Sommaire des 4 vérités N°259 Samedi 15 avril 2000
Création d'entreprise: la solution est fiscale !
Le thème de la création d'entreprises a ceci de commun avec celui de la Sécurité sociale que chaque gouvernement, depuis plus de vingt ans, y est allé de son nouveau plan.
Celui que Lionel Jospin a présenté mardi dernier est donc l'énième du genre...
La création de nouvelles entreprises en plus grand nombre est la dé non seulement de l'affaire de l'emploi mais également la condition sine qua non du maintien d'une certaine prospérité pour les générations futures.
Les mesures de simplification administrative sont toujours bonnes à prendre. Les réductions d'impôts et de charges sociales aussi-Mais la mesure principale n'est pas là : ce qui détermine durablement la vigueur de la création d'entreprises dans un pays c'est, d'une part, les conditions de leur financement au démarrage, et, d'autre part, la fiscalité des plus values en capital.
- La plupart des candidats à la création d'entreprise n'ont pas les moyens financiers de leurs projets.
Et,contrairement à une idée reçue, ce n'est pas le rôle des banques d'investir de l'argent qui ne leur appartient pas dans des entreprises toujours très risquées. Les capitaux ne peuvent provenir que des épargnants personnes physiques,dans le cadre d'opérations de proximité.
C'est ainsi que les choses se passent depuis plus de trente ans aux ÉtatsUnis, grâce à une disposition fiscale simple qui fait que l'argent investi par ces « anges », en cas d'échec, sera déductible de leurs impôts. Et cela suffit à ce qu'un million de ces investisseurs, chaque année, en moyenne, apportent quelque 500 000 F à plusieurs centaines de milliers de nouveaux entrepreneurs.
Et cela n'a rien à voir avec la nouvelle économie, qui est plutôt le terrain de chasse des fonds de capital risque. La création d'entreprises aux États-Unis, concerne encore aujourd'hui, à 90%,des garages,des bistrots et des blanchisseries...
- Le créateur d'entreprise et l'investisseur ont la même motivation : gagner de l'argent ! Le second souhaite que les plus-values qu'il espère faire sur son placement seront moins lourdement taxées
que tout autre revenu.Etle premier prétend pouvoirjouir des fruits de son travail...
Aussi longtemps que le gouvernement ne dira rien, ou presque, sur ces trois points - fiscalité de l'investissement des particuliers dans les entreprises nouvelles, fiscalité des plus values en capital pour les investisseurs, et aussi pour les entrepreneurs - aucune personne sérieuse ne pourra considérer qu'on aide vraiment en France la création d'entreprises. Et c'est bien dommage ! .1.
J'apprécie « Les 4 Vérités », en grande partie pour la Tribune libre de Guy Milliére, pour le reste j'aurais quelques critiques à émettre et notamment sur les courriers de
certains lecteurs.
Quand on lit ce que certains écrivent on ne peut que louer l'esprit d'ouverture et de
non-censure du journal, mais aussi s'inquiéter de lire le même journal que certains autres se situant aux antipodes de nos principes.
La mondialisation d'abord
en irrite quelques-uns, au point qu'un certain Paul Lambert, président de la « Voix des Français » (n° 256 du 25 mars 2000) nous ressorte le fameux complot de la
"Trilatérale", cette évocation fait suite à l'élection de Haïder et de la demande d'explication
des USA. Inquiétant, comme quoi il est possible de défendre de bonnes causes (la fin du socialisme autrichien) à partir de mauvaises raisons (emmerder une supposée trilatérale).
Mais qu'est-ce que cette trilatérale au juste? Un complot Juif (le mot est transparent sans être prononcé) destiné comme le dit l'auteur du courrier à
" détruire les Nations européennes, afin de permettre aux banquiers et multinationales américaines d'asservir le monde
".
Évidemment nous ne voulons pas non plus d'un gouvernement mondial, mais ne sommes-nous pas déjà asservis par les États? Cet attachement irrationnel aux racines, à la pureté de la race et l'acceptation qui en découle d'un gouvernement fort et pur,
autarcique à tous points de vue participe de l'aberration (nationale) socialiste.
Avec de tels ennemis : de Bové à Lambert en passant par Forrester, la mondialisation ne
peut que nous plaire.
Ce courrier aurait peut-être aussi sa place dans le Monde Diplomatique à côté de ceux de Chomsky, à croire que la
sacro-sainte alliance des RougesBru ns a g a g né des abonnements gratuits aux 4 Vérités...
