Sommaire des 4 vérités hebdo N°251 du samedi 19 février 2000

 

Tout va bien, mais la France recule !

Un gouvernement devrait être jugé sur les résultats de ses actions, tels qu'ils peuvent se constater à court terme, et tels qu'ils peuvent se prévoir à moyen et à long terme.

C'est d'ailleurs, peu ou prou, selon les politologues, ainsi que les choses se passent, à peu prés partout. Aux États-Unis, si George Bush n'a pas été réélu et si Bill Clinton l'a été, c'est parce que les citoyens n'étaient pas satisfaits du bilan économique du premier alors qu'ils l'étaient du second. Et si, aussi bien en Allemagne qu'en Grande Bretagne, la droite est restée au pouvoir prés de 20 ans, c'est parce que dans ces deux pays l'évolution économique et sociale paraissait aller dans le bon sens à la majorité des électeurs.En France, depuis 1978, chaque élection législative générale a donné lieu à un changement de majorité : en 1981, 1986, 1988, 1993 et à nouveau en 1997. À chaque fois la majorité sortante a été littéralement renvoyée.
Non pas parce que les Français sont versatiles, comme on le dit, mais parce que leurs politiciens, presque tous issus de la fonction publique, sont nuls pour gérer les affaires publiques!
Dans deux ans, Lionel Jospin pourra sans doute se prévaloir d'un bilan plutôt favorable :la croissance économique est meilleure (de l'ordre de 3,5% par an) et le nombre des demandeurs d'emplois, au sens de l'Anpe, diminue.
Mais dans cette période favorable, aucune réforme de structure n'aura été engagée : pas plus le financement des retraites que la réduction des dépenses publiques, des charges sociales des entreprises ou de la réglementation du travail. La dernière "avancée sociale" de ce gouvernement est son engagement à remplacer intégralement au cours des trois prochaines années tous les fonctionnaires partant à la retraite...
L'esprit d'assistanat gagne du terrain et s'applique non seulement à l'ensemble de nos concitoyens mais aussi, au delà, via l'immigration sans contrôle, à une bonne partie de la misère du monde. C'est ainsi que, dans les faits, la nouvelle CMU bénéficie intégralement à tout étranger même arrivé la veille, en situation régulière ou non...
La France semble progresser. Mais, comparativement à tous ses principaux concurrents, elle recule!
Une opposition crédible et résolue ne ferait qu'une bouchée d'une des dernières coalitions marxistes au pouvoir en Occident. Mais voilà : l'opposition n'est ni crédible ni résolue. Depuis longtemps, Chirac joue contre son camp. Et même contre son pays. Car,comme le dit Jean Raspail, "Aujourd'hui, en France, personne n'assume la continuité de la nation".

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Théories contre l'impôt
textes réunis par Alain Laurent et présentés par Claude Reichman

