N°240 des 4 vérités hebdo du samedi 20 novembre 1999

Orphelins de déportés juifs: Jospin leur propose de devenir rentier !

Samedi dernier, à l'occasion du dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France, le très influent CRIF, le Premier ministre Lionel Jospin a promis que le gouvemement prendrait bientôt la décision de verser à tous les orphelins des déportés juifs defrance soit un capital soit une rente.

Nul ne doute que Jospin avait d'abord pour objectif de damer le pion de son rival élyséen...

Jusqu'à présent, et depuis l'avènement de Jacques Chirac en 1995, les hommes politiques n'étaient pas avares de repentances. Voilà qu'on passe à l'étape suivante : celle des indemnisations, en espèces sonnantes et trébuchantes. C'est la suite logique de la reconnaissance de la responsabilité de l'État français pour la période 39-45, dont François Mtterrand aussi bien que le général de Gaulle n'avaient jamais voulu entendre parler. Car c'était ouvrir la boite de Pandore : la responsabilité entraîne en effet la réparation. Et puisque les crimes contre l'humanité sont imprescriptibles, ils doivent être réparés, fût-ce cinquante ou cinquante-cinq ans après...

Il n'y aurait d'ailleurs pas lieu de récriminer, compte tenu de l'horreur des faits, et du caractère indiscutable des droits des victimes de la shoah, si, en toute rigueur, il ne convenait pas, alors, d'appliquer les mêmes principes à beaucoup d'autres horreurs.

Il y a eu les déportés non juifs, y compris ceux qui furent dénoncés comme juifs- Il ne s'agit pas de dire qu'ils étaient plus innocents que les juifs, mais ils ne l'étaient pas moins. Leurs descendants seront-ils également indemnisés ?

Toute l'histoire de France, récente ou plus ancienne, est jalonnée d'atrocités,dont l'Étatfrançais ne fut pas d'ailleurs toujours le seul responsable.

On pense à l'indépendance de l'Algérie,au sondes Européens pieds-noirs et à celui des Harkis. Au sort des populations d'lndochine. Aux «Malgré Nous » d'Alsace Lorraine. Aux victimes des guerres de religions,y compris la dernière, avec le petit père Combes. À tous ceux qui durent au cours des sièdes immigrer pour survivre...

Les descendants vivants des déportés juifs seront-ils les seuls à recevoir de l'argent de l'État en dédommagement des torts bien réels qu'ils ont subis? Dans ce cas-là il est certain que ce gouvernement Chirac-Jospin aura beaucoup fait pour attiser la guerre civile, et aussi pour soufrer sur les braises des vieux démons dont l'antisémitisme fait partie, comme dans tous les pays de culture traditionnellement chrétienne d'ailleurs... .

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Mais qui donc a fait tomber le mur de Berlin ?

Pour Thierry de Monbrial, président de l'IFFRI, et coqueluche des médias, c'est Gorgatchev qui aurait fait tomber le Mur de Berlin ! Pour d'autres se sont mêmes les chefs communistes de l'Allemagne de l'Est eux-mêmes, pour la raison qu'ils ont refusé de tirer sur la foule!

Il est vrai qu'un bain de sang a été évité grâce en particulier à la lucidité et au réalisme de quelques dirigeants communistes-Mais delà à les considérer comme des acteurs déterminants de la chute du Mur, que leurs aînés avaient fait construire, il y a une marge, qu'il est impossible de franchir.

La construction du mur, en 1961, avait pour objet de stopper l'hémorragie dramatique de citoyens qui émigraient en masse à l'ouest. À l'époque, les communistes soutenaient que le développement séparé et autonome d'une l'Allemagne communiste aboutirait rapidement à des résultats mirifiques. Et c'est ce qu'on fit croire à l'opinion publique de l'ouest, avec toutes sortes de reportages payés par le régime communiste de Postdam. Mais quand le mur s'est écroulé, la vérité est apparue,brutale: le sous-développement d'un côté,l'opulence de l'autre.C'est d'abord cette différence de pression qui a fait s'écrouler le Mur.

Le Mur était le symbole de la confrontation entre le capitalisme et le socialisme,sur le terrain de l'efficacitééconomique.C'était au temps où les communistes, et leurs séides, soutenaient que l'est était sur le point de rattraper l'ouest. Le » grand bond en avant » avait remplacé « le grand soir ». Mais tout ça n'était que du pipeau. Le socialisme c'était le goulag et le pain sec !

