Sommaire du N°239 du 13 novembre 1999
Sang contaminé, emplois fictifs, commisions d'affaires, financements occultes...
C'est ce qu'il appellent "des broutilles"!
Dominique Strauss-Kahn, 50 ans, mis en cause dans l'affaire des magouilles de la Mnef mutuelle étudiante dont toute l'équipe dirigeante avait été mise en place en 1978 avec la bénédiction personnelle de François Mitterrand, alors premier secrétaire du Parti socialiste - est emblématique du personnel politique socialiste actuellement au pouvoir.
L'homme a fait des études brillantes :
HEC, IEP-Paris, licence en droit, doctorat es-sciences économiques et agrégation des facultés de droit et de sciences économiques. A 28 ans il entame une carrière dans l'administration : quelques années d'enseignenent, puis, partir de 1981, des responsabilités au Commissariat général au plan. Il est élu député socialiste en 1986, en Haute-Savoie, puis en 1988 dans le Val d'Oise. Président de la commission des finances de l'Assemblée nationale, il devient ministre de l'industrie de 1991 à 1993. Il ne récupère son siège, qu'il a du laissé à son suppléant, qu'en 1995, avant de redevenir ministre, de l'économie et des finances, en 1997. Entre 1993 et 1995 il est donc relativement désoeuvré. Pour tirer le meilleur profit de son carnet d'adresses et de ses relations personnelles, il crée une société de conseil et, par raccroc, s'inscrit comme avocat au barreau de Paris, dans la continuité de la tradition familiale, son père ayant exercé, à Neuilly, la profession de conseiller juddique et fiscal. C'est à ce moment, et dans ce contexte, qu'il intervient pourla Mnef qu'il touche des honoraires de 603 000 F,dans des conditions exactes qui restent à éclaircir.
Il n'est pas indifférent de préciser qu'en novembre 1991,étant ministre,ila épousé en troisièmes nocesla très médiatiquejournaliste Anne Sinclair.
Tels sontles faits.Lajustice dira si des délts ontété ou non commis-Mais on note-
ra,à cetteoccasion,la solidarité presque sans faille delà classe politique française, de Jean-Pierre Chévénement faisant
reproche à l'intéressé d'avoir démissionné, à Martine Aubry daubant ses collègues belges qui ont cru devoir démissionnerdans une affaire d'empoisonnement alimentaire.
Les politiciens ne sont pas à la fête aujourd'hui, c'est vrai. Mais les chefs d'entreprises, les responsables d'associations n'ont plus,qui,pourle moindre accident du travail,se retrouvent en prison préventive avant même toute instruction.
Les politiciens ont droit à la présomption d'innocence et au secret de l'instruction : à la condition qu'ils les respectenteuxflnêmess'agissantdesaflaires qu'ils traitent dans l'exercice de leurs fonctions. Et à condition qu'ils ne considèrent pas comme des broutilles insignifiantes des bavures comme celles qui monopolisent la une de l'actualité depuis quinze ans et qui ont nom "sang contaminé", "emplois fictifs", "commissions d'affaires", "financements occultes"...
Emplois: l'iFRAP publie les vrais chiffres !
Dans un numéro spécial qui vient de sonir, l'iFRAP
Institut Français pour la recherche sur les administrations publiques,fait le point sur le chômage en France.
La propagande officielle, bien rodée depuis juin 1997, tend à faire croire à l'opinion que le chômage se résorbe progressivement et que d'ici quelques années, dix ans au plus, ce fléau ne sera qu'un mauvais souvenir.
Hélas, les faits contredisent cette fable.
Les statistiques des demandeurs d'emplois font en effet l'objet d'une manipulation bureaucratique très élaborée.