N.D.L.R. : La Trilatérale existe.
Ses réunions, sans être publiques, sont annoncées par voie de presse. Quel est son rôle et sa puissance ? Nous laissons à d'autres spécialistes le soin de le déterminer. Nous laissons chacun libre de ses opinions. Et nous nous
efforçons à donner la parole à une diversité de points de vue...
L'actualité économique a de quoi troubler un certain nombre de citoyens, y compris quelques lecteurs des « 4 Vérités-hebdo » !
L'un d'entre vous nous a écrit pour nous demander si nous trouvons normal le salaire versé à certains footballeurs professionnels... Un autre trouve injuste la fortune accumulée par Bill Gates... Un troisième revient sur les 200 millions de stocks options de Philippe Jaffré...
L'économie lnternet, et la multiplication des start-up, est un autre élément de perplexité.
L'économie peut-elle être virtuelle?
Et pendant ce temps-là les inégalités se creusent tandis que la bourse joue au yoyo...
La loi de l'offre et de la demande, qui vaut pour les marchandises, les biens et les services, s'applique aussi aux oeuvres d'art, aux talents des footballeurs comme à ceux des artistes de cinéma. Tout comme à ceux des managers des grandes entreprises, d'ailleurs.
C'est comme ça. Ce n'est ni moral, ni immoral. C'est économique.
On remarquera qu'à chaque fois, c'est le citoyen consommateur qui décide plus ou moins directement des prix de ces biens ou de ces rémunérations mêmes quand ils sont astronomiques.
Si tel joueur de ballon gagne une fortune à la fin de chaque mois, c'est qu'il attire l'attention du public, qu'il fait gagner son équipe, laquelle grâce à lui va augmenter ses recettes. Idem pour le pdg de telle ou telle société cotée en bourse. C'est peut-être pas juste, mais c'est bel et bien démocratique!
Avec la mondialisation, qui est un fait, et non pas un fantasme, ces phénomènes d'exagération dans certaines valeurs de marché vont avoir tendance à fortement s'accroître. On l'a déjà constaté avec le marché de l'art. Le seul fait pour un tableau d'être universellement reconnu et recherché aboutit à quintupler sa valeur Les ayatollahs de l'égalitarisme ont intérêt à bien accrocher leurs ceintures !...
lnternet est une fantastique rèvolution comme il n'en existe souvent pas deux dans un siècle! Quand de tels écarts de perspectives de croissance et de développement existent entre les entreprises anciennes, même performantes, et des entreprises nouvelles, mêmes fragiles, il est légitime de parler d'une nouvelle économie.
Sans doute la bourse s'affole. Aux excès à la hausse succèdent des excès à la baisse. Mais qui a dit qu'un marché ignorait les hésitations, les doutes, et même les moments de panique? C'est ainsi sur tous les marchés. Certains y voient des raisons de se tenir éloignés.
D'autres des raisons d'agir...
De tous temps il y a eu des contempteurs du progrès.
Beaucoup ont tenu l'invention de l'électricité ou du moteur à vapeur pour de simples gadgets. Avec lnternet, le doute n'est déjà plus possible. Il faut vivre avec. Si possible s'en servir.
Et, collectivement, déblayer la route à la nouvelle économie plutôt que de lui faire barrage.
Intemet va enrichir de nouveaux investisseurs, toutes sortes de spéculateurs, de jeunes entrepreneurs... Tant mieux ! Et tant pis pour les grincheux!... .
Avertissement : Avant de vous livrer les quelques réflexions qui vont suivre, je tiens à préciser que je n'espère convaincre personne à droite du bien fondé de mon analyse. Je n'écris ceci que pour "prendre date", à l'intention des futurs historiens de la décadence française, Et bien que les lecteurs des "4 Vérités" soient certainement parmi les plus lucides de nos concitoyens, je n'espère même pas qu'ils puissent majoritairement admettre la validité de ma thèse. Le texte suivant n'est donc produit que pour mettre en pratique notre bon vieux dicton : "Fais ce que dois; advienne que pourra". Et aussi parce qu'on ne peut pas accuser autrui d'être sourd lorsque soi même l'on reste muet. Donc, je m'exprime.
Nul n'ignore que si la gauche, minoritaire dans le pays, est aujourd'hui au pouvoir, c'est seulement parce que la droite a fait tout ce qu'il fallait pour cela, MM.Chirac et Juppé en tête. C'est une évidence que personne de sensé ne peut contester. Et les électeurs de droite en ont perdu le nord, ne cessant de se creuser les méninges pour comprendre le mécanisme secret de cette aberration. On voudra bien me pardonner mon immodestie, mais ce mécanisme secret, je prétends le connaître de très longue date.
