4 vérites hebdo N°241 samedi 27 novembre 1999
Pour remettre l'administration à sa place, ce sera le parlement ou bien la révolution ! ...
Avec ses sep tmillions de fonctionnaires ou assimilés L'État, collectivités locales, organismes de sécurité social, associations sub ventionnées, emplois-jeunes...), sans compter les professions à statut, et tous les secteurs où,avan tmême la généralisation des 35 heures on réclame les 32 heures, et la retraite à 50 ans, la France détient quasimentle record du monde dela fonctionnarisation,avec un actif sur trois et 11 % de la population totale, nourrissons et vieillards compris.
Nous sommes sur la voie du «tutorat»: une situation où il y aura un fonctionnaire pour un salarié actif du secteur marchand et productif!
Et ce n'est pas une question d'alternance politique. Les gouvernements « de droite », de 1974 à 1981, puis de 1993 à 1997,y ont apporté leur généreuse contribution...
Pendant ce temps-là ,partout ailleurs dans lemonde (et même en chine!...) on dégraisse le mammouth. Pour se retrouver dans la moyenne des pays développés de même catégorie, la France devrait diminuer de moitié le nombre de ses fonctionnaires. Ce qui n'est pas du tout impossible : il suffirait, sur dix ans, pour les fonctionnaires d'État et des collectivités locales, de ne remplacer qu'une personne sur deux partant à la retraite, et, pour plusieurs catégories de fonctionnaires, procéder à un changement de statut pour passer d'un emploi à vie sans condition, qui pousse à l'irresponsablité ,à un emploi revocable, préalable à l'efficacité. Ce n'est pas révolutionnaire.
On l'a déjà fait en France (Air France, France Telecom, arsenaux...). Et nos voisins les Suisses supprimeront toute fonction publique, dés 2002.
Ce constat et cette nécessité font aujourd'hu il'objet d'un large consensus. Ce qui a pu être constaté encore lundi der nier à l'occasion des deuxièmes Assises nationales des contribuables (2 800 personnes rassemblées dansle grand auditorium du Palais des Congrès de la Porte Maillot à Paris).
Mais remettre l'administration à sa place comporte un préalable :son retour sous contrôle.
Aujourd'hui ses 900 corps sont autocontrôlés ,sans véritable autorité de gestion. Le pouvoir exécutif est largement son émanation. Le Parlement lui obéit. La société civile est sous tutelle.
Une alternance présidentielle Chirac-Jospin n'y changerait à peu prés rien. En attendant un hypothétique homme providentiel, ou une révolution, la seule solution semble être la réappropriation du contrôle de l'administration par le Parlement. C'est sa vocation et même sa mission.C'est ce que les électeurs (toutes tendances confondues) sont en droit d'exiger des parlementaires, en premier lieu. C'est ce que font déjà énergiquement les 120 000 adhérents de "Contflouables Asscociés"
Jacques Myard (RPF): un citoyen du monde souverainiste !
« C'est parce que l'État républicain est déliquescent qu'i lne contrôle plus la construction européenne et qu'il subit la mondialisation », tel est le point de départ du propos de Jacques Myard, 52 ans, député-maire de Maisons-Laffitte, responsable au RPF de Charles Pasqua des relations internationales, qui était le jeudi 18 novembre, au Procope, l'invité du Carrefour indépendant et libéral, animé par Yves-Marie Laulan.
l. « La déliquescence de l'État français est d'abord éthique ».
Nous n'avons plus de représentation de notre vouloir-vivre ensemble.
L'État n'est plus le garant vigilant d'un certain nombre de concepts qui ont fait notre société : justice, responsabilité, éducation, famille, langue française... autant de valeurs bafouées.
Nous raisonnons de plus en plus en termes de communautés : communauté des beurs, communauté israélite érigée en communauté à part, communauté des homosexuels. . .
Nous constatons l'incapacité de l'État à garantir la simple liberté d'aIler et de venir. Aujourd'hui c'est le politique qui abandonne le pouvoir. Et il s'en réjouit quotidiennement !