Il y eut ensuite l'énergie et la détermination des Américains, sur toute la période, et en particulier celle de Ronald Reagan, qui a poussé l'URSS à mettre les pouces, et un genou à terre, avec sa guerre des étoiles.Reagan,aujourd'hui malade, le grand oublié de la commémoration du dixième anniversaire de la chute du Mur de Berlin,a été indiscutablement celui qui a appuyé sur l'accélérateur de l'histoire. Celui qui a mis à nu le bluff des Russes.

En troisième lieu, il y a eu le peuple allemand, pour lequel le Mur fut,comme pour nous l'annexion de l'Alsace et la Lorraine : le ciment non pas de la partition, mais bel et bien de l'unité!

Tous les témoignages historiques sont sur ce point unanimes : personne, mis à part les Allemands euxmêmes, et leurs dirigeants en tête des-quels Helmut Kohl, ne croyait possible cette réunification. Les Allemands devaient se résigner. C'était l'opinion, par exemple, de François Mitterrand. Mais les Allemands ne se sont pas résignés, ni à l'est, ni à l'ouest. Et ce sont eux qui ont fait tomber le Mur, avec leurs mains et leurs marteaux.

En quatrième position seulement, peut-être, il faudrait alors citer les dirigeants communistes de cette époque. Sans doute étaient-ils moins méchants que leurs prédécesseurs.

Mais c'est parce que le système communiste mis à terre n'avait même plus la capacité de réagir et de commander à ses troupes de recommencer la répression.

Le Mur n'est pas tombé tout seul. Ce n'est pas Gorgatchev qui l'a démoli. C'est l'occident capitaliste, emmené par l'Amérique, qui a triomphé de lui ! .:.

J.R.

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Maitre DSK n'était qu'un bon socialiste ....

Le départ de Dominique Strauss-Kahn a eu beau passer parfaitement inaperçu en bourse, les médias ont traté l'évb nement comme s'il s'agissait d'une grande perte pour la France, pour l'Europe, et pourquoi pas pour le monde !

Sans doute DSK est-il un bon communicateur, qui sait simplifier et exposer clairement son point de vue.

Peut-étre n'a-t-il présidé à aucune décision dramatique ou catastrophique. Bien sûr il peut se prévaloir d'une situation économique qui s'est améliorée depuis deux ans et demi-Son action ne s'est pas mise en travers de cette tendance favorable,dontl'origine est à chercher à l'extérieur en particulier du côté des États-unis.

La baisse des taux d'intérêt, ainsi que la dévalorisation de 15 % de l'Euro par rapport au dollar depuis le 1er janvier dernier,ont plus fait pour la croissance en France que toute autre mesure fiscale ou budgétaire.

Force est donc de juger la politique menée par DSK plutôt sur ses intentions qu'à ses fruits.

- DSK malgré ses autres titres, était d'abord le ministre du budget. Avec lui le niveau de l'endettement de l'Etat a été non pas réduit, ni même stabilisé,mais tout juste ralenti dans sa progression. Le déficit a été un peu réduit. Mais au minimum. Dans le même temps la plupart de nos voisins menaient en oeuvre des politiques budgétaires beaucoup plus vigoureuses et plus résolument tournées vers la baisse des dépenses publiques.

C'est ainsi que, s'agissant des effectifs de la fonction publique, les budgets pour 1998, 1999 et 2000 ont tous comporté non pas une diminution mais une augmentation du nombre des fonctionnaires civils de l'Etat. DSK était peut-être moins déraisonnable que quelques-uns de ses amis socialistes, mais il n'était pas pour autant fiscalement vertueux...

- DSK, est un socialiste, qui, comme tous les social istes, est partisan d'une forte redistribution des revenus, pour la raison que le marché et les règles du capitalisme, à eux seuls, ne sauraient attribuer à chacun ce qui lui revient « légitimement ». Pour eux, le chômeur comme le travailleur à « droit » à un morceau du « gâteau », tandis que les salariés les moins favorisés, par définition, créeraient davantage de richesses qu'il ne s'en verraient attribuer spontanément par les règles du marché du travail. .. DSK, comme tous les socialistes, était un partisan convaincu de la régulation bureaucratique de l'économie-C'est ainsi qu'il a été,davantage que Martine Aubry, à l'origine du projet des 35 heures.