Les électeurs déçus par la droite concluent de son comportement absurde que cette droite est "molle".
Bon. Je veux bien. Mais pourquoi est elle molle ? C'est tout le problème.
Elle n'est plus capable de défendre ses valeurs, dit-on encore. Ah ! j'adore cette question des valeurs ! ! Parce que c'est le pot-au-noir, la bouteille à l'encre, le salmigondis !
La droite a-t-elle des valeurs ?
Question sacrilège, penseront certains. La droite ne s'est-elle pas toujours voulue , la gardienne vigilante des plus nobles valeurs ?
Quant à moi je prétends que la droite n'a qu'une seule et unique valeur, si même le mot convient, et cette "valeur", c'est l'Histoire. Ce qui caractérise la droite, c'est l'appropriation de l'Histoire nationale. La patrie et tout ce qui l'a faite, telle est la source des "valeurs" de la droite-Autrement dit, ces valeurs n'ont jamais été choisies, voulues, construites. Elles ne sont nullement les fruits d'un idéal, d'une recherche, d'une philosophie, mais seulement ceux d'un héritage. Ce n'est qu'une accumulation, une stratification des valeurs qui se sont succédé au cours des siècles et qui ont dominé, de gré ou de force, l'existence de nos àieux.
Or, du fait même des bouleversements historiques, ces valeurs sont fréquemment contradictoires entre elles. Et je veux bien que l'on se fasse un idéal du respect d'un héritage, à condition qu'on mette un point d'honneur à en apurer les dettes.
Sans trop entrer dans les détails, il faut bien constater, par exemple, qu'il y a un abîme entre la passion de l'indépendance des Gaulois et l'étatisme formaliste des Romains, un autre abîme entre la rapacité colonialiste et orgueilleuse de ces mêmes Romains et l'altruisme partageur et pardonneur des Chrétiens, encore un abîme entre l'autocratisme absolu des rois qui ont élargi leur "pré carré" nommé France et la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de la Révolution. Mais la droite prend tout le paquet et défend tout en bloc. Les valeurs de la droite sont un capharnaüm. Ce qui signifie, désolé de vous le dire, que la droite n'a pas de valeurs, au sens vrai du terme. Elle n'a que des traditions- des routines, c'est-à-dire rien à proposer qui puisse dynamiser la jeunesse d'une nation. Du moins tant que la droite n'est pas capable de discriminer, de rejeter, puis de distinguer et de préférer, dans le grenier poussiéreux des ancêtres, quelques valeurs sûres de l'esprit et du coeur, en tout cas une au moins.
Certains prétendent que c'est fait.
Elle a choisi la liberté. Elle se veut libérale. Bravo ! Mais l'est-elle vraiment?
J'en doute. Car le libéralisme doit s'entendre au sens le plus large et le plus haut du terme. Le libéralisme économique, c'est bien, mais c'est loin d'être assez. La liberté ne se divise pas, surtout celle de l'esprit. Elle s'étend à toutes choses ou ne survit nulle par, comme les Chinois bientôt devront en convenir.
Durant toute la période où elle fut au pouvoir, après l'avènement de la Ve République, la droite a fait de l'étatisme-collectivisme à tour de bras, avec juste ce qu'il fallait de libéralisme pour ne pas "casser la baraque".
C'est-à-dire qu'elle a fait exactement ce que la gauche rêvait de faire à sa place, et qu'elle fait aujourd'hui. Pourquoi ?
Tout simplement parce que la droite, incapable de choisir parmi les valeurs de son héritage, est restée enfermée dans ses contradictions.
Voulant être tout à la fois libérale, jacobine et chrétienne, elle ne pouvait que s'empêtrer dans des projets de société incompatibles entre eux.
Que l'on ne puisse pas être libéral et jacobin en même temps est une évidence. Mais il y a pire. Et ici, mille pardons, je vais secouer vraiment le cocotier.
Personne ne semble vouloir comprendre que le catholicisme, le protestantisme et le socialisme ne sont que les trois phases successives de l'évolution historique d'une même idéologie : le christianisme.
Ce n'est pourtant pas un hasard si les principaux leaders socialistes français sont nés protestants.
