Sommaire des 4 vérités hebdo N°245 samedi 25 décembre 1999

 

Le grand bond en avant du 1er janvier 2000: la France va changer de régime politique !

Au 1er janvier, dans la quasi indifférence générale, la France va changer de régime social et politique. Car, comment qualifier autrement la mise en oeuvre à la fois de la Couverture médicale universelle et de la loi sur les 35 heures?

Avec la première, six millions de Français vont bénéficier d'une couverture sociale complète, y compris une assurance complémentaire, qui sera plus généreuse pour les personnes sans emploi que pour celles qui travaillent, même parfois avec des revenus moindres. Avec la seconde - qui concerne les entreprises de plus de 20 personnes, mais qui concernera tout le monde en 2002 chaque salarié va pouvoir s'imaginer travailler moins, pour le même salaire, et ce, quelles que soient ses horaires actuels, les fonctionnaires à moins de 32 heures étant bien sûr décidés à ne pas se laisser rattraper par leurs nouveaux émules!

Jamais un gouvernement socialiste, révolution violente mise à part, n'avait osé franchir en un jour un tel changement. En 1981, au temps du peuple de gauche triomphant, le 1er gouvernement de François Mitterrand avait osé le passage des 40 aux 39 heures, puis la retraite à 60 ans.

Jospin a décidé de passer un autre braquet. Nous étions dans un pays où plus de la moitié de la population - et sans doute des électeurs - vivent de l'État, de ses salaires, de ses aides, de ses subventions, de ses prestations, sous l'aile d'un statut public protecteur. Nous voici dans un pays où à peu près plus personne, quelques rebelles mis à part, ne peut soutenir qu'il peut vivre sans l'État.

Nous étions au bord de l'assistanat généralisé. Nous avons fait un grand pas en avant!

Les socialistes français, comme tous les politiciens professionnels, depuis toujours, cherchent le secret du pouvoir perpétuel. lis n'ont toujours pas encaissé leurs échecs de 1986, de 1993 et de 1995. lls auraient pu se mettre en tête de devenir de bons gestionnaires, réalistes et empiriques, solidaires juste comme il faut, comme les travaillistes britanniques. lis ont préféré enfourcher leurs vieilles lunes :

égalitarisme, interventionnisme, redistribution, réduction artificielle du temps de travail. On ne redresse pas les bananes !

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Le progrès social doit-il être naturel ou réglementé ?

Les socialistes sont tous et toujours des constructivistes. Certains veulent aller contre la nature, et alors ils "se plantent", dans les pires collectivismes, fatalement génocidaires. Les exemples anciens abondent. Les cas contemporains se nomment "Cuba", Corée du "Nord"... D'autres prétendent "anticiper" sur la nature, et alors ils ne font que retarder des évolutions séculaires qui se seraient mieux faites sans leurs maladroites interventions.

Il en est ainsi des "normes sociales" internationales, ou, au plan interne, des « 35 heures ».

Le travail des enfants, dans les pays du tiers-monde, est un objet de scandale pour beaucoup de bonnes âmes occidentales. Mais le meilleur moyen de l'éradiquer est il de l'interdire, si tant est que cela soit possible, ou au contraire, par le développement des échanges commerciaux, de faire évoluer les pays concernés afin que leur développement économique les amène, par le progrès de l'instruction, à mettre à l'école plutôt qu'à l'atelier les classes d'âge de leurs adolescents ?

Les socialistes français, par démagogie, ont fait des 35 heures leur cheval de bataille pour les élections présidentielles de 2002.

Leur argument consiste à dire que le progrès économique s'est toujours accompagné d'une réduction de la durée du travail. Il suffirait donc d'anticiper sur ce progrès pourl'accélérer.

Le raisonnement est en forme de syllogisme : le progrès technique se traduit par la réduction du temps de travail; toute réduction du temps de travail découle du progrès technique; toute réduction du temps de travail accélérera le progrès technique.