Alain Laurent a choisi des extraits de 18 textes d'auteurs, qui viennent d'horizons et d'époques différentes. Ils ont entre eux un point commun :
ils se sont tous prononcés contre les excès de la fiscalité; Et ils l'ont fait avec un talent qu'on trouve, à chaque fois, pour chacun d'entre eux, insurpassable !
Pour établir sa table des matières, Alain Laurent a eu la bonne idée de reprendre une phrase de chacun de ses auteurs. Les voici :
- Adam Smith : « Un impôt inconsidérablement établi offre beaucoup d'appât à la fraude... »
-Thomas Paine : « Avec un gouvernement juste, il y a peu d'impôts... »
- Jean-Baptiste Say : « Lever un impôt, c'est faire tort à la société... »
- Benjamin Constant : « L'impôt est infailliblement nuisible... »
- Henry David Thoreau : « Si mille citoyens décidaient de ne pas payer l'impôt cette année... »
- Frédéric Bastiat : « Dans les sociétés modernes, la spoliation par l'impôt s'exerce sur une immense échelle... »
- Pierre Joseph Proudhon : « Ce nom depuis tant de siècles odieux et maudit : l'impôt... »
- Lysander Spooner : « Le gouvernement est comme un bandit de grand chemin... ».
- Herbert Spencer : « L'impôt est une restriction de liberté... ».
- Vilfredo Pareto : « Il est doux de prendre sa part d'un impôt qu'on ne paie pas... ».
- Yves Guyot : « L'impôt ne doit pas être un instrument de spoliation... ».
- Ludwig Von Mises : « L'impôt progressif est un mode exagéré d'expropriation-.. ».
- Friedrich Hayek : « La progressivité n'est rien de plus qu'une invitation ouverte à la discrimination... ».
- Milton Friedman : « Difficile de justifier un impôt progressif dont le seul but est de redistribuer les revenus... ».
- Ayn Rand : « Le financement du gouvernement dans une société libre... »
- Robert Nozick : « L'imposition est sur un pied d'égalité avec les travaux forcés... ».
- Murray Rothbard : « L'impôt est un vol, purement et simple-
ment... »
- Helmut Schoeck : « Les impôts à caractère punitif et confiscatoire... »,
La présentation de Claude Reichman est à la hauteur. Il y développe la thèse selon laquelle l'impôt est la forme moderne de l'esclavage. « Les textes présentés dans cet ouvrage peuvent apparaître comme un réquisitoire contre l'impôt. Ils le sont assurément, dans la mesure où ceux qui le prélèvent y sont généralement traités de voleurs. Mais, ces pages sont surtout un hymne à la liberté et à la dignité de l'homme. Qui ne voit, en effet, que l'impôt, dans la plupart des sociétés occidentales, n'est que le moderne avatar de l'esclavage? À quoi cela revient-il en effet, sinon à faire travailler le contribuable au profit de l'État ? » « Travail forcé évidemment, au moins à partir d'un certain point.
Car, si le citoyen accepte volontiers de payer sa contribution à des dépenses publiques qu'il juge utiles et nécessaires, il récuse toutes les autres et n'accepte de les financer que sous la contrainte.
Il va de soi que les démocraties ne peuvent accepter l'idée qu'elles ont maintenue et le plus souvent amplifié l'esclavage, qui est censé être la caractéristique et la tache des sociétés antiques ou primitives. C'est pourquoi, elles ont dû inventer des concepts nouveaux qui ont nom « solidarité » et « justice sociale ». Il faut leur reconnaître un talent certain en la matière. Car ces notions ont, jusqu'à présent, réussi à maintenir dans les fers les citoyens laborieux, sans qu'ils tentent vraiment de se révolter ni qu'ils diminuent très sensiblement leur ardeur au travail ».

Théorie contre l'Impôt
les belles lettres collection Les iconoclastes
220 pages,95 fr
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Le beurre et l'argent du beurre

Les gouvernements français sont incorrigibles.
Ils veulent bien abandonner tout pouvoir monétaire et confier la gestion de la monnaie à une Banque Centrale Européenne indépendante. Ils signent donc l'article 107 du traité de Maastricht, le font ratifier par un référendum populaire et s'engagent « à ne pas chercher à influencer les membres des organes de décision de la BCE ». Mais, l'euro à peine né, ils exercent devant l'opinion publique une pression fantastique sur la BCE. Ils veulent qu'elle baisse ses taux, afin de s'opposer au chômage. Ils rendent ainsi le gestionnaire de la monnaie, froid technocrate non élu du peuple, responsable selon eux du chômage.
Heureusement, Wim Duisenberg résiste et grâce à lui, aucune inflation n'accompagne aujourd'hui la rapide régression du chômage. Nos gouvernements s'attribuent évidemment le mérite de ce succès, oubliant les pressions qu'ils avaient exercées dangereusement, illégalement et inutilement, quelques mois plus tôt.
Nos gouvernants décident, et nous avons approuvé par un référendum populaire ce choix, que les monopoles étatiques seront abolis en Europe, EDF compris. Mais, ils refusent en pratique de privatiser EDF. EDF reste à 100 % propriété de l'État français, prend des participations dans des entreprises allemandes ou anglaises produisant de l'électricité, mais interdit la réciproque. Bien qu'une directive de Bruxelles datant d'un an contraigne EDF à mettre son réseau de distribution à la disposition de producteurs étrangers, aucun courant fabriqué à l'étranger ne peut être livré en France, tandis que le courant français peut être livré à l'étranger. Les syndicats veillent. Werner Muller, ministre allemand de l'économie, en a gros sur le cœur, très gros sur le cœur.