En vérité, je vous le dis, la seule différence qu'il y ait entre le christianisme et le socialisme, c'est Dieu. Et puisque Dieu n'existe pas (ce que tout le monde sait pertinemment, à commencer par ceux qui font des efforts désespérés pour se persuader du contraire), il n'y a aucune différence notable entre le christianisme et le socialisme, et la dictature du prolétariat ne fut rien d'autre qu'une tentative forcenée de réaliser la prophétie chrétienne : "les derniers seront les premiers" (au paradis, certes, mais puisqu'il s'agissait de le faire sur Terre...). D'ailleurs il suffit de relire les "Actes des Apôtres" : c'est du communisme à l'état pur. Les Pères Jésuites, au reste, n'en doutaient pas, qui créèrent au XV"e siècle des "kolkhozes chrétiens" en Amérique du Sud.
Le seul vrai philosophe de l'ère moderne, Nietzche, aujourd'hui enseigné dans presque toutes les universités du monde (en pure perte d'ailleurs) a écrit :"Le christianisme est la plus grande calamité de l'Histoire". Propos qui a semblé si excessif même à des non chrétiens, que rarissimes sont les professeurs ou les exégètes qui ont le culot de le répéter. Ce n'est pourtant que l'expression d'une stricte vérité. Quand la droite française aura compris cela, elle sera sauvée. Pas avant.
Pourtant, si quelqu'un déclarait aujourd'hui : "Le marxisme est la plus grande calamité de l'Histoire", la plupart des gens de droite applaudiraient. Ils doivent donc seulement faire l'effort d'admettre que le marxisme n'est rien d'autre que l'apothéose du christianisme, et que le duel entre l'Église et le Parti ne fut qu'une querelle de boutiquiers se disputant ces pitoyables Russes, voués à tituber au fil des siècles d'une mystique à une autre sur fond de vodka, passant de l'opium du peuple à l'héroïne des masses ou inversement.
Le drame, c'est que trop de gens à droite ont tété le sang du Christ avec le lait de leur mère, et ce qui a marqué la petite enfance est presque impossible à effacer. (Ce qui explique d'ailleurs que le seul nom de Freud provoque chez tant de gens de droite une violente crise d'eczéma).
Il ne faut pourtant désespérer de rien. Les sondages nous apprennent que la France compte aujourd'hui 35 % d'incroyants, pourcentage en constante progression. Mais trouvez-moi un seul député ou sénateur de droite qui ose se dire athée et je vous paie des guignes. (La proportion d'incroyants dans la ville de Paris est sans nul doute bien plus forte que la moyenne nationale, la province étant toujours plus attachée aux traditions.
Pourtant, Paris a toujours nettement voté à droite. Cela ne vous met il pas la puce à l'oreille ?).
Il faut avoir le courage de regarder la vérité en face :Tant que la droite se dira chrétienne, elle ne pourra jamais être libérale. Parce que l'idéologie évangélique est avant tout distributrice et non sélective. La libre concurrence, la loi du marché, la prospérité des meilleurs, tout cela est aux antipodes de l'Évangile, et il est assez déprimant de devoir encore énoncer une telle évidence.
J'entends chaque jour des gens de droite critiquer avec force l'assistanat organisé par l'Etat-providence. Après quoi ils chantent les louanges d'une Eglise-providence qui a fait de l'assistanat généralisé la base même de sa doctrine. Qui ne sait pas remonter à la source de ses maux ne guérira jamais! A bon entendeur, salut.
Pierre Lance est directeur et rédacteur en chef delà revue "L'Ère nouvelle",BP171, 06407 Cannes cedex.
Spécimen contre 3 timbres.
( Note du webmaster: je suis en totale opposition avec cette thèse, fondée pour une grande part sur une citation fausse: en effet ce n'est pas "les premiers seront les derniers" mais "certains des premiers seront les derniers" , le sens étant totalement différent.
La France est un pays merveilleux. Grâce à l'État, tous nos bébés naissent dans de belles maternités, tous nos enfants vont gratuitement à l'école, tous nos malades sont remboursés de leurs frais médicaux, et tous nos vieux ont des retraites.
Malheureusement, donner à l'État le pouvoir de distribuer toutes ces merveilles nous coûte très cher, Le financement d'une partie de notre politique sociale repose sur nos entreprises. Quand l'État impose une entreprise, bien des Français croient que c'est uniquement
"le patron qui paye"i et bien des responsables syndicaux ou politiques entretiennent et utilisent cette croyance pour recruter des électeurs : on impose les entreprises. Malheureusement, toute contrainte sur les entreprises les rend moins compétitives. L'État qui les contraint le plus les chasse de son territoire alors que l'État qui les contraint le moins les attire. La France est champion toutes catégories.