Toute personne à la recherche d'un emploi est invitée, chaque mois, à remplir une cane-lettre sur sa situation.On lui demande s'il a travaillé,futce une heure, s'il a bénéficié d'une formation, s'il a été malade... Et l'agent de l'ANPE qui dépouille ce document, en fonction de consignes dont toutes ne sont même pas écrites, va ensuite mettre l'intéressé dans une catégorie ou dans une autre de demandeur d'emploi.
l'Anpe distingue huit catégories de demandeurs d'emploi. Mais seules les personnes versées dans la première catégorie les personnes sans emploi, immédiatement disponibles, tenues d'accomplir des actes positifs de recherche d'emploi, à la recherche d'un emploi à durée indéterminée à plein temps seront considérées comme officiellement au chômage. Les autres n'entreront pas dans les statistiques.
Y compris les personnes de plus de 50 ans "dispensées" de recherche active, y compris les personnes ayant travaillé une heure seulement, celles qui ont faut une semaine de stage, ou qui ont été malades une journée.
Ce qui s'ajoutent aux contrats Emploi Solidarité,et aux Emplois-jeunes,qui disparaissent aussitôt des statistiques.
Le gouvernement est fier d'avoir présidé à une baisse du, chômage qui concerne quelque 300 000 personnes.
Mais, sans l'augmentation de 187 000 du nombre des stagiaires, et sans l'impact des 200 000 emplois-jeunes, le chômage officiel auraitaugmenté de prés de 100 000 personnes !....
Le chômage officiel, celui qui recense les demandeurs de la première catégorie, est bien tombé en dessous des trois millions, pour s'établir un peu au-dessus de 2 700 000. Mais les sept autres catégories de demandeurs d'emploi, non reprises dans les statistiques officielles représentent 1 55O 000 personnes. Le nombre réel de demandeurs d'emplois serait
donc plutôt de 4200 000 personnes, parmi lesquels plus de 3500000 seraient des chômeurs au sens courant du terme.
Pourtant, depuis dix ans, la France a connu une croissance économique annuelle moyenne de 1,8 %.
La Grande Bretagne, avec une croissance un peu moindre a réduit son chômage, alors que la France l'a vu s'accroître. Comme si les faux emplois, ajoutés aux obstacles à l'emploi, ne parvenaient pas, sur longue période à caché les ravages des manipulations et de l'interventionnisme, sur le terrain de la création de vrais emplois... .
*iFRAP (Institut français pour la recherche sur les administrations publiques) 8, rue d'Uzès, 75002 Paris.
Tel. : 01 42 33 29 15
Fax:014026 47 19 Abonnementannuel: 400 F
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Tribune libre de Guy Millière
Le ridicule ne tue plus personne de nos jours, sinon la France n'aurat plus guère de politiciens en activité. Maurice Papon a, comme on le sait, été jugé et condamné. À peine avait-il fait mine de s'enfuir que toutes les polices du pays étaient chargées de le traquer et de l'arrêter. Comme le fuyard n'était guère transportable, il fallut recourir aux ambulances et aux hélicoptère mais enfin, le criminel, l'abominable se retrouva sous les verrous. Les éminences de gauche qui nous gouvernent se félicitèrent de cette avancée. du droit, et les éminences de la droite mal-à-droite approuvèrent du mieux qu'elles purent On rappel dans la presse, bien sûr, que Papon avait été Préfet, puis Ministre et que le général de Gaulle le tenait en estime. Mais personne ne s'avisa de rappeler ce qui se sait et ce qui se dit partout ailleurs dans le monde...
La France prétend condamner un collaborateur, mais elle a accepté d'être gouvernée pendant quatorze années sous l'égide d'un Président de la République lui-même collaborateur et à un niveau autrement plus élevé que Papon. Les Français ont élu puis réélu ce Président de la République, en toute connaissance de cause, et son passé ne les a pas gêné. Les Français ont accepté que ce Président fréquente assidûment, protège et honore de son amitié René Bousquet, responsanble en chef de la grande rafle des Juifs de Paris pendant la deuxième guerre' mondiale. Et ils ont même admis sans broncher que ce President dise à la télévision dans les derniers mois de sa maladie qu'il avait tout fait pour que Bousquet ne soit jamais jugé.Ceux qui ont vécu cette époque savent qui plus est que la population française entre 40 et 45 a été pour l'essentiel pétainiste tandis que la Résistance se composait seulement d'une maigre poignée d'hommes...