C'est le raisonnement constructiviste par excellence.

De la même façon Keynes disait, alors que la politique monétaire était à son époque entièrement manipulable, qu'il suffisait d'accroître la quantité de monnaie mise en circulation pour faire repartir l'économie.

Et tant pis pour l'inflation et l'appauvrissement des épargnants, et de l'investissement qui s'ensuit nécessairement !...

Oui la réduction du temps de travail est une tendance séculaire ! Non la réduction artificielle, par anticipation, de ce temps de travail ne peut absolument pas bouster l'emploi et la prospérité ! Car, dans le processus économique, il faut que la richesse ait été préalablement créée avant qu'elle puisse être redistribuée !

La réduction séculaire du temps de travail n'était en d'autre que le partage des gains de productivité : une partie en augmentation des salaires et une autre en augmentation du temps libre. Si on fait l'inverse il n'y a tout simplement rien à redistribuer.

Or la diminution, du temps de travail n'est pas en soi un facteur de productivité. Sauf quand elle s'accompagne d'un accroissement de la flexibilité. C'est la raison pour laquelle il fallait laisser aux entreprises le soin et le temps de négocier cas par cas des accords spécifiques.

Au temps d'lntemet pour tous, la libre négociation des horaires de travail s'impose. Le carcan de la durée légale de travail est une vieille lune. Difficile à mettre en oeuvre, impossible à contrôler. Contre-productive. Elle revient à contraindre un peu plus les relations du travail quand il conviendrait de les libéraliser. C'est une innovation littéralement rétrograde.

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La Banque de France gaspille 10 milliards de F par an !

La dernière étude de l'iFRAP* - qui est aussi la 65e produite par cet institut privé de recherches économiques - porte sur la Banque de France, et s'efforce d'établir une comparaison avec deux banques centrales qui ont la réputation d'être bien gérées : la Banque d'Angleterre et celle du Canada.

Mais sur quel critère peut-on dire qu'un institut d'émission est bien géré ? S'agissant d'un établissement dont les recettes sont presque toutes liées au fonctionnement de monopoles (Prêts au Trésor ou à l'État, gestion des réserves de change, établissement de la balance des paiements...), la seule mesure de sa gestion se trouve du côté de ses dépenses, particulièrement celles de personnel.

Or, non seulement la Banque de France dispose d'effectifs pléthoriques, 17 238 personnes (dont 966 directeurs), six fois ceux de la Banque d'Angleterre et dix fois ceux de la Banque du Canada, mais encore, ceux-ci ont diminué de moitié en Grande Bretagne depuis dix ans et de 27 % depuis trois ans au Canada, et de 5 % seulement pour la banque française depuis neuf ans. Dans le même temps l'informatique a permis partout de réaliser des gains de productivité considérables. Et surtout, depuis le 1er janvier 1999, elle n'a plus la responsabilité de la politique monétaire, dévolue à la Banque Centrale Européenne...

Où est l'erreur ? l'iFRAP a pu se procurer deux documents qui lui ont permis d'effectuer des comparaisons fonction par fonction.

- Pour imprimer un billet de banque, il en coûte trois fois plus cher en France qu'en Grande Bretagne!

- La Banque de France emploie près de 2 000 personnes pour faire des études sur les bilans des entreprises qui font parfaitement double emplois avec les études réalisées par des entreprises privées à partir des comptes déposés aux greffes des tribunaux de commerce. C'est une survivance du temps où l'escompte d'effets commerciaux était la pierre angulaire du crédit aux entreprises. Du coup, quand la Banque d'Angleterre emploie 10 personnes, on en compte 1 902 en France !

- Il y aurait trois fois plus d'informaticiens qu'à la Banque d'Angleterre...

- Les charges d'amortissement des immobilisations sont cinq fois supérieures à celles de la Banque anglaise et dix fois celles de la banque canadienne...

Le laxisme de la gestion de la Banque de France est surtout manifeste au niveau des salaires et des conditions de travail.