Politiciens tricheurs

Sur un troisième point, le comportement de nos gouvernants est encore plus incompréhensible. En signant le traité de Maastricht, ils décident de mettre en concurrence parfaite toutes les entreprises européennes. Mais, ils décident en même temps qu'on fera 35 heures payées 39, soit une augmentation de 11,6 % de tous les salaires. Ils rédigent une loi fort compliquée qui mécontente patrons et salariés.
Il est évident qu'une telle augmentation aura deux conséquences.
Elle sera d'abord inflationniste en France, comme toutes les augmentations de salaires imposées par le pouvoir syndical ou politique.
Seule une augmentation de la productivité autorise une augmentation de salaires non inflationniste.
Elle mettra ensuite en difficulté les entreprises françaises qui seront devenues moins compétitives. Il y aura plus d'emplois en Allemagne et moins en France. À moins que les syndicats allemands n'imposent la hausse des salaires qu'ils réclament, créant à leur tour une inflation en Allemagne.
La France s'est lancée dans l'aventure européenne, dans l'extraordinaire aventure de la monnaie unique. Nous avons librement décidé d'une nouvelle façon de gérer notre monnaie et notre économie. Nous avons décidé de soumettre à la rigueur de la concurrence étrangère toutes nos entreprises.
Ce sont nos hommes politiques qui nous ont poussés à ces grands choix et une majorité d'entre nous les a approuvés. Ils doivent aujourd'hui en tirer les conséquences. Ils doivent appliquer les règles du jeu qu'ils ont élaborées, sans traîner des pieds. C'est un peu ridicule.
Ils devraient savoir qu'on ne peut pas avoir en même temps le
beurre et l'argent du beurre.

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Ouvrir les yeux sur l'Europe socialiste
C.Fournier-Christol et H.Murdoch

On a souvent dénoncé, Les quatre vérités en particulier (cf, par ex les p. 6, 7 et 8 du n°250 ), le caractère fondamentalement totalitaire du socialisme; les définitions du
"totalitarisme" présentant, toutes, le point commun du rejet de l'opinion publique, alors même que celle-ci constitue le fondement de la démocratie. Ce qui n'empêche pas les socialistes, avec une volonté nàive et désarmante, de se réclamer sans cesse de la démocratie.

Les choix sont occultés 

On constate par exemple que c'est précisément au moment où les sondages indiquent un large consensus sur les grandes options nationales (peine de mort, traité d'Amsterdam, immigration, indépendance de la Nouvelle Calédonie, question corse...), que les socialistes occultent les choix de l'opinion publique.
L'affaire autrichienne joue de manière éclatante le rôle de révélateur, qui confirme cette assertion. Il semble que l'impertinence et la conscience excessive de sa légitimité poussent notre classe politique à s'immiscer dans les affaires intérieures d'une nation étrangère, afin de refuser la finalité de son jeu démocratique : le pouvoir par les élections.

Le projet européen a changé

Et pour ce faire, les socialistes mettent en route leur méthode de subversion, qui consiste, rappelons-le, à associer, d'une manière généralisée et systématique, toute divergence avec leurs propres aspirations, à des doctrines réactionnaires, antidémocratiques, racistes etc.., bref à du fascisme ! Cet amalgame binaire, qui divise le monde en socialistes et non socialistes, enferme la droite institutionnelle dans une culpabilité qui l'englue, dont, par lâcheté, aveuglement ou même stupidité, elle ne parvient pas à s'extirper. Paralysée pour trouver ses propres options, elle se moule peu à peu dans l'identité socialiste...
Il va de soi que l'expression la plus caricaturale de cette idéologie se définit dans le projet européen. Le principe à l'origine consistait à créer dans le cadre de l'économie de marché, fondement d'un libéralisme pourtant si souvent dénoncé par la gauche collectiviste, une puissance capable de faire contrepoids aux géants américains et japonais.
Ce projet dévoile maintenant sa réalité doctrinaire : celui d'une Europe unifiée sous la bannière du socialisme enfin achevé..., que les élections démocratiques autrichiennes risquent de retarder ou de perturber!
Tant que les citoyens, quelle que soit leur appartenance politique, ne feront pas l'effort de décrypter cette vérité dissimulée, la gauche poursuivra sa marche vers le totalitarisme au nom de la démocratie. Et l'on est obligé de constater, que loin de se satisfaire du seul plan économique, le projet européen étend à présent sa mainmise dans tous les domaines de la société. Bientôt ce sera le tour de la liberté de pensée. 