Si Papon avait été jugé dans un cadre où c'est tout le passé de la France de l'époque qui aurat été jugé, on aurait vu qu'il n'était guère plus coupable que des milliers ou des million d'autres, et on aurait posé les questions qui s'imposent sur un personnage vomitif du nom de François Mitterrand. On se serait aussi demandé ce qui s'est passé en ce pays et ce qui a pu mener tant de gens à tant de lâchetés et ce compromissions. Mais qui aurait voulu ce déballage ? A la place, on a attendu une cinquantaine d'années, le temps que l'essentiel des témoins et protagonistes de cette époque furent décédés, et on a choisi un bouc émissaire.
Le tort de Maurice Papon est d'avoir vécu très vieux... Le tort de Maurice Papon est aussi, puis je le dire?
de n'avoir jamais été membre du Parti Socialste, le parti qui lave plus blanc, et de n'avoir par conséquent jamais fréquenté ni de prés ni de loin François Mitterrand. Il faut choisir ses amis. Que Maurice Papon ait été un homme de droite l'honore, et il faudrait dire enfin que c'est cela et surtout cela, qui lui vaut l'opprobre et la prison. Si ses procureurs veulent garder leur décence, s'ils pleurent vraiment le sort des déportés et des victimes de l'holocauste, pourquoi s'en prennent ils à un homme et un seul et à un homme subalterne, et pourquoi ne crient.ils pas leur indignation vis.à.vis de tous les pétainistes et colaborateurs pétainistes ? Il est vrai que pour cela, il leur faudrat se confronter au prisent gouvernernent de la France où siegent d'anciens collaborateurs d'un pétainiste... Qui peut avoir ce courage? Qui peut faire front ? Le défenseur principal de Maurice Papon, Maître Jean-Marc Varaut a eu dés le premier jour ce courage là, et je tiens à lui témoigner ici mon estime.
Deux mois pour la France
Par Véronique Jouve, Charles Millon et Claude Reichman
La France est une société bloquée. Au fil des décennies, les lois, les règlements,les impôts et les charges se sont accumulés, étranglant progressivement notre pays jusqu'à ne plus lui laisser, pour respirer, qu'un mince filet d'air.
L'asphyxie nous guette. Nous n'avons donc plus le choix : il faut nous libérer!
Comment en est-on arrivé là ?
Il y a vingt-cinq ans,au moment du décès de Georges Pompidou,les prélèvements obligatoires représentaient un peu plus du tiers du produit intérieur brut et il n'y avait pas de déficit budgétaire.
Aujourd'hui,les prélèvements obligatoires représentent 45 % du PIB, les dépenses publiques 54 °é du PIB et la dette a dépassé les 5000 milliards de francs, c'est-à-dire l'équivalent d'une année de production marchande du pays.
L'insécurité gagne chaque jour du terrain.
L'enseignement est devenu incapable de former notre jeunesse.
L'immigration progresse inexorablement, rendant l'intégration de plus en plusdifficile,voire impossible.
La sécurité sociale ne remplit plus son rôle.
Notre système de retraite s'effondre.
Nos entreprises se délocalisent.
Lesjeunes Français partent de plus en plus nombreux faire carrière à l'étranger.
Devant cette faillite collective, on est tenté de rejeter la faute sur les Français. On les dit ingouvernables et fermés aux réformes, lls n'auraient donc que les gouvernants qu'ils méritent.
Ce serait ignorer les réussites de notre pays, dues aux mérites des Français et de leurs gouvernants. Les uns et les autres n'ont donc pas toujours été mauvais! Et ce n'est pas une malédiction qui s'est abattue sur nous au cours des vingt-cinq dernières années. Mais plus simplement la conjonction d'un système et d'une catégorie de politiciens.
Le système, c'est la social-démocratie :on prélève de plus en plus d'argent sur le dos des actifs pourle redistribuer aux autres. Les politiciens, ce sont les énarques, passant de la haute administration au gouvernement et inversement.lls ont la haute main sur tous les centres de pouvoir du pays, y compris les grandes entreprises.