D'après le dernier bilan social de l'entreprise, le salaire moyen était de 18 936 F par mois. Les droits à congé dépassent ceux de toutes les autres entreprises françaises, la pension de retraite est en moyenne supérieure de 91 % à ce qu'elle est pour un retraité du régime général et le Comité d'entreprise est encore mieux doté que celui d'EDF (23 000 F par salarié, contre 16,000)!

Pourquoi une telle situation?

l'iFRAP propose une explication : il y aurait un accord tacite entre les dirigeants de la banque et les syndicats. En échange de conditions de salaires et de travail très privilégiés, les seconds s'abstiennent de dénoncer les salaires et les avantages annexes très exagérés de la Direction.

En somme, la Banque de France serait gérée comme une petite France : sur la base d'un accord honteux entre les syndicats stipendiés et une nomenclature issue de la haute fonction publique...

 iFRAP ( Institut français pour la recherche sur les administration publiques ) 8, rue d'Uzés, 75002 Paris.

Tel: 01-42-33-29-15

Fax: 01-40-26-47-19

Abonnement annuel: 400 fr

Frédéric Bastiat ( impossible à scanner )

Reportez vous à la section documents: "Frédéric Bastiat"

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Charles Millon veut faire de la Droite libérale Chrétienne un PS de droite !

Le premier objectif que je me suis fixé a été de restaurer un vrai clivage politique dans notre pays. Ce qui suppose la réhabilitation du mot « droite ». Si « la gauche » existe il est indispensable que des hommes et des femmes se reconnaissent dans un courant politique « de droite ». Or la plupart des hommes politiques de la droite et du centre nous expliquent qu'ils sont à la fois de droite et de gauche. C'est le cas des gaullistes, mais aussi des libéraux et des nouveaux souverainistes.

Par contre quand vous vous tournez vers la gauche, vous ne trouvez personne pour vous dire qu'il est à la fois de droite et de gauche. Eux, ils sont à gauche et assument leur positionnement!... » C'est ce qu'a tenu à indiquer Charles Millon, en commençant son intervention, jeudi dernier 16 décembre, devant le Carrefour indépendant et libéral animé par Yves-Marie Laulan, dont il était l'invité.

« Le deuxième objectif était de permettre à cette droite de devenir une force d'alternance, ce qui suppose qu'elle se rassemble, au-delà de ses différences. Mais, depuis deux ans, plus on appelle au rassemblement, plus on assiste à la division!

C'est révélateur d'une décomposition, préalable à une recomposition.

La droite vit ce que la gauche a vécu elle-même dans les années soixante soixante-dix, où on voyait un parti politique, la SFIO, se déliter, et d'autres organisations apparaître ».

Cette décomposition va obliger chacune et chacun à se référer non pas à une tradition historique mais des convictions.

« Ce rassemblement de la droite ne pourra se faire sons une définition claire des valeurs rassembleuses de la droite. Pour la gauche, l'État doit être tout puissant. En face de lui il y a des individus. Alors que la droite pense que la société est faite pour le bonheur de la personne».

L'ancien ministre de la défense de Jacques Chirac prend alors ses exemples dans le domaine de l'éducation, dans celui de la santé, de l'environnement, de l'urbanisme et de la culture : « chaque fois l'approche de la droite et de la gauche sont différentes. Dans un cas c'est l'État qui détermine, dans l'autre il n'a qu'un rôle subsidiaire ».

Menace d'assistanat

L'ancien président de la région Rhône-Alpes conclut son propos liminaire en disant : « j'ai créé un parti politique pour remettre le débat sur les voleurs ou centre de la vie électorale. Je crois à l'influence des groupes minoritaires agissants.

Si j'arrive à créer un PSU de droite j'aurai réussi quelque chose. Mais ça va être long. Il faut se hâter lentement... »

Au fil des questions Charles Millon - qui s'est déclaré favorable à un scrutin législatif uninominal à un seul tour a l'occasion de dire qu'il ne croit pas à l'apparition d'un homme charismatique, « qui ne peut apparaître et s'affirmer que dans une période extraordinaire ».