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Jörg Haider est-il un danger pour la démocratie ?
Tribune libre de Guy Millière

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Au moment où j'écris cet article, le parti dirigé par Jörg Haider participe au gouvernement en Autriche. Nul ne sait encore ce que sera le programme exact de ce gouvernement. Ce que l'on sait par contre, c'est que les pays européens, et la Commission dirigée par Mr Prodi, exercent présentement des pressions et se livrent à des manœuvres d'intimidation qui en disent long sur l'état du droit et de la démocratie en Europe.
Si Mr Haider et son parti sont un réel danger pour la démocratie et s'ils menacent la paix du monde, c'est avant, bien avant toute forme d'élection, qu'il aurait fallu les stigmatiser et les condamner. Si nul n'a trouvé de raisons majeures pour stigmatiser ou condamner avant, il n'y a - ni Mr Haider ni son parti n'ayant radicalement changé en quelques semaines - pas davantage de raisons pour stigmatiser ou condamner après.
Condamner un gouvernement avant même qu'il n'ait pris ses fonctions, refuser un programme avant qu'il n'ait été prononcé constituent des attitudes extrêmement graves.
Aux yeux de ceux qui nous gouvernent, certains partis, certaines positions sont tolérables à condition qu'ils restent éternellement dans l'opposition, seuls d'autres partis et d'autres positions peuvent, eux, non seulement se présenter aux élections mais accéder au gouvernement. Quand ce type de déni des règles minimales de l'alternance se produit en Afrique ou en Amérique du Sud, nos belles âmes s'émeuvent et parlent d'usurpation et de dictature déguisée. Le fait que cela se produise en Europe même ne change rien à la nature des choses.
Mr Haider a commis dans le passé des dérapages verbaux fort douteux, je le sais. Il n'en reste pas moins que ce n'est pas sur ces dérapages verbaux que son parti a recueilli 27% des suffrages.
Depuis plus de treize années, l'Autriche est gouvernée par une étrange coalition qui n'est pas sans rappeler la cohabitation en France :
aux gouvernements sociaux démocrates succédent des gouvernements démocrates sociaux et vice versa.
Le Parti Social Démocrate joue le rôle de la gauche bien-à-gauche et le Parti du Peuple joue le rôle de la droite mal-à-droite. Comme on dit : d'année en année plus çà change, plus c'est la même chose.
Mr Haider a fait campagne sur la volonté de changement, sur la possibilité d'engager des réformes profondes que ni les uns ni les autres n'avaient plus le courage de faire, englués qu'ils étaient dans les compromissions technocratiques et les prébendes.
Mr Haider a pointé aussi les dérives de Bruxelles et leurs dimensions parfois si peu démocratiques.
En votant pour Mr Haider, les Autrichiens ont voulu réaffirmer qu'ils peuvent encore être maîtres de leur destin.
Ils n'ont pas remis en cause la démocratie, on pourrait dire au contraire qu'ils ont été mûs par la volonté de la rétablir et de la reprendre des mains de ceux qui l'avaient confisqué. Ils n'ont pas enfreint le droit, ils ont fait au contraire un geste dans le sens de sa restauration.
Chaque homme est propriétaire de lui-même, dit le droit naturel.
Une fiscalité basse permet à chaque individu de garder davantage de pouvoir sur son existence.
Un peuple, enfin, peut décider en toute souveraineté de savoir qui il veut ou ne veut pas accueillir en son sein. Ces thèmes sont au cœur du discours de Haider aujourd'hui.
Son parti s'appelle Parti de la Liberté. Dans la presse américaine on parle de lui comme d'un libéral-conservateur. Il semble que ceux qui dirigent l'Europe aujourd'hui entendent diaboliser les positions libérales et conservatrices. C'est en falsifiant, en occultant et en culpabilisant, que les chiens de garde de la bonne pensée tentent de stériliser ce continent. Les Autrichiens expriment un refus de cette stérilisation. Peut-être peut-on trouver là quelques raisons d'espérer : la stérilisation, dont nos deux célèbres duettistes, l'auguste Chirac et le clown blanc Jospin, sont la pitoyable incarnation, n'a pas encore totalement triomphé...
Ceux qui ont intemet et lisent l'allemand peuvent d'ailleurs lire Haider dans le texte sur le site www FPO.com, c'est (quelle horreur pour un étatiste) libre, c'est ouvert et cela commence par un éloge de la flat tax, instrument ultime de la baisse radicale des impôts lancé par les libertariens américains, l'éloge est signé par Alvin Rabuschka, économiste libertarien, américain et juif... .

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La liberté d'expression est en grave péril !