Des alternances politiques de pure illusion .C'est dire qu'en France, tout passe par l'État,alors que les pays qui réussissent sont précisément ceux qui sont parvenus à contenir les empiétements de la puissance publique, de manière à laisser l'initiative aux entreprenants et leurs responsabilités aux citoyens.
Le système s'auto-entretient : plus on redistribue d'argent, plus les Français deviennent assistés, plus ils réclament et plus les gouvernements créent des organismes de redistribution.
Les gouvernements, de gauche comme de droite, ont mené la même politique et les alternances politiques ont été de pures illusions-La démocratie s'en porte de plus en plus mal. Les citoyens ne croient plus en la politique et se détournent des urnes : 53 % d'abstentions aux dernières élections européennes!
Les Français ont fini par prendre conscience de la situation. Notre pays est donc prêt à entendre ceux qui lui proposeront de vrais changements.
Une classe politique va disparaître, pôuravôiréchôuédansl'adaptatiônde la France au nouveau cours du monde.
Des hommes nouveaux, des femmes nouvelles, porteurs de projets différents et salvateurs, pourront accéder aux responsabilités.
En rédigeant sa proposition de programme, le Comité "Deux mois pour la France" a voulu apporter sa pierre à ce renouveau.
Celui-ci ne peut passer que par la droite, pour la simple et bonne raison que la gauche, étant par essence collectiviste, ne peut redonner leur indépendance et leurs responsabilités aux individus..
La droite,mais quelle droite?
Eh bien toute la droite!
Elle n'est majoritaire que rassemblée!
Nous savons bien qu'il existe en elle des sensibilités différentes. Et il n'y a aucune raison de les gommer. On a coutume de dire que, dans une bonne équipe de rugby, il y a des petits qui courent et des gros qui poussent.
A droite, certains sont plus libéraux, d'autres plus dirigistes. Certains se défient de l'Europe, d'autres y voient le moyen de vaincre les blocages français.
Rien de tout cela n'est de nature à justifier que la droite reste divisée !
Rien ne sera possible sans un programme de gouvernement, un projet de société.
Mettons nous doncd'accord sur les grandes options que nous proposons au pays, faisons campagne sur ces thèmes en y apportant nos propres variantes, et faisons juge le citoyen et l'électeur.
Des réforrmes decidees par le peuple.
Arrivés au pouvoir,appliquons sans faiblesse les idées sur lesquelles nous aurons été élus : c'est le fondement même de la démocratie.
C'est pour aboutir à la mise au point d'un programme d'alternance de toute la droite que s'est constitué le Comité "Deux mois pour la France".
Pendant plus de deux ans, des dizaines d'experts de toutes les disciplines ont travaillé.lls peuvent aujourd'hui soumettre à leurs concitoyens le résultat de leurs réflexions.
Pourquoi cette appellation de « Deux mois pour la France » ?
Parce que pendant deux mois, tous ceux qui, en France, se réclament de la droite sont invités à prendre connaissance de la proposition de programme du Comité, et à y apporter leurs critiques et leurs suggestions.
Au terme de cette vaste consultation,
une synthèse finale sera faite. Pour la premiére fois,ce sont tous les citoyens et non plus seulement les états-majors politiques - qui vont avoir à décider des réformes qu'il faut faire en France. Puis, quand les électeurs auront donné la majorité à celles et ceux qui se seront présentés à leurs suffrages avec ce programme,ils appartiendra aux élus d'appliquer celui-ci rapidement et sans défaillance.
Dans ces deux mois quisuivrontleur arrivée au pouvoir, ils prendront par ordonnances les mesures propres à mettre en oeuvre leurs engagements.
Déslors, le train de la réforme sera lancé et plus rien ne pourra l'arrêter.
* Coordinatrice du Comité
« Deux mois pour la France ».
** Président de Droite Libérale
Chrétienne (DLC), membre du
Comité « Deux mois pour la France ».