« Pour moi, ajoute-t-il, la politique c'est de la pédagogie, et la pédagogie c'est de la répétition. Mais pour ça, il faut une logique ! ».

« C'est en donnant des responsabilités aux gens qu'on va les rendre heureux. » « La menace qui pèse aujourd'hui sur la France, c'est l'installation d'un système d'assistanat généralisé et irréversible ».

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Médias: le bouc émissaire

Jean Rouxel

A en croire certains, et notamment parmi nos correspondants, « tout serait de la faute des médias »!... Nous ne sommes généralement pas tendres à l'égard de nos confrères. Chaque semaine, dans ces colonnes, nous relevons un certain nombre de contre vérités, reprises presque unanimement par la presse.

Nous dénonçons le conformisme, le copinage et le copiage systématique. Nous soulevons souvent l'absence de liberté véritable, aussi bien à la télé, à la radio que dans la presse écrite.

Ils sont rares, en effet les médias qui, comme nous, ne doivent de comptes qu'à leurs abonnés et à leurs lecteurs !

Pour autant, cette situation des médias qui biaisent, ne donnent qu'un point de vue, font croire qu'il n'y a qu'une solution et pas d'alternative, qui s'arrogent purement et simplement le pouvoir de représentation qui appartient au peuple, n'est qu'un élément d'un tout la partie d'un ensemble, un élément parmi d'autres d'une société autocontrôlée et non démocratique.

Ce qui se passe en Russie post-communiste peut nous aider à mieux comprendre la situation de notre propre pays. Les médias là-bas, sont aux mains des clans qui se disputtent le pouvoir aprés se l'être partagé.

Telle chaine de télé est aux mains de tel consotium énergétique et tel autre dans celles d'un puissant groupe financier. Les observateurs les plus lucides ont dû reconnaître que la victoire relative des amis de Boris Eltsine aux élections de dimanche dernier à la Douma s'expliquait d'abord par un bourrage de crânes sans précédent !

Mais les mêmes observateurs lucides participent en France à un système identique à celui qu'ils dénoncent en Russie. Toute la presse nationale d'information, ainsi que les télés ou les radios non musicales sont aux mains de groupes qui tirent l'essentiel de leurs revenus de relations étroites avec les pouvoirs publics, ou qui ont des raisons de se mettre au service du pouvoir, sa face gauche ou sa face droite. Il n'y a pour ainsi dire plus de groupe de presse indépendant. Et, depuis quinze ans (« Magazine Hebdo ») il n'y a eu aucune tentative sérieuse de lancement d'un journal de droite.

Non pas bien sûr que personne n'en ait l'idée ou qu'aucune équipe n'en soit capabh. Mais parce qu'il est devenu impossible, dans le contexte actuel, en France, sous le régime du contrôle syndicalo-étatique où nous vivons, de mobiliser 100 ou 200 millions de F. d'argent propre, avancés par des capitalistes libres, prêts non seulement à perdre leur mise mais encore à être diabolisés (bien davantage qu'un Robert Hersant a pu l'être en son temps).

Il est sans doute vain de croire que la presse pourrait être libre quand la pensée ne l'est pas, quand l'université ne l'est pas, quand le politiquement correct triomphe tous les jours.

Et pourtant, il nous faut communiquer efficacement et convaincre le plus rapidement possible une majorité de nos concitoyens. Il faut donc multipller les médias modestes mais mobilisateurs. Investir les médias non conformistes. Communiquer directement avec l'opinion par le biais du marketing direct (mis en oeuvre par des associations comme « Contribuables Associés »). Saisir l'opportunité des nouveaux médias électroniques et d'lnternet en particulier...

Après tout, ni Mme Thatcher, ni Mr Reagan n'avaient les médias avec eux.