-DSK avait néanmoins une image de moderniste.Maissurquoi donc se fondait-elle? Son obsession des plus values ? Son opposition à un régime transparent mais favorable des stocks options ? Son niet à la retraite par capitalisation ? Certes, il a dû procéder à quelques privatisations qui lui ont valu les faveurs de la bourse. Mais il y était contraint. Et il est allé beaucoup moins loin que ses collègues anglais,allemand, italien, espagnol ou, portugais.

Un socialiste comme Pierre Beregovoy,avant1993,pouvaitse prévaloird'avoirentraîné ses amis sur le terrain des réussites du capitalisme libéral, de les avoir mis sur lechemin de la social-démocratie réaliste. DSK n'a aucun titre à faire valoir dans ce domaine:

 

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L'avènement de l'ère de la liberté !

Par David Boaz

La doctrine de la liberté, ou «libertarienne »,reconnaît à chaque individu le droit de vivre sa vie comme il l'entend, à condition qu'il respecte ce droit chez les autres.

Les «libertariens» sont attachés au droit de chacun à la vie, à la liberté et à la propriété - que tout un chacun possède naturellement et ce, bien avant la création des gouvernements. Dans cette optique, toutes les relations humaines doivent être volontaires, les seules actions que la loi puisse interdire relevant de l'usage unilatéral de la force - dans les cas de meurtre, viol ,vol, rapt et fraudes.

La plupart des gens souscrivent à cette éthique et essayent de la mettre en pratique dans leur vie. Or, pour les «libertariens», elle devrait s'appliquer aussi bien aux actes des gouvernements que des citoyens individuels. Les gouvernements devraient s'attacher avant tout à protéger les droits, à nous protéger de l'usage indu de la force. Lors qu'un gouvernement pratique la contrainte contre ceux qui n'ont en rien violé les droits d'autrui, il viole lui-même les droits. C'est ainsi que les «libertariens» condamnent les procédés gouvernementaux tels que la censure, la conscription, la confiscation de la propriété et la réglementation de notre vie personnelle et économique.

On objectera que dans le monde actuel, avec ses désordres et ses dissensions, le gouvernement a une plus vaste mission que la simple protection des droits. Il nous semble qu'il n'en est rien, et qu'au contraire, plus le monde se modernise et se complique, mieux l'attitude «libertarienne » fonctionne- Être «libertarien » ne veut pas dire être passéiste, mais mettre en oeuvre une philosophie - et plus encore une démarche concrète - pour le futur. Il s'agit d'un mouvement d'avant-garde, et non pas de réaction.

La philosophie "libertarienne" est certes ancienne, mais, structurée autour de l'idée de liberté, dans le cadre de la loi et du progrès économique, elle correspond particulièrement bien au monde nouveau et plus dynamique qui s'offre à nous.

Tout d'abord, nous pourrions connaître une prospérité encore plus grande-Si notre économie se développait au rythme qu'elle a connu de 1945 à 1973, notre PIB serait plus important de 40 % ! À l'ère de la mondialisation et des progrès technologiques intensifs, notre croissance devrait connaître un rythme plus rapide-En s'appuyant plus fermement sur les marchés et l'effort individuel, l'on créerait plus de richesses pour tous, ce qui est particulièrement important pouffes plus démunis aujourd'hui.

Ensuite, notre gouvernement est devenu beaucoup trop puissant, et menace de plus en plus notre liberté. Le gouvernement taxe trop, réglemente trop, interfère trop.

Enfin, dans un monde en perpétuel changement où tout un chacun aura accès sans restrictions à l'information, les bureaucraties centralisées etles réglementations contraignantes perdront tout contact avec les réalités de l'économie - L'existence de marchés mondiaux permet aux investisseurs de cesser d'être les otages de gouvernements nationaux et de leurs systèmes fiscaux confiscatoires. En se développant, les autoroutes de l'information permettront à un plus grand nombre de travailleurs d'échapper à une taxation trop lourde ou à d'autres pratiques gouvernementales inquisitoriales.

Au XXIe siècle, les nations prospères seront celles qui auront su attirer des gens productifs. A ce futur sans limites doit correspondre un gouvernement limité.

Partout dans le monde les peuples constatent la tyrannie et le manque d'efficacité inhérents à la planification étatique.

