-delà la question de l'islam et de sa compatibilité ou non avec notre histoire comme avec nos lois demeure. La diversité des points de vue est parfaitement honorable. Elle est saine et instructive. Et elle n'empêche même pas la définition d'une politique commune de droite. je parle de la vraie droite... .

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