Nos entreprises quittent la France.
Le financement d'une autre
partie de la politique sociale française repose sur les impôts payés par ceux qui ont de gros revenus ou de grosses fortunes.
C'est " le riche qui paye" et beaucoup pensent que c'est très bien ainsi. Les riches n'étant pas nombreux, il est électoralement payant pour un homme
politique de les imposer. Mais, l'État qui impose le plus ses riches citoyens les chasse alors que l'État qui les impose le moins, les attire. Nos"
riches"
quittent le pays.
Trois exemples très symboliques peuvent illustrer ces comportements.
Beaucoup de Français étaient très fiers du paquebot " France", merveille de notre technologie. Puis, un jour, les contraintes fiscales et sociales
françaises ont chassé le paquebot " France" : il est devenu
norvégien, car la Norvège sait réaliser une excellente politique sociale avec peu de contraintes.
Une dernière fois, et c'est dur,
un pavillon tricolore a été amené. Bien d'autres bateaux, bien d'autres entreprises, ont suivi, suivent et suivront l'exemple du
" France ". Ces départs sont responsables de chômage et de pauvreté.
Beaucoup de Français étaient très fiers du succès rem-
porté par l'équipe de France de football au " Mondial ". On pouvait croire alors que tous ces merveilleux joueurs français, responsables de
" notre " victoire, travaillant dans des équipes françaises et permettant à ces équipes de gagner, dépensaient en France l'argent qu'ils gagnaient. Patatras! La fiscalité française les a chassés de notre pays.
Ils travaillent et vivent tous à l'étranger. Nos " cocoricos " pour le " Mondial
" se sont coincés dans notre gorge.
Enfin, beaucoup de Français étaient très fiers et heureux de
voir dans toutes nos mairies le nouveau buste de Marianne, car la nouvelle Marianne avait du
" tcha ". Patatras! On apprend que son modèle a été chassé par la fiscalité de notre beau pays. Pourvu que les statues ne suivent pas.
Le " France ",les joueurs du " Mondial " et " Marianne » quittent notre beau pays. Tous ces départs sont responsables de chômage et de pauvreté. Que reste-t-il maintenant de la France : nos hommes politiques, responsables de tous ces départs et tous leurs pauvres électeurs, abandonnés et devenus un peu apatrides ?
Jean Sarlol, 53 ans, député DL de la 1"ondée, ainsi que 63 de ses collègues, appartenant à toutes les formations politiques . y compris le socialiste Julien Dray. ont déposé une Proposition de loi constitutionnelle tendant à ajouter un titre ", comportant 12 noureavi articles, à la Déclaration des droits de l'homme de 1789.
Les auteurs de ce texte se réfèrent à la motion présentée le 2 7 août 1789 par le député de Province Mougins de Roquefort, qui prévoyait des articles complémentaires
pourraient venir compléter la déclarattion du 26 août 1789,..
Article 18
Tout être humain a droit au respect de sa dignité.
Article 19
La paix est un droit fondamental de l'homme.
L'application des conventions qui assurent un règlement pacifique et juste des conflits est un devoir. Il n'est de paix durable sans imprescriptibilité des génocides et de tout autre crime contre l'humanité.
Article 20
Vivre dans un environnement sain conditionne la mise en oeuvre de tous les autres
droits de la personne. La protection de la diversité biologique et de l'écosystème en est la garantie.
Article 21
Chaque individu a droit au respect de son intégrité physique, psychique et génétique, qui ne peut, même en partie, faire l'objet d'un commerce. Ni la sélection ni la modification du patrimoine humain ne peuvent être autorisées à des fins
autres que thérapeutiques, et sous réserve d'un consentement explicite de l'intéressé.
Article 22
L'espace extra-atmosphérique est un bien commun à toute l'humanité. Il ne peut être approprié par quiconque. Son exploitation doit être pacifique et n'avoir d'autre but que l'intérêt général de tous les peuples.
Article 23
" n'y a pas d'égalité entre les hommes sans un État làic.
Article 24
En cas de menace sur sa vie résultant d'une situation économique dégradée, d'un cataclysme naturel ou d'un conflit, nul ne pourra être privé du droit de recevoir une aide humanitaire.
La solidarité est un devoir national et international qui s'exerce dans le respect de la souveraineté des États.