*** Président du Parti pour la Liberté (APL), membre du Comité
« Deux mois pour la France ».
22 novembre: 2éme assises nationales des contribuables !
Pour ses deuxiémes assises nationales, l'association Contribuables Associés a choisi comme théme remettre la fonction publique à sa place.
Les précédentes assises s'étaient traduites par l'adoption d'un slogan "trop de dépenses publiques c'est trop d'impots". Aujourd'hui, un an plus tard, la cause est entendue (au moins au niveau médiatique) : il faut réduire la dépense publique, qui fait que nous travaillons en moyenne davantage pour la collectivité que pour nous mêmes. D'où la fixation du "jour de la libération du contribuable", le 17 juillet en 1999, sans doute le 12 juillet en 2000.
De droite comme de gauche les politiciens en conviennent à peu prés tous : la baisse des impots figurent dans tous les programmes électoraux. Mais une telle réduction estelle possible sans économies importantes? sans toucher au poids et à la place de la fonction publique ?
Tel est le débat qui est proposé le 22 novembre, avec la participation d'experts (en particulier Bernard Zimmem,président de l'iFRAP),d'éccnomistes (dont Pascal Salin, auteur notamment de "l'arbitraire fiscal" et de nombreux parlementaires.
En moyenne, par rapport aux principaux pays développés, nos concurrents directs dans les échanges commerciaux internationaux, la France compte proportionnellement à sa population active deux fois plus de fonctionnaires. Sans pour autant être mieux administrée. Elle y consacre plus du tiers du budget de l'État et même 60 % de ses dépenses de fonctionnement.
C'est un gouffre, où se cachent toutes sortes de privilèges, presque toujours occultes, spécifiques à chacun des 1 300 corps avec chacun ses règles et ses avantages propres :
deux millions de logements de fonction,12 000 voitures de service, 52 milliards de F d'inderqnités et de primes (la plupart du temps non déclarées au fisc. ..), des cotisations sociales réduites pour une couverture su pédeure à celle du droit commun, des vacances et des horairesde privilégiés,des pensions de retraites défiant toute concurrence... Bref, une situation matérielle, sans risque, à revalorisation garantie, meilleure que pour les salariés du secteur privé concurrentiel, avec un écart qui se creuse année après année...
Qui plus est, la fonction publique française est "hors contrôle", depuis que la classe politique, qui est faite en principe pour contrôler l'exécutif,c'est à dire demander des comptes à l'administration, au nom des citoyens contribuables, est devenue elle-même, par son recrutement, l'émanation de la haute fonction publique.
L'article 15 de la Déclaration des droits de l'homme, qui dit que "la société à le droit de demander compte à tout agent public de son administration" ne dit pourtant pas que ce contrôle sera exercé par les agents publics eux-mêmes. Or, dans les faits, c'est exactement ce qui se passe !
Remettre l'administration à sa place, c'est redonner le contrôle de cette administration au Parlement. A la condition que les parlementaires le veuillent vraiment. Et l'exigent ! .
Réservations etrenseignements ou 01 42 21 87 97 (ligne spéciale) ou sur intemet: http://www.contribuables.net.
Ex-Yougoslavie: le témoignage de l'ambassadeur Lambert
( note du webmaster: cet article n'engage en aucune facon le site: "perso.club-internet.fr/aleric/ ")
A plusieurs reprises, j'ai lu dans votre journal des analyses et jugementssur la crise yougoslave et en particulier sur le Kosovo qui méritent me semble t-il, quelques observations. Je me permets de vous les soumettre ci-dessous.
Il se trouve qu'en 1992-1993,j'ai exercé les fonctions d'Ambassadeur, Chef de la délégation française au sein de la Mission Européenne de contrôle dansl'ex-Yougoslavie.Ainsi ai-je pu constater sur place et de très prés ce qu'il faut bien appeler les horreurs commises par les Serbes contre tout ce qui n'était pas serbe,en particulier les Croates et les Bosniaques : exécutions de masse,tortures indicibles, viols, génocide planifié avec d'autant plus de sauvagerie que les Serbes sont de très grands consommateurs d'alcool-Ils ont agi de la même façon au Kosovo.