Les concepts essentiels du «libertarianisme»ont mûri pendant des siècles. On en trouve les prémices dans la Chine antique, en Grèce et en Israël; ils ébaucheront leur forme moderne aux 17e et 18eme siècles dans les écrits de John Locke, David Hume, Adam Smith, Thomas Jefferson et Thomas Paine.

Individualisme

Les «libertariens» placent l'individu au centre de la construction sociale. Seuls les individus font des choix et assument la responsabilité de leurs actes. La pensée «libertarienne» met en valeur la dignité de tout individu, avec ses droits et ses responsabilités. Et l'extension progressive de cette dignité à des groupes de plus en plus nombreux - femmes, membres de diverses races ou religions- est l'un des grands triomphes « libertariens » du monde Occidental.

Droits de l'individu

En tant qu'agent moral, l'individu a droit à la sécurité dans son existence, sa liberté et sa propriété. Ces droits ne sont pas concédés par un gouvernement ni par la société; ils sont inhérents à la nature de l'être humain- La jouissance de ces droits va de soi ; à ceux qui veulent en dépouiller l'individu de s'en expliquer.

L'ordre spontané

La survie et la prospérité des individus exigent que la société soit ordonnée. Il est trop facile de prétendre que l'ordre doit être imposé par une autorité centrale, comme s'il s'agissait d'organiser une collection de timbres ou une équipe de football. Or, l'analyse sociale « libertarienne » a su discerner qu'en société l'ordre naît spontanément, de l'effort conjugué de milliers ou de millions d'individus coordonnent leurs actions à la poursuite d'un but-Toutes les institutions les plus importantes delà société humaine- langage, loi, argent et marchés- se sont développés spontanément, sans direction centrale. Les multiples associations que comprend la société civile sont créées dans un objectif précis ; mais la société civile elle-même est spontanée et ne répond à aucun objectif.

L'autorité de la loi

La doctrine «libertarienne» n'est ni libertinage, ni hédonisme. Loin de prétendre que «tout un chacun peut faire ce qu'il veut sens que quiconque puisse y redire»,elle propose une société de liberté dans le cadre de la loi, où les individus peuvent vivre à leur guise tant qu'ils respectent les mêmes droits chez autrui. L'autorité de la loi signifie que les individus sont gouvernés par des règles légales applicables d'une manière générale, nées spontanément et non d'ordres arbitraires, et que ces règles entendent garantir aux individus leur liberté de vie, et non tendre vers un but spécifique.

Un gouvernement au pouvoir restreint

Afin de protéger les droits, les individus forment des gouvernements, qui se sont révélé une institution dangereuse. Les«libertariens» veulent diviser et limiter le pouvoir, en s'attachant particulièrement à limiter le gouvernement, le plus souvent grâce à une constitution écrite énumérant et limitant les pouvoirs que le peuple délègue au gouvernement . Imposer des limites au gouvernement est le fondement politique de là doctrine «libertarienne»,et l'histoire nous montre que c'est la dispersion du pouvoir, en Europe particulièrement, qui a fait naître la liberté individuelle et une croissance économique soutenue.

Liberté des marchés

Pour assurer leur survie et leur prospérité, les individus doivent se livrer à une activité économique. Le droit à la propriété entraîne celui de l'échanger par consentement mutuel- À des individus libres correspond le système économique des marchés libres, indispensables à la création de richesses-Les « libertariens » ont la conviction que les peuples seront à la fois plus libres et plus prospères si l'on minimise l'intervention gouvernementale.

Vertus de la production

L'élan « libertarien » que connut le XVIIe siècle provenait en grande partie d'une réaction contre les monarques et aristocrates qui vivaient des efforts de production des autres. Ce mouvement entendait défendre le droit des travailleurs à conserver les fruits de leur labeur et fit naître le respect de la dignité du travail et de la production. L'évolution de l'analyse « libertarienne » en vint à diviser la société en deux grandes classes: ceux qui produisaient de la richesse et ceux qui l'arrachaient par la force. Ainsi Thomas Paine écrivait-il : « II y a deux classes distinctes d'hommes dans la nation, ceux qui paient des impôts, et ceux qui les reçoivent et en vivent ».À notre époque, les «libertariens» défendent le droit qu'ont ceux qui produisent de garder ce qu'ils gagnent, contre une nouvelle catégorie de politiciens et bureaucrates qui veulent s'emparer de leurs gains pour les redistribuer à ceux qui ne produisent pas.