Article 25
La liberté d'entreprendre est légitime pourvu que le but poursuivi ne soit pas contraire aux droits reconnus de l'homme. Toute personne qui contribue à l'entreprise a droit de participer aux décisions et aux bénéfices, directement ou par ses représentants. Le droit de grève s'exerce dans le cadre des lois qui le réglementent.
Article 26
Chaque homme, chaque peuple, a le droit de bénéficier du développement général soit par son travail, soit, en cas d'incapacité, par une solidarité nationale ou internationale.
Article 27
Les enfants, les handicapés et les personnes âgées, étant, par nature, plus menacés, la collectivité doit, au moyen d'une législation particulière, leur assurer une protection adaptée.
Article 28
Le libre accès à l'enseignement, à l'éducation permanente et à la culture est un droit. L'enseignement public obligatoire, respectueux des convictions privées, est gratuit.
Article 29
Tout homme, tout peuple, a droit au respect et à l'expression de sa culture, pour autant qu'elle ne porte pas atteinte aux droits de l'homme reconnus
universellement:
Pour beaucoup de nos lecteurs, de culture ou de religion chrétienne, la tribune libre de Pierre Lance, publiée dans ce numéro pages 4 et 5, apparaîtra comme une provocation pure et simple. Je vais recevoir des lettres par dizaines. Et certaines me feront part de leur décision de ne plus s'abonner. Je le sais.
Mais je la publie quand même.
Cela ne signifie pas que je suis d'accord avec son auteur (que je connais, et dont j'apprécie toujours les écrits).
J'ai une autre conception la droite.
Elle est d'abord nominaliste, au sens premier du terme : le concept de droite tient entièrement dans son nom !
Il est certes intéressant, et instructif, de partir à la recherche des valeurs qui rassemblent les hommes et les femmes de droite. Mais cette recherche ne peut être que partiellement féconde. Car, comme dans une famille, il y a des oppositions et des contradictions, et il y en aura toujours.
La démocratie, qui ne peut fonctionner que dans la simplicité, pousse au manichéisme, à l'exacerbation du simplisme dialectique.
La droite existe, tout simplement parce que 55 ou 60 % de nos concitoyens s'y reconnaissent. Et qu'importe qu'ils soient chrétiens ou athées, plutôt conservateurs ou plutôt libéraux, plutôt nationalistes ou plutôt mondialistes.
Ce sont des différences qui comptent, qui sont parfaitement honorables, mais qui ne devraient pas empêcher l'entente de toute la droite, avec ses différences, et même ses oppositions.
Ma conception de la droite est à la fois pragmatique et maximaliste.
Elle inclut toute personne se disant elle-même de droite. Y compris, sans doute, certaines composantes, qui, selon certains critères étroits, pourraient être considérées comme s'en excluant.
À partir du moment où la gauche n'exclut personne, pas même les adorateurs de Staline, pas même les sectaires du trotskisme, la droite ne peut pas se permettre d'exclure qui que ce soit, fut-il diabolisé par tous les médias.
Je publie l'article de Pierre Lance parce que je veux que « Les 4 Vérités Hebdo » soient le reflet d'une diversité de points de vue, et pas seulement les miens ! Et je le fais d'autant plus volontiers que son auteur, parfois intransigeant, avait cru devoir nous reprocher, dans ses colonnes, il y a un an, la parution d'articles critiques à l'égard de l'intervention de l'OTAN au Kosovo.lntervention dont on sait maintenant qu'elle n'a été supportée par l'opinion publique occidentale que par l'effet de plusieurs manipulations, dont le plan « Fer à cheval », qui n'était qu'un faux fabriqué de toutes pièces par le ministère allemand de la défense...
Notre publication est sans doute le dernier espace d'expression plurielle ouverte à toute la droite, sans exclusive.
Mais, j'en fais l'aveu, à l'intention de tous mes correspondants qui brûlent de voir se transformer en action politique concrète ce concept d'entente à droite : je ne dispose pas de la baguette magique nécessaire!
Ni pour réconcilier le FN et le MNR (comme s'y efforce encore le pasteur Jean-Pierre Blanchard, de l'Église luthérienne indépendante), ni pour aboutir, aux prochaines élections, qu'elles soient municipales, présidentielles ou législatives, à des candidatures de large union.
Sur le terrain de la politique politicienne concrète, « l'Entente à droite » est un concept orphelin.
Est-ce une raison pour rejoindre tel ou tel Ayatollah?
Nous ne le pensons vraiment pas.