Mais ils pouvaient compter, il est vrai, sur des partis politiques puissants, dontils été les hérauts

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Nous somme une publication engagée, mais pas un parti politique !

Parmi nos abonnés réguliers nous comptons quelques dizaines d'activistes politiques qui nous font véhémentement, périodiquement le reproche de ne pas faire assez pour l'Entente à droite. Ou de ne pas le faire comme il faut. Ou d'être trop direct. Ou pas assez...

Un parti qui développerait un programme vraiment de droite n'aurait aucune chance d'avoir des élus. C'est par exemple la thèse de Robert Pelleréi (Paris-75) qui me tient pour un « doux rêveur ».

C'est possible, mais l'expérience la plus récente, celle de Jacques Chirac en 1993, puis en 1995, a montré que se faire élire sur un contrat ambigu peut amener aux pires déconvenues. Comme le disait Talleyrand, « on ne sort de l'ambiguïté qu'à son détriment ».

C'est toute la différence entre la politique et la guerre. « Tout l'art de la guerre est fondé sur la duperie », a pu dire Sun Tzu. La politique, c'est plus compliqué...

Les cyniques de droite ajoutent : « voyez Jospin ». ! « il se fait élire sur un programme de gauche et il privatise à tour de bras. Du grand art!» Mais ouvrir le capital d'une entreprise publique en 1999, quand tous les autres pays euro-péens, sans exception, sont déjà allés beaucoup plus loin, n'est que d'un courage fort relatif. Et, parallélement, sans l'ombre d'une hésitation, il met en oeuvre la CMU et les 35 heures. Il laisse les grandes entreprises produire, mais il avance à grands pas sur le chemin de la collectivisation et de l'assistanat généralisé! Si la droite vis-à-vis de ses électeurs avait respecté ses engagements dans la seule proportion où Jospin a respecté les siens vis-à-vis du peuple de gauche, la droite serait toujours au pouvoir, Mais il eut fallu que Juppé ne soit pas Premier Ministre...

Robert Pellereï ajoute « il ne suffit pas d'afficher 15 000 abonnés en leur faisant croire que vous allez être le trait d'union de "Entente à droite sans exclusive, il faut pour cela prendre des initiatives, organiser ou essayer d'organiser une réunion avec les Villiers, Millon, Bourgoin, Mégret, Griotteray, Lesquen, Bernard, Lambert, voir Le Pen. .. » Mais la vérité est que ces personnages n'ont même pas convenance à se parler, et surtout pas en public...

Reste l'entrisme : on adhère tous au RPF, ou au RPR d'ailleurs-..

Nous sommes, répétons-le, une publication libre et engagée, mais seulement une entreprise de presse. Nous sommes accueillants à toutes les informations et toutes les initiatives allant dans le sens de l'Entente à drolte. Notre existence, et notre développement depuis cinq ans, la fidélité de nos abonnés, leur réactivité, démontre que l'entente à droàe, dans le contexte de la décompostion de la droite parlementaire, et aussi de la rupture .

au sein du Front National, demeure une attente et un espoir toujours fort.

La France qui résiste

Nous gardons la flamme. Comme le dit fort pertinemment Charles Millon ( cf Charles Millon ) , la droite est sans doute dans une situation comparable à celle de la gauche il y a trente ans :en pleine décomposition ! Comrne pour la gauche à cette époque, des clubs, des associations, des personnalités et des publications maintiennent le lien. Non pas entre les organisations politiques, qui ne pensent qu'à se déchirer, mais entre les életeurs de la base, qui ne rêvent que d'entente et d'union, au-delà de leurs honorables divergences. C'est exactement le rôle que nous nous sommes fixé. .

Le jour où la désunion de la droite gagnerait la base du corps électoral, nos abonnés nous le diraient. Et nous en tirerions les conséquences. Mais, ce n'est pas le cas. C'est même l'inverse. C'est pourquoi nous résistons. Nous sommes la voix de la droite indépendante et libérale et, en même temps, celle de l'entente à droite !.

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