Harmonie naturelle

Les «libertariens» croient à l'existence d'une harmonie naturelle d'intérêts parmi les membres pacifiques et producteurs d'une société équitable. Il arrive que les plans de tel ou tel individu - prendre un travail, démarrer une entrepris ,acheter une maison, etc.- contre disent ceux des autres, et le marché nous oblige souvent à changer nos plans. Mais nous profitons tous de l'opération du libre marché, et il n'y a aucune raison pour que des conflits s'élèvent entre agriculteurs et marchands fabricants et importateurs. C'est seulement lorsque le gouvernement se met à distribuer des récompenses à la suite de pressions politiques que se développent des conflits entre groupes, que s'exacerbe la course au pouvoir politique.

La paix

Les "libertariens" se sont toujours farouchement opposés au fléau qu'est la guerre. Ils savaient que la guerre apportait partout mort et destruction, brisait la vie familiale et économique, et livrait plus de pouvoir à la classe dirigeante - ce qui pourrait expliquer que les dirigeants n'aient pas toujours partagé le désir de paix de leurs peuples. Certes les hommes et femmes libres ont à maintes reprises eu à défendre leurs sociétés contre les menaces étrangères; mais l'histoire du monde démontre que la guerre s'est faite le plus souvent l'ennemie commune des tenants de la paix et de la productivité dans les deux camps.

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Arrêtons-nous un instant pour nous adresser au lecteur sceptique, tenté d'accuser la doctrine "libertarienne" de n'être que le reflet conforme de la pensée moderne. Un monde « libertarien » n'aurait rien de parfait. On ne se débarrassera pas des inégalités, de la pauvreté, de la criminalité, de la corruption, du traitement inhumain de l'homme par l'homme. Mais, au contraire des visionnaires théocratiques, des utopistes socialistes ou des bricoleurs angélistes, les« libertariens» ne promettent pas la lune. Pour paraphraser Karl Popper, les tentatives de recréer le paradis sur terre ont invariablement abouti à l'enfer. C'est pourquoi les « libertériens» tendent non pas vers une société parfaite,  mais une société meilleure et plus libre.

Ils promettent un monde où vous, le citoyen, le meilleur juge, prendrez plus de décisions. Cela ne mettra pas fin à là criminalité, à là pauvreté ni à l'inégalité, mois les réduira considérablement...

Structurer l'utopie

Ne pouvant imaginer ce que sera notre civilisation dans un siècle, nous avons besoin, non d'une utopie, mais d'une société libre dont les membres puissent organiser leurs propres communautés.

Une société "libertarienne" serait capable de proposer d'innombrables versions de l'utopie, convenant à là diversité des êtres humains. Le gouvernement respecterait le droit des gens de faire leurs choix en fonction de là situation telle qu'ils là connaissent.

Tant que chacun respecterait les droits des outres, il serait libre de vivre comme il l'entendrait. Il aurait d'ailleurs le loisir de créer avec d'autres tel ou tel type de communauté.

Rien ne s'opposerait à ce que des individus se regroupent pour vivre selon des règles exigeant ou interdisant certains actes. Ces règles étant librement acceptées, personne ne renoncerait à ses droits, chacun se contentant d'intégrer une communauté qu'il pourra librement quitter- Une telle structure existe déjà : le système du marché permet de choisir entre de multiples biens et services, et beaucoup de gens ont déjà décidé du genre de communauté où ils souhaitent vivre. Une société libertarien ne multiplierait ces possibilités de choix en laissant l'individu et sa communauté prendre là plupart des décisions concernant leur façon de vivre, au lieu de permettre au gouvernement de trancher de tout, depuis des taux d'imposition exorbitants jusqu'à là réglementation de l'expression religieuse et des soins médicaux.

L'une des différences qui sépare la doctrine "libertarienne" du socialisme est qu'une société socialiste ne saurait tolérer l'existence de groupes pratiquant la liberté, alors qu'une société libertarienne laisserait volontiers des groupes de gens choisir le socialisme. Si un nombre, même considérable, de citoyens décidait d'acheter de la terre et de là posséder en commun, ils auraient toute latitude de le faire. L'ordre légal «libertarien» aurait pour seule exigence que nul ne soit forcé d'adhérer à ce choix ou de renoncer à sa propriété.