2." Parce que déliquescence de l'État, on assiste à la montée boulimique d'une Europe contre nature qui va à l'échec".
Les Européens, après s'être débarrassés du système communiste, sont en train de revenir à un système centralisé, mais cette fois purement technocratique, au profit de Bruxelles, sans aucun contrôle, où le pouvoir appartient totalement à un ménage à trois, qui est la Commission, la Banque centra le européenne et la Cour de justice, au mépris de tout le reste, y compris le Conseil des ministres et le Parlement européen.
3. "Parce que déliquescence de l'État mondialisation subie".
Nous ne sommes pas contre la mondialisation. De la même façon que nous avons besoin d'un échelon européen, à la condition qu'on en contrôle le processus, nous sommes bien sûr dans un monde d'interdépendance internationale. Il n'y a rien de nouveau, même avec Intemet ! Ce qui est nouveau c'est que nous sommes pieds et poings liés dans un processus qui nous échappe et que nous subissons.
On est en train de reconstituer une négociation mondiale de bloc à bloc où la France ne sera même pas présente en tant que telle à la table des négociations. Nous avons besoin de négociations mondiales, mais la France doit garder sa souveraineté.
Même aux États-unis, Les États de l'Union ont conservé la possibilité de fixer leur propre fiscalité locale. En Europe, pour la France, ce pouvoir à déjà disparu. L'uniformisation n'a rien à voir avec la création d'un grand marché.
C'est la démocratie qui est en jeu, c'est-à-dire la possibilité pour un peuple d'élire des représentants qui auront effectivement le pouvoir de réglementer et de gérer les affaires publiques.Car aujourd'hui les représentants du peuple ont perdu ce pouvoir. Chacun pourrait reprendre le mot de Montesquieu : "j'étais empereur et on m'a fat patron de galére! ".
Ce qui avait été décrit par Platon comme le cycle de la dégénérescence des systèmes politiques est largement entamé
. La démocratie française est très menacée. Et à certains égards elle est déjà morte ! (Extraits et résumer ).
Garantir la concurrence: un principe ayant valeur constitutionnelle
Aujourd'hui ,plus de 60% des Français sont favorables à la concurrence et ce chiffre a tendance à augmente rréguliérement. Ca rles Français savent maintenant que la suppression dela concurrence est une des raisons essentielles de l'effroyable èchec du communisme.
Côté producteur,la concurrence est exigeante, mais finalement bénéfique.
La concurrence pousse tous ceux qui y sont soumis à donner le meilleur d'eux-mêmes pour satisfaire le mieux possible les désirs de leurs clients.
L'absence de concurrence développe au contraire notre médiocrité naturelle et nous pousse à être de moins en moins au service des autres.
La concurrence dynamise les entre prises, comme elle pousse tous les membres d'une équipe defootball ou de rugby à donner le meilleur d'eux-mêmes pou regagner .L'absence de concurrence nous maintient dans un ètat statique.
La concurrence contraint toujours les entreprises à baisser leurs prix- Elle les pousse à utiliser au mieux les capitaux et les salariés dont elles disposent. Elle s'oppose ainsi aux gaspillages, donc à une rémunération trop élevée des actionnaires ou des salariés,du capital ou du travail.
La concurrence pousse en permanence à améliorer la qualité de ce qui est produit. À prix égal, la compagnie aérienne qui offre le plus de sécurité ou le plus de confort sera préférée aux autres.
La concurrence pousse à mettresur le marché des produits nouveaux, car un produit nouveau, tant qu'il n'est pas copié, donne une situation de monopole, donc permet de mieux rémunérer et le capital et le travail.
La concurrence donne à l'actionnaire ou à l'employé la liberté de choisir l'entreprise dans laquelle il se sentira le mieux, financièrement et humainement.
Finalement,la concurrence nous pousse à faire l'effort de satisfaire le mieux possible l'autre dans notre métier.
Et ceci est bon.