La liberté d'expression consiste à pouvoir dire publiquement des choses que tout le monde n'a pas forcément envie d'entendre. Et son inverse, la dictature de la pensée unique, consiste à empêcher toute expression divergente, par rapport à une norme, que celle ci soit d'ailleurs juste ou fausse.
On pense tout de suite à la situation politique française et à ce déferlement de haine provoqué par l'élection pourtant parfaitement démocratique, en Autriche, de représentants d'un parti de droite, en nombre tel qu'aucun gouvernement représentatif ne pouvait se constituer sans eux.
Mais commençons par prendre un autre exemple.
Dans le domaine de la santé également, qui touche plus qu'aucun autre aux droits légitimes de chaque individu sur sa personne, la liberté de défendre telle ou telle pratique n'est plus reconnue en France. On l'a vu à différentes reprises avec des produits proposés pour lutter contre le cancer qui n'avaient pas l'agrément des autorités administratives, elles-mêmes phagocytées par quelques laboratoires et un petit nombre de groupes de pression.
C'est ainsi que la publication "Vérités Santé Pratique"  - dont je suis également le responsable - s'est vue, fin décembre, retirer son agrément auprès de la Commission paritaires des publications et agences de presse. Or seules les publications bénéficiant de cet agrément ont accès aux avantages accordées à la presse, notamment les tarifs postaux spéciaux. La perte de l'agrément se traduit par une augmentation des coûts de revient d'au moins 30 %. C'est à dire par un étranglement financier.
Or, que reproche-t-on à cette publication ? D'avoir évoqué des traitements "non validés". Non validés par l'Agence française de sécurité sanitaire des médicaments, laquelle est truffée de médecins et de pharmaciens dévoués aux principaux lobbies du secteur!
La Cour européenne de justice a posé le principe de la liberté d'expression pour les opinions « scientifiquement minoritaires ». Dans un pays, comme le notre, qui pratique l'obligation vaccinale, par exemple, la liberté de la combattre ne peut donc pas être pour autant être abrogée.
Transposons sur le terrain politique.
Le minimum de liberté qu'un régime socialiste nous doit c'est de pouvoir critiquer le socialisme. Hélas! nous savons bien que c'est le propre de tout système totalitaire que d'interdire toute expression contestataire.
L'affaire Haider se rattache me semble-t-il au non-débat sur l'immigration, occulté partout, en France comme ailleurs en Europe.
Jorg Haider, sur l'immigration sans frein, tient en effet des propos iconoclastes. C'est ce qui lui vaut le qualificatif de populiste.
Au nom de valeurs communes, qui n'ont jamais été débattues, ni précisées, ni encore moins approuvées par le peuple, Jacques Chirac et ses émules prétendent qu'il est désormais interdit de défendre un point de vue non conforme sur l'immigration. Que tout parti politique qui prétendrait s'opposer à la libre circulation et à la libre installation des étrangers devra être insulté et banni de la « démocratie nouvelle».
Non pas que les isolationnistes, les partisans du renforcement des contrôles aient forcément raison.
Avec les libéraux, je suis personnellement partisan de la plus grande liberté d'aller et de venir possible, mais à la condition que l'Etat-providence ne serve pas ses délices sur un plateau à tout Africain débarquant à Roissy et à tout Algérien arrivant à Marseille!

Je prétends que même sur le sujet tabou de l'immigration tous les points
de vue doivent pouvoir s'exprimer et se faire entendre.
Autant dire que, désormais, les partis politiques sont libres : seulement dans la mesure où ils se plient à la pensée unique et au programme convenu.
En quelques semaines, depuis moins de deux mois, j'ai l'impression que la liberté d'expression a beaucoup régressé dans ce pays... .

PS. Dans ma dernière chronique j'évoquais  "un totalitarisme de droite, tristement incarné en Allemagne par le parti national-socialiste". Vous avez été nombreux à me reprendre :
- " NAZI est la contraction de National-Sozialismus . De même en Italie, le fascisme était une forme de socialisme .Il est évident que ces deux dictatures s'apparentaient plus au socialo communisme qu'à la droite" (Gilbert Gendre, 93- Villemomble).
."Les théoriciens nazis voulaient abattre le libéralisme économique et le
remplacer par une économie totalement asservie au régime" (Bruno Tabuteau,
Chaussoy-Epagny-80).
- « Faire croire que le nazisme allemand et le fascisme italien sont des mouvements de droite est le résultat des campagnes de désinformation remarquablement orchestrées et redoutablement efficaces » (Alexandre Crichton, Mandes-les-roses-94).
- « Lénine et Hitler tous deux socialistes, ont conçu deux formes de totalitarismes socialistes qui ont ensanglanté le XXème siècle » (David Chevalier Clichy-92)
-... « Vous tombez dans le panneau des communistes qui font croire qu'Hitler était de droite » (Yvonne Sigmund, Saint Cloud - 92). . 

Dont acte!

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