Dans une société de ce type, le gouvernement tolérerait, selon les mots de Léonard Read, «tout ce qui demeure pacifique »-Les communautés volontairement regroupées seraient en droit d'édicter des règles plus strictes, mais l'ordre légal de l'ensemble de la société ne punirait que les violations des droits des autres. En réduisant et décentralisant de façon radicale le gouvernement-en respectant entièrement les droits de chaque individu-il est possible de créer une société fondée sur la liberté individuelle et marquée par la paix, la tolérance, le sens de la communauté, la prospérité, la responsabilité et le progrès.

S'il est difficile de prédire à court terme l'avenir d'une société, à la longue, le monde admettra la nature répressive et rétrograde de la coercition, et les possibilités infinies qu'offre la liberté- Le développement du commerce, de l'industrie et de l'information a sapé les pratiques séculaires dont se servaient les gouvernements pour réduire les peuples en esclavage et commence à libérer l'humanité des nouvelles formes de contraintes et de contrats mis en place par les gouvernements du XXe siècle.

À l'orée d'un nouveau siècle et d'un nouveau millénaire, s'ouvre à nous un univers où tout est possible. Le simple principe d'un monde de marchés universels et de nouvelles technologies est déjà «libertarien ».

Ni un socialisme débilitant ni un conservatisme rigide ne sauraient produire la société libre, à la pointe de la technologie, que nous anticipons au XXIe siècle.

Si nous voulons un monde dynamique de prospérité et de perspectives, il nous faut en faire un monde « libertarien ».

Les principes simples et éternels de la Révolution Américaine - liberté individuelle, gouvernement restreint et marchés libres - acquièrent aujourd'hui une puissance, dans notre univers de communication instantanée, de mondialisation des marchés et d'accès plus ouvert que jamais à l'information, que Jefferson ni Madison n'auraient pu imaginer. La doctrine «libertarienne», plus que la simple structure d'une utopie, est le cadre propice pour notre avenir.

( Traduction de l'américain : Florence Austin )

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Election législatives de 2002: Jospin va trancher

La publication, attendue d'ici à la fin de l'année, de la population légale de la France, issue des résultats du recensement de mars 1999, doit entraîner un réajustement des circonscriptions législatives,avec ou sans changement du nombre des parlementaires. Car la loi dit que la répartition des parlementaires entre les départements est modifiée "après le deuxième recensement général suivant la dernière délimitation".

Pour l'éphémère institution du scrutin proportionnel en 1986, le nombre de députés des 96 départements de la France métropolitaine et des quatre départements d'outremer avait été porté de 484 à 570, auxquels s'ajoutent les sept députés des territoires et collectivités territoriales d'outre-mer. La répartition se fit sur la base du recensement de 1982.

Le rétablissement du scrutin majoritaire en 1988 n'a pas changé la répartition entre les départements.Celle ci a été conservée pour les scrutins de 1993 et de 1997. Depuis la dernière répartition il y a eu le recensement de 1990 et celui de 1999 (60,1 millions d'habitants, 58,4 en métropole et 1,7 pour les DOM). Il faudra donc la revoir la prochaine fois.

Plusieurs possibilités s'offrent au gouvernement. Soit reprendre strictement la règle déjà appliquée pour 1986 : on divise la population légale de chaque département par 108 000; on arrondit le résultat par excès et on attribue un minimum de deux députés à chaque département, y compris aux trois départements ayant moins de 108 000 habitants, la Lozère, la Guyane et les Hautes-Alpes. Dans ce cas le nombre de députés passerait, pour la métropole et les DOM, passerait de 570 à 609, la seine-et-Mame en gagnant trois, Paris en perdant un, et d'autres départements en gagnant un ou deux.

Si, pour une fois, les socialistes veulent faire des économies, ils peuvent, pour garder le nombre de 570 députés, porter le diviseur de 108 à 115 500. La métropole perdrait alors deux députés que gagnerait la Réunion. Deux départements métropolitains gagneraient deux députés, la Haute-Garonne et la seineet-Marne, Paris en perdrait deux.

Avec un diviseur de 15 000 on a 571 députés, 568 avec 11 6000 et 572 avec 1 14 800.

Ce sera à Lionel Jospin de trancher.