Côté consommateur, la concurrence est trés bénéfique. La concurrence donne au consommateur une liberté fondamentale : celle de choisir ce qui satisfait le mieux ses désirs, Le monopole supprime tout choix. L'innovation, fille de la concur rence, offre aux consommateurs un
nombre de produits ou de services de plus en plus grand.
La concurrence, en abaissant les prix, enrichit tous les consommateurs.
La concurrence garantit aux consommateurs le meilleur service possible au moindre coût .Sans concurrence, le doute est toujours possible.
Enfin,la concurrence protége la sécurité des consommateurs. Elle élimine les incompétents dangereux. Si un laboratoire privé avait continué à vendre du sang contaminé,aurait-il encore aujourd'hui des clients?
un État qui élimine la concurrence ne peut pas être un État au service du bien commun. Le monopole étatique maintient le pays dans la médiocrité. Il est donc préférable de mettre en concurrence la Sécurité Sociale, les Hôpitaux Publics ou l'Éducation Nationale. Ces « Services publics à la Française » mis en concurrence pourront alors prouver qu'ils sont vraiment les metteurs,comme beaucoup le croient ou le prétendent. S'ils en sont incapables, ils seront éliminés parla concurrence.
À l'État d'organiser cette concurrence,tout en offrant à tous l'accès à l'éducation ou aux soins. .
La mondialisation ennemis et partisans
Tribune libre de Nicolas Courteille
Il y a deux ans, Viviane Forrester publiait son essai bouffon L'Horreur économique.
Cet accès de crétinisme germanopratin rencontra évidemment un succès immense : 370 000 exemplaires, des dizaines de traductions, une aura médiatique sans précédent-Pas d'erreur, on était bien en France.
La thèse de Forrester inspirée par les Guignols de l'Info, était simplissime, comme un poème de Victor Hugo (les textes de Rimbaud, à qui elle déroba le titre, sont infiniment plus subtils et complexes) :la mondialisation est un nouveau nazisme. Nous allons tous en crever ,les enfants du tiersmonde vont être enlevés pour leurs organes, les Français vont s'asiatiser, les multinationales sont un nouvel ordre noir.
Deux ans après cette charge bouffonne, on fait le bilan. L'euro fait le bonheur de la France, la BCE gère parfaitement les taux européens, le chômage baisse rapidement, les entreprises n'ont jamais été si rentables.
Certes, ce grand bonheur ne fait pas l'affaire de tout le monde : le catas trophisme marxiste de l'après-mur de Berlin ne se résout pas à cette bonne marche de l'économie. Et comme il gangrène les médias, il donne une vision tragicaide de l'économie. Les rares journalistes partisans de l'économie de marché ,Jean-Pierre Gaillard, Jean-Marc Sylvestre, sont ridiculisés par les Guignols ou Charlie-Hebdo. Ils passent pour des ringards, ce qui est quand même un comble.
Il y a quelques mois, je me demandais dans ces colonnes si le capitalisme n'était pas de gauche. Il y a un paradoxe en effet : pourquoi les médias, qui appartiennent maintenant à de grands groupes pour la plupart,mettent-ils en avant des idéologies de gauche ?
Un article de Libération (Libé du 10.11. 99) nous donne un début de réponse. Un cinéaste d'extrême gauche américain, Michaël Moore, est interviewé; il déclare : "Mon film a été acheté par Miramax. Roger and Me a rapporté 20 millions de dollars à la Wamer. J'anime un show télévisé financé par Rupert Murdoch. Ça lui rapporte environ quatre à cinq millions de dollars de pub pour une heure d'émission... La question est donc : pourquoi me donnent-ils de l'argent alors que je veux les détruire ?
Ils croient qu'ils ont tellement bien réussi à ramollir l'esprit des gens qu'ils sont convaincus que les spectateurs ne quitteront pas le cinéma pour faire une émeute... ». Moore ajoute à propos de Nike : "Ils m'offraient 25 000 dollars pour faire une pub Nike dans laquelle je les attaquerais. "
Cette interview est lumineuse. le capitalisme est malin et il promeut ceux qui le critiquent : cela lui rapporte plus d'argent que ceux qui le défendent, et qui passent pour des chiens ou des salauds sartriens- Je pense à ce texte de Guy Milliére, dans ces colonnes, qui évoque les intellectuels libéraux marginalisés en France. Mais le capitalisme n'a pas besoin d'être défendu. Il a besoin d'être attaqué et nargué pa rdes bouffons, comme les anciens rois de France. Ce qui ne le tue le rend plus fort.