Ce qu'il faut savoir, c'est que la cause profonde de cette politique et de ces comportements qui constituent autant de crimes contre l'humanité est le communisme. Et souvent ceci n'est pas dit. Le régime de Belgrade est depuis 1945,un régime stalinien.
La rupture avec Moscou en 1948, n'a rien changé aux convictions des dirigeants serbes. Slobodan M ilosevic est un communiste aussi fanatique que calculateur. Sa femme Mirjana Markivic professeur de marxisme-léninisme, plus encore, ainsi que tout l'appareil militaire et surtout policier n'ont été que des instruments au service du régime, comme ce fut le cas en URSS après l'attaque allemande en 1941. Donc très logiquement, les dirigeants serbes n'ont fait que suivre la tradition communiste dont on sait qu'elle n'est que tueries, génocides et finalement faillite. 85 millions de
dalisé par le peu de religion des Bosniaques.
Mais, dira-t-on encore, des musulmans même modérés peuventfaciliterl'implantation d'islamistes dont on connaît les ambitions destructrices.
Il faut savoir à ce propos sur les islamistes ne se compliqueront pas l'existence en agissant depuis la Bosnie ou le Kosovo. Il est beaucoup plus simple pour eux d'opérer depuis les sanctuaires que leur offrent la Grande Bretagne, l'Allemagne, la Belgique et surtout la France qui compte près de cinq millions de musulmans et à ma connaissance,1 250 mosquées et 2 à 3000 lieux de cultes musulmans, chiffres en constante progression en raison d'une politique de l'immigration majoritairement maghrébine et africaine dont les conséquences déjà très négatives, vont se révéler désastreuses aux plans politique, financier et sécuritaire dans les décennies à venir. La France compte plus de mosquées que le Kosovo !
Compte tenu de toutes ces considérations, l'opération aérienne entreprise et menée à bien par l'OTAN était la juste réponse au comportement de Belgrade et à sa politique, la première fois qu'en Europe une coalition occidentale met un terme aux ambitions et aux atrocités d'un pouvoir communiste. Il est à noter d'ailleurs à ce sujet que hormis quelques réserves, les partis communistes russes, chinois et français parmi quelques autres, ont été, par solidarité, très hostiles à l'action menée contre le pouvoir communiste serbe. .
* Christian Lambert Minis tre Plénipo (en traire (e.r.) Ancien Ambassadeur de France
Nouvelle étape, nouvelle formule !
Ce numéro des 4 VéritésHebdo est adressé à 12 820 abonnés payants, pour une diffusion totale de 18600 exemplaires.
Nous pouvons considérer que nous avons dépassé les 60000 lecteurs (soit un taux de lecture de 3,3). Ces chiffres, pour nous, constituent des records absolus.
Quand nous avons repris ce titre mensuel,créé en 1973 parle Club des Quatre (Michel Drancourt,Yvon Gattaz, Octave Gélinier et Jacques Plassard, pour en faire un hebdo grand public, nous nous étions fixé un objectif de 10000 abonnés payants. C'est pour atteindre un nouvel objectif de 20000 abonnés que nous sommes amenés à changer de formule et à vous proposer, à partir de cette semaine cette nouvelle maquette, plus belle, plus riche, plus lisible, plus professionnelle.
Le prix de notre abonnement reste inchangé (depuis 1994) à 299 F. Depuis plusieurs années nous avons cessé de pratiquer toute forme d'offre promotionnelle, en tout cas sur le prix.
Avec ce numéro, nous modifions également un peu la périodicité et passons de 46 numéros par an à 40 numéro seulement, le prix au numéro passant de 6,50 F à 7,50 F. Soit une augmentation d'un franc, ou 15 %, qui sera contrebalancée par une augmentation du même ordre du volume des informations publiées dans chaque numéro : notre ancienne maquette accueillait en moyenne sur huit pages quelques 35000 signes; celle-ci en comporte sensiblement plus de 42000...