Mais attention : la loi ne fixe rien d'autre que les conditions de répartition des députés entre les départements. La dte répartition ne présume en rien du mode de scrutin qui sera retenu en mars 2002.

Beaucoup d'observateurs sont enclins à penser que le Premier ministre ne changera pas le mode de scrutin actuel-Mais c'est oublier qu'il a fait des promesses à ses alliés les communistes et les Verts, lesquels, on l'a vu récemment, commencent à s'impatienter et tiennent le passage du scrutin majoritaire au scrutin proportionnel comme une condition sine qua non de leur alliance.

Bien sûr, au scrutin proportionnel, comme en 1986, le Front National aurait probablement des députés. Mais qui peut s'imaginer que cela serait pour déplaire au parti socialiste...

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Vive la bourse

Tribune de Nicolas Courteille

La bourse bat record sur record. Aigris, les médias qui ne sont jamais en retard d'un train,annoncent qu'il est trop tard pour prendre le train en marche, et que de toute manière il va bientôt dérailler.

La bourse est réservée à des amateurs de risques,à des observateurs attentifs, à des intuitifs aussi.

La bourse est en outre une excellente thérapie. Elle oblige tout un chacun à se documenter à oser, à prendre des décisions.Analyser des données, un graphique,est un excellent exercice mental. Dans un pays où 15 % des gens sont estimés dépressifs, elle est un excellent antidote.

En plus, elle est politiquement incorrecte ! Rien de plus jouissif que d'exaspérer les imbéciles qui attendent la fin du capitalisme pour instaurer un Nouvel Ordre Communiste à tous les coins de rue et les maniaques de la fracture sociale (qui n'existait pas il y a dix, cent ou mille ans,c'est connu).., rien de plus provocateur que d'annoncer que l'on a gagné 10 ou 20 000 F suite à deux prises de décision habiles en l'espace de quelques jours. Dans un pays où l'on célèbre l'or, la pierre, l'administration et les transferts sociaux, participer à la grande aventure économique de l'humanité relève de la gageure.

Une grande partie de la prospérité américaine repose sur la bourse.

70 millions d'Américains jouent en bourse, contre cinq millions de Français, qui ne sont guère incités il est vrai à participer à l'ivresse américaine.

Artificielle, cette croissance ? Mais il y a longtemps, il y a des milliers d'années que l'homme a préféré l'artifice à la nature. Le moindre retour à la nature, depuis la gabegie rousseauiste, se solde toujours par une catastrophe pour les peuples.

Un krach boursier définitif apparaît impossible, aussi impossible qu'une disparition de la technologie et de la technique.Ou alors il faudrait des Khmers verts au pouvoir.

Le vrai problème de la bourse est le conseil. Il faut prendre ses décisions en fonction des informations dont on dispose. Mais ses décisions. Les journaux financiers donnent autant de bons que de mauvais conseils, comme les professionnels de la bourse. On nous demande d'alléger souvent trop tôt, ou de conserver des valeurs sous-cotées. Ilci, il ne faut pas se laisser prendre par des raisonnements spécieux, aller à la simplicité (pourquoi ne pas prendre un train en marche ?).

Et il faut suivre son intuition aussi bien pour les raisons thérapiques (se responsabiliser par rapport à sa prise de risques) que pour des raisons économiques : ne pas se laisser dicter ses choix par des experts. Suit-on les conseils des critiques de cinéma de Libération ?

Michelin? Mais Michelin a toujours profité du contribuable pour réaliser ses plans sociaux ! L'action Michelin a reperdu en quelques semaines les 12 % gagnés le jour de l'annonce de son énième plan de licenciement. Les entreprises qui rapportent en bourse sont les entreprises les mieux gérées, et qui souvent embauchent.

Alors ne nous faites pas la morale, messieurs les anti capitalistes !

 

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Pourquoi Lionel Jospin a laché DSK

Lionel Jospin apris ses distances avec Dominique.

Strauss-Kahn-C'est la raison pour laquelle,deux fois de suite, lors de la séance des questions orales au gouvernement à l'Assemblée Nationale, il a refusé de répondre personnellement aux questions de l'opposition.

C'est que l'affaire est plus grave qu'on le dit, même dans la presse qui en fait des gros titres de une.

On sait aujourd'hui que DSK, pour justifier a posteriori ses honoraires de 603 000 F, s'est laissé aller à commettre plusieurs faux, chacun constitutifd'une infraction dont la sanction, selon le code pénal peut aller jusqu'à trois ans de prison et 300000 F d'amende !