Avis aux intellectuels qui ne veulent plus être marginalisés, comme Guy Millière ou moi-même : il vaut mieux être d'extrême-gauche pour être célèbre. C'est dans l'intérêt du système.
Pour le reste, le vrai libéral doit faire fortune ou créer une entreprise, comme beaucoup de mes amis l'ont fait.
Chute du mur de Berlin: les leçons de l'histoire
Le 9 novembre fut, comme on sait, le dixième anniversaire de la chute du mur de Berlin. L'événement fut beaucoup commenté dans la presse et à la télévision. Il fut largement question du rôle que jouèrent Helmut Kohl et Mikhail Gorbatchev à l'époque-On évoqua quelquefois les dissidents de l'ex Allemagne de l'Est. Jamais ne fut évoqué l'acteur principal de ce qui s'est joué alors,et ce doit être relevé car l'omission n'est pas fortuite.
Dès 1980, neuf années avant la chute susdite, le président des ÉtatsUnis nouvellement élu, Ronald Reagan tint un discours clair sur l'Union Soviétique.Ce discours clamait que l'empire soviétique était l'empire du mal, l'une des pires abominations qui se soit abattue sur le genre humain. Ce discours clamait aussi que les dernières pages de l'histoire de cet empire étaient en train de s'écrire et que le point final serait mis d'autant plus vite à cette histoire que le monde occidental en général et l'Amérique en particulier trouveraient à nouveau la force et la détermination d'affirmer les valeurs de la liberté.
À l'époque, tous ceux qui se réjouissent aujourd'hui de la chute du mur pensaient que l'empire soviétique allait durer longtemps encore, et tous prenaient Ronald Reagan pour un irresponsable et un débile. Reagan a mené pendant les huit années de sa présidence une politique de réarmement matériel et moral. Cette politique a ébranlé l'Union Soviétique et l'a conduite à la débâcle. Gorbatchev n'est venu sur le devant de la scène que poussé parle Parti communiste soviétique,avec pour fonction de tenter de sauver ce qui pouvait l'être encore. ll a échoué .Kohl ne croyait pas vraiment à la politique Reagan : il a été le bénéficiaire un peu passif d'un processus qu'il aurait été bien en peine d'impulser ou même d'imaginer.
Voir un événement aussi important que le commencement de la chute du système soviétique porté au crédit d'un homme qui a connu l'écheç et d'un autre homme qui a seulement profité d'un effet d'aubaine et volé au secours de la victoire pourrait prêter à souri re s'il n'y avait pas là fa1sification des choses, et si cette falsification n'avait pas pour fin de disséminer une vision édulcorée de la
réalité.
Castro ne partira pas tout seul !
Aucun totalitarisme ne s'est jamais effondré par la bonne volonté de ses dirigeants, et c'est plus que jamais notre tâche de le répéter et de le répéter encore. Aucun total itarisme ne s'est jamais atténué ou transformé grâce à une politique d'apaisement ou de lâcheté, et c'est aussi notre tâche de le répéter et de le répéter encore.
Ce n'est enfin, que lorsque les occidentaux se montrent fermes, déterminés, sûrs de la supériorité des valeurs de liberté que l'oppression et l'abomination peuvent reculer : ce fut le message de Ronald Reagan.
Dix ans après la chute du mur, on oublie ce message, on en revient aux vieilles attitudes cauteleuses.
On reçoit les héritiers de Mao et de Khomeiny- Avec, à l'époque, des dirigeants politiques tels que ceux qui gouvernent aujourd'hui la France, l'Allemagne ou les États Unis, le mur ne serait jamais tombé. Avec, aujourd'hui, les dirigeants politiques qui gouvernent la France, l'Allemagne et les États-Unis, les totalitarismes subsistant peuvent durer et se renforcer. Qui ne tire pas les leçons des drames du passé se condamne à les voir se répéter, notait le philosophe George Santayana au début de ce siècle... .