Ce changement de périodicité a pour but de coller davantage à l'actualité. En effet, vous avez du noter comme nous que l'actualité fléchissait chaque année en fonction des vacances scolaires, l'été dés le mois de juillet, puis à la Toussaint, en fin d'année, en février puis à Pâques. Nous ne voulons pas faire du remplissage. nous voulons au contraire aller au devant de l'attente véritable de nos lecteurs.
Est-il besoin de préciser que notre ligne éditoriale ne va pas changer?
Nous voulons incarner la droite indépendante et libéra le. Sans sectarisme à l'égard de personne. Sans ostracisme à l'égard de quiconque.
Nous sommes à la fois déterminés et tolérants. C'est pourquoi nous donnons souvent la parole à des cottespondants qui nous expriment leurs désaccords.Nous avons même tendance à privilégier, peut être un peu trop, les lettres qui nous houspillent!
Nous n'hésitons pas à publier des points de vue opposés. Ce fut le cas, par exemple, lors de la guerre du Kosovo. Et je suis sur que le témoignage de l'ambassadeur Chtistian Lambett, en page 7, va encore faire réagit plusieurs correspondants...
Nous pensons en effet que l'Entente à droite sans exclusive doit reposer sutle primat de la diversité des points de vue. Aussi bien sut le terrain de l'économie,des lois sociales, de l'organisation publique et même au plan philosophique.
La gauche est plurielle. C'est le secret de sa réussite qui lui permet d'être au pouvoir alors qu'elle demeure très minoritaire dans l'opinion. La droite est morcelée. Chaque nouveau thème de débat public rajoute une nouvelle couche à l'accumulation de ses divisions. Prétendre convaincre Si % des électeurs des bienfaits de la mondialisation ou au contraire du réalisme du souverainisme est une parfaite gageure. Par contre, convaincre la quasi-totalité des électeurs de droite que les mondialistes intelligents peuvent très bien s'entendre avec les souverainistes réalistes nous parait moins utopique.
Nous n'appartenons à aucune formation politique tout simplement parce qu'aucune formation politique à ce jour n'adhère clairement à ce concept d'entente à droite. Les formations de la fausse droite maintiennent et même accentuent leur exclusive à l'égard du FN.Charles Pasqua rêve d'un parti à la fois à droite et à gauche, Charles Millon veut faire de la doctrine
sociale de l'Église la base de tout rassemblement à droite, tandis que
Madelin répète que les libéraux sont les pires adversaires des nationaux. Le FN, au-delà du schisme dont il n'a pas fini de se remettre, n'est pas en position de tendre la main qu'on lui a trop longtemps refusé. Et je dis cela en connaissance de cause : j'ai vécu de prés les épisodes de la vie politique française entre lg83 (élections municipales à Paris) et 1986 (majorité de droite plurielle à l'Assemblée Nationale)
pour pouvoir témoigner que c'est Chirac et lui seul, contre l'avis de la plupart des ceux qui l'entouraient et le conseillaient, qui a pris la décision de rejeter tout accord avec le FN, que ce soit au premier, au deuxième ou au troisième tour (celui par exemple de la question de confiance au Parlement!
L'Entente à droite, que souhaitent un grand nombre d'électeurs de droite, sans aucun doute une majorité d'entre eux,telle que nous l'entendons ici, n'est donc aujourd'hui incarnée par personne au sein de la classe politique. Notre ajtion, qui se situe sur le seul plan de l'opinion, ne peut y suppléer. Elle ne peut, modestement, mais avec réaliste que contribuer à faire évoluer les esprits.
Parfois, dans l'abondant courrier que nous recevons, un de nos correspondants, découragé, nous pose la question :« à quoi bon ? « Et c'est vrai que les motifs d'espérance à droite au plan politique sont rares. Il est pourtant du devoir de quelques-uns d'entretenir l'espoir. Dans l'attente du salut politique. Par L'entente à droite.
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