Et, quand l'ancien ministre aura bien démontré qu'il est effectivement intervenu dans cette sombre affaire de cession d'un holding immobilier en déconfiture, par une mutuelle étudiante, à un groupe, la Compagnie Générale des Eaux,dont la spécialité était à l'époque la concession se services publics, il faudra alors répondre à d'autres questions de fond, à peu prés jamais évoquées encore par les médias : qu'allait donc faire un responsable du PS dans cette affaire ?

Au point où en sont les choses, on ne peut qu'émettre des hypothèses.

Déja,en 1981,comme par miracle, les sociétés de distribution d'eau avaient échappé à la nationalisation. Sans doute parce que, jusqu'à la fin des années quatre-vingt-dù au moins, obligées qu'elles étaient d'être en contact permanent avec tous les potentats locaux, elles participaient largement au financement des partis politiques, de droite comme de gauche, et à tous les échelons. C'est pour les mêmes raisons que la CGE a racheté la filiale de la MNEF. Et encore pour les mêmes raisons que la CGE a versé des honoraires somptueux à l'élu de Sarcelles.

Tétanisée par ses propres affaires,

 

résultat de ses turpitudes, la droite parlementaire fait semblant de crier,

mais avec la voie cassée ! Les politiciens professionnels se tiennent les uns les autres par la barbichette....

Vive le changement dans la continuité

Laissons-les là, pour l'instant... Je reviens maintenant sur ma chronique de la semaine dernière.

D'abord pour préciser un point pratique. La légère modification de notre périodicité (40 numéros par an au lieu de 46, sans changement du natif d'abonnement, qui reste, comme depuis cinq ans fixé à 299 F), se traduit par une augmentation du prix au numéro, qui est passé de 6,50 F à 7,50 fr Mais il va de soi que ce changement ne s'applique qu'aux nouveaux abonnements ainsi qu'aux réabonnements. Tous les abonnements en

cours seront servis aux conditions en vigueur lorsqu'ils ont été souscrits,à savoir:toute personne ayant souscrit pour un an avantle 13 novembre 1999 recevra bien 46 numéros et non pas 40.

Ensuite vous avez été nombreux à réagir à l'aspect de notre nouvelle formule. Quelques-uns sont allergiques au rose. D'autres n'aiment pas la typographie, ou la forme de nos « puces »...

«Les 4 Vérités Hebdo » étaient « en rouge » jusqu'en décembre 1997.

Nous reviendrons un jour au bleu, à moins que nous passions au vert ou à l'orange... Tout journal doit changer sa maquette de temps à autre sauf à se défraîchir. Et il est judicieux de profiter de cette occasion pour introduire des améliorations, et c'est ce que nous avons essayé de faire, la principale innovation étant le passage à quatre colonnes, qui améliore grandement la facilité de lecture .Mais vous avez aussi été quelques uns à réagir au rappel de la ligne éditoriale de notre publication, d'ailleurs globalement pour l'approuver. Ma philosophie personnelle est exactement celle que reflète le texte de David Boaz que nous publions en pages centrales.

Quant à la stratégie poltique, c'est celle de l'entente à droite, sans exclusive aucune, y compris bien sûr avec ceux qui ne sont pas « libertariens » !

C'est une ligne qui semble convenir à nos 12.854 abonnés payants.Certains nous demandent d'aller plus loin et de transformer notre périodique en un organe plus militant, ou bien de fa re du « Comité pour l'entente à droite un véritable mouvement politique.

Toujours à la disposition de l'Entente a droite

Nous sommes à la disposition de toute initiative et de toute entreprise allant dans le sens de l'Entente à droite. Maisforce est de constater que, pour l'instant,aucune formation politique n'entonne cet air.

La sagesse nous incite à n'entreprendre que des projets ayant des chances raisonnables de succés... Journaliste depuis presque 30 ans,éditeur de presse depuis 21 ans, je sais développer certains journaux.

Il m'est arrivé de contribuer au succès de certaines associations. Mais les appareils pcàitiques puissants, structurés, efficaces et ouverts, dont la vraie droite plurielle a besoin, et qu'elle n'a pas, se situent sur un autre terrain.

Qui, pour l'instant, n'est pas exactement le mien...

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