Vive le RPR !
Personnellement, je regrette que l'élection au suffrage universel direct - et apparemment dans des conditions correctes - du futur président du RPR n'ait pas eu lieu dans le cadre d'un scrutin à un seul tour.
Non seulement parce qu'ainsi on aurait connu plus tôt le résultat..., mais aussi, et surtout, parce que les manoeuvres inévitables - mais vaines - pour essayer de sauver le candidat officiel de l'Élysée auraient ainsi été évitées.
La démocratie,simple et efficace, c'est l'élection à un seul tour.
Elle permet de découragerles candidats qui ne se présentent que pour effectuer un simple tour de piste. Elle contraint l'électeur à choisirtout de suite le candidat à la fois le plus proche de lui et le plus crédible à ses yeux.
Personne ne doute qu'une élection à un seul tour aurait dési gné tout de suite Michèle AlliotMarie plutôt que Jean-Paul Delevoye. Son autorité eut été plus forte. La claque infligée à Jacques Chirac eut été plus sévère encore...
Ce regret étant exprimé, il convient, je crois, de féliciter Philippe Séguin, éphémère président de ce parti politique, d'avoir laissé en partant de la rue de Lille cette grenaille dégoupillée-Car son explosion est susceptible de modifier sensiblement, davantage qu'on le croit, la vie politique française.
D'abord, au RPR, on ne va pas en rester là. Patrick Devedjian ne s'est rallié à Michèle Alliot-Marie que sur sa promesse de soumettre désormais toutes les candidatures à des fonctions électives au suffrage direct des militants. Y compris pour la Mairie de Paris...
Un président élu au suffrage universel direct aura en outre une autorité qu'il ne pourra galvauder.
Quelle que soit sa personnalité propre. Même influençable, il le sera moins, placé qu'il sera sous le contrôle direct des militants.
Ensuite, dans toutes les autres formations politiques, où les militants vont évidemment faire pression pour obtenir le même niveau d'expression directe et de démocratie interne. On imagine les dégâts vertueux, que ce soit au FN, au parti communiste, et même au PS ou à l'UDF...
Il ne s'agit pas seulement de l'autorité des responsables des formations politiques, de leur indépendance, mais aussi de leur écoute par rapport aux militants et à travers eux de l'opinion publique.
Car les militants du RPR, pour la plupart, sont tout aussi furieux que l'électeur moyen de base (et de droite) de la trahison de leurs chefs, de leur propension à faire l'inverse de leurs promesses, à chanter la société de liberté et à nous enfoncer, dés qu'ils le peuvent, dans le collectivisme, toujours de plus en plus réglementé.
Ne rêvons pas : la démocratie directe n'est pas la panacée,'ni au niveau de l'État ni à celui des partis.
Encore faut-il des règles morales admises et partagées qui ne relèvent pas du suffrage universel.
Peut-être que, même au suffrage universel direct, Chirac aurait été le président du RPR qu'il a été, et aussi le même candidat en 1995.
Peut-être y aurait-il eu le même Juppé. Mais peut-être aussi la majorité parlementaire eut été moins docile, peut-être que les traités européens auraient été soumis à référendum...
L'élection directe par les militants des responsables des partis politiques, associée à la désignation de la même façon des candidats aux élections, partielles ou générales, ne garantirait pas aux Français la mise en oeuvre d'une politique conforme à leurs voeux comme à leurs intérêts. Mais ce serait néanmoins une avancée très significative, qui devrait faciliter en tout cas la pression de la société civile sur la nomenclature politique et, à partir de là, la réappropriation du pouvoir de contrôle de la sphère publique par les élus, par le Parlement en particulier, contre les appareils auto-contrôlés-..
Que toutes ces perspectives optimistes se réalisent, et j'adhère au RPR. Foi